<Desc/Clms Page number 1>
Traverse de chemin de fer en béton armé.
La présente invention se rapporte à une traverse de cheminée fer en béton armé, recouverte de préférence d'une couche d'asphalte. La traverse comprend trois parties en béton. La troisième partie qui est cylindrique ou de forme équivalente, est placée entre les deux autres et remplit, avec des fourrures, l'espace entre elles. Les parties de traverse se trouvant de part et d'autre de la troisième partie sont assemblées de façon élas- tique par des attaches.
L'invention a aussi pour objet des perfectionnements à la fixation des rails à la traverse, avec un moyen de réduire l'effet des chocs des roues sur les joints des rails, spéciale- ment dans les courbes, et de réduire ainsi les efforts que subis- sent les attaches élastiques reliant les parties de la traverse.
Les types de traverses en béton armé connus de nos jours, où les parties sont assemblées de façon élastique entre elles ont notamment,par exemple, l'inconvénient que les efforts
<Desc/Clms Page number 2>
sur les boulons d'assemblage entre les parties de la traverse deviennent facilement excessifs, parcequ'il y a déplacement des parties de la traverse lorsqu'on ajuste la distance entre les rails dans les courbes.
L'invention remédie à ces inconvénients ; en décrira ci-après les caractéristiques essentielles.
Deux des parties de la traverse faite en béton armé sont moulées à leurs extrémités transversales opposées de façon à entrer en contact avec une troisième partie de la traverse qui a une forme cylindrique ou équivalente et est faite en béton.
Entre les deux parties extérieures de la traverse et entre cha- cune d'elles et la partie cylindrique de la traverse, sont inter- calées des fourrures faites de plaques perforées comme des râpes, sur lesquelles est appliqué, des deux côtés,du papier asphalté, ou touteautre matière adéquate. Les deux parties semblables de la traverse sont assemblées par des boulons longitudinaux qui sont reliés entre eux par paires au moyen de boulons transversaux; les tiges des boulons de la paire supérieure, qui assemblent les deux parties de la traverse, sont de préférence bouclées vers le milieu, tandis que les tiges des boulons de la paire infé- rieure sont de préférence droites.
Suivant la présente invention, des boulons à oeillets transversaux sont vissés dans des tubes taraudés, qui sont huilés intérieurement et noyés dans les parties de la traverse. Entre les écrôus des boulons d'assemblage longitudinaux et les oeillets transversaux sont placées des rondelles en caoutchouc dur ou matière analogue.
Les rails sont fixés à la traverse au moyen de crampons dont les têtes cramponnent les rails, chaque crampon étant logé dans un tube à branchement noyé dans la traverse, et pourvu à son extrémité d'un talon oblique s'avançant sous le branchement du tube, ou de préférence sous une pièce en acier dur soudée au branchement du tube, et maintenu en place par une cale de serrage
<Desc/Clms Page number 3>
enfoncée dans le tube, la tête de la cale de serrage cramponnant la selle du rail. Le boulon de serrage est relié au crampon d'attache par une pièce insérée par pression dans les têtes des boulons, pour empêcher ces derniers de vibrer séparément. Le tube peut être rempli jusqu'à moitié d'huile de brai de façon à graisser et empêcher la formation de rouille, ainsi qu'à facili- ter le remplacement des boulons.
Les crampons d'attache des rails à la traverse ont un système pour résister à la poussée latérale. Ce système est com- pris de telle façon que la tête du crampon d'attache du côté exté- rieur est munie vers le haut d'un prolongement qui sert de support pour un axe muni de blocs cylindriques en caoutchouc dur ou l'équivalent, portant contre la partie centrale du rail. Pour empêcher le crampon d'attache intérieur de se desserrer, on visse à travers la tête du crampon contre le pied du rail un boulon avec un contre-écrou, pour serrer étroitement le talon du crampon d'attache contre la plaque d'acier dans le branchement du tube.
Une plaque perforée comme une râpe sur les deux faces, et garnie de papier asphalté ou l'équivalent, pressé sur celles- ci est placée entre la selle et la traverse en béton.
Chacune des parties extérieures de la traverse est munie d'un organe de renforcement, pour en faire du béton pré- contraint, comme le montre le dessin.
La traverse de cheminée fer décrite ci-dessus a les avantages suivants:
Grâce à la troisième partie cylindrique en béton armé située entre les parties extérieures de la traverse l'écartement des rails dans les courbes peut être facilement réglé en répartis- sant la différence de jauge du rail par moitié sur chacune des parties extérieures de la traverse. L'espace entre chacune des parties extérieures et la partie cylindrique de la traverse en
<Desc/Clms Page number 4>
béton, respectivement les espaces entre les parties extérieures, sont remplis par des fourrures, comme il a été mentionné plus haut. Ainsi, les parties de la traverse en béton ne risquent pas d'être disloquées.
Les efforts sur les boulons d'assemblage sont également réduits, parceque les crampons servant à fixer les rails à la traverse comportent aussi un système déjà mentionné, leur permettant de résister aux poussées latérales. Le système pour la fixation des rails sur les traverses empêche en outre les boulons de se desserrer, tout en permettant le remplacement aisé des rails et des boulons. En exécutant la traverse de la manière indiquée, la fabrication peut aussi être simplifiée, parceque les deux parties extérieures de la traverse peuvent être faites sem- blables, - un avantage qui ne peut être obtenu quand les parties sont faites avec des tenons et des mortaises, par exemple.
Comme les oeillets transversaux sont vissés dans des tubes huilés et grâce aux rondelles de caoutchouc dur prévues entre les écrous des boulons longitudinaux et les oeillets transversaux, les pièces usées peuvent être facilement remplacées. Ceci n'existe pas dans les constructions connues. De plus, les rondelles de caoutchouc dur augmentent l'élasticité entre les parties du rail.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple une forme de construction de la traverse en béton armé.
La figure 1 représente une vue en élévation de la tra- verse et l'assemblage entre les parties de la traverse ainsi que le dispositif de fixation des rails à celle-ci.
La figure 2 représente la traverse vue en plan.
La figure 3 montre en détail les trois parties princi- pales de la traverse en béton, avec les fourrures et les tubes noyés dans les parties extérieures de la traverse.
La figure 4 montre en détail, en perspective, les fourrures et la partie cylindrique de la traverse qu'embrassent les fourrures.
<Desc/Clms Page number 5>
La figure 5 montre en détail les entretoises se compo- sant de tubes taraudés intérieurement, à noyer dans les parties extérieures de la traverse, et d'oeillets faits pour être vissés dans les tubes.
La figure 6 est une vue en coupe des crampons de fixa- tion et du rail avec la selle de rail. La figure 6 montre aussi le dispositif pour résister aux poussées latérales des trains sur le rail.
La figure 7 montre en détail une vue en plan de la fourrure employée entre la traverse et la selle de rail, cette fourrure étant formée d'une plaque perforée comme une râpe dont les deux faces sont recouvertes d'une couche de papier asphalté ou l'équivalent.
Sur les dessins a et b indiquent les deux parties ex- térieures en béton de la traverse, et ± la partie cylindrique en béton placée entre les parties a et b. Entre les parties a et b, et respectivement entre chacune de ces parties et la partie c, se trouvent des fourrures, chacune se composant d'une plaque d1 et e1 (voir figure 4), dont la partie médiane a un profil demi- cylindrique pour se loger dans des renfoncementsdemi-cylindriques des parties a et b et pour embrasser la partie c. Les plaques dl et e1 sont perforées de manière à présenter sur leurs deux faces l'aspect d'une râpe. Du papier asphalté ou une autre matière appropriée, est appliqué. respectivement en d2, e2, sur chaque face des plaques.
Les boulons longitudinaux qui assemblent entre elles d'une façon élastique, les parties extérieures de la traverse, sont bouclés au milieu pour ceux désignés par f1, f2, et droits pour ceux désignés par g1, g2.
Les boulons f1 et f2 assemblent les parties a et b de la traverse à l'aide des boulons à oeillets hl et h2 qui sont vissés dans un tube transversal k, taraudé intérieurement et noyé
<Desc/Clms Page number 6>
dans la partie a; et aussi à l'aide des boulons à oeillets j1 et qui sont vissés dans un autre tube k, noyé dans la partie b de la traverse. Les tubes k sont remplis d'huile de brai pour faciliter le remplacement des boulons à oeillets. Les écrous fixant les boulons longitudinaux aux oeillets transversaux sont marqués 1. Entre chacun des oeillets j1 et j2 et l'écrou 1 sur le boulon transversal correspondant, sont prévues desrondelles m en caoutchouc dur et aussi des rondelles n en acier.
Les boulons g1 et g2 assemblent les parties a et b à l'aide des boulons à oeillets ol et o2, et p1 et p2, qui sont vissés dans des tubes k.
Chacun des oeillets ol et o2 est percé d'un trou carré pour rece- voir une partie carrée de l'extrémité des boulons g1 et g2 respec- tivement, lesquels sont munis d'une tête q, du côté extérieur de l'oeillet, tandis que les boulons gl et g2 sont filetés à leurs extrémités opposées et munis d'écrous d'attache 1 pour les fixer aux oeillets p1 et p2. Des rondelles m en caoutchouc et des rondelles n en acier sont placées entre chacun des oeillets p1 et p2 et l'écrou 1 sur le boulon supérieur longitudinal gl ou g2 respectivement.
Entre chacun des rails v et la traverse, sont placées une selle de rail ordinaire et une fourrure ao, laquelle, comme mentionné plus haut, se compose d'une plaque perforée comme une râpe, garnie de papier asphalté pressé sur ses deux faces. La fixation du rail à la traverse est conçue de telle façon que les tubes de branchement verticaux assoient noyés dans la traverse pour recevoir une saillie préfaçonnée ou un coude du crampon r ou x, respectivement, qui fixe le rail à la traverse. Dans chacun des tubes Cevient en outre se loger une cale i reliée au crampon d'attache par un couvercle A que l'on enfonce sur la tête du crampon et de la cale pour empêcher qu'ils puissent vibrer l'un par rapport à l'autre.
<Desc/Clms Page number 7>
Pour résister à la poussée latérale des trains, le cram- pon d'attache extérieur r (voir figure 6) est muni d'un bras qui sert de support à un axe t garni de blocs cylindriques u en caoutchouc dur ou en matière similaire, ces blocs poussant contre la partie médiane du rail v. Afin d'éviter que le crampon inté- rieur x se desserre, un boulon y, muni d'un contre-écrou est vissé à travers la tête du crampon x contre le pied du rail. De cette façon, le talon xl du crampon d'attache x est maintenu en con- tact étroit avec la plaque d'acier z dans le branchement du tube ce; o désigne des organes de renforcement comme le montre le dessin, pour obtenir du béton pré-contraint.
REVENDICATIONS
1) Traverse en béton armé comportant deux parties assem- blées élastiquement entre elles, caractérisée en ce qu'une troi- sième partie de la traverse en béton de forme cylindrique ou si- milaire est placée entre les deux autres parties et en ce que les côtés transversaux des parties extérieures se faisant face sont évidés pour loger la troisième partie qui, conjointement avec des fourrures, remplit l'espace entre les parties extérieures et la traverse.