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" Transporteur sans fin, en particulier transporteur pour galeries de mines ".
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La présente invention est relative à un transpor- t¯eur sans fin, qui convient en particulier comme trans- porteur pour galeries de mines en raison de sa conforma- tion et de ses propriétés spéciales, étant donné qu'il satisfait pleinement aux exigences imposées à de tels transporteurs, sans être évidemment limité dans son emploi au domaine des exploitations minières.
L'exigence essentielle imposée aux transporteurs de mines est la possibilité de les déplacer en leur conférant les courbures voulues aussi bien en direction horizontale qu'en direction verticale, de façon que ces transporteurs puissent s'adapter à toutes les cour- bures que peuvent présenter les galeries de mines, aussi bien en ce qui concerne les directions qui suivent ces galeries que l'allure de leur fond.
De plus, il est fréquemment souhaité qu'un tel transporteur puisse être employé pour le transport de matières, dans les deux sens, c'est-à-dire comporte un brin pour l'évacuation du charbon ou des matières si- milaires extraites, tandis que l'autre brin sert à l'amenée des remblais.
Le peu de place dont on dispose dans les mines exige, en outre, très souvent qu'à un endroit détermi- né, on déplace différemment les deux brins de la bande transporteuse l'un par rapport à l'autre . Ainsi, il peut être nécessaire de placer le brin à mouvement dirigé vers l'arrière soit au-dessous, soit au-dessus, soit encore latéralement par rapport au brin à mouvement diri- gé vers l'avant ou même à une certaine distance de ce dernier brin dans une autre galerie.
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Dans toutes ces hypothèses , un fonctionnement irréprochable du transporteur doit être assuré, aussi bien lorsqu'il se présente ,dans les galeries/des courbures de rayon relativement petit, que lorsque le fond desdites galeries comporte localement des pentes, pouvant attein- dre 40 %
De plus, il est également souhaitable qu'un tel transporteur puisse être employé non seulement pour le transport de charbon et/ou de remblais, mais également pour le transport de matières, de machines ou autres charges pouvant atteindre un poids relativement élevé.
Il importe également, en particulier, que le trans- porteur puisse être allongé ou raccourci, sans limita- tion de sa longueur* A ces exigences s'ajoutent encore la nécessité d'une consommation d'énergie minimum, l'exis- tence d'une sécurité absolue de fonctionnement sans qu'il doive être procédé fréquemment à des réparations et enfin la possibilité de réaliser rapidement les remises en état nécessaires.
Aucun des nombreux types connus de transporteurs ne satisfait pleinement à ces exigences' Bien plus, l'obtention de certaines avantages dans les constructions compliquées de transporteurs est régulièrement compensée par des inconvénients dans d'autres domaines, en sorte que, malgré la mécanisation déjà très poussée de l'exploi- tation au fond des mines, on ne dispose toujours pas d'un instrument de transport, en particulier pour le transport en galeries, qui satisfasse pleinement aux exigences .
Les courroies transporteuses utilisées, en ordre essentiel, comme moyens de transport présentent, en particulier, l'inconvénient d'une adaptabilité-limitée aux courbures que présentent généralement les galeries et d'une longueur limitée à cause du genre de commande du transporteur, cette commande étant ordinairement 1 Il
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réalisée au moyen de galets ou cylindres de renvoi.
Dans le cas où la distance, sur laquelle la matière doit être transportée, est longue, il est, dès lors, nécessaire, à cause de la longueur réduite des bandes transporteuses, de mettre plusieurs de ces bandes bout- à-bout , ce qui exige un transbordement de la matière transportée à l'extrémité de chaque bande.
Dans les bandes à tablier sans fin, qui sont également employées sur une grande échelle, on a, il est vrai, résolu le problème de l'adaptabilité aux courbes, c'est-à-dire de l'aptitude à s'incurver en direction horizontale, au prix d'ailleurs d'une exécution compli- quée des éléments des bandes et de leurs guides . Toute- fois, on n'est pas arrivé, dans ces dispositifs, si ce n'est en adoptant, des solutions défavorables au point de vue constructif, à pouvoir guider, à volonté, la bande vers le haut et vers le bas, ni à obtenir une longueur quelconque de bande, ni encore, dans les bandes sans fin, à pouvoir réaliser simultanément un transport de matières dans les deux sens.
Dans les transporteurs connus du type, dans le- quel la commande ordinaire à l'aide de galets ou cylindres de renvoi est remplacée par une commande, dans laquelle on emploie des chaînes ordinaires comme moyens d'entraînement des organes porteurs, ou du type dans lequel, suivant une autre proposition, on peut faire va- rier, à volonté, la longueur du transporteur, en em- ployant une pluralité de dispositifs de commande placés entre les galets de renvoi et reliés positivement à un organe d'entraînement spécial, on n'est pas davantage arrivé à satisfaire à toutes les exigences susmention- nées des transporteurs.
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La présente invention fournit un transporteur pou- vant universalement être utilisé dans toutes les con- ditions possibles et dont la construction est telle qu'il présente à la fois les avantages des transporteurs à bande sans fin, des transporteurs à tablier sans fin et des installations de transport par wagonnets.
Suivant l'invention, on emploie, cornue organe de transport, une bande sans fin, qui, contrairement à presque toutes les bandes habituelles,ne passe pas sur des galets ou rouleaux montés sur la charpente porteuse et n'est pas entraînée par des galets ou tambours de ren- voi, mais est fixée sur des châssis mobiles placés à courte distance l'un de l'autre et supportant la bande à plat sur toute sa largeur, les châssis mobiles précités étant, de leur côté, guidés dans des rails portés par le bâti de l'appareil, comme il est d'usage dans les bandes à tablier sans fin. Les châssis mobiles susdits sont reliés l'un à l'autre de manière non rigide, par l'intermédiaire de l'organe de traction, avec lequel la ou les commandes est ou sont en prise.
Le guidage des châssis mobiles dans les rails de guidage est réalisé de telle sorte que les roues enfermées que portent les châssis en question sont / sur trois,cotés par les rails, en sorte qu'un déraillement un soulèvement hors des voies, un basculement ou une déviation due à un léger jeu maintenu intentionnellement entre les pièces coopérant l'une avec l'autre, des châssis mobiles/est impossible . Comme organe de trac- tion, on emploie, de préférence, des chaînes constituées par de courts maillons reliés l'un à l'autre / les châssis mobiles.
Il est clair qu'une telle réalisation n'a rien de
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commun avec une structure de transporteur, comportant des bandes non élastiques non soutenues transversale- ment, qui ne se déplacent pas sur des galets fixés au bâti du transporteur, mais bien sur des galets fixés à la bande elle-même et entraînés par une traction ap- pliquée à ladite bande.
La nouvelle exécution elle nouveau placement , tels que décrits ci-avant , du transporteur sans fin suivait l'invention sur une pluralité de châssis mobiles distinct , auxquels la bande est fixée et avec lesquels le dispositif de commande du transporteur est en prise, en soi permettent/ou suivant une autre particularité de l'invention, non seulement un déplaceront et un guidage de la bande, indépendamment de la courbure et des pen- tes que peuvent présenter les galeries dans lesquelles le transporteur est placé, mais également une distor- sion quelconque de cette bande par rapport au plan horizontal . Lors de leur passage dans des courbes et mê- me des courbes à rayon de courbure relativement court, les châssis mobiles se déplacent, à l'extérieur des courbes,
en étant éloignés l'un de l'autre d'une dis- tance dépendant de la tension de l'organe de traction les reliant, tandis, qu'à l'intérieur des courbes, ces châssis mobiles se rapprochent l'un de l'autre dans la mesure permise par le rayon desdites courbes, par suite du fléchissement de l'organe de traction. Il se produit ainsi une ondulation légère, et, en aucune manière, préjudiciable de la partie, non soutenue et se trouvant entre les châssis mobiles, de la bande transporteuse.
Lorsque le transporteur est placé sur un sol en pente, il ne se présente absolument aucune difficulté.
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Enfin, lorsqu'une distorsion de la bande se produit par rapport à l'horizontale, c'est-à-dire lorsqu'un des rails de guidage se trouve plus haut que l'autre, les sollicitations sont similairement compensées par une déformation élastique de la bande, accompagnée éventuelle- ment d'un rapprochement des roues des châssis mobiles d'un côté de ceux-ci. La même chose se présente lors- qu'on se trouve à la fois en présence d'une courbure et d'une distorsion .
Ils devient, par exemple, ainsi possi- ble d'amener la bande, directement avant l'endroit du renversement de marche, du plan horizontal dans le plan vertical et de la ramener, après l'endroit de renverse- ment de marche, dans le plan horizontal, en sorte qu'on peut,à volonté et à un endroit quelconque, diriger la surface supérieure de la bande, soit vers l'intérieur, soit vers l'extérieur, de façon que la matière transpor- tée soit en même temps automatiquement déchargée.
Immédiatement après cela, le plan de la bande peut être ramené à l'horizontale, en sorte que la bande peut alors être employée pour le transport de matières en direction inverse, c'est-à-dire que la surface supérieure de la bande reste tournée vers le haut et que cette bande est ramenée en sens inverse, en étant, cette fois, placée , à volonté ou suivant l'agencement du bâti de support, au-dessous, au-dessus ou sur le côté du premier brin* Il va de soi que le galet de renversement de marche peut également être agencé ou disposé de façon que la bande soit retournée et s'étende ensuite en sens inverse, lorsque ceci s'avère opportun dans un cas particulier .
Sur tout le trajet de la bande, y compris les en- droits de renversement de marche, cette bande est sou- mise à un guidage forcé par les rails de guidage, dans lesquels roulent les galets portés par les châssis mobi-
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les.
Comme, à l'approche de l'endroit où se fait le ren- versement de marche de la bande, l'organe de traction (la chaîne reliant les châssis mobiles) n'exerce aucune traction perturbatrice vers l'intérieur de la courbe de renversement de marche, cet organe de traction peut, à cet endroit, être guidé, de manière appropriée, des deux côtés de la bande, par exemple sur une roue ou sur plu- sieurs galets de guidage.
La réalisation de l'organe de traction sous forme d'une chaîne et son montage de la manière décrite per- mettent de faire coopérer avec cet organe de traction, directement ou indirectement, un certain nombre de com- mandes, qui peuvent être réparties, selon les besoins,sur toute la longueur du transporteur, ces commandes étant avantageusement placées dans les parties rectilignes du transporteur en avant des courbures ou encore en avant ou en arrière des pentes.
Le guidage sûr de la bande.à tous les endroits de son parcours et nonobstant les courbes ou pentes, néces- site, suivant une autre particularité de l'invention, en plus du guidage latéral, réalisé à l'aide de rails en U, dans lesquels roulent les galets ou roues portés par les châssis mobiles, un guidage complémentaire destiné à éviter tout déportement latéral de la bande, ce guidage complémentaire étant, par exemple, réalisé à l'aide d'un rail médian, dans lequel roulent des galets montés par paires sur les châssis mobiles, ces galets pouvant tourner autour d'axes verticaux et étant agencés de manière à ne pas pouvoir subir de déviations latérales .
La bande est avantageusement réalisée sous forme d'une bande incurvée et les châssis mobiles supportant
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cette bande sur toute sa largeur sont réalisés de façon à conférer une surface portante incurvée à cette bande.
Suivant une forme d'exécution particulière de l'inven- tion, au lieu d'une bande sans fin, on emploie une bande constituée de parties découpées d'une telle bande sans fin, qui sont réunies l'une à l'autre par les châssis mobiles consécutifs, dont la surface supérieure suppor- tant la bande constitue elle-même une partie de la sur- face portante du transporteur. Dans ce cas, les châssis mobiles se suivent de plus près que dans la première forme d'éxécution et sont, en fait, tellement rapprochés l'un de l'autre que les parties comprises entre eux de la bande, qui sont constituées de plaques distinctes et flexibles de résistance appropriée, ne sont plus sollicités, dans une mesure notable comme éléments por- teurs, à la flexion.
Ceci permet de placer simplement et librement des éléments séparés réalisés en matière élastique'dans des fentes appropriées ménagées dans les châssis mobiles, sans que ces éléments soient reti- rés de ces fentes pendant le mouvement de la bande.
De cette manière, les plaques ou éléments flexibles peu- vent exécuter , lors de leur passage dans des courbes, un mouvement relatif par rapport à l'horizontale ou à la verticale dans les fentes de guidage, sans subir de déformation. Grâce à l'organisation décrite ci- avant, l'adaptabilité du transporteur aux courbes est améliorée par rapport à celle des transporteurs à bande d'une seule venue, tandis que la courbure de la bande vers le haut ou vers le bas, de même que la dis- torison de l'ensemble de la bande sont facilitées, malgré qu'on puisse faire usage de plaques plus résis- tantes et partant plus durables en caoutchouc ou en matière analogue .
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Un avantage remarquable, lié à l'organisation dé- crite ci-dessus, réside dans le fait que, dans le cas de la présente invention, la bande est constituée d'un grand nombre d'éléments distincts, légers et à faibles dimensions, qui peuvent non seulement être facilement remplacés et obtenus, mais facilitent, en outre, avant tout un allongement ou un raccourcissement quelconque du transporteur.
D'autres avantages et particularités de l'invention ressortiront de la description suivante, en référence aux dessins ci-annexés, dans lesquels : - la figure 1 est une vue en plan d'une partie de la nouvelle bande transporteuse, lors de son passage par une courbe ; - la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 est une vue en élévation latérale correspondant à la figure 1 ;
- les figures 4 à 10 montrent schématiquement di- verses possibilités de placement de la bande transpor- teuse , les figures 4 et 5 étant des vues en plan, lais- sant apparaître les endroits de renversement de marche, les figures 6 et 7 étant des coupes suivant les lignes VI-VI et VII-VII des fi gures 4 et 5 , qui montrent la position relative des brins de la bande ' l'un par rap- port à l'autre, et les figures 8, 9 et 10 montrant di- verses possibilités de réaliser le retour de la bande sur un autre parcours;
- les figures 11 à 16 représentent une seconde forme d'exécution d'un transporteur suivant l'invention, la figure liftant une coupe transversale de la bande et d'un châssis mobile, la figure 12 étant une vue en plan correspondant à la figure 11, la figure 13 montrant
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séparément une autre forme d'exécution du guidage supplémentaire de la bande, les figures 14 et 15 montrant, respectivement en élévation latérale et en plan , la liaison entre les parties ou éléments de la bande. et les châssis mobiles, et la figure 16 une partie courbée d'un transporteur réalisé selon les figures 11 à 15 , et - les figures 17 et 18 montrent, respectivement en coupe et en plan, une forme d'exécution modifiée du guidage de la bande .
Dans ces différentes figures, les mêmes natations de référence désignent des éléments identiques.
Dans la première forme d'exécution du nouveau transporteur suivant l'invention, représentée aux figures 1 à 3, la bande, dont le brin supérieur est désigné par 1 et le brin inférieur par 2, est fixée sur des châssis mobiles 3 placés à une certaine dis- tance l'un de l'autre . Ces châssis mobiles consistent en une tôle porteuse incurvée 4 à joues latérales 5. Sur ces joues 5 sont montés les galets de roulement ou de guidage 6. ntre les joues 5 et la tôle porteuse incurvée 4 peuvent, ainsi que le montre la figure 11 être prévues des tôles d'angle de support 27.
Dans le bâti 8 de construction appropriée, des profilés en U 11 faisant office.de guides sont fixés sur des longerons 10, de façon à se trouver à un ni- veau déterminé au-dessus de la poutre transversale 9 du bâti . Les profilés en U 11 reposent, dans la forme d'exécution de l'invention illustrée aux figures 1 à 3, sur une de leurs ailes, de façon à être ouverts vers l'extérieur et à permettre d'y loger les galets
7.
Chaque châssis mobile, 3 comporte une paire de galets
7 de chaque côté, ou bien pour des raisons d'économie
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de matière , comme le laisse apparaître la figure 12, une paire de galets d'un côté et un seul galet de l'autre côté, la disposition des galets étant, dans ce dernier cas, telle que les châssis mobiles successifs portent alternativement d'un même côté un galet et une paire de galets . Tous les galets de roulement ou de guidage, peuvent tourner indépendamment l'un de l'autre . Les galets sont fixés aux châssis mobiles, comme montré en particulier aux figures 11 et 12, par exemple par des paliers 16 portés par des étriers 15, qui peuvent former une partie des joues 5 des châssis.
La fixation des ga- lets aux châssis mobiles se fait avantageusement par vissage, de façon à permettre un enlèvement aisé de ces galets. les galets.qui roulent à l'intérieur des profilés en U 11 avec un certain jeu par rapport aux ailes de ces derniers , ne peuvent sortir de ces profilés ouverts d'un côté. Sous l'effet des forces de traction qui leur sont appliquées, ces galets roulent soit sur l'aile supérieure, soit sur l'aile inférieure des profilés en
U 11, en sorte qu'un basculement des parties latérales et par conséquent des châssis mobiles vers le haut ou vers le bas est impossible .
Si une partie latérale d'un châssis est sollicitée, par exemple, à se soulever vers l'avant, elle ne peut le faire que dans la mesure per- mise par le jeu avec lequel le galet avant 7 du châssis roule dans le profilé en U 11, c'est-à-dire jusqu'à ce que ce galet vienne rouler sur l'aile supérieure du profilé en U .
En plus des guidages décrits pour les galets de roulement 7, on a prévu, suivant une autre particula- rité de l'invention, des guidages supplémentaires, qui se présentent, selon la forme d'exécution représentée à
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la figure 2, sous la forme de paires de galets de guidage 13 pouvant tourner autour d'un axe horizontal, ces galets 13 roulant avec un certain jeu dans des profilés en U 14 ouverts vers le haut et portés par le bâti du transporteur.
Ces galets de guidage 13 rou- lent, suivant les sollicitations auxquelles ils sont sou mis, soit contre l'aile droite, soit contre l'aile gau- che du profilé en U 14 et absorbent, étant donné qu'ils sont montés par paires, les pressions latérales et les forcesde torsion s'exerçant sur la bande ou sur les châssis mobiles, c'est-à-dire que les possibilités de torsions des châssis, qui pourraient exister lorsque le transporteur suit une courbe, sont écartées, par le fait que les châssis sont tirés par l'organe de traction se déplaçant à l'extérieur du transporteur, c'est-à-dire sont soumis à une traction unilatérale* Cet organe de traction, qui réalise simultanément la liai- son souple ,entre les châssis distincts placés à la dis- tance choisie l'un de l'autre, est constitué'par des trançons de chaîne 17,
qui sont reliés l'un à l'autre par les étriers 18. Ces étriers sont eux-mêmes fixés amoviblement aux joues 5 des châssis correspondants et font partie intégrante de l'organe de traction,étant donné qu'ils remplacent aux endroits voulus les maillons normaux de chaîne .
L'agencement de l'organe de traction permet,de manière très simple, une répartition avantageuse de la commande d'entraînement du transporteur sur toute la longueur de celui-ci, en sorte que, comme le mon- trent les figures 1 et 2, la commande du transporteur est telle qu'elle s'applique alternativement au brin supérieur et au brin inférieur de la bande transporteu- se, en sorte que, lorsque , par exemple, le brin infé-
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rieur se déplace de gauche à droite et le brin supé- rieur de droite à gauche (figure 1).' , le poste de comman- de 19' agit à gauche sur le brin inférieur, tandis que le poste de commande 19" agit sur le brin supérieur- Au lieu des chaînes ordinaires, on peut aussi faire usage de chaînes Galle.
Toutefois, celles-ci doivent présenter une conformation spéciale par rapport aux chaînes Galle normales, étant donné que celles-ci n'offrent aucune possibilité de distorsion latérale, qui est indispensable pour que le transporteur puisse s'adapter aux courbes.
Dans le cas où on fait usage de chaînes Galle,celles- ci sont agencées,suivant l'invention, de façon que les maillons ne soient pas droits, mais courbes, de telle sorte que la chaîne présente une propriété élastique .
La possibilité d'une déviation ou'déflexion latérale de la chaîne est obtenue par le fait que les broches, qui maintiennent les maillons de la chaîne réunis, de même que leur logement dans les maillons médians sont légère- ment coniques. La fixation de la bande sur les châssis, mobiles, c'est-à-dire sur les tôles incurvées 4 de ces châssis, peut se faire par vissage . Toutefois, cette fixation peut, de manière plus avantageuse, être réali- sée, comme on le voit en 4', par serrage entre les extré- mités courbées à 180 vers l'intérieur de la tôle 4, en sorte que ces extrémités enserrent les côtés de la bande et les protègent en même temps contre tout dommage.
Ce mode de fixation permet, en outre, de placer des fers cornières (non représentés) sur les extrémités recour- bées sur la bande de la tôle de support, ces fers-corniè- res agissant, par exemple, lors d'un soulèvement de la bande,comme organes d'entraînement de la matière trans- portée et lors d'un abaissement de cette bande,comme orga- nesfreinant le déplacement de la matière transportée.
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Les figures 4 et 5 montrent schématiquement , sans qu'il soit besoin de donner des explications spéciales, les possibilités de renversement de marche du transpor- teur suivant l'invention . La figure 4 montre comment se réalisent les guidages d'avancement et de retour l'un au- dessus de l'autre , tandis que la figure 5 montrent les guidages d'avancement et de retour l'un à côté de l'autre . Il va de soi qu'on peut adopter, à volonté, bien d'autres dispositions et, en particulier, des com- binaisons spéciales des deux dispositions représentées.
Ainsi, on peut adopter une disposition dans laquelle le brin de retour de la bande est , pour faciliter le charge- ment des matières, d'abord guidé le long du brin d'avan- cement et est ensuite, pour réaliser une économie de place, guidén dessous ou au-dessus dudit brin d'avance- ment.
Les figures 6 et 7 montrent schématiquement la position des brins de la bande l'un par rapport à l'au- tre, telle qu'elle se présente dans la plupart des cas.
Si on peut renoncer à utiliser le brin inférieur pour le transport de matières , on peut évidemment réaliser le renversement de marche de la bande sur une tête de renvoi, comme il est d'usage dans les transporteurs à bande sans fin ordinaire-s. es figures 8 à 10 montrent schématiquement des dispositions telles qu'elles se présentent, lorsque, ainsi qu'on le désire três souvent, on réalise le retour de la bande par une autre voie . Dans le cas de la figure 8,on amène la bande à tourner à angle droit à quatre reprises , la matière transportée étant ainsi déversée aux endroits où la bande change de direction,par suite du fait que la bande s'incline jusqu'à être
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sensiblement verticale .
La figure 9 montre une disposi- tion de la bande transporteuse, dans laquelle la matière transportée n'est pas déchargée , mais reste sur la ban- de, lorsque celle-ci tourne à angle droit ousensiblement à angle droit . A cet effet, la bande'est disposée de façon que la partie de la bande se trouvant après une courbure s'étend sous la partie de la bande se trouvant avant cette courbure, en sorte que la matière transportée, qui tombe forcement de la bande dans la boucle formée par celle-ci au moment de sa courbure, retombe par un court couloir sur la partie horizontale sous-jacente de la bande et est transportée plus loin par cette der- nière partie .
Lorsque, ainsi que le permet sans plus le type de bande transporteuse suivant l'invention, on veut transformer les petits angles en courbes normales sans que la matière transportée soit rejetée (figure 10), on doit conférer aux courbes des rayons de courbure quelque peu plus grands.
Les figures 11 à 16 sont relatives à la forme d'exé- cution de l'invention dans laquelle, au lieu d'une bande continue, on emploie une bande constituée d'élé- ments séparés réunis entre eux par les châssis mobiles.
Dans cette forme d'exécution, les tôles incurvées 20 des châssis mobiles font elles-mêmes partie de la surface transporteuse et constituent en fait les éléments por- teurs de cette surface . a réalisation d'une bande continue est obtenue en intercalant des morceaux de ban- de en matière élastique entre les châssis mobiles* Grâce à ces morceaux élastiques de bande, la bande transporteu- se acquiert dans son ensemble les propriétés d'une ban- de élastique d'une seule venue.
La liaison entre les morceaux ou éléments de bande en matière élastique et les châssis se fait avanta-
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geusement, comme le montrent les figures 14 et 15, par insertion des extrémités de ces morceaux dans des fentes 21, qui sont formées entre deux couches de tôle des châssis , à savoir une tôle inférieure 22 et une tôle de couverture 20, de façon que ces deux tôles soient réunies l'une à l'autre, sur toute la largeur de la bande, par exemple à l'aide de vis, à l'aide de rivets ou par soudure, de telle sorte que l'intervalle entre ces tôles soit fermé au milieu . Dans ces fentes, qui s'étendent dès lors à partir des deux côtés des tôles jusque sensiblement au milieu de celles-ci, on glisse les plaques de liaison flexibles 23.
Ces plaques sont en caoutchouc , en acier feuillard pour ressorts ou en une matière analogue . Elles peuvent se déplacer libre- ment dans une certaine mesure dans les fentes en question, en sorte que, lorsque le transporteur suit une courbe, les côtés intérieurs des plaques s'enfoncent un peu plus dans leur fente, tandis que les côtés extérieurs des plaques conservent leur position normale , étant donné qu'aucune modification n'est, dans ce cas, apportée à la distance normale, donnée par la longueur de l'organe de traction tendu, entre les châssis mobiles' Par con- tre, à l'intérieur des courbes , les châssis mobiles se rapprochent, par suite du mou de l'organe de traction. eci ressort, par exemple, de la figure 16, qui montre schématiquement un court tronçon de bande trans- porteuse courbée.
La forme d'exécution de l'invention décrite ci- dessus permet, de manière particulièrement simple, une flexion de la bande vers le haut ou vers le bas, lors du passage de ladite bande dans un enfoncement, sur une crête ou autour de la tête de renversement, de même qu'une torsion latérale de la bande, lorsque celle-ci est
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amenée, avant son renversement de marche, de la position horizontale à la position verticale. Dans ce cas, les nt plaques de liaison s'incurve/vers le haut sur un côté et vers le bas sur l'autre côté, tandis que les châssis mobiles rigides peuvent seulement exécuter des flexions dans les limites du jeu permis entre les paires de galets et les rails de guidage dans lesquels ces galets roulent.
Comme on 1 la signalé ci-dessus, le transporteur agencé selon les figures 11 à 16, peut être facilement allongé ou raccourci,tandis qu'il est, en outre, très aisé d'en remplacer les éléments. Le danger de voir des particules de la matière transportée s'introduire dans les fentes 21 peut être évité, en ménageant des trous (non représentés) dans la tôle inférieure 22 des châssis mobiles.
Pour augmenter la stabilité des châssis'mobiles et comme organe d'entraînement de la matière transportée, on peut également munir la tôle de couverture des châssis de bourrelets ou de saillies (non représentées), éventuellement sur toute la largeur de la bande et transversalement par rapport à celle-ci.
Comme le laisse apparaître la figure 12, les tôles de support et de couverture sont avantageusement quelque peu élargies en leur milieu, de façon à écarter le danger d'un dégagement des plaques de liaison, en particulier aux endroits du . renversement de marche du transpor- teur. Grâce à l'élargissement des tôles des châssis,la distance couverte par la plaque de liaison entre les tôles de couverture de deux châssis mobiles successifs est diminuée, en sorte que la pression appliquée aux endroits les plus charges de ladite plaque est égale- ment réduite .
,Le guidage de la bande composite, qui vient d'être
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décrite, est fondamentalement le même que celui déjà décret de la forme d'exécution représentée aux figures 1 à 3, Ce guidage comporte des galets de guidage laté- raux 7, qui roulent dans des rails en U 11 posés sur une de leurs ailes et, au milieu des châssis mobiles, des galets 13 placés l'un derrière l'autre et guidés par les ailes d'un rail en U 14 solidaire du bâti du trans- porteur.
La figure 13 montre une autre forme d'exécution du guidage supplémentaire, qui peut aussi bien être appliquée au transporteur selon les figures 1 à 3 qu'à celui décrit en dernier lieu . Dans cette nouvelle forme d'exécution, les rails ou profilés en U 11 sont placés autrement qu'aux figures 2, 3 et 11, c'est-à-dire que leur âme se trouve à l'extérieur et que les galets rou- lent à l'intérieur des rails en U. A l'extérieur de l'âme des rails en U11 est fixé un fer-cornière 28, qui forme avec le côté extérieur de l'âme en question, un guidage pour les galets 13 . Ces derniers galets sont, dans ce cas, gixés à la joue 5 des châssis mobiles.
Aux figures 17 et 18. on a représenté encore une forme d'exécution du guidage, également applicable aux deux types de transporteurs décrits ci-dessus.
Selon cette forme d'exécution, le guidage latéral des châssis mobiles, par ailleurs essentiellement les mêmes que ceux décrits ci-dessus, se fait, non pas au moyen de galets roulant dans des rails en U, mais bien au moyen de billes 24, qui roulent dans des rails de guidage 25 , affectant la forme d'une voie de roulement pour lesdites billes- Cette disposition permet de se passer du guidage supplémentaire à l'aide de galets à axe vertical, étant-donné que les billes peuvent absorber
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aussi bien les pressions agissant vers le haut et vers le bas que celles s'exerçant latéralement. Pour le guidage de la bande, on n'a besoin , dans ce cas, que de deux rails de roulement pour les billes 24, un rail étant prévu de chaque côté du transporteur.
En regard des rails de roulement 25 solidaires du bâti du transporteur doivent évidemment être disposés de rails de guidage attachés aux tôles latérales des châssis- Ces rails de guidage doivent être agencés de manière particu- lière, afin de conserver l'adaptabilité aux courbes du transporteur. De plus, pour permettre un guidage continu des billes, les rails de guidage susdits doivent également s'éten dre dans les intervalles entre les châssis.
Suivant l'invention, ces rails de guidage sont, ainsi que le montre la figure 18, formés d'éléments élastiques longitudinaux 27 de forme appropriée, qui s'étendent cha- que fois du milieu d'une tôle latérale au milieu de la tôle latérale voisine et sont fixés à celle-ci, en étant accouplés à l'élément élastique suivant. Ces éléments élas- tiques peuvent simplement être formés par un tuyau en acier, divisé en deux moitiés, par une coupe axiale, puis muni, à partir des deux surfaces de coupe de fraisures en forme de peigne .
La fixation de ces éléments aux tôles latérales des châssis mobiles peut , par exemple, être assurée, en munissant lesdites tôles à l'endroit voulu de saillie 29 en forme de peigne, qui s'étendent à travers une découpure des éléments élastiques Ces saillies sont, en outre, maintenues en place par les billes, étant donné qu'elles ne ,possèdent à cet endroit pas de jeu vers le haut ou vers le bas.
Vers les deux bords latéraux de la tôle, le support en forme d'auge 26 pour les éléments élastiques s'élargit quelque peu, en sorbe qu'il existe à cet endroit
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un certain jeu . four maintenir les billes à distance exacte l'une de l'autre, on peut prévoir entre elles des cages formées, par exemple, par des ressorts en spirale, placés l'un derrière l'autre dans le sens de la longueur du transpor- teur, Ces organes d'espacement doivent, toutefois , être élastiques ou souples, étant donné que les billes roulent à des vitesses différentes dans les courbes intérieures et extérieures, en sorte que les intervalles séparant ces billes varient dans une mesure déterminée selon le rayon de c ourbure .
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée aux formes d'exécution décrites ci-dessus et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans la réalisation, à condition que ces modifi- cations ne soient pas en contradiction avec l'objet de l'une ou l'autre des revendications suivantes .
REVENDICATIONS
1. Transporteur , en particulier, transporteur pour galeries de mines, à bande sans fin comme moyen de trans- port, caractérisé en ce que la bande est fixée sur des châssis mobiles à guidage forcé , placés à une distance relativement courte l'un de l'autre et supportant la bande à plat sur toute sa largeur, ces châssis mobiles étant reliés de manière non rigide l'un à l'autre et étant entraînés par un organe ou moyen de traction.