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PROCEDE ET APPAREIL POUR LE SECHAGE DES BOBINES DE FIBRES TEXTILES
NATURELLES ET ARTIFICIELLES.
Les bobines de fibres naturelles, telles que : coton, laine, etc, doivent, après avoir été teintées ou autrement traitées par voie humi- de, être séchées. Généralement, elles sont d'abord, soumises à l'action d'u- ne essoreuse centrifuge qui enlève la plus grande partie de leur humidité et, ensuite, soumises à un séchage naturel ou forcé à température relati- vement élevée, enlevant les dernières traces d'humidité. Mais il est consta- té que les bobines de fibres artificielles : Rayonne viscose, acétate, ny- lon etc, supportent pas ou mal ce traitement énergique. En effet;l'essorage centrifuge les durcit au point de rendre leur séchage très difficile, il n'est pas rare que cette opération exige de 24 à 30 heures.
La présente invention est relative à un procédé et un appareil d'essorage et de séchage ne présentant pas l'inconvénient de durcir les bobines, tout en permettant un séchage accéléré (de deux à cinq heures) à des températures moins élevées (40 à 60 C) que dans les procédés connus et utilisés jusqu'à présent.
En outre, le procédé et l'appareil suivant l'invention permet- tent de réaliser une économie sérieuse, de main d'oeuvre de combustible et de force motrice.
En principe suivant l'invention, les bobines de fibres sont, après traitement par voie humide (teinture ou autres), placées dans un autoclave et soumises, pendant un temps dont la durée ne dépasse pas une à deux minutes, à l'action d'air sous pression et préchauffé ou non avec des alternances de .mise sous pression et de détente, dans le but d'éliminer l'excès d'humidité; leur séchage est ensuite parachevé, dans le'même auto- clave par une circulation d'air chaud raréfié par détente (vide-partiel).
Le séchage complet est terminé après 2 à 5 heures de traitement suivant la grandeur des bobines.
Ce procédé de séchage est applicable à toutes les fibres texti- les tant naturelles qu'artificielles.
Une forme d'exécution de l'appareil autoclave donnée à titre d'exemple non linitatif, est représentée au dessin annexé.
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Celui-ci représente une coupe verticale de l'autoclave suivant l'invention.
L'autoclave est constitué par une virole 1 fermée à son extré- mité inférieure par un fond bombé 2 y rapporté par un moyen connu et usuel, rivetage, soudure ou autre, et qui est fermée hermétiquement à sa partie supérieure de la manière connue, par un couvercle bombé 3 hermétique.
Dans le fond de l'autoclave 1 est disposé le radiateur 4 à chi- canes 4' alimenté en vapeur par la tuyauterie 5 qui est contrôlée par la vanne 6; la tuyauterie 7 connectée aux sorties du radiateur se termine par un purgeur 8 placé à l'extérieur de l'autoclave. Le centre du radiateur 4 est traversé par un tuyau de décharge 9 portant à sa partie supérieure un raccord cônique femelle 10, destiné à recevoir le raccord cônique mâle 11 du porte matières 12 dont il sera question plus loin. La partie inférieure de ce tuyau 9 traverse le fond 2 de l'autoclave et se termine par le ro- binet 13. Avant ce robinet une tuyauterie 14, raccordée à une pompe à vi- de, est branchée sur le dit tuyau 9, une vanne 15 contrôle cette tuyaute- rie de dépression.
Une arrivée d'air comprimé, par la tuyauterie 16 débouche au fond de l'autoclave et est contrôlée par la vanne 17. Une entrée d'air libre 18'équipée du robinet 19 est également disposée dans le fond de cet autoclave. Un manomètre 20 placé sur le couvercle 3 indique la pression ou la dépression régnant à l'intérieur de l'autoclave. Un thermomètre 23 est également'placé sur le même couvercle et indique la température intérieure de l'autoclave.
Le porte-matières 12 se compose d'une succession d'entretoises 21 montées en colonne et supportant et maintenant les bobines de fil 22. Ce porte-matières est celui sur lequel les bobines ont été soumises à un trai- tement par voie humide.
Le processus du séchage des bobines est le suivant :
Le porte-matières 12, garni de ses bobines, est placé dans l'au- toclave de façon que le raccord cônique mâle 11 disposé à sa partie infé- rieure s'adapte dans le raccord cônique femelle 10 surmontant la tuyaute- rie 9. L'autoclave étant fermé d'une façon hermétique au moyen de son cou- vercle 3, il est, tout d'abord, procédé à l'essorage sous pression et à froid ou à chaud des bobines. Cette opération est conduite comme suit :
Sont fermées : la vanne d'arrivée d'air libre 19, la vanne 15 de raccordement à la pompe à vide et le robinet 13 obturant le tuyau de dé- charge 9; sont ensuite ouverts la vanne d'arrivée de vapeur 6 et la vanne d'arrivée d'air comprimé 17.
Lorsque la pression dans l'autoclave atteint 2 kg/cm2, on ouvre en grand le robinet 13, l'air comprimé ayant été chauffé par son passage entre les chicanes 4' du radiateur 4 est violemment chassé à travers les bobines 23 et s'échappe par le tuyau de décharge 9 en entraî- nant l'excès d'humidité abandonné par les dites bobines (le circuit de l'air comprimé est indiqué par les flèches). Cette opération est répétée trois ou quatre fois jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de liquide d'essorage expulsé par le tuyau 9. L'ensemble de ces opérations ne prend qu'une ou deux minutes.
Le séchage des bobines est ensuite poursuivi et parachevé en fermant la vanne 17, et le robinet 13 et en ouvrant la vanne 15 et le robi- net 19.
Suite à ces manoeuvres, l'air libre entre par 18 dans le fond de l'autoclave, s'échauffe en passant entre les chicanes 4' du radiateur 4, monte dans la partie supérieure de l'autoclave et baigne les bobines 23; il est aspiré à travers celles-ci, descend, suit le tuyau de décharge et est aspiré par la pompe à vide en suivant la tuyauterie 14, dont la vanne 15 est ouverte, comme dit plus haut.
Le.. séchage parfait des bobines est obtenu après deux à cinq heu- res de fonctionnement, la durée de traitement dépend de la grandeur des bobines.