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PERFECTIONNEMENT AUX CONTACTS ELECTRIQUES.
La présente invention concerne la réalisation et la disposition des contacts électriques, et plus spécialement, mais non exclusivement, ceux associés à des diapasons.
On sait que l'on utilise actuellement, dans la technique élec- trique, des diapasons ou autres lames vibrantes qui servent, par exemple, à transformer du courant continu en courant alternatif, à obtenir des cou- rants alternatifs de fréquences bien déterminées, à redresser des courants alternatifs, etc... etc...
Un exemple tout à fait schématique d'un circuit électrique pouvant être utilisé dans un tel cas avec un diapason, est indiqué sur la figure 1 des dessins joints.
On y voit, en 1 et 2, les branches du diapason réalisées en un métal magnétiqueo
Près de la branche 2, se trouve disposée une bobine 3 dont l'action magnétique s'exerce sur cette branche.
En outre, la branche 2 porte un plot 4 d'un contact électri- que 10 dont l'autre plot fixe est figuré en 5.
Un circuit électrique pour l'entretien des oscillations du diapason comprend le contact 10 matérialisé par les plots 4 et 5, la ' branche 2 du diapason, le conducteur de retour 6 dans lequel est interca- lée la bobine 3, la source de tension 7 (dans l'exemple choisi, une bat- terie) et le conducteur 8 aboutissant au plot 5.
Le fonctionnement d'un tel appareil est bien connu, les os- cillations du diapason provoquant des interruptions de courant, d'où des actions magnétiques de la bobine 3 qui entretiennent les oscillations du diapason.
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Dans d'autres variantes, la bobine 3 n'est pas intercalée dans le circuit comportant le contact 10 et fait partie d'un autre cir- cuit.
Dans les montages réalisés suivant la technique"habituelle, les plots 4 et 5 du contact 10 sont, comme indiqué, portés l'un par la branche mobile 2 du diapason, l'autre par une pièce fixe disposée sur le bâti de l'appareil.
Or, un tel montage présente l'inconvénient de rendre la fré- quence d'oscillations du diapason fonction du réglage des plots 4 et 5 du contact 10.
On sait, en effet, qu'il est nécessaire de régler l'écarte- ment entre ces plots, ce réglage étant généralement obtenu au moyen d'une vis à faible pas, portant le plot fixe 5, la rotation de la vis rapprochant ou écartant les plots 4 et 5.
En effet, la Demanderesse a constaté par expérience, que la fréquence des oscillations d'un diapason pourvu d'un contact 10, monté comme indiqué figure 1, pouvait varier d'une quantité atteignant 1 % de cette fréquence, suivant le réglage dudit écartement entre les plots 4 et 5.
Ce fait peut s'expliquer par les modifications de la réac- tion mécanique qui s'exerce entre la pièce portant le plot 5 et la bran- che mobile 2, lorsque cette dernière oscille et que les plots viennent au contact, la perturbation ainsi créée modifiant la fréquence de ré- sonnance du diapason, quelle que soit du reste la qualité de réalisa- tion de celui-ci et bien que tous les autres facteurs de l'expérience soient maintenus soigneusement constants (en particulier la températu- re).
L'invention porte sur un mode de réalisation différent du contact 10 qui permet d'éviter l'inconvénient précité et offre en outre d'autres avantages, comme il sera expliqué dans la suite de l'exposé.
L'invention consiste essentiellement à réaliser le second plot 5 du contact 10 sous le forme d'une pièce mobile autour d'un axe fixé lui-même sur la branche du diapason. Du fait du mouvement de la branche, cette pièce mobile se déplace par inertie dans les limites qui lui sont assignées et réalise de ce-fait les contacts désirés.
La figure 2 montre un mode de réalisation du contact con- formément à l'invention.
On voit en 9 la tête de la branche d'un diapason supposé vertical, la branche opposée étant figurée en 20, de sorte que la bran- che 9 se déplace substantiellement d'un mouvement parallèle au plan de la figure, alternativement dans le sens de la flèche en traits pleins, puis de la flèche en traits pointillés.
A l'extrémité de la branche 9 est fixée une pièce supplé- mentaire 12 comportant un axe 18 perpendiculaire au plan de la figure, axe autour duquel peut pivoter une pièce mobile 11 en métal conducteur.
Le pivotement est réalisé par exemple au moyen de paliers constitués par des pierres, réalisant ainsi l'isolement électrique désiré entre la pièce 12, fixée à l'extrémité 9, et la pièce 11.
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. La pièce 11 est reliée par l'intermédiaire d'un fil souple, à un conducteur fixé sur la branche du diapason et relié, près de la ba- se de celui-ci, à un conducteur extérieur.
La pièce 12, figurée sous forme d'une sorte de cadre, porte des plots 13 et 14 faisant face à des plots correspondants 15 et 16 fi- xés sur la pièce 11; les plots 13 et 14 sont électriquement isolés de 12 et connectés, par des conducteurs convenables, fixés sur la branche 9, aux circuits extérieurs. On voit donc aisément que du fait de son pi- votement, la pièce 11 réalise successivement un contact électrique entre les plots 13 et 15, puis entre les plots 14 et 16.
La pièce 11 ne comporte aucun ressort de rappel qui tende à la ramener dans sa position neutre (la pesanteur ayant un effet négli- geable). Il en résulte que l'on peut considérer que la fréquence pro- pre du mouvement relatif de rotation de 11 par rapport à 12 est de valeur nulle, ou en tout cas infiniment plus faible que la fréquence propre du diapason.
Enfin, le déplacement possible de l'extrémité inférieure de 11 par rapport à 12,c'est-à-dire la somme du jeu entre 13 et 15 et du jeu entre 14 et 16, est rendu très faible vis-à-vis de l'amplitude de l'oscillation de l'extrémité de la branche 9 du diapason.
On voit aisément que dans ces conditions, sous l'effet des oscillations de la branche 9, la pièce 11, par suite de son inertie propre, vient buter d'abord contre le plot 13 quand le mouvement s'opère dans la direction de la flèche en traits pleins, puis contre le plot 14 dans le mouvement en sens inverse. Du fait que le mouvement permis à 11 est très faible, il en résulte que le passage d'une position à l'autre, s'effectue en un temps très court, par rapport à la période de l'oscillation du dia- pason, ce qui entraîne pour résultat que ces passages se font pratiquement sans choco Enfin,la pression du contact est élevée puisque cette pression est provoquée par l'inertie, même de 11
Ici aussi, les plots 13 et 14, jouant le rôle du plot 5 de la figure 1, peuvent être portés par des vis fixées sur la pièce 12,
ce qui permet de régler les jeux respectifs entre 13 et 15 d'une part et 14 et 16 d'autre part, mais la Demanderesse a constaté que dans la réalisa- tion de l'invention, ce réglage n'influe aucunement sur la fréquence des oscillations du diapason.
En outre, l'expérience montre qu'un contact ainsi réalisé introduit, dans le fonctionnement du diapason, un amortissement beaucoup plus faible que celui dû à la présence du plot fixe 5 dans le montage de la figure 1. 'Ce fait est prouvé expérimentalement par la constatation qu'un diapason ainsi équipé oscille encore pendant plusieurs centaines de périodes après coupure du circuit d'entretien, alors que ces oscillations s'amortissent plusieurs fois plus vite dans le cas du montage de la figure 1.
On voit que ce montage réalise au fond deux contacts consti- tués respectivement par les plots 13 et 15 d'un côté , et 14 et 16 de l'autre. On pourra bien entendu n'utiliser qu'un seul de ces contacts comme par exemple dans le cas du circuit de la figure 1, ou réaliser des montages symétriqueso On se rend compte que l'absence de trouble méca- nique, provoqué par la présence du ou des contacts fixes, vient du fait que l'inertie de la pièce 11 est faible vis-à-vis de celle de la bran- che 2.
Pour rétablir la symétrie, on peut munir la tête de la secon- de branche 20 du diapason, d'un ensemble symétrique ou la charger d'une masse équivalente.
L'expérience montre que le diapason de la figure 2 fonctionne aussi bien quand on le place horizontalement, ce qui montre bien que la
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pesanteur ne joue pratiquement aucun rôle.
Cependant, dans le cas où le diapason doit être utilise norma- lement en position horizontale, il est préférable d'utiliser la variante de la figure 3, où le diapason est figuré avec sa branche horizontale 9 pourvue à son extrémité côté inférieur, de la pièce 12, comme dessiné, l'axe de pivotement 18 ayant dans ce cas une direction parallèle à celle de l'axe de la branche 9. On voit figure 3 a, la vue latérale du mon- tage ainsi réalisé, figure 3 b, la coupe par un plan perpendiculaire à . l'axe 18; l'ensemble des pièces 11 à 18, utilisées dans cette variante, est exactement celui de la figure 2.
Les contacts ainsi réalisés peuvent servir en particulier pour toutes les applications possibles, par exemple, comme déjà indiqué, obtention de courant alternatif de fréquence bien déterminée, redresse- ment de courant alternatif, etc.. etc..
Il est clair que bien des détails peuvent être modifiés, sans sortir du cadre du présent brevet, par exemple la pièce 11 peut ne pas être isolée électriquement de 9, etc... etc...
Les dessins illustrent l'application de l'invention à un diapason, mais il est clair qu'elle s'applique également à des lames vibrantes de toutes espèces.
REVENDE C A T I O N S @
1. Perfectionnements aux contacts électriques actionnés par une lame vibrante, caractérisés en ce que ces contacts sont réa- lisés au moyen de deux plots, dont l'un est fixé près de l'extrémité de la lame -et dont l'autre est porté par une pièce pouvant pivoter au- tour d'un axe fixé lui-même à la lame, près de ou à son extrémité.