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;BREVET D'INVENTION @ Monsieur Jean S l e g t e n , à ions .
Traverse en béton pour chemin de fer et son mode de fixation aux rails.
Les sollicitations mécaniques et les influences atmosphé- riques soumettent les traverses en bois de chemins de fer à. une @ destruction rapide nécessitant un entretien onéreux et des rempla- 'céments fréquente
Les traverses en fer sont coûteuses et font un bruit désagréable au passage des trains.
On a déjà préconisé l'emploi de traverses en béton, qui est un matériau insensible aux influences atmosphériques, mais jusqu'ici les applications de ce type n'ont pas donné satisfaction.
Par suite des vibrations l'accrochage du rail se relâche très rapidement et la corrosion des fers d'ancrage fait éclater le béton aux endroits où ils émergent de celui-ci.
La présente invention a pour objet une traverse de chemin de fer en béton armé ou non, ainsi que son mode d'ancrage au rail, qui évitent tous ces inconvénients.
La traverse en béton suivant l'invention a des dimensions semblables à celles des traverses habituelles en bois. Les armatu-, @
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res sont entièrement enrobées et ne peuvent rouiller; d'ailleurs elles ne sont pas mises à contribution pour la fixation du rail.
Celle-ci se fait au moyen d'ancrages spéciaux qui s'accrochent au rail de manière à en empêcher tout déplacement et renversement.
Ces ancrages sont attachés d'autre part à des ferrures encastrées dans la traverse de façon à répartir les efforts rationnellement sur toute la surface Les ferrures utilisées pour la fixation du rail sont logées dans des creux prévus dans le béton; elles ne sont pas enrobées dans celui-ci et leur corrosion éventuelle ne peut donc l'endommager en aucune manière*
Dans le corps de la traverse suivant l'invention, parallèlement au rail, à son aplomb et de préférence dans son plan de symétrie, est prévu, de part en part, un trou trànsversal dans lequel est engagée une tige de fer qui peut être fixée par écrous, goupilles ou similaires.
Sur cette tige sont retenus par;,un oeillet disposé à leur extrémité inf érieure, deux ou plusieurs tirants métalliques qui, par des alvéoles appropriées, émergent de la traverse, alternativement de part et d'autre du rail; grâce à un écrou vissé sur leur extrémité supérieure, ils pressent sur la semelle de celui-ci une pièce métallique spécialement profilée de manière à en assurer le calage.
Par le serrage des écrous, les pièces de calage voisines pressent le rail non seulement contre la traverse, mais l'enserrent entre elles, en empêchant tout déplacement et ren- versement.
Pour mieux faire ressortir les particularités de la traverse suivant l'invention et son mode de fixation nous en décrirons ci-dessous, en nous reportant aux dessins ci-annexés, une forme préférée de réalisation.
La fig. 1 est une vue en plan d'une extrémité de la traverse conforme à l'invention. La fig. 2 est une coupe suivant AA dans la fig. 1.
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La fige ; en est une coupe de profil suivant le plan BB de la fig.2.
La fig. 4 est une vue de face à échelle réduite, d'une traverse complète suivant l'invention, sur laquelle sont posés les deux rails de la voie.
La fig. 5 montre une variante d'exécution de la traverse suivant l'invention, dont le tronçon central est enlevé, la tra- verse se compose dès lors de deux blocs de support dont chacun porte un rail fixé sur lui par l'emploi des ancrages décrits cidessus La traverse représentée à la fig, 1 se compose d'un bloc de béton armé ou non 1; qui parallèlement au rail, à l'aplomb de celui-ci et de préférence suivant son plan de symétrie, est percé d'un trou 2, dans lequel est engagée une tige métallique, en l'occurrence un boulon retenu en place au moyen d'une tête de boulon ± et d'un écrou 2. avec rondelle 6.
Dans la traverse sont ménagées en outre, visibles à la fig. 2, les alvéoles 1 et de forme trapézoïdale, évasées vers le haut et dont la face oblique 9-9 se trouve alternativement à droite et à gauche du rail, Dans les alvéoles sont placés les tirants 10-10 accrochés à la tige 3, -par un oeillet terminal 11-11, A leur extrémité supérieure les tirants portent un écrou 13-13 dont le serrage presse sur la joue de la semelle du rail par l'entremise d'un couteau 14-14, une cale 15-15 engagée sur le tirant et ayant la forme d'une mordache dont le contour épouse celui du bord de cette semelle.
Entre le rail 16 et la traverse est engagée une plaque de fer 17 destinée à répartir sur toute la face de la traverse, les efforts transmis par le rail ainsi que la pression exercée par les cales 15-15. La plaque 17 porte au droit des alvéoles 7 et 8 des entailles 18-18 laissant passage aux tirants. Les cales 15-15 sont plus larges que les entailles 18-18 de manière qu'elles appuient sur la plaque 17 de part et d'autre de celles-ci.
Entre les plaques 17 et le rail 16 est interposé un coussin 19 en bois dur par exemple en bois de teck, qui confère
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à l'assemblage l'élasticité désirable. L'épaisseur de ce coussin est déterminée de préférence de telle manière que l'inclinaison des tirants 10-10 sur le plan de symétrie,, du rail soit sensiblement la même pour tous les types de profils de rails.
Par le serrage des écrous 13-13, les tirants 10-10 tendent de plus en plus fortement la tige du boulon 3¯ dontre la face supérieure du trou de la traverse. Celle-ci réagit suivant une résultante verticale orientée de haut en bas, laquelle, se décomposant selon le parallélogramme des forces, produit sur les tirants une traction qui applique le rail sur la traverse et d'autre part une force qi tend à rapprocher de la semelle du rail, la partie supérieure des deux tirants contigus, ainsi que leurs cales 15-15,L'action combinée de ces deux forces assure ainsi une fixation impeccable du rail;
un frein d'écrou, rondelle Grover ou autre dispositif similaire connu! peut être employé pour empêcher le desserrage de l'écrou et supprimer ainsi toute nécessité de resserrage ultérieur, Grâce au couteau 14, la traction sur les tirants est toujours orientée suivant leur axe et tout pliage de ceux-ci est impossible.
La traverse est indestructible et la fixation du rail impeccable et durable ; les frais d'entretien et de renouvel- lement sont dont réduits à la plus simple expression.
Ia fixation des rails étant assurée, l'écartement reste rigoureusement constant et la sécurité de service est maximum.
L'extrême robustesse de l'assemblage suivant l'invention permet d'augmenter sans danger l'écartement des traverses.
Suivant une variante de l'invention on peut d'ailleurs placer entre les traverses plus écartées que d'habitude, une ou plusieurs paires de blocs de support individuels tels que représentés à la fig. 5, la fixation du rail sur ceux-ci étant en tous points identique à celle des traverses. L'emploi de blocs intermédiaires de cette espèce diminue encore le prix dé revient, augmente la rapidité du placement des rails et la souplesse de la ,voie, tous en assurant un comportement parfait de celle-ci, à
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tous égards.
L'objet de l'invention ne se limite pas aux seules formes de réalisation ci-dessus décrites, mais englobe également tous autres modes d'exécution équivalents qui ne différeraient de ceux-ci que par des détails de forme ou de construction.