<Desc/Clms Page number 1>
PERFECTIONNEMENTS AUX POUTRES METALLIQUES CLOUABLES .
La présente invention est relative aux poutres métalliques et plus particulièrement aux poutres fabriquées à partir d'une seule tôle et conçues afin de pouvoir recevoir et retenir des clous ou éléments de fixa- tion équivalents.
Il est indispensable de pouvoir disposer d'une poutre métalli- que susceptible de recevoir et de retenir des clous ou pièces analogues, si l'on veut remplacer les éléments classiques en bois par des éléments de construction métalliques. On a déjà proposé dans ce but une poutre compre- nant deux fers en U dont les âmes sont.disposées dos à dos mais sont écar- tées l'une de l'autre pour ménager une rainure recevant des clousOn pré- voyait en général des dispositifs assurant la déformation des clous et asso- ciés à cette rainure dans le but d'immobiliser le clou une fois en place.
On a déjà utilisé des rivets et la soudure pour assembler les âmes écartées ; cependant, l'enfoncement de clous au voisinage des points d'assemblage en- dommage les soudures ou les rivets, en affaiblissant ainsi la construction.
De plus, les rivets ou les soudures interdisaient tout écartement des âmes.
Or, un certain écartement limité de ce genre est très désirable pour permet- tre qu'une certaine élasticité ou séparation des âmes ait lieu sous l'effort important exercé par le clou au cours de sa déformation et pour tenir compte des légères variations possibles dans les dimensions du clou, ainsi que des tolérances inévitables en fabrication. Un tel écartement est également avan- tageux parce que la rainure recevant les clous est, de préférence, prévue un. peu plus étroite que le clou de la dimension convenable, afin que celui-ci soit serré efficacement.
On a également proposé des éléments de recouvrement reliant entre elles les ailes correspondantes des éléments en U afin de relier entre elles les âmes. Mais ces éléments de recouvrement franchissent nécessairement la rainure de clouage elle-même, de sorte qu'il faut alors ménager dans ces éléments de recouvrement des fentes allongées. Celles-ci affaiblissent beau- coup les éléments de recouvrement, même lorsque ceux-ci sont établis en matière robuste; en effet, les pièces de fixation transversales étroites séparant les extrémités voisines des fentes successives constituent alors les seuls moyens pour maintenir la poutre assemblée. En conséquence, ces
<Desc/Clms Page number 2>
éléments de recouvrement se comportent comme les points faibles de l'ensem- ble de la poutre.
De plus, ils obligent les ouvriers à clouer la poutre seu- lement à l'endroit des fentes,ce qui est peu commode. Au cas où la poutre est fabriquée à partir d'une seule tôle, l'élément de recouvrement faisant corps avec les ailes latérales, il devient possible d'utiliser pour l'en- semble de la poutre une épaisseur de métal moins forte, mais ceci augmente l'importance du rôle d'unification de ces éléments de recouvrement. En con- séquence, les fentes de ceux-ci affaiblissent la poutre d'une façon encore plus marquée.
On connaît des éléments de construction unitaires en tôle, re- cevant des clous et présentant des éléments de liaison qui sont tout par- ticulièrement destinés à être l'objet des perfectionnements visés par la présente invention.
L'invention a donc pour objet : - un élément de liaison des ailes destiné à une poutre métallique, non perforé mais que l'on peut fa- cilement percer sans affaiblir ou affecter d'une autre manière l'élément reliant les ailes ou la poutre; - un élément de liaison des ailes destiné à des éléments de construction clouables,élément qui est légèrement extensible transversa- lement sous l'effet de la déformation des clous, tout en étant assez ré- sistant pour interdire l'écartement des parties constitutives de l'élément de construction sous les efforts normaux; - un élément de liaison des ailes pour une poutre clouable, élément qui est extensible transversalement, de résistance suffisante sous les conditions de charge normales, tout en étant facilement traver- sée par les clous, bien que n'étant pas perforée;
- une poutre métallique économique, du type général sus-défini, de structure simple et susceptible d'être fabriquée par des opérations et appareillage métallurgiques de formage relativement simple, par exemple au moyen d'une opération de laminage relativement facile.
D'autres objets, avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la suite de la description, faite en se référant au dessin annexé sur lequel les mêmes nombres désignent des éléments correspondants dans les différentes figures.
Sur ce dessin :
La figure 1 est une vue cavalière d'une poutre métallique en I unitaire, conforme à l'un des modes de réalisation de l'invention; la figure 2 est une vue similaire représentant une variante de la poutre représentée sur la figure 1 ; la figure 3 est une coupe transversale d'une poutre en T confor- me à un autre mode de réalisation de l'invention; la figure 4 est une coupe transversale illustrant encore une autre variante; les figures 5 à 9 sont des coupes transversales illustrant les divers stades de l'opération de laminage permettant d'obtenir une poutre du type faisant l'objet de l'invention; enfin la figure 10 est une vue de détail, à grande échelle de la dé- pression ménagée dans la tôle, réalisée au cours du stade illustré sur la figure 6.
Dans son aspect plus général, l'invention vise une poutre recevant des clous comportant un élément de liaison des ailes dans lequel est ménagée une dépression présentant une partie amincie pouvant être fa- cilement traversée par un clou. La dépression et la partie amincie sont conçues et agencées de telle sorte que la dépression guide le clou jùsqu'à l'emplaeement voulu pour qu'il puisse s'enfoncer dans la poutre, et que la partie amincie permette la pénétration du clou audit emplacement. Les élé- ments de liaison des ailes ont la forme de deux bandes longues et plates raccordées l'une à l'autre au moyen d'un élément de structure de section angulaire (voir les bandes 18 et l'angle 20, sur les figures 3 et 10) et c'est la variation de l'angle de cette section qui assure l'extensibilité de l'élément de liaison des ailes.
Cet ensemble fait partie intégrante de l'ensemble de la poutre. Toutes les tendances de l'élément de construc- tion à se dilater, soit sous l'action des efforts engendrés par la
<Desc/Clms Page number 3>
déformation des clous, soit sous l'action des charges appliquées à la poutre, viennent s'exercer sur cet élément à section angulaire,' et, grâce à l'effet de levier fourni par chaque côté de l'angle, se concentrent sur le sommet 41' Il y a donc lieu d'éviter que la ligne de matière constituant le sommet de cet élément angulaire le long de la poutre ne vienne former un point faible.
Il faut en même temps que cette ligne de matière soit facile à pénétrer par la pointe des clous enfoncés dans la poutre. On a constaté que l'utilisation de matières épaisses forme un obstacle à la pénétration des clous le long de cette ligneo La demanderesse a résolu ce problème par un procédé qui tire profit des phénomènes rencontrés dans la réduction des métaux à froid. En effet, lorsqu'on diminue l'épaisseur du métal suivant la ligne sus-définie, par une opération de travail à froid, on renforce la résistance du métalo En dépit de cet accroissement de résistance et contraitement à toute atten- te, la réduction d'épaisseur obtenue permet une pénétration beaucoup plus facile des clous.
La poutre représentée sur la figure 1 comprend une âme 9 compo- sée elle-même de deux demi-âmes 10 et 11 écartées transversalement l'une de l'autre et sensiblement parallèles. L'intervalle entre les demi-âmes 10 et 11 constitue une rainure ou espace 12 destinée à recevoir les clous ou autres éléments de fixation, de la manière que l'on va décrire en détail par la suite. Une aile latérale longitudinale s'étend vers l'extérieur de- puis chaque bord de chacune des demi-âmes 10 et 11, de sorte qu'il y a qua- tre de ces ailes latérales 13, 14, 15 et 16 Les ailes 13 et 14 s'étendent en sens inverse l'une de l'autre et sont sensiblement dans un même plan, et il en est de même des ailes 15 et 16.
Par conséquent, les ailes 13 et 14 constituent une première paire d'ailes disposées d'un.coté de la poutre et les ailes 15 et 16 forment une secondaire paire d'ailes disposées de l'autre côté de la poutre. Toutes les poutres représentées étant formées à partir d'une seule bande métallique en tôle, les ailes 13, 14 15 et 16 font corps avec les âmes correspondantes 10 ou 11 et sont rabattues sensi- blement à angle droit vers l'extérieur de ces âmes.
Les nombres 17 et 18 désignent des éléments de recouvrement ou de liasion. L'un de ces éléments coiffe chaque paire d'ailes au contact de leur surface extérieure, et s'étend en travers de l'une des entrées de la rainure recevant les clous 12. L'élément de recouvrement 17 est associé aux ailes 13 et 14 qu'il raccorde, tandis que l'élément 18 est associé aux ailes 15 et 16 qu'il raccorde. Les éléments de liaison ou de recouvrement 17 et 18 comprennent des parties rabattues en sens inverse l'une de l'autre, de la tôle constituant la poutre, tôle qui est repliée par-dessus chaque paire d'ailes, de manière à les soutenir.
Chaque bord latéral de l'élément de recouvrement 18 est de même étendue que l'un des bords latéraux des ailes 15 et 16 auquel il est réuni et il est relié intégralement à celui-ci par suite du repliage en double de la tôle, Le bord latéral de l'aile 14 coïncide avec celui de l'élément 17 et fait corps avec celui-ci. Cependant, l'autre bord latéral de l'élément de recouvrement 17 est constitué par l'un des bords libres de la bande de tôle dont est formée la poutre, l'autre bord libre de celle-ci étant le bord libre de l'aile 13. Pour constituer une poutre de structure unitaire, on replie le bord libre de l'élément de recouvrement 17 autour de la partie latérale marginale de l'aile 13, de la manière représentée clairement sur le dessin.
On remarquera que la par- tie marginale libre de l'élément 17 est d'abord repliée autour du bord latéral de l'aile 13, puis est rabattue en principe à 90 vers les âmes 10 et 11, pour aboutir à une certaine distance vers l'intérieur de ce bord latéral. La partie enveloppante de l'élément de recouvrement 17 em- brasse le bord de l'aile 13 contre laquelle elle est pressée.
Chacun des éléments de recouvrement 17 et 18 présente une dé- pression longitudinale continue, non perforée, représentée en 19 et 20, formant en somme un élément structural constitutif de la poutre, élément de section angulaire dilatable. Chaque dépression présente des parois en contact avec les deux surfaces intérieures des âmes 10 et 11, à côté des ai- les latérales..La dépression 19 est adjacente aux ailes 13 et 14, tandis que la dépression 20 est adjacente aux ailes 15 et 16 Ainsi, les dépressions
<Desc/Clms Page number 4>
19 et 20 pénètrent dans l'espace ou rainure 12 recevant les cous De plus, les dépressions 19 et 20 sont médianes et s'étendent, de préférence, sui- vant l'axe longitudinal de la poutre, de préférence,
les dépressionsl9 et 20 ont une section transversale en forme de V, le sommet 41' du V (figure 10) s'enfoncant dans la rainure 12, près de l'une des paires d'ailes 13, 14 ou 15,16 De plus, le sommet 41' du V s'étend de préférence suivant l'axe géométrique longitudinal de la poutre, est disposé dans l'axe de la rainure 12 et est équidistant des deux bords de celle-ci.
On remarquera que les dépressions 19 et 20 maintiennent les âmes 10 et 11 écartées, puisque ces dépressions?'étendent depuis la paroi intérieure de l'une des âmes jusqu'à la paroi intérieure de l'autre âme.
Ainsi, les âmes ne peuvent se rapprocher trop près l'une de l'autre lorsque la poutre est soumise à des chargesa De plus, la dépression 19 contribue à maintenir 1 assemblage plié entre l'élément de recouvrement 17 et l'aile 13; en effet, cette dépression tend à repousser l'aile 13 vers l'extérieur lorsque la poutre est chargée, tend ainsi à coincer le bord de l'aile con- tre le repli de l'élément 17 et empêche l'ouverture de la séparation du pli rabattu de l'élément de recouvrement,séparation qui serait évidemment in- désirable. La disposition rabattue de l'élément de recouvrement 17 autour de l'aile 13 et la coopération de la dépression 19 en vue du maintien de cette disposition ont été expliquées en détail dans la demande précitée.
La présente invention diffère de cette dernière demande et des construc- tions de poutres similaires connues à ce jour par la présence d'une partie amincie dans le métal formant les dépressions 19 et 20 ; préférence, le fond ou le sommet 41 de ces dépressions en V comprennent ces parties amin- cies.
Les nombres de référence 21, 22, 23 et 24 désignent des saillies latérales constituées par des ondulations pratiquées dans les âmes 10 et 11 sur toute la longueur de la poutre. Ces saillies sont disposées par paires complémentaires on accouplées, telles que 21-22 et 23-24. De plus, les saillies de chaque paire constituent sensiblement des surfaces courbes paral- lèles et forment donc deux changements de direction ou décalages dans la rainure de clouage 12. Par suite de l'agencement de ces saillies, ces dé- calages de la rainure 12 ont sensiblement la même largeur que les autres parties de cette rainure.
La figure 2 montre une variante du mode de réalisation représen- té sur la figare 1. La différence principale entre les variantes des figures 1 et 2 réside dans la hauteur des âmes 10 et 11 Le mode de construction re- présenté sur la figure 2 présente une âme raccourcie 9 et constitue une poutre étroite que l'on peut appeler poutre en H. Par suite du raccourcisse- ment des éléments constituant l'âme dans cette variante, on ne prévoit qu'une seule paire de saillies curvilignes 21 et 22 et une seule partie décalée dans l'espace 12 recevant les clous.
La variante représentée sur la figure 3 est relative à une pou- tre en T. Celle-ci comprend une paire d'éléments d'âmes espacés transversa- lement ou jambes 25 et 26 généralement analogues aux éléments d'âme 10 et Il. Comme précédemment, il est prévu une paire de saillies curvilignes com- plémentaires 21 et 22 dans les éléments d'âme 25 et 26 pour ménager dans la rainure ou espace de clouage 12 un décalage du genre déjà décrit. Cependant, la rainure 12 est fermée d'un côté de la poutre par un repli 27 faisant par- tie intégrante des bords des éléments d'âme ou jambes 25 et 26, de même étendue, correspondants, qu'il relie entre eux.
La forme des ailes latérales et de l'élément de recouvrement faisant partie de la poutre en T de la figure 3 est semblable à celle des éléments correspondants des variantes des figures 1 et 2 ; cependant il n'y a qu'une paire d'ailes 13 et 14, et, par suite qu'un seul élément de recouvrement 17. Celui-ci présente un bord replié autour de l'aile 13 . de la manière indiquée en détail plus haut. Une dépression 19 est pratiquée dans l'élément de recouvrement 17 et fait saillie dans l'espace 12 rece- vant les clous entre les ailes 13 et 14.
Cette dépression 19 est de forme semblable à celle des variantes précédentes, notamment elle est en forme de V en section et présente une partie amincie au sommet 1' du V
<Desc/Clms Page number 5>
La figure 4 représente une autre variante de l'inventiono Celle- ci est en général semblable à la poutre en I de la figure 1, mais ne comprend qu'un seul élément d'âme 28. Les ailes 13, 14, 15 et 16 sont de construction analogue aux parties correspondantes de la figure 1, comme le sont aussi les éléments de recouvrement 17 et 18.
De plus, chacun de ces éléments de recou- vrement présente une dépression 19 ou 20, de forme semblable aux dépressions prévues dans les variantes précédentes, notamment elles sont dans leur en- semble de section en forme de V et présentent la partie amincie déjà décrite.
La variante représentée sur la figure 4 est fabriquée à partir d'une tôle ou bande de métal unique. On commence par replier à 90 les ailes 13 et 15 vers l'extérieur de l'âme 28 On forme ensuite les éléments de re- couvrement 17 et 18 en repliant le métal sur lui-même en appui sur les ailes pour que les éléments de recouvrement fassent partie intégrante des ailes.
On forme ensuite les ailes 14 et 16 en pliant le métal dans la direction de l'âme 28; enfin, les éléments verticaux de guidage des clous 29 et 30 sont repliés à 90 à partir des ailes 14 et 15 respectivement. Dans cette varian- te de l'invention, la partie d'âme 9 comprend l'âme proprement dite 28 et les éléments de guidage des clous 29 et 30. A chaque extrémité de la section droite de la poutre, il y a un élément de recouvrement 19 ou 20 et les deux ailes latérales 13-14 ou 15-16 associées. On prévoit une paire de saillies complémentaires 31 et 32, dont le:; sections droites sont des courbes paral- lèles, la saillie 32 étant formée dans l'élément de guidage de clous 29 et la saillie 31 dans l'âme 28.
Par suite, il est ménagé une rainure ou espace de clouage 33 entre l'élément de guidage des clous 29 et l'âme 28, cet espace présentant un décalage latéral entre les saillies 31 et 32, comme dans les variantes précédentes. De même, on constitue un espace recevant les clous 34 entre l'élément de guidage des clous 30 et l'âme 28, avec un déca- lage entre les saillies curvilignes complémentaires 35 et 36, la première s'étendant depuis l'âme 28 et la seconde depuis Isolément de guidage des clous 30. Les éléments de guidage des clous 29 et 30 sont de préférence assemblés à l'âme 28 à leur extrémité intérieure, à intercalles réguliers le long de la poutre.
Ces moyens d'assemblage ainsi que les dépressions 19 et 20 qui s'étendent dans les rainures recevant les clous 33 et 34 respec- tivement, servent à maintenir les éléments de guidage des clous et l'âme à l'écartement correct afin de maintenir effectivement les espaces de clouage 33 et 34 dans les conditions d'utilisation
Les figures 5 à 9 inclus représentent les principaux stades d'une opération de laminage préférée pour la formation de la poutre de la figure 2. Cette poutre est formée d'une tôle ou bande de métal unique; aussi, dans ce procédé préféré, faut-il effectuer trois opérations ou passes pré- liminaires (non représentées) avant la passe illustrée par la figure 5.
Dans ces passes préliminaires, on forme dans la tôle un épaulement' ou une partie décalée 37; on forme dans la partie décalée 37 une partie courbe 38, et l'on constitue aussi les parties extérieures planes 39 et 40, légèrement obliques. La quatrième passe, qu'illustre la figure 5, fournit l'épaule- ment 41 qui constitue l'une des parois de la dépression en forme de V. Au cours de la passe représentée sur la figure 6, cette dépression est achevée et l'épaulement 42 est en outre formé dans la tôle. Des cylindres de lami- noir appropriés, représentés en partie en section droite sur les figures 5 à 9 inclus, sont prévus pour effectuer les opérations ou passes de laminage décrites.
Les figures 7 et 8 représentent d'autres stades de la formation de la tôle. On observera sur la figure 7 la formation de l'un des côtés 43 de la seconde dépression en V 19, qui est achevée au cours de la passe re- présentée sur la figure 8. De même, les parties inclinées 39 et 40 sont formées de la manière indiquée pour constituer des parties de la structure de la poutre, ainsi qu'on le décrira plus en détail ci-après.
On notera que l'un des côtés de chaque dépression en V 19-20 est tout d'abord formé par une opération de pliage;, et que l'autre côté de la dépression est formé ensuite au cours d'une passe ultérieure. Pen- dant cette dernière, le fond du V est aminci (voir figure 10) par com- pression de la tôle à l'endroit de la dépression pour rendre la tôle plus mince au cours de la passe de laminage pendant laquelle la dépression en
<Desc/Clms Page number 6>
forme de V est achevée. Ainsi le métal se trouve étiré à froid pour consti- tuer la dépression en V amincie.
Celle-ci n'est pas formée par emprunt de métal aux parties marginales 39.40 pour constituer la dépression, et les épaulements 42 (figure 6) et 44 (figure 8) contribuent à empêcher un tel étirage de métal, Bien entendu, les cylindres présentent des profils vou- lus pour assurer l'étirage à froid ou la compression du métal à l'endroit des dépressions à la manière décrite.
La figure 9 illustre une passe supplémentaire utilisée dans le laminage pour achever la fabrication de la poutre de la figure 2. Comme on peut le voir, dans cette passe, les parties 42, 48 et 49 sont repliées comme un tout autour du point 45. Cette opération est poursuivie au cours des passes successives, jusqu'à ce que la partie 42 soit amenée au contact de la partie de la tôle voisine de la dépression 20. Ainsi, cette dernière partie devient,l'élément de recouvrement 18 et la partie 42 devient l'aile latérale 15.
Au cours des passes suivantes que l'on vient de mentionner, la partie 39 est rabattue autour du point 46, de manière-que la partie 39 devienne l'autre élément de recouvrement 17. De même, les parties de la tôle qui se trouvent à gauche du point 47 (figure 9) sont rabattues autour du point 47 pour amener la partie courbe 48 en juxtaposition avec la cour- bure 38. Enfin, les courbures 48 et 38 se trouvent parallèles entre elles pour former les saillies 21 et 22 respectivement.De préférence, la surface intérieure de la tôle est incisée en 45 et 46 pour constituer l'amorce de la ligne de pliage; cette incision est de préférence obtenue au cours d'une passe antérieure à la passe représentée sur la figure 8.
Par exemple, l'incision 45 peut être réalisée au cours de la passe de la figure 6 et l'incision 46 au cours de la passe de la figure 7. Enfin; le bord libre 44 de la bande est replié autour du bord libre 49 pour donner le rabattement de l'élément de recouvrement 17 autour de l'aile 13 dans la poutre achevée.
La réduction d'épaisseur à froid, obtenue lors des passes de laminage formant la partie amincie 41' (figure 10) étire à froid et durcit le métal à l'endroit des dépressions ou des éléments obliques complémentaires 19 et 20. Un tel travail de durcissement appliqué à la tôle en acier au carbone ordinaire normalisé, en augmente la résistance à la traction de fa- con marquée tout en rendant le métal plus facile à percer au moyen d'un clou.
Le tableau suivant indique à titre indicatif les propriétés physiques d'une tôle en acier au carbone ordinaire, typique, avant et après laminage pour réduire l'épaisseur de la tôle à froid :
EMI6.1
<tb> Avant <SEP> laminage. <SEP> Après <SEP> laminage.
<tb>
<tb>
Epaisseur <SEP> 1270 <SEP> m <SEP> 0,635 <SEP> mm
<tb>
<tb> Limite <SEP> d'allongement <SEP> proportionnel <SEP> 1680 <SEP> kg/cm2 <SEP> 5740 <SEP> kg/cm2
<tb>
<tb> Résistance <SEP> à <SEP> une <SEP> déformation <SEP> perma-
<tb>
<tb> nente <SEP> de <SEP> 0,2 <SEP> % <SEP> 2485 <SEP> kg/cm2 <SEP> 6860 <SEP> kg/cm2
<tb>
<tb> Résistance <SEP> à <SEP> la <SEP> rupture <SEP> 3710 <SEP> kg/cm2 <SEP> 6930 <SEP> kg/cm2
<tb>
L'allongement % de la tôle ci-dessus est ramené d'environ 28 % à environ 1% à la suite de la réduction à froid et le travail exigé pour percer la tôle au moyen d'un clou du type courant vendu aux Etats-Unis sous le nom de "eight-penny nail" est d'environ 0,828 kilogrammètre au lieu de 1,656 kilogrammètre environ avant laminage.
Il doit être bien entendu que l'opération de laminage décrite ci-dessus en détail est donnée à titre uniquement indicatif et nullement limitatif. Les poutres représentées sur les figures 1 à 4 pourraient en effet être obtenues par d'autres procédés de laminage utilisant des cylin- dres convenablement profilés, des modifications appropriées étant appor- tées aux passes successives. L'ordre des opérations pourrait être modifié suivant le profil des cylindres utilisés et le genre d'opération de lamina- ge préférés Ainsi, on pourrait prévoir entre les deux passes représentées sur les figures 7 et 8 une passe supplémentaire pour commander avec plus de précision les cotes des dépressions amincies en V 19 et 20 et pour les réduire à froid,pour les durcir si nécessaire ou désirable.
De même, la dépression 20 pourrait être réduite à froid dans la passe de la figure 7 et
<Desc/Clms Page number 7>
la dépression 19 dans celle de la figure 9 Bien entendu, les cylindres de- vraient être convenablement prévus pour amincir le métal des dépression et, si l'on ne fait pas appel à un laminage, ces parties amincies devraient être formées par une opération assurant la réduction du métal à froid pour le durcir et tirer tout le profit donné par un tel travail de durcissement.
Le comportement d'une poutre du type faisant 'l'objet de l'in- - vention est simple et satisfaisant lors de l'introduction et du maintien des clous et éléments analogues. On obtient en mème temps des avantages que ne présentaient pas les poutres de mêmes destination connues dans la techni- que antérieure. En premier lieu, les éléments de recouvrement 19 ou 20 sont plus résistants, tout en étant plus faciles à percer grâce au durcissement susmentionné, et résistant par conséquent mieux à un écartement exagéré des éléments formant l'âme de la poutre ; ensuite, il est possible d'enfoncer un clou en n'importe quel point le long des dépressions 19 et 20 et ce clou sera guidé par les parois inclinées de la dépression vers la ligne de jonc- tion de ces parois, c'est-à-dire vers le fond de la dépression.
Or, comme ce fond est aminci, on peut facilement y enfoncer le clou à travers l'élé- ment de recouvrement. De plus, le fond de la dépression n'est pas seulement aminci, mais s'étend suivant l'axe géométrique longitudinal de la poutre et sensiblement au centre de la rainure ou espace 12 recevant les clous. En conséquence, le clou pénètre dans la poutre au centre de celle-ci et au centre de la rainure recevant les clous. Par suite, l'ouvrier n'a plus besoin,ni de rechercher soigneusementune fente ou ouverture pour y placer le clou, ni de rechercher le centre des dépressions 19 et 20. Il lui suffit de trouver l'emplacement d'une dépression et d'y placer le clou pour être assuré d'enfoncer celui-ci en un point convenable.
Mais le fait de prévoir la partie amincie de chacune des dé- pressions 19 et 20 au sommet 41' de sa section en V offre d'autres avanta- ges à coté de celui consistant à assurer la pénétration facile du clou au point voulu de la poutre. Il permet en effet de former la dépression en V dans une tôle qui à l'origine ne comporte pas d'amincissement. On pourra ensuite faire subir à la tole une passe de laminage pour amincir le point 41'; mais un tel mode opératoire ne serait pas satisfaisant d'un. point de vue pratique, si l'amincissement n'est pas situé au sommet 41', Ainsi, c'est grâce au fait que l'amincissement, conformément au mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, est situé au sommet 41', que le procédé est pratiquement réalisable.
De plus, il serait possible de réaliser la partie amincie en établissant préalablement, par laminage ou autrement, une partie linéaire amincie le long d'une bande de tôle plate ou dans une partie plate d'une poutre déjà en partie fabriquée. En ce cas, on pourrait former les dépressions en V 19 et 20 en pliant ultérieurement le métal sui- vant l'axe longitudinal de cette partie linéaire amincie pour réaliser les parois obliques de part et d'autre, ce qui évidemment donne une dépression en V dont la pointe 41' est amincie.
Bien entendu, les opérations de pliage nécessaires pour former une dépression en V selon ce dernier mode opéra- toire, sont facilitées par l'établissement préalable de la partie rectiligne amincie; en effet, non seulement celle-ci constitue une amorce de pliage efficace, mais elle localise en outre la partie amincie de la dépression en V résultante à la pointe 41' ainsi qu'il est désirable.
Il doit être bien entendu en tout cas que l'amincissement de la tôle, quel que soit le procédé utilisé pour l'obtenir ou la phase de ce procédé où on l'effectue doit être réalisé par une opération métallurgique de nature à provoquer un durcissement du métal dont le procédé de laminage décrit et illustré ne constitue qu'un mode de mise en oeuvre préféfé.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.