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Dispositif pour tenir propre la surface de verre ou émail fondu.
Il est connu de placer des anneaux ou flotteurs en chamotte aux endroits de la cuve ou pot ou autre récipient- contenant du verre fondu, ou émail fondu ou autre substance analogue, où on prélève la matière fondue, afin d'écarter de la surface les impuretés. Un tel corps en chamotte flotte sur la surface du verre et constitue une barrière contre l'amenée d' impuretés sur la surface à l'endroit de prélèvement, mais entraine cet inconvénient qu'aux températures élevées du bain, des éléments de sa surface entrent en solution et produisent des rayures, de sorte que la protection s'obtient au prix d'autres inconvénients.
Il est également connu de produire le verre dans une zone dont la température est diminuée par un organe de refroidis- sement qui entoure totalement ou partiellement cette zone par rapport à la partie principale du bain. Dans ce but, on a employé une tuyère de refroidissement en forme de tunnel, traversée par de l'eau de circulation et disposée en-dessous du niveau du verre.
Ce dispositif ne servait pas à tenir propre la surface du bain de verre, mais devait permettre de retirer du verre relativement prppre de la profondeur au moyen d'un organe d'épuisement refroidi, en forme de tuyau.
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Par opposition à ces dispositifs connus, on emploie suivant la présente invention un tuyau métallique traversé par un agent de refroidissement et plongé dans le bain de telle manière qu'il en ressorte en partie en délimitant ainsi la partie de la surface où se fait le prélèvement de liquide.
Le dispositif agit comme suit:
Si l'on plonge dans le bain un tuyau métallique traversé par un agent de refroidissement, par exemple un tuyau en fer ou en nickel recourbé sous forme d'anneau et muni d'une conduite d' admission et d'une conduite de sortie,et traversé par de l'eau, il se formerapidement une couche de verre figé qui empêche tout contact du tuyau avec le verre liquide et protège le bain avec la croûte en matière visqueuse qui l'entoure, contre des pertes de chaleur trop grandes.
Si le tuyau n'est pas immergé complètement dans le bain de verre mais en sort partiellement, par exemple de telle manière que l'axe du toroîde formé par la boucle du tuyau soit perpendicumaire à la surface du bain, de manière à délimiter une partie circulaire de la surface du bain, les impuretés de la surface sont d'une manière idéale tenues écartées de l'endroit de prélèvement sans qu'il y ait du danger que l'anneau de protection cède au bain des impuretés.
Il a été prouvé par l'expérience que le dispositif de protec- tion suivant la présente invention non seulement écarte les saletés de l'endroit de prélèvement, mais qu'il se produit un nettoyage du niveau supérieur du bain même en dehors du dispositif de protection.
Cela pourrait s'expliquer (sans que l'invention soit limitée par cette explication) par le fait que le tuyau traversé par l'agent de refroidissement produit un courant dans la masse de verre dirigé à sa surface vers le tuyau refroidi ; saletés de la surface flottent ainsi vers le tuyau de refroidissement et s'y figent, tandis que le verre propre qui est rendu plus épais par le refroi- dissement, tombe au fond. Même cet effet suppose que le tuyau de refroidissement fait saillie partiellement du bain ; circulation du verre se produirait encore lorsque le tuyau serait complètement immergé, mais les saletés ne s'aggloméreraient pas mais circule- raient plus loin sur la surface car elles ont un poids spécifique @
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inférieur à celui du verre.
Il n'est pas indispensable que le tuyau traversé par l'agent de refroidissement délimite l'endroit de prélèvement de tous les côtés, mais il est indispensable qu'il ne plonge pas trop bas dans le bain. Afin que cela soit assuré malgré les variations continues de la hauteur du niveau du bain, on peut ou bien prévoir un dispositif rendant réglable la position en hauteur du tuyau métallique, ou bien prendre soin que ce tuyau flotte sur le bain.
Dans ce dernier cas, on doit choisir le volume du tuyau métallique, ayant par exemple une forme annulaire, ainsi que son poids, y compris le poids de l'agent de refroidissement,de telle manière que le poids spécifique moyen soit plus petit que celui du verre.
On peut également prolonger le tuyau métallique annulaire de refroi- dissement vers le haut par un écran agissant à la manière d'un corps de pompe pour écarter les gaz de four de l'ouverture de travail
Des essais ont montré que la perte de chaleur entrainée par le procédé suivant la présente invention reste endéans des limites acceptables surtout lorsque la chaleur soutirée par l'agent de refroidissement n'est pas inutilement enlevée, mais est utilisée dans des buts de chauffage. Par exemple, un tube de fer de 26 mm de diamètre traversé par de l'eau et recourbé en forme de tore, d'une longueur totale de 134 cm. immergé jusqu'à environ la moitié de la section dans le bain de verre, a soutiré 25600 calories par heure du bain se trouvant à une température de 1150 C.
La vitesse d' écoulement de l'eau était réglée de telle manière que l'eau de circulation sortait à une température de 40 C.
Quoique le fer soit l'impureté le plus à craindre dans la fabrication du verre, on peut cependant fabriquer sans incon- vénients les dispositifs de refroidissement suivant l'invention sous forme de tubes en fer, car chaque partie de la masse de verre qui vient en contact avec le fer se fige instantanément et est ainsi écartée du bain. Le fonctionnement serait mis en danger seulement lorsque pour des raisons imprévues, la circulation de l'eau serait coupée. Il est à recommander de former les récipients métalliques traversés par les agents de refroidissement sous forme amovible,
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de telle sorte qu'ils se trouvent pendant les intervalles de repos par exemple, au-dessus du niveau du bain, ce qui permet également d'éviter les pertes inutiles de chaleur.