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DEMANDE DE BREVET D'INVENTION EN BELGIQUE PROCEDE ET DISPOSITIFS POUR LE CINTRAGE DES TUBES André HUET et société anonyme dite : COMPAGNIE DES
SURCHAUFFEURS Priorités de la demande de brevet déposée en France le 7 juillet 1948 aux noms de Mr. HUET et de la
Société anonyme dite :
COMPAGNIE DES SURCHAUFFEURS sous le N p. 557.745 - de la demande de première addition au brevet ci-dessus, déposée le 10 septembre 1948 sous le N p. 46.173 - de la demande de brevet déposée en France le
27 octobre 1948 sous le N p.562.585 aux noms de
Monsieur HUET et de la Société anonyme dite :
COMPAGNIE DES SURCHAUFFEURS - de la demande de première addition au brevet ci-dessus, déposée le 22 avril 1949 sous le n p. 46.998 - de la demande de deuxième addition au brevet principal 562.585, déposée le II mai 1949 sous le ? 47.066.
Dans leurs demandes de brevets antérieures déposées le 17 Mai 19,49 - pour PROCEDE ET DISPOSITIFS DE FABRICATION DE TUBES COUDES et le 23 Mai 1949- pour PERFECTIONNEMENTS A LA FABRICATION DES TUBES COUDES, les Demandeurs ont décrit un procédé permettant de cintrer des tubes dont la particularité essentielle réside en ce que l'on crée une différence de température entre la partie du tube voisine de la génératrice interne du cintre et la par- tie du même tube voisine de la génératrice extérieure du cintre, de façon que la partie interne soit toujours
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plus chaude que la partie externe pëndant les opérations de cintrage.
Dans ces conditions, le cintrage, au lieu de s'effectuer autour de l'axe moyen du tube, comme dans les procédés connus, s'effectue autour ou au voisinage de la génératrice la plus extérieure du coude, en sorte que le rayon de courbure du cintre final peut 'être réduit da- vantage.
La présente invention a pour objet un procédé de cintrage et un appareillage appliquant le principe qui vient d'être rappelé ci-dessus, pour le cintrage sans remplissage de tubes droits de n'importe quel diamètre.
Selon le procédé, qui fait l'objet de la présente invention, le tube droit, qu'il s'agit de cintrer, passe dans un appareil à cintrer, de type connu, présentant un galet pourvu d'une gorge dont le diamètre est sensiblement à la dimension interne du cintre final que l'on désire obtenir. La courbure du tube commençant à s'effectuer sur le galet dès que le tube commence à s'enrouler sur lui, on chauffe à la température voulue, selon la particula- rité qui fait l'objet du procédé, objet de l'invention, la région du tube qui sera située au voisinage de la généra- trice interne du cintre final, et cela sur une portion réduite, immédiatement avant l'enroulement de ladite por- tion sur le galet de l'appareil.
Après quoi, s'il y a lieu, la portion en question est refroidie par tout procédé con- venable, ou se refroidit par contact avec la paroi du galet pendant qu'une nouvelle portion est chauffée avant de venir prendre sa courbure sur le galet.
Le processus s'effectue d'une façon continue c'est- à-dire que l'opération de cintrage se poursuit régulièrement
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pendant que le chauffage passe d'une portion à la sui- vante de la génératrice interne, et que le refroidissement s'effectue après cintrage de la zone chauffée, également de façon continue pendant toute la période d'enroulement*
On obtient ainsi, pendant la déformation, un auto- forgeage de chaque élément de paroi du tube, qui évite toute déformation de la section droite de ce tube et crée un renforcement des parois du tube dans la région interne du cintre final, renforcement qui va du reste en décrois- sant depuis les génératrices internes du cintre jusqu'à la génératrice extérieure,
sans qu'en aucun point l'épais- seur du tube ne soit sensiblement inférieure à son épais- seur d'origine.
On peut aussi exécuter l'opération de chauffage, avant l'introduction du tube dans l'appareil à cintrer, ledit chauffage pouvant être exécuté au moyen d'une rampe de becs à acétylène par exemple, et chauffant le tube d'une façon locale, après quoi il passe dans l'appareil.
On peut aussi partir d'un tube droit que l'on chauffe préalablement sur une certaine portion de sa longueur et que l'on place dans une machine à cintrer, de type connu. Pendant l'opération de cintrage, on refroidit, conformément à l'invention, en tous points convenables, la zone du tube qui se trouvera au voisinage de la généra- trice extérieure du coude.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemple, fera mieux comprendre la façon dont l'invention peut être réalisée,,
La fig.l représente un appareil à cintrer de type connu modifié pour l'exécution du procédé conforme à la
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présente invention.
La fig.2 est une coupe par le galet de cintrage de l'appareil de la figure 1.
La fig.3 est une vue analogue à la fig.l montrant la zone de refroidissement du tube.
La fig.4 est une coupe du tube cintré.
Ainsi qu'on le voit sur la figure 1, le tube droit j, qu'il s'agit de cintrer, est disposé dans un appareil à cintrer de type connu essentiellement constitué par un galet de cintrage k dont le diamètre est aux dimensions du cintre final que l'on désire obtenir. Le tube , est appliqué dans la gorge du galet k par deux galets 1 1 soumis à une poussée exercée dans le sens de la flèche F.
La gorge du galet k est creusée, comme on le voit en!1, sous le tube j, de façon à permettre un refoulement du métal dans la région intérieure du cintre finale En outre, les joues m1 m2 du galet k se prolongent suffisamment comme on le voit sur la fig.2, de façon à emboîter le tube i sur une portion supérieure à la demi-circonférence dudit tube.
En outre, le galet Il pénètre, comme on le voit fig.2 entre les joues m1 }!2 en sorte que le tube .1 se trouve maintenu comme entre des matrices au moment du cintrage.
Le galet d'appui 12, qui précède le galet 1 1, peut être d'un diamètre extérieur supérieur à celui de 11 et présenter lui-même des joues qui emboîtent le tube sur la moitié, ou plus de sa circonférence..
Cela étant, et conformément à l'invention, on a disposé un moyen de chauffage, constitué par exemple par un chalumeau o, dont le dard est dirigé de façon à chauffer la région hachurée A correspondant à la région
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intérieure du cintre final, et cela, immédiatement avant le moment où cette portion A va prendre sa courbure sur le galet k .
Le cintrage est effectué à la manière connue au moyen d'un doigt kl qui vient pinoer le tube j, et la rotation du galet k dans le sens de la flèche E amène le doigt dans la position représentée en traite mixtes k2, en assurant le cintrage du tube qui prend la forme indiquée en traite mixtes sur la fig. 1 ou 3.
Immédiatement après le chauffage de la région A, cette région, qui s'éloigne du dard du chalumeau, se refroidit, ou est refroidie par le contact avec le galet k , ou encore par des moyens de refroidissement spécialement prévus.
L'opération peut s'effectuer de façon continue, c' est-à-dire que le chauffage et la vitesse de rotation du galet k sont calculés en fonction du diamètre et de l'épais- seur du tube j, de façon que la région A, qui se trouve immédiatement avant l'enroulement du tube sur le galet, soit portée de façon continue à la température voulue avant qu'elle ne commence à se cintrer.
Le cintre final que l'on obtient, conformément au procédé, objet de l'invention ( fig.4), est tel qu'il n'y a aucun aplatissement du tube, c'est-à-dire que la section interne offerte pour le passage du fluide à l'in- térieur du tube n'est pas diminuée. Il ne présente pas non plus d'amincissement notable de la paroi du tube dans la région extérieure du coude, cependant que la région intérieure se trouve renforcée par le tassement du métal lors du cintrage.
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Le chauffage de la région voulue du tube peut 'être effectué sur le tube droit avant le passage du tube dans la machine. Ce chauffage sera alors de préférence effectué au moyen d'une petite rampe comportant des becs à acétylène par exemple qui chaufferont, de façon locale, la région en question du tube d'une façon très limitée et rapide.
Après quoi, et avant que la chaleur ait eu le temps de se répandre sur tout le pourtour du tube, le tube sera in- troduit dans la machine et cintré.
Dans une variante après un chauffage préalable de la totalité de la région à cintrer du tube droit, on provoque un abaissement de température dans la région H indiquée sur la figure 3 par des traits ombrés. C'est cette région H qui correspond à la région extérieure du coude final que l'on désire obtenir. Grâce à cet abaissement de température, il est possible d'obtenir un cintre de rayon de courbure réduit.
L'abaissement de la température est obtenu, par exemple, par simple arrosage de la région H pendant que l'on soumet le tube à l'opération de cintrage, ou par un arrosage continu qui peut se faire aux points G ou G'situés respectivement à la sortie des galets 1 ou entre les deux galets 1 , 3.
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