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1 ' Dispositif actionné par voie électro-magnétique"
L'invention se rapporte à un dispositif actionné par voie électro-magnétique, plus spécialement à un dispositif dans lequel un noyau de fer doux est introduit par aspira- tion dans une bobine, lorsque ladite bobine a été excitée.
Avec des dispositifs de cette nature il peut être dé- sirable quelquefois que le noyau soit déplacé sur une dis- tance d'une longueur considérable. On peut atteindre ce but en allongeant le noyau, mais dans ce cas il y aura toujours l'inconvénient que la longueur du noyau doit être beaucoup plus grande que le trajet sur lequel le dit noyau doit être déplacé, puisque pour des raisons de symétrie il est évident que le noyau sera aspiré dans la bobine de telle sorte que des parties du noyau de longueurs égales feront saillie des
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deux côtés de la bobine, tandis qu'il n'a qu'une seule de ces parties saillantes qui soit utile.
Pour un déplacement considérable du noyau l'on aura donc besoin d'un noyau très long, et par conséquent de beaucoup d'espace, tandis que le noyau sera lourd et que par conséquent le déplacement exigera plus d'énergie.
Afin d'obvier à cet inconvénient le diamètre du fer du noyau, lequel noyau est beaucoup plus long que la bobi- ne, est varié linéairement sur toute la longueur du noyau, de telle sorte que la partie du dit noyau qui dans la con- dition non-excitée de la bobine s'étend exactement dans la bobine, possède le diamètre de fer le plus petit, tandis que le diamètre du fer du noyau est d'une grandeur maximum dans un endroit situé à une petite distance de l'autre extré- mité du dit noyau.
De cette manière l'on obtient que, lorsque la bobi- ne est excitée le noyau, afin de développer autant de lignes de force que possible se déplacera à travers la bobine jus- qu'à ce que la partie du noyau possédant le diamètre du fer le plus grand se trouve dans l'intérieur de la bobine, ce qui avec la construction du noyau décrite ci-dessus veut dire que le noyau est déplacé de toute sa longueur à travers la bobine.
Le diamètre variable du fer de la bobine peut être ob- tenu de différentes manières. Selon l'invention le noyau qui est de forme cylindrique est découpé à la scie à l'une de ses extrémités, de telle sorte que les dites incisions ména- gées dans la direction de l'axe du noyau, incisions qui s'étendent jusqu'à une petite distance de l'autre extrémi- té du noyau, auront dans un plan tangentiel une coupe trian- gulaire, les sommets des dits triangles se trouvant à la susdite petite distance de l'une des extrémités du noyau.
Il est possible aussi d'obtenir le diamètre variable
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du fer en munissant le noyau d'un alésage conique qui s'é- tend jusqu'à une petite distance de l'une des extrémités du noyau.
Une troisième possibilité consiste à construire le noyau en ressort à boudin dont le pas varie linéairement, le dit pas diminuant à partir de l'une des extrémités jus- qu'à une petite distance de l'autre extrémité, après quoi il a une valeur constante:
Il est clair qu'avec les susdites deux constructions aussi la partie du noyau avec le plus petit diamètre de fer se trouvera à l'intérieur de la bobine, si la dite bobine n'a pas été excitée.
Quoiqu'une construction, selon le principe de l'inven- tion puisse être appliquée de plusieurs manières, il sera décrit plus bas à l'aide des dessins un mode de réalisation selon lequel le dispositif sert d'appareil indicateur de virages et d'arrêt pour véhicules.
La figure 1 est une coupe longitudinale de l'indica- teur de virages et d'arrêts selon l'invention, dans la posi- tion de repos, la fig. 2 est une coupe transversale suivant la ligne II/II de la fig. 1 sur une grande échelle, tandis que la fig. 3 est un noyau suivant l'invention dans une condition développée. la fig. 4 représente l'indicateur de virages et d'ar- rêts dans sa position activé.
Dans la fig. 1 la bobine 1 entoure le noyàu 2 long et mobile, qui consiste en un noyau cylindrique en fer doux découpé à la scie suivant l'invention, qui est représentée en condition développée dans la fig. 3. Le dit noyau con- siste d'une partie découpée à la scie 15 et une partie non- découpée 16.
A l'extrémité 15 de ce noyau il est prévu une petite lampe 4 dans une douille 5 attachée au noyau. L'amenée du courant est effectuée par voie du fil 6 et du ressort con-
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ducteur 7, qui est attaché au noyau à 8 et attaché à l'au- tre extrémité à la borne de raccordement 9 prévue sur la boîte 10 qui entoure le noyau mobile 2.
La dite boîte 10 s'étend jusqu'autour de la bobine 1 ce qui garantit une construction solide. La boîte entière est alors attachée d'une manière quelconque du côté inté- rieur de la paroi 13 de la canosserie, un orifice 14 étant ménagé dans la dite paroi, lequel orifice est suffisamment grand pour laisser passer le noyau.
L'orifice peut être entouré éventuellement d'une ba- gue ornamentale.
Le système entier du noyau avec la petite lampe est entouré par une enveloppe à parois minces, p. e. en une ma- tière plastique, laquelle enveloppe peut se mouvoir en- dedans de la boîte 10.
Dans l'espace entre ladite enveloppe et la boîte 10 l'on peut prévoir la ligne de retour de la lampe 4, ligne qui est reliée à la masse.
Lorsque la bobine 1 est excitée, le noyau 2 est aspi- ré dans la bobine et à cause du diamètre de fer croissant du dit noyau, celui-ci avancera toujours plus loin dans l'intérieur de la bobine, jusqu'à ce que la partie du no- yau non-munie de découpures se trouve dans l'intérieur de la bobine. Cela veut dire que la partie munie de décou- pures entière du noyau avec la petite lampe se trouvera alors en-dehors de la carrosserie (voir la fig.4).
La mise en circuit de la bobine fermera en même temps le circuit pour la lampe 4, de sorte qu'elle s'allume.
Si le circuit d'excitation de la bobine est interrom- pu , le noyau sera mû de nouveau sous l'action du ressort 7 de la position active illustrée dans la fig. 4 dans la position de repos.
Afin d'effectuer le mouvement de va-et-vient du no- yau avec aussi peu de friction que possible, ona prévu deux jeux de billes, dont l'un 11 (voir la fig. 2)
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partage le mouvement du noyau, tandis que l'autre jeu 12 est enfoncé dans la paroi de la boite.
C'est précisément avec le présent mode de réalisation de l'invention, c.à.d. comme appareil indicateur de virages et d'arrêts, que la forme découpée à la scie du noyau con- stitue un avantage spécial, étant donné que la lumière don- née par la lampe est rayonnée aussi par les entailles, de sorte que l'appareil indicateur est éclairé de toute sa longueur.
Cet avantage est plus grand encore si l'on se sert d'un noyau, qui selon l'invention consiste en un ressort à bou- din à pas variable, parce que celui-ci laisse aussi passer la lumière rayonnée par la lampe, tandis qu'il est flexible en outre, de sorte que l'appareil indicateur de virages et d'arrêts est moins susceptible d'être endommagé.
Etant donné que le ressort 7 est relativement mou, il est possible que dans un virage le noyau soit mû vers le dehors par la force centrifuge, et cela du côté du véhicule opposé à celui vers lequel l'indicateur de virages et d'arrêts doit être dirigé. Afin d'empêcher cela, chacun des orifices 14 est partiellement fermé au moyen d'un organe de verrouil- lage non-représenté sur le dessin, organe qui est enlevé de l'orifice lorsque la bobine correspondante de l'indicateur de virages et d'arrêts est excitée.
Il va de soi que l'appareil indicateur suivant l'inven- tion, qui n'a besoin que d'un espace très petit, peut être disposé à tout endroit désiré dans le véhicule, tandis qu' on peut prévoir, éventuellement un second jeu de dispositifs indicateurs de virages et d'arrêts à l'arrière du véhicule.