<Desc/Clms Page number 1>
"Cuillère à glace,perfectionnée".
Il est d'usage, actuellement, d'employer une cuillère spéciale pour puiser la crème glacée dans le récipient frigo- rifère et la déposer, pour la consommation, dans des cornets en biscuit ou tout autre gobelet. Cette cuillère comporte une cupule à peu près hémi-sphérique dans laquelle pivote une lame rasant la paroi intérieure, destinée à faciliter le dépo- tage. Cette lame est actionnée par une tige sur laquelle est monté, dans la majorité des cas, un pignon manoeuvré par un sec- teur denté actionné par le pouce de la main qui tient la poignée de la cuillère. Il est à remarquer que, quel que soit le sys- tème de cuillère considéré, ce mécanisme comporte toujours un ressort de rappel à torsion convenablement disposé pour ramener la lame dans sa position primitive, après dépotage.
Aprèà avoir servi, la cuillère reste continuel-
<Desc/Clms Page number 2>
ment plongée dans un petit bac rempli d'eau, tant pour l'entretenir en bon état de propreté que pour faciliter le dépotage . Il est évident que ce séjour persistant a pour conséquence une rouillure du ressort , qui va en s'ac= centuant de jour en jour et le met rapidement horst de service . En raison de la disposition du mécanisme il ne peut être procédé à son remplacement qu'à l'atelier . Il s'ensuit du temps perdu , des frais de réparation élevés , si bien que l'usager préfère procéder à l'achat d'une autre cuillère et les frais d'exploitation en soit grevés.
Le but de la présente invention est de créer une cuillère à glace établie de manière à supprimer cet inconvénient majeur.
Suivant l'invention, la cuillère se caractérise essentiellement en ce que son mécanisme ne comporte aucun ressort de rappel.
Suivant l'invention, la cuillère se caractérise encore en ce que le pignon monté sur la tige portant la lame engrène avec un ( ou des ) organe denté manoeuvré par l'action du pouce de la main qui tient la poignée , pour le dépotage , et ensuite par l'action de l'index de la même main, pour le rappel de la lame à sa position primitive.
Au dessin annexé , représentant , à titre d'ex ple, un mode de réalisation de l'invention : la fig. - I - est une vue longitudinale de la cuill re . - la fig. - 2 - en est une vue en plan - les fig. - 3 - 4 - montrent une première variante de l'invention , vue en plan et en élévation - la fig. - 5 - montre schématiquement une deuxième
<Desc/Clms Page number 3>
variante de l'invention.
Comme on le voit dans cette application , la cuillère comporte une cupule hémi-sphérique - I - dans la- quelle pivote une lame - 2 - qui en rase le fond pour dé- tacher la glace . Cette lame est montée sur une tige - 3 - pourvue d'un pignon denté - 4 - en prise avec un secteur denté - 5 - oscillant autour d'un axe - 6 - assemblé sur le bras - 7 - reliant la cupule à la poignée - 8 - . Le secteur - 5 - est situé , à peu de chose près , dans un pl- parallèle à celui de la bordure de la cupule.
L'extrémité droite du secteur - 5 - est solidaire d'une petite palette - 9 - sur laquelle peut appuyer le pouce de la main qui tient la cuillère ; l'extrémité gauche du même sec- teur est solidaire d'un petit levier - 10 - qui peut être actionné par l'index de la même main , et se loger , en fin de course , dans un évidement pratiqué dans la poignée.
Le maniement de la cuillère est très simple.
Dans la position où l'ustensile est représenté par la fig. - I - , la main de l'usager tient la poignée - 8 - les doigts serrés en dessus et la cupule est supposée rem- plie après puisage. On retourne alors la cuillère sens dessus dessous et en pressant , avec le pouce , sur la pa- lette - 9 - on fait opérer un demi-tour à la lame - 2 - .
La crème est détachée et versée dans le gobelet. L'usager relache alors l'action du pouce sur la palette , et , appuyant en même temps l'index sur le levier - 10 - il ramène , dans sa position primitive , le secteur qui était venu occuper la position - 5' - . Après deux ou trois essais on arrive à exécuter ces deux mouvements, machina- lement , par automatisme.
<Desc/Clms Page number 4>
On conçoit aisément que la cuillère suivant l'invention , dépourvue de tout ressort , peut faire un très long usage , en outre, elle supprime la fatigue prononcée du pouce qui , avec les cuillères actuelles doit vaincre à la fois , la résistance du ressort et celle que subit la lame.
Les fig. - 3 - 4 - représentent une variante de l'invention dans laquelle le mouvement de va et vient du secteur s'effectue en deux temps , et seulement sous l'action du pouce . Dans ce but , la cuillère comporte deux secteurs superposés - II - 12 - , en prise , l'un avec la partie supérieure du pignon - 4 - a, l'autre avec la partie inférieure du même pignon de manière à oscille- toujours en sens inverse l'un de l'autre. Lorsque le pouc agit sur le secteur - II - pour le déplacer dans le sens de la flèche - f - le secteur - 12 - est entraîné , par le pignon à se déplacer dans le sens de la flèche - f.l.- pour prendre la position du secteur - II - .
L'usager peut , de la sorte , vider la cupule par la pression du pouce sur le secteur - II - , par exemple , puis ramener, à la fois , dans leur position primitive la lame et le secteur , en agissant avec le pouce , sur le secteur - 12 Ces deux mouvements s'opèrent successivement et très rapidement.
La fig. - 5 - représente schématiquement , une variante du principe mécanique précédent , dans lequel on a remplacé les secteurs par des crémaillères - 13 - 14 - guidées par tout moyen approprié et également actionnées l'une après l'autre , par le pouce.