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"VEHICULE DE PREFERENCE POUR APPLICATIONS AGRICOLES.
La présente invention concerne un perfectionnement aux véhicu- les équipés d'instruments pour le travail du sol sur lequel ils se dépla- cent et,de préférence, aux véhicules destinés à des applications agrico- les multiples.
On connaît des véhicules à deux essieux qui portent au niveau des roues des dispositifs pour le montage de herses, de charrues, de fau- cheuses; etc.... Pour permettre au conducteur de surveiller le fonctionne- ment des instruments, on a prévu, pour ces véhicules, un empattement aussi réduit que possible. Les organes des prototypes qui empiétaient sur le champ de visibilité ont été surbaissés ou décalés latéralement pour per- mettre au conducteur de voir les instruments disposés tant devant l'essieu a- vant que derrière l'essieu arrière. Dans les tracteurs connus, dont le moteur est placé entre les essieux, le conducteur est gêné par ce moteur pour surveiller le fonctionnement des instruments placés à l'avant ou à 1' arrière.
C'est pour cette raison que, sur les tracteurs modernes, on pré- fère l'agencement latéral de la faucheuse (voir dans la Revue "Neue Pro- duction", Décembre 1948, l'article intitulé "Zeitgemasser Landmaschinen- bau")
Il est donc possible de résoudre le problème de la réalisation d'un véhicule, dont les organes ne gênent pas la surveillance du fonction- nement des instruments de travail. Mais la solution de ce problème présen- te des difficultés importantes, surtout lorsqu'il s'agit de munir le véhi- cule d'une caisse permettant le transport de charges, caisse qui peut même recevoir du lest pour certains travaux, en vue d'une augmentation de 1 adhérence des roues motrices sur le sol.
Suivant la présente invention, on peut résoudre ce problème en utilisant une caisse dont le fond ou une partie du fond est amovible et peut être retiré du véhicule. A cet effet, on peut prévoir des moyens con- nus tels que des dispositifs d'accouplement par emboîtement, des disposi-
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tifs d'assemblage par coincement, etc... qui permettent de répéter fré- quemment l'enlèvement et la remise en place. On peut ainsi ménager un regard dans la caisse dès qu'elle gêne la visibilité du conducteur du véhicule. Ceci est le cas, par exemple, lorsque la caisse est placée devant le conducteur sur un véhicule portant devant l'essieu avant une faucheuse, ou lorsqu'il s'agit de semer et que le semoir doit être fixé au cadre entre les deux essieux.
Pour les petits véhicules de livraison, munis d'un moteur à l'arrière, on a déjà construit des caisses dont le fond comporte certaines parties amovibles. Mais le but de cet agencement était de faciliter l'accès au moteur. Dans ce cas, le fond-de la caisse n'était donc partiellement et temporairement enle- vé qu'à l'arrêt du véhicule, et seulement lorsque le fonctionnement du moteur était défectueux.
La manière dont on ménage le regard dans le fond de la caisse du véhicule importe peu, car tout technicien ayant pris connais- sance du présent perfectionnement pourra sans difficulté proposer plu- sieurs possibilités. Le fait de déterminer la position et les dimen- sions des éléments amovibles fait également partie du domaine de l'in- génieur auquel incombe la mise en oeuvre. On peut très- simplement di- viser le fond de la caisse, d'une manière connue en soi, en plusieurs éléments guidés sans un cadre fixe, et qui se maintiennent réciproque- ment dans la position correcte, par simple emboîtement et sans disposi- tifs auxiliaires,lorsque le véhicule doit être aménagé à la fin du travail au champ, pour le transport d'une charge.
Pour les petits véhicules, et lorsque la caisse est de cons- truction légère, un mode de mise en oeuvre particulier de l'invention consiste à rendre amovible l'ensemble de la caisse, ce qui permet, au champ,de l'enlever d'une pièce du châssis, à l'aide d'un petit nombre de manoeuvres, de sorte que le but envisagé, à savoir le dégagement du champ de visibilité, peut être intégralement atteint même dans ce cas.
Cependant, de préférence, l'agencement doit être tel qu'on puisse n' enlever que le fond proprement dit de la caisse,avec les parois latéra- les. Les traverses, qui relient cet ensemble au châssis du véhicule, restent alors sur celui-ci,et la partie amovible est légère.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment 1 invention,peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du' texte faisant, bien entendu, partie de la dite invention.
La fig. 1 est une coupe longitudinale partielle d'un vé- hicule muni d'un moteur à l'arrière, et utilisé pour le fauchage.
La fig. 2 montre un véhicule muni d'un moteur à l'arrière, utilisé pour le fauchage et dont la caisse a été retirée.
La fige 3 montre un véhicule muni d'un moteur à l'arrière et utilisé pour le transport d'une charge de betteraves.
La fig 4 est une coupe longitudinale d'un véhicule muni d'un moteur à l'avant et utilisé pour le labourage.
La fig. 5 est un plan du véhicule que montre la fig. 1.
La fig. 6 est une vue en perspective d'une caisse, dont une partie du fond a été retirée.
Les parties essentielles du véhicule sont les roues 1, le châssis 2, le moteur 3 et la caisse. Celle-ci se compose d'un cadre 4 et d'un fond dont certains éléments 5 sont rigidement solidaires du cadre, tandis que d'autres éléments 6 sont amovibles. La caisse repose sur le châssis par des traverses 7. La faucheuse est indiquée en 8, la charrue en 9.
La caisse peut contenir des cloisons 10 qui la divisent en
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compartimentso Lorsque le fond est ouvert, ces cloisons permettent de rem- plir de lest, par exemple de pierres, les compartiments qu'elles délimi- tent. Le but du lest est d'augmenter l'adhérence des roues au sol, par exem- ple lorsque le véhicule est utilisé pour le labourage.