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Procédé d'assemblage de fils conducteurs à des résistances en une matière semi-conductrice.
L'invention concerne l'assemblage de fils conducteurs à des résistances en une matière semi-conductrice frittée.
A cet effet, il est connu d'appliquer d'abord sur la résistance à l'emplacement du raccordement des fils conducteurs une couche métallique, par exemple par vaporisation ou par cuisson d'un composé métallique qui se décompose sous l'effet de la chaleur, et de pincer ou de souder ensuite sur cette couche les fils conducteurs. Un tel assemblage laisse souvent à désirer tant au point de vue mécanique qu'au point de vue électrique.
Il est aussi connu d'assembler les fils conducteurs à la résistance à l'aide d'une matière métallique frittée. On @
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noie les fils conducteurs, avant le frittage, dans la masse métallique ou bien on les y relie, après le frittage, par pinçage ou soudure. Ceci peut provoquer, dans la couche li- mite, une grande résistance de passage. De plus, le frittage doit s'effectuer dans une atmosphère réductrice ou neutre.
Suivant l'invention, on utilise pour la liaison un mélange d'oxyde d'argent et de métal pulvérulent qui par chauffage développe une réaction exothermique. Le mélange est localement appliqué sur la résistance, de préférence après que l'on en a constitué une pâte en y ajoutant un liquide neutre et l'on noie le fil conducteur dans le mélange. On entame ensuite la réaction en chauffant pendant peu de temps, par exemple à une température d'environ 400 à 900 C.
Pour obtenir une couche intermédiaire aussi bonne conductrice que possible, le mélange comportera de préférence, un métal qui, par réaction, forme un oxyde semi-conducteur.
Ces métaux sont, par exemple, le fer et le titane qui peuvent former respectivement du Fe304 et un oxyde de titane de formule TiOx (x étant une valeur comprise entre 1,6 et 1,7 environ).
Le mélange contiendra avantageusement environ 50% d'oxyde d'argent, car cette forte teneur en argent assure une bonne conductibilité à la couche de contact.
Il est particulièrement avantageux encore d'utiliser dans le mélange un métal que la réaction transforme en l'oxyde semi-conducteur que contient le corps résistant lui-même.
C'est ainsi que dans le cas d'une résistance dont la conduc- tion est attribuable à la présence de Fe304, le mélange com- portera, de préférence, du fer. On évite ainsi une résistance de passage gênante dans la couche limite.
Pour obtenir une bonne adhérence, il est désirable que le mélange utilisé pour l'assemblage, diminue de volume aussi peu que possible pendant la réaction. Comme la transformation
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de l'oxyde d'argent en argent est accompagnée d'une réduction de volume, mais que d'autre part, la réaction du métal pul- vérulent et de l'oxygène libéré provoque un accroissement du volume, en général, la diminution de volume total n'est pas très grande. C'est ainsi que, pour un rapport en poids Ag2o; Fe de 29 : 71, de 45: 55 et de 80 : 20, le rétrécissement est respectivement de 0%, 0,8% et 10%.
Comme il a déjà été mentionné, une couche intermédiai- re à forte teneur en argent assure une bonne conductibilité élec- trique; aussi obtient-on les résultats optima, tant au point de vue mécanique qu'électrique, avec un mélange contenant en poids environ 45% d'oxyde d'argent et 55% de fer pulvérulent.
Si le fil conducteur doit être appliqué sur une sur- face très lisse, il peut être utile que le mélange contienne, comme fondant, une petite quantité de verre à bas point de fusion.
Pour obtenir un bon assemblage mécanique, on peut prévoir dans la résistance, à l'endroit où doit s'appliquer le fil conducteur, une cavité dans laquelle se loge le fil en même temps que le mélange, le fil est de préférence aplati ou déformé de manière quelconque à son extrémité.
Le procédé conforme à l'invention offre un sérieux avantage: dans certains cas, par exemple avec un mélange d'oxyde d'argent et de fer, il n'est pas nécessaire de travailler dans une atmosphère réductrice ou neutre le chauffage peut s'effec- tuer à l'air. En outre, point très intéressant, l'accroisse- ment de la température est très localisé, ce qui limite au minimum le danger d'une modification indésirable des propriétés résistantes. En général, on obtient entre le fil conducteur et la résistance, un assemblage qui, tant du point de vue méca- nique qu'électrique, satisfait à des conditions très sévères.
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Ceci est probablement en corrélation avec le fait que la cou- che intermédiaire constituée d'argent et d'oxyde métallique fournie par la réaction constitue un bon passage du métal du fil conducteur vers l'oxyde métallique semi-conducteur de la résistance.
EXEMPLE.-
Une résistance cylindrique d'un diamètre de 4 mm, constituée par une phase de spinelle homogène frittée de Fe304 et Zn2TiO4 dans un rapport de 1 : 1 telle que représen- tée sur la figure, comporte, à ses extrémités, des cavités 2 (profondeur 2 mm, diamètre 1 mm.). Dans ces cavités, on in- troduit des fils conducteurs 3 d'une épaisseur de 0,5 mm, lé- gèrement aplatis à leurs extrémités 4 et un mélange contenant en poids 45% d'oxyde d'argent 'et 55% de fer pulvérulent dont on constitue une pâte par addition d'eau. Ensuite, pour provo- quer la réaction, on chauffe pendant environ 2 minutes, à 600 C.
La réaction fournit un mélange de Fe3o4 et d'argent qui fond par suite de la haute température résultant de la réac- tion. La couche intermédiaire obtenue 5 forme un bon assemblage entre le fil conducteur 3 et la résistance 1, et la résistance de passage de cette couche est très faible.