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Lampe à vapeur de mercure à haute pression.
L'invention concerne une lampe constituée par un tube à décharge dans la vapeur de mercure à haute pression logé dans une ampoule dont la face intérieure est recouverte d'une couche de substance luminescente.
Comme on le sait, un tube à décharge dans la vapeur de mercure à haute pression fournit une lumière bleue très intense.
Pour l'éclairage des habitations, des bureaux et des usines, la couleur de cette lumière est très désagréable, entre autres parce qu'elle rend difficile la perception des couleurs. Aussi a-t-on déjà proposé d'entourer un tel tube d'une ampoule dont la face intérieure serait recouverte d'une substance luminescente qui compléterait le manque de rouge et d'orange du tube à décharge dans la vapeur de mercure. Cette substance luminescente doit
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donc transformer une partie des rayons ultraviolets émis par le tube à décharge en lumière rouge-orange. L'une des substances les plus utilisées à cet effet est le sulfure de cadmium et de zinc activé à l'aide de cuivre. Cette substance est, en effet, faci- lement excitée par les rayons de longueur d'onde de 3650 que le tube à décharge dans la vapeur de mercure émet en grandes quantités.
L'emploi d'une substance luminescente corrige non seulement la couleur, mais de plus il améliore le rendement de la lampe.
L'un des inconvénients inhérents à l'emploi de substances luminescentes en combinaison avec un tube à décharge dans la va- peur de mercure à haute pression, est causé par le fait que la température du tube à décharge est assez élevée, (entre 400 et 600 C) et qu'à des températures aussi élevées, le rendement lu- mineux de la plupart des substances luminescentes accuse une forte diminution. On est donc obligé de donner à l'ampoule qui entoure le tube à décharge, des dimensions suffisamment grandes pour que la température de la paroi reste assez basse pour que le rendement lumineux de la substance luminescente soit suffisamment élevé.
Il en résulte qu'il est désirable d'utiliser des substances lumi- nescentes qui présentent une très grande résistance à la tempéra- ture au sens spécifié ci-dessus. En effet, plus cette résistance est grande, plus les dimensions de l'ampoule peuvent être petites, ce qui est un grand avantage au point de vue économique. Les substances usuelles précitées, c'est-à-dire les sulfures, ne satisfont que médiocrement à ces conditions.
Dans le choix des substances luminescentes à utiliser en combinaison avec les tubes à décharge dans la vapeur de mer- cure à haute pression, il faut en outre tenir compte du fait que ces substances doivent être suffisamment excitables par les rayons émis par le tube à décharge. Comme ces rayons se trouvent essentiellement dans la zone à rayons ultraviolets longs du
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du spectre, avec valeur moyenne de 3650 . on a toujours utilisé des substances qui sont facilement excitées par ces rayons.
Une lampe conforme à l'invention est constituée par un tube à décharge dans la vapeur de mercure à haute pression logé dans une ampoule dont la face intérieure est recouverte de fluoro-chloro-phosphate de calcium luminescent, activé à l'aide d'antimoine et de manganèse.
Le brevet anglais n 578.192 mentionne déjà que le fluoro-chloro-phosphate de calcium, activé à l'aide de man- ganèse et d'antimoine, constitue une bonne substance fluores- cente qui émet de la lumière orange lorsqu'elle est excitée par des rayons d'environ 2537 . On y mentionne aussi que cette substance est à peine excitée par des rayons de 3650 .
A première vue, une telle substance luminescente ne serait donc pas utilisable en combinaison avec un tube à décharge dans la vapeur de mercure à haute pression, car celui-ci n'émet qu'une très petite quantité de rayons de longueur d'onde d'environ 2537 . Des essais ont prouvé que la quantité de rayons à longueur d'onde de 2537 Â est cependant suffisante pour assurer la cor- rection chromatique désirée de la lumière bleue du tube à dé- charge dans la vapeur de mercure.
Un autre avantage inattendu est que le fluoro- chloro-phosphate de calcium, activé à l'aide d'antimoine et de manganèse, est particulièrement bien indépendant de la tempé- rature au sens spécifié plus haut. Le brevet précité ne men- tionne rien en ce qui concerne l'indépendance des propriétés de ce phosphate de la température.
Le fluoro-chloro-phosphate de calcium offre encore un autre avantage: son faible noircissement; le rendement lu- mineux ne diminue donc pas aussi rapidement que celui des sul- fures précités, utilisés jusqu'à présent.