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Perfectionnements à l'exécution de hourdis nervurés en béton au moyen de coffrages métalliques.
La présente invention se rapporte à l'exécution des hourdis nervures en béton, au moyen de coffrages métalliques faits de tôles profilées en U renversé que l'on place côte à côte en laissant entre leurs piédroits des intervalles for- mant les rainures dans lesquelles est coulé le béton des ner- vures du hourdis.
Elle a pour but de réaliser une sensible économie par l'utilisation de coffrages métalliques convenant pour diffé- rentes hauteurs de nervures, ce qui dispense d'avoir en stock autant de séries de coffrages qu'il y a de hauteurs de nervures, et par l'emploi de dispositifs permettant d'utiliser des coffra- ges en tôle mince, donc peu coûteux et plus faciles à manipuler grâce à leur légèreté.
Afin de rendre les coffrages métalliques utilisables pour différentes hauteurs de nervures, on a proposé ancienne- ' ment de percer leurs piédroits de trous étagés dans lesquels
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on passait, au niveau correspondant à la hauteur des nervures à exécuter, des boulons servant à supporter le fond des rainures destinées à recevoir le béton des nervures. Ce système entraîne l'immobilisation des coffrages pendant toute la durée du durcis- sement du béton, soit de deux à trois semaines, car on ne peut décoffrer sans défaire les boulons qui soutiennent les nervures.
A cet inconvénient s'ajoutent la perte de laitance par les trous des coffrages et l'adhérence des coffrages due à la présence de béton durci dans les trous, qui rend pénible le décoffrage.
Conformément à l'invention, on évite ces inconvénients en supportant le fond des rainures indépendamment des coffrages métalliques, à un niveau intermédiaire de la hauteur de ces der- niers déterminé par la hauteur à donner aux nervures du hourdis, ce qui permet d'enlever les coffrages dès que le béton a fait prise, deux ou trois jours après le bétonnage, pour les réem- ployer ailleurs, tandis qu'on laisse en place le fond des rainu- res sur lequel les nervures continuent à reposer jusqu'à dur- cissement complet du béton. L'immobilisation des coffrages se trouve ainsi réduite au minimum et l'on peut donc, avec un nom- bre relativement restreint de ces coffrages, non seulement réali- ser toute hauteur voulue de nervures, mais encore exécuter celles-ci en succession rapide.
De plus, les coffrages ne doivent plus être percés et, n'ayant pas à supporter le fond des rainures, ils peuvent être faits en tôle plus mince.
Jusqu'ici, toutefois, l'emploi de coffrages en tôle min- ce, avantageux au point de vue de l'économie de métal et de main d'oeuvre,devait être limité à l'exécution de hourdis à faible écartement des nervures, pour éviter la déformation des coffrages sous le poids du béton.
Suivant l'invention, lorsque l'écartement des nervures est tel que les coffrages en tôle mince risquent de se défor- mer, on fait usage de cadres raidisseurs métalliques appropriés
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dont le montage et le démontage sont extrêmement rapides, et qui peuvent être fabriqués à peu de frais.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, comment l'invention peut être réalisée, la figure unique du dessin étant une vue en coupe transversale d'une partie d'un hourdis nervure exécuté conformément à l'invention.
Sur cette figure, 1 désigne les coffrages métalliques et 2 les intervalles laissés entre leurs piédroits pour former les rainures sur le fond 3 desquelles on coule le béton des ner- vures 4 du hourdis nervure 5 à exécuter.
Le fond 3 de chaque rainure, constitué ici par un madrier de largeur appropriée, repose sur un étai 6 qui supporte la nervure correspondante du hourdis indépendamment des coffrages voisins 1, dont les piédroits prennent appui par l'intermédiaire de coins 7 sur des pièces de charpente 8, 9 servant de chaînage aux étais 6.
H étant la hauteur des coffrages métalliques et h celle des nervures à exécuter, il suffit de régler la hauteur des pièces
9 supportant les coffrages, de façon à obtenir la dimension vou- lue pour h.
Si l'épaisseur de la tôle des coffrages le permet pour un écartement donné des nervures 4, il peut suffire d'entretoiser de place en place les coffrages au moyen de cales transversales
10. Dans le cas de coffrages en tôle mince, on les renforce par des cadres raidisseurs amovibles dont l'un est représenté en 11 et que l'on place à une distance l'un de l'autre dépendant de l'épaisseur de la tôle des coffrages et de la poussée du béton frais. Le cadre raidisseur représenté est constitué par trois profilés métalliques dont deux, formant les branches d'un U renversé, sont articulés au troisième en 12 et reliés entre eux par un tendeur 13 à pas gauche et droit, ce qui permet de rappro- ,,cher les branches pour introduire les cadres dans les coffrages
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métalliques mis en place, et pour les en retirer.
Pour le décoffrage, on enlève les cales 10 ou les cadres raidisseurs 11, on fait sauter les coins 7 et enlève les pièces 9, puis on décolle du béton les coffrages métalliques 1 qui s'en détachent facilement par suite du léger fruit donné à leurs piédroits. L'opération peut se faire déjà deux ou trois jours après le bétonnage du hourdis, celui-ci restant appuyé sur les madriers 3 et les étais 6 qui supportent les nervures 4.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution décrite et représentée à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications.
REVENDICATIONS
1.- Procédé pour l'exécution de hourdis nervurés en béton au moyen de coffrages métalliques dont les intervalles forment des rainures sur le fond desquelles est coulé le béton des nervures du hourdis, caractérisé en ce qu'on supporte le fond des rainures indépendamment des coffrages métalliques, à un niveau intermédiaire de la hauteur desdits coffrages déterminé par la hauteur à donner aux nervures du hourdis, et après béton- nage on enlève les coffrages métalliques dès que le béton a fait prise, en laissant en place le fond des rainures sur lequel les nervures continuent à reposer jusqu'à durcissement complet du béton.