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"Perfectionnements apportés ou relatifs aux procédés d'utilisation du bois de bout comme revêtement de planchers ou pour boiserie."
La présente invention se rapporte à un procédé perfectionné d'application du bois de bout, pour son utilisation, en ordre prin- cipal, comme matière de revêtement de planchers, mais aussi pour son utilisation dans d'autres buts, par exemple pour revêtir ou re- couvrir des parties qui s'y prêtent de certains meubles.
Bien que le bois, coupé en travers des fibres, est en moyen- ne huit fois plus résistant au frottement, à l'usure et à la dété- rioration que le bois de la même espèce coupé parallèlement aux
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fibres, il présente un très sérieux inconvénient qui, jusqu'à pré- sent, a empêché son utilisation dans lesdits buts de se répandre d'une façon générale, à savoir sa tendance à gonflement et à contraction en direction tangentielle et radiale, qui, dans des plaques de bois coupées en travers des fibres, est beaucoup plus prononcée que dans les plaques du même bois coupées parallèlement aux fibres.
Non seulement cette tendance prononcée à gonflement et contraction en direction tangentielle et radiale provoque aisément le gauchissement et/ou le gondolage des plaques de bois de bout sous l'influence des variations normales des conditions atmosphériques mais en même temps, elle peut provoquer des interstices entre les plaques adjacentes, gâchant par conséquent l'aspect lisse et uni de la surface du revê- tement de plancher.
Des suggestions ont été faites, ayant pour but de pallier et/ ou de réduire les effets de ladite possibilité de gonflement et de contraction en appliquant des forces compulsives aux côtés des pla- ques de bois de bout qui sont parallèles aux fibres (dénommés ci-après "les côtés perpendiculaires"), par exemple en plaçant les plaques dans un cadre d'acier ou, comme décrit dans le brevet britannique n 22.129 de 1910, en remplissant les interstices existant entre les plaques au moyen de substances étrangères à propriétés élasti- ques. Ces suggestions antérieures ont en commun une caractéristique principale et inconvénient qui consiste en ce que les côtés perpen- diculaires des plaques adjacentes ne sont pas en contact direct l'un avec l'autre, empêchant par conséquent la matière de revêtement de présenter une surface homogène.
Dans le but de perfectionner l'appropriation du bois de bout aux buts indiqués, il est prévu, selon la présente invention, un procédé pour minimiser à un degré négligeable la possibilité de gonflement et de contraction du bois, en appliquant une force com- pulsive uniquement à la face inférieure de la plaque de bois de bout, reniant par là superflues d'autres précautions aux côtés perpendi- culaires.
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A cet effet, les plaques sont réduites à des dimensions peti- tes au point qu'aucun grand effort ne peut être produit dans le pe- tit volume de matière, par son aptitude à gonfler et à se contracter.
En même temps ; comme ces efforts doivent être contenus par une force compulsive appliquée à la face inférieure seulement de la plaque, il faut que la face inférieure soit prévue aussi grande que possible par rapport au volume total de la plaque : end'autres termes, la pla- que doit présenter la forme d'une mince tranche coupée en travers des fibres, tranche dont la partie supérieure et la partie inférieu- re à la fois peuvent être de dimensions également grandes, tandis que les côtés perpendiculaires doivent être aussi courts que possi- ble. Les plaques peuvent être coupées en toute forme convenable, qui permette aux côtés perpendiculaires des plaques adjacentes de s'adapter étroitement l'un à l'autre de façon à former une surface de revêtement de tout type ou modèle approprié.
Lesdites plaques minces sont alors solidement fixées au moyen d'un agent liant ou d'un adhésif approprié, à une base qui est choisie en raison de sa capacité faible ou nulle à gonfler, à se contracter et à se détendre, l'effet de cette opération étant de contenir la tendance à gonfle- ment et à contraction des plaques minces de bois de bout et par con- séquent, de permettre l'ajustement serré des côtés perpendiculaires des plaques adjacentes l'un avec l'autre.
Si la plaque de bois de bout n'est pas suffisamment mince, sa fixation à l'une de ses faces n'empêche pas la face opposée de gonfler et de se contracter à un degré tel que la plaque puisse prendre l'aspect d'un champignon, tel qu'il apparaît à la figure 1 du dessin ci-annexé, tandis que les efforts produits de ce fait agissent comme un levier qui peut provoquer le détachement de la plaque de la base et son soulèvement, comme représenté à la figure 2 du dessin ci-annexé.
Comme les efforts et leurs effets sensibles, qui peuvent se produire dans la matière en raison de sa capacité de gonflement
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et de contraction sous l'influence des variations des conditions atmosphériques, n'augmentent pas brusquement mais graduellement, c'est-à-dire presque imperceptiblement, puisque l'épaisseur de la matière augmente graduellement, il est pratiquement impossible de fixer, relativement à l'épaisseur, avec une précision absolue, une limite en dessous de laquelle lesdits effets, pour des applications pratiques, ne sont pas perceptibles et au-dessus de laquelle ils sont perceptibles ;
et même si une telle limite pouvait être déterminée avec une précision absolue concernant une espèce particulière de bois, elle ne pourrait pas s'appliquer à toutes les autres espèces de bois avec la même précision parce que la capacité de gonflement et de contraction des différentes espèces de bois n'est pas identi- que* Il est possible, au lieu de cela, de déterminer une limite de sûreté, c'est-à-dire une limite au-dessus de laquelle il est con- siéré comme peu sûr d'augmenter l'épaisseur des plaques de bois de bout en général, si l'on désire éviter avec certitude les effets défavorables tels que décrits au paragraphe précédent.
Dans ce but, des expériences ont été faites avec un certain nombre d'espèces dif- férentes de bois, sous différentes conditions de température et d'humidité de l'atmosphère environnante ; les résultats de ces expériences, la limite de sûreté est basée sur une épaisseur de 1/8 de pouce, ladite limite de sûreté étant à appliquer universellement à toutes les espèces existantes de bois différentes. En dessous de cette limite, toute épaisseur nécessaire peut être utilisée, compte tenu que la résistance à l'usure et à la détérioration du bois de bout est en moyenne huit fois supérieure à la résistance à l'usure et à la détérioration de la même espèce de bois coupée parallèlement aux fibres.
Ainsi, par exemple, une couche supérieure de teck, d'une épaisseur de 1/16 de pouce, coupée en travers des fibres, aura des propriétés d'usure voisines de cellesd'une couche de teck de 1/2 pouce d'épaisseur, coupée parallèlement aux fibres. De ceci, il est évident que le procédé décrit ici peut conduire à une économie
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importante de matières premières précieuses.
La matière adhésive utilisée pour fixer les plaques de bois de bout à la base doit être suffisamment forte pour résister aux efforts provoqués par la capacité de gonflement et de contraction des plaques de bois de bout. L'agent liant peut être choisi parmi les adhésifs bien connus qui contiennent peu d'eau ou n'en contien- nent pas et il peut consister, par exemple, en un adhésif de résine synthétique approprié, tel que le phénolformaldéhyde mélangé à une proportion convenable d'agent durcissant. Les plaques de bois de bout de même que la base doivent présenter une surface unie aux faces que l'on se'proposé de fixer-l'une à l'autre et l'on doit prendre bien soin que,pendant la fixation, la couche d'adhésif soit uniformément distribuée et couvre entièrement les faces qui doivent être fixées.
Des poches d'air, des accumulations locales d'adhésif ou d'autres irrégularités de nature analogue peuvent pro- voquer le détachement des plaques de bois de bout de la base aux points où les irrégularités se produisent ou près de ceux-ci, pro- voquant des ampoules ou soufflures dans la surface de revêtement, comme représenté à la figure 3 du dessin ci-annexé. Afin d'obtenir une fixation efficace de la plaque de bois de bout à la base, une pression convenable doit être appliquée pendant l'opération de fi- xation, accompagnée, si on le désire, d'une certaine quantité de chaleur, ces deux facteurs variant selon le type d'adhésif utilisé.
Par exemple, le produit vendu sous la dénomination "Tego Film", produit qui peut être obtenu de la British Tego Gluefilm Ltd., WALTHAMSTOW, Angleterre et que l'on a trouvé approprié, pour le cas où la base est en bois contre-plaqué, en bois de placage ou en pa- pier fort, donne de bons résultats si on applique une pression de 300 livres par pouce carré, à une température de 150 degrés centi- grades, pendant un temps qui varie avec l'épaisseur de la plaque de bois de bout et de la base, qui doivent toutes deux être péné- trées par la chaleur. Si la plaque de bois de bout et la base ont toutes deux une épaisseur approximative de 3/32 de pouce, le temps
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nécessaire est approximativement de 4 1/2 minutes.
Si l'on veut produire des lames ou petites dalle qui ne doi- vent pas être fixées fermement au plancher mais qui puissent être enlevées et déplacées avec une facilité relative, la base de la lame doit être suffisamment forte pour pouvoir résister à l'effet des efforts produits par la capacité de gonflement et de contraction de la couche supérieure du bois de bout et pour pouvoir donner à la lame une capacité de charge suffisante. Dans ce but, du bois contre- plaqué, par exemple, de 1/2 pouce d'épaisseur ou plus, ou une feuille d'aluminium ou de tout autre métal approprié, peut convenir.
Si, d'autre part, on désire fixer les lames fermement au plancher, presque toute la capacité de charge sera fournie par le plancher et la base n'aura qu'à posséder une capacité de charge et une élasticité suffisantes pour agir comme un écran entre la couche supérieure de bois de bout et la surface du plancher, empêchant les petites inégalités de cette dernière de provoquer le craquement ou la fente de la couche supérieure fragile lorsqu'une pression est exercée sur sa surface, par exemple lorsqu'on y marche. Cette mince base doit être choisie pour être apte à résister aux efforts provoqués par la tendance à gonflement et à contraction de la cou- che supérieure en bois de bout, comme il s'en produit sous l'influen- ce des conditions atmosphériques.
Une matière appropriée pour la base mince est, par exemple, un bois de placage à deux ou trois épaisseurs ou plis, d'une épaisseur de 1/16 ou 3/32 de pouce, ou une feuille de papier fort.
Si les lames sont assemblées au moyen d'une base mince, il n'est pas à conseiller de faire les lames supérieures à 1 pouce x 1 pouce approximativement puisque le risque de dommage pendant l'emmagasinage et le transport de même que la tendance à la courbu- re augmentent proportionnellement à l'accroissement de dimension de la lame. En particulier, aussi longtemps que les lames qui sont assemblées au moyen d'une base mince, ne sont pas fermement fixées
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au plancher, la tendance à gonflement et à contraction de la couche supérieure de bois de bout peut provoquer une légère courbure de la lame, comme représenté aux figures 4 et 5 du dessin ci-annexé.
La figure 4 montre l'effet de courbure dans le cas où la couche supérieu= re est légèrement gonflée tandis que la figure 5 montre l'effet d'une légère contraction de la couche supérieure du bois de bout de la la- me. Pour autant que la courbure ne soit pas immpdérée, elle n'a aucun effet gênant lorsque les lames sont appliquées au plancher, les lames étant suffisamment élastiques pour être pressées à plat contre la surface du plancher,à la main, avec très peu d'effort et sans risque de fente, de craquement ou de rupture. Des deux modes de courbure tels que représentés aux figures 4 et 5, on préférera le premier parce qu'une légère pression seulement est nécessaire dans le centre de façon à aplatir les lames fermement contre la surface du plancher.
De façon à éviter que la courbure devienne immodérée et gênante, on doit veiller à ce que le bois qui est utilisé pour la couche supérieure de bois de bout, ait été amené par séchage à normale une teneur en humidité qui corresponde à la teneur en humidité du bois aux conditions atmosphériques que l'on rencontrera pendant l'emmagasinage et le transport. Et pour être sûr que, si la cour- bure se produit, ce sera dans la bonne direction, comme représenté à la figure 4, le bois à utiliser pour la couche supérieure de bois de bout est séché à une fraction en dessous de la teneur en humidi- té correspondant aux dites conditions atmosphériques normales.
La présente invention prévoit également une possibilité de minimiser, dans la couche supérieure de bois de bout, les effetd de formation d'alvéoles, caractéristique commune du bois de bout qui est due (I) à la contraction du bois à un degré plus élevé tangentiellement que radialement ayant pour résultat la fente le long des rayons médullaires, et (II) à la différence de dureté, de densité et de travail des cercles annuels du bois de printemps et @ du bois d'automne, ayant pour résultat des marques concentriques.
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Puisque les plaques de bois de bout, selon le procédé décrit ici, peuvent être assemblées sans interstices, les plaques peuvent être petites, par exemple de 2 pouces x 2 pouces seulement ou même de 1 pouce x 1 pouce, ou approximativement telles, puisque ces petites plaques sont aisément assemblées, par des méthodes de production massive, en une lame présentant les dimensions plus grandes requises, au moyen de la base à laquelle elles sont fixées. Ceci permet de couper les plaques de bois de bout en lattes de 2 pouces x 2 pouces ou 1 pouce x 1 pouce ou approximativement telles, en section trans- versale, au lieu de blocs ou portions de dimensions plus grandes; les efforts et les effets résultant de la formation d'alvéoles survenue lors du séchage, étant beaucoup moins intenses et visibles dans les lattes plus petites que dans les blocs ou portions plus grands.
Au lieu d'utiliser du bois pour la couche supérieure de bois de bout de la matière de revêtement, on peut aussi avoir recours à l'usage de la matière composée décrite et revendiquée dans la spé- cification du brevet belge 472.911, coupée en travers des fibres, qui est également parfaitement appropriée à ce but. Le traitement de cette matière est, sous tous rapports, identique à celui décrit ici pour le bois, excepté en ce qu'aucune précaution spéciale n'est nécessaire contre la fente le long des rayons médullaires et con- tre la formation d'alvéoles, qui ne se produit pas dans cette ma- tière.
REVENDICATIONS.
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