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PERFECTIONNEMENTS AUX MACHINES POUR L'EXPLOITATION DES MINES.
On a déjà proposé des machines servant à effectuer l'abatage du charbon et d'autres substances minérales qui comportent une tête pourvue de deux ou plus de deux couteaux superposés qui sont destinés à détacher la substance d'une couche ou gisement en exerçant sur elle une action analogue à celle d'un coin pendant que la machine avance le long de la dite couche, les dits couteaux comportant des bords tranchants qui sont situés approxi- mativement dans un même plan, de telle manière qu'ils agissent dans un plan situé à l'arrière de la face verticale ou front de taille de la couche et approximativement parallèle à cette face.
La présente invention concerne des machines du genre de celles décrites ci-dessus, mais d'un type antérieurement proposé dans lequel un au moins des couteaux fait saillie à l'avant de l'autre ou des autres cou- - teaux de manière à tailler ou creuser en quelque sorte à la façon d'un soc de charrue un sillon profond sur le front de taille en laissant à l'autre ou aux autres couteaux la tâche - maintenant facilitée - de détacher le charbon ou autre substance minérale restant'en relief au-dessus et (ou) au-dessous du sillon.
Par exemple, dans une construction antérieurement proposée des machines de ce type, il existe trois couteaux superposés ; c'est le cou- teau intermédiaire qui fait saillie d'une bonne distance à l'avant des deux couteaux situés au-dessus et au-dessous de lui de manière à creuser un sillon à un niveau intermédiaire.
Dans les couches ou gisements de houille, on constate quelquefois que la houille possède différentes caractéristiques à différents niveauxo Par exemple, on peut rencontrer à un certain niveau un charbon qui est plus mou que le charbon situé au-dessus et (ou) au-dessous du niveau envisagéo Dans certains cas, il est désirable que la taille du sillon avancé soit effec- tuée à ce niveau où le charbon est plus mouo Une particularité autre que l'é- tat de dureté à un niveau donné peut faire que ce niveau se prête mieux que d'autres niveaux à la taille d'un sillon avancée
Par conséquent, conformément à la présente invention, dans une machine d'abatage minière du type spécifié,
deux ou plus de deux couteaux superposés sont montés sur une tête porte-couteaux de façon détachable ou
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de manière amovible¯.et interchangeable, afin que le couteau qui fait saillie à l'avant du ou des autres puisse être placé à un niveau choisi qui est con- sidéré comme celui convenant le mieux, en tenant compte de' la nature du char- bon ou autre substance minérale de la coucheo .On a représenté à titre d'exemple sur les dessins annexés une machine du type sus-mentionné et l'on se référera à ces dessins pour faire comprendre l'inventiono Sur ces dessins, figures 1 et-2 sont respectivement une vue de côté schématique et une vue en plan correspondante de la machine.- Figure 3 est une vue de côté de la tête porte-couteaux,
à plus grande échel- le, avec coupe partielle par un plan vertical représenté approximativement par la ligne 3-3 de figure 4. Figure 4 est une vue en plan correspondante de la tête porte-couteaux, cette vue étant en partie coupée horizontalement.par la ligne 4 de figure 3. Figure 5 est une coupe fragmentaire, destinée à une échelle encore plus grande, prise par la ligne 5-5 de figure 4. Figure 6 est une vue en élévation avec coupe verticale correspondant à la figure 5 par la ligne 6-6 de figure 1.
La disposition générale de la machine' d'abatage à laquelle l'in- vention est appliquée est représentée par un simple contour sur les figures 1 et 2, la construction et le mode d'action de cette machine étant en géné- ral sans importance pour la présente invention. Pour mieux faire comprendre la relation de l'invention avec la machine, on donnera toutefois ci-après une brève description de la dite machine.
Cette machine est du type double ou à deux extrémités travail- lantes; elle est composée principalement d'un bâti ou charpente 7, 8, 9 et 10, d'un chariot 1, et de deux têtes porte-couteaux 12 et 13. Le bâti est composé de deux parois extrêmes transversales 7 et 8, auxquelles sont re- liées les têtes, et de deux barres de guidage longitudinales 9 et 10, sur lesquelles le chariot coulisse.
Le chariot est combiné avec un appareil de propulsion hydrau- lique comprenant un vérin hydraulique vertical, qui est composé d'un cylin- dre 14 pourvu d'une semelle ou pied 15, ce cylindre étant verticalement mo- bile dans un support 16 qui fait partie du chariot, et d'une tête 17 à commande par piston qui repose normalement sur ce support.
L'appareil de propulsion comprend aussi une unité à plongeur hydraulique composée d'un cylindre horizontal 18 et d'un plongeur 19 qui fait saillie hors des deux extrémités du cylindre et qui peut entrer en contact, à ses extrémités, avec les parois 7 et 80
Pour que la machine puisse être propulsée, par exemple de gau- che à droite en regardant les figures 1 et 2, on manoeuvre et fait fonc- tionner le vérin de façon qu'il abaisse d'abord son pied ou semelle 15 sur le sol de la mine et qu'il relève ensuite sa tête 17 pour l'appliquer contre le toit de la mine. Le vérin ainsi développé constitue une butée sure en raison de la solidité de l'ancrage obtenu par cet arc'-boutement.
On fait alors fonctionner l'unité à plongeur de façon que le plongeur 19 se déplace vers la droite, le dit plongeur entrant alors en contact avec la paroi 8 et poussant le bâti 7-10, avec la tête porte-couteaux 13 à l'avant ou menante, sur le sol de la mine, vers la droite, les barres de guidage 9, 10 coulissant à travers le chariot 11, à ce moment stationnaire. De cette façon, la tête porte-couteaux 13 effectue sa course de taille. On manoeuvre ensuite le vérin de façon à abaisser sa tête et à relever sa semelle, ce qui a pour effet de le contracter et de le dégager à la fois du toit et du sol.
Finalement,on fait fonctionner l'unité à plongeur de façon à refouler le plongeur 19 vers la gauche, de telle sorte que ce plongeur entre en con- tact avec la paroi arrière 7 et pousse le chariot 11, qui coulisse alors librement vers l'extrémité de droite des barres de guidage 9, 10 pour venir à une nouvelle position d'ancrage en vue de la course de taille suivante.
Ceci termine le cycle des opérations.
Les deux têtes porte-couteaux 12 et 13 sont de construction i- dentique ou semblable, et c'est pourquoi on ne décrira ci-après qu'une seule de ces têtes, celle de droite 13.
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Dans le présent exemple,la tête porte-couteaux comprend un cou- teau menant 20 situé à un niveau intermédiaire, deux couteaux 21 et 22 si- tués au-dessus du couteau 20, un couteau de sol 23 et un couteau de toit 24.
Les couteaux 20-24 ont des bords tranchants 20A-24A qui sont presque dans le même plan vertical A (figures 2 et 4). Les couteaux de sol et de toit sont aussi pourvus de bords tranchants horizontaux 23B, 24B. Le couteau de sol est combiné avec une rampe 23C servant à relever le charbon au-dessus du sol et à la dévier latéralement à l'écart du chemin de la machine, en vue de son é- vacuation à partir des ouvrages de la mine.
En se référant aussi aux deux figures 3 à 6, on remarquera que chacun des couteaux principaux 20, 21, 22 et 23 est une plaque à bords tran- chants qui est assujettie à un corps ayant approximativement la forme d'un coin, les divers corps étant indiqués en 25, 26, 27 et 28, respectivemento On notera que le corps 25 du couteau intermédiaire 20 est beaucoup plus long que les corps 26, 27 et 28, de sorte que le couteau 2¯0 fait saillie d'une bonne distanceà l'avant des autreso La tête porte-couteaux comprend un lourd bâti creux ou boîtier 29 dans lequel les corps 25-28 sont tous montés à pi- vot.
Ce boîtier 29 présente une paroi horizontale de base 29A, une paroi ho- rizontale supérieure 29B et des parois horizontales intermédiaires 29C, ces dernières divisant l'intérieur du boîtier en compartiments dont chacun re- çoit un des corps des couteaux. Le boîtier 29 est assujetti par un disposi- tif de jonction 30 à la paroi extrême adjacente 8 du bâti 7-10 de la machi- ne.
Chacun des quatre corps des couteaux est de la nature d'un le- vier, comportant un moyeu de support central, les divers moyeux étant indi- qués en 25A, 26A, 27A et 28A, respectivemento De chaque moyeu part un bras 25B, 26B, 27B ou 28B faisant partie du levier envisagé.
Chacun de ces bras est composé de deux joues 1!une supérieure, l'autre inférieure, reliées en- tre elles et toutes ces joues se terminent par des bossages ou oeils perfo- rés 25C-28C, qui reposent sur des plaquettes ou butées verticales 41, mon- tées dans les parois 29A-29C. Le point d'appui ou axe de pivotement des quatre corps de couteau en forme de leviers 25-28 est un pivot en quatre pièces, 31,dont les éléments s'ajustent de façon coulissante dans les trous des bossages 25A à 28A. ainsi qu'à travers des coussinets 32 prévus suivant le même axe dans les parois 29A-29C du boîtier. L'élément le plus bas du pi- vot 31 est supporté par une goupille transversale 31A.
Les corps des couteaux sont établis sous forme de leviers, afin qu'on puisse.régler leur position par pivotement pour modifier la position de réglage des couteaux 20-24 individuellement, par rapport au boîtier de support 29. Par conséquent, chacun des corps des couteaux est pourvu d'un dispositif de réglage.
Dans l'exemple représenté, le dispositif de réglage prévu pour chaque corps est composé des pièces suivantes a) une vis rotative 33, qui est supportée par une patte de sup- port 33A portée par un des quatre couvercles 34 qui sont boulonnés sur le boîtier 29 et recouvrent collectivement le côté avant des compartiments de ce boîtier. b) un écrou 35 qui coulisse le long d'une glissière intérieure horizontale 36 constituée dans le couvercle correspondant ét à travers le- quel la vis 33 est ordinairement vissée grâce à un assemblage à pas de vis. c) une biellette 37 qui pivote par ses extrémités opposées, à l'aide d'axes 38 et 39, d'une part sur l'écrou correspondant 35 et d'autre part sur l'oeil du bras de levier correspondant 25B, 26B, 278 ou 28B.
Pour permettre d'ajuster l'un quelconque des couteaux latéra- lement, on fait tourner dans le sens voulu la vis correspondante 33,par exemple à l'aide d'un levier à cliquet ou d'une clé de serrage entrant en prise avec un carré 40 porté par la vis et faisant saillie hors du boîtier 29. En faisant ainsi tourner la vis 33, on oblige l'écrou 35 à se déplacer le long de sa glissière 36 et à faire mouvoir angulairement la biellette 37 à la façon d'une biellette de genouillère, ce qui modifie la position angulaire du couteau par rapport au boîtier 290
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Pour échanger entre eux deux quelconques des corps-de couteau 25, 26 et 27, on retire par un mouvement de bas en haut le pivot 31, pièce par pièce, dans la mesure nécessaire.
On dévisse de leurs écrous 35 les deux vis correspondantes 33 et on fait glisser les écrous 35 hors de leurs glissières 36. On déboulonne et démonte les deux couvercles correspondants 34. On peut alors retirer chacun des deux corps de couteau dont on envisage l'échange mutuel, conjointement avec leurs biellettes 37, écrous 35 et pivôts partiels 38, des compartiments respectifs, à travers le cote découvert des dits compartiments. Les corps de couteau sont alors réintroduits, avec les pièces y reliées, dans leur nouvelle position, et on effectue la remise en place des pièces précédemment retirées du pivot 31, des couvercles 34 et des écrous 35.
Le brevet belge N P.V. 32357 de même date que le présent, au même nom, et ayant pour titre "Perfectionnements dans les machines pour l'ex- ploitation des mines" décrit et représente une machine d'abatage qui est i- dentique à la présente, mais couvre une invention différente de celle que vise le présent brevet.