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ATTELAGE AUTOMATIQUE
On connaît des attela.ges automatiques comportant au moins une mâchoire pivotant autour d'un axe vertical et retenue dans la position fermée par un verrou mobile dans un plan vertical. Ces attelages sont tels qu'ils peuvent se mouvoir, l'un par rapport à l'autre verticalement et angulairement et, par ce fait, ne réalisent pas, entre eux, un assemblage rigide ce qui constitue un inconvénient lequel, dans certains cas, est considérable. En effet lorsqu'il s'agit, par exemple, d'attelages automatiques destinés à équiper des voitures composant des rames à service rapide, il convient aussi d'assurer simultanément, outre l'accro- chage automatique des voitures, celui de diverses canalisations et, notamment les conduites d'air comprimé et les circuits électriques.
Or, le jeu dans les attelages est aussi préjudiciable au confort du voyageur qu'à sa sécurité.même en cas d'accident de chemins de fera
L'objet de l'invention est un attelage automatique qui assure, à la fois, un accrochage parfait des wagons et des canalisations et une immobilité mutuelle des éléments d'accrochage.
L'attelage automatique, objet de 1;'invention est caracté- risé en ce que ses éléments d'accrochage sont combinés avec des éléments complémentaires tels que les attelages avant d'être accouplés soient déjà centrés dans une zône d'approche plus ou moins longue pour assurer la parfaite concordance des axes des différentes canalisations au moment de leur mise en contact. De plus, l'attelage! est tel que l'accouplement soit pratiquement rigide dans le triple but d'assurer l'invariabilité des raccords, d'augmenter le confort des voyageurs en supprimant les chocs et les vibrations dues au jeu dans les contours d'accrochage et d'empêcher le déboîtement des mâchoires lequel peut, en cas de déraillement, permettre le chevauchement des véhicules.
A cet effet, dans le dispositif de l'invention, les faces de choc des têtes d'attelage présentent d'un côté une partie saillante et
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de l'autre côté une partie en creux de forme et de dimensions correspon- dant à ladite partie saillante, lesdites parties en saillie et en creux étant disposées symétriquement par rapport à l'axe vertical de traction de l'attelage. Par axe de traction, on entend l'intersection du plan vertical axial du véhicule avec la face interne du crochet de traction constitué par la mâchoire, l'attelage étant libre et bien centré, mâchoi- re fermée et verrouillée.
D'autres caractéristiques apparaîtront encore de la descrip- tion détaillée donnée ci-après avec référence aux dessins annexés d'un mode préféré d'exécution ne présentant néanmoins aucun caractère limi- tatif de l'invention.
Dans ces dessins, la figure 1 est une vue en plan avec coupe partielle d'un dispositif d'attelage selon l'invention.
La figure 2 en est une vue de face avec coupe partielle.
La figure 3 est une coupe longitudinale du nez de la mâchoi- re.
La figure 4 représente deux têtes d'attelage dans leur po- sition relative avant accrochage.
La figure 5 représente deux têtes d'attelage dans leur po- sition relative après accrochage.
La figure 6 est une vue en plan d'une variante du dispositif des figures 1-5.
La figure 7 est une vue en élévation de l'attelage selon la figure 6.
La figure 8 représente une coupe suivant la ligne VIII-VIII de la figure 6.
La figure 9 représente une coupe partielle suivant la ligne IX-IX de la figure 6.
La figure 10 représente une coupe suivant la ligne X-X de la figure 7.
La tête d'attelage, objet de l'invention, comprend au moins les éléments caractéristiques suivants : un corps 1 de profil particulier est prolongé de part et d'autre en forme de bras il-2 dont l'un porte une partie saillante 4 de forme pyramidale et l'autre présente une partie creuse 2 dont les dimen- sions- correspondent à celles de ladite partie saillante. Dans la partie centrale creuse du corps 1, est articulé autour d'un axe 6 un crochet d'at- telage 7. sollicité en permanence par un ressort de rappel 8. Un verrou de blocage 9 du crochet d'attelage prend appui sur la surface 10 et peut coulisser dans le logement 11 du corps 1.
Le dispositif de déblocage dudit crochet d'attelage est substantiellement formé par une bielle 12 articulée d'une part au verrou de blocage 9par un axe 13 et d'autre part en relation avec l'un des bouts d'un levier 14 muni d'un ressort 15.
Le levier 14 est articulé sur un axe 16 prenant appui sur les deux oreilles 17 venues de coulée avec le corps 1. L'amplitude du mouvement de fermeture du crochet d'attelage 7 est limitée par une butée 18 formée par une partie profilée du corps 1 avec laquelle ledit crochet peut venir en contact.
Le crochet d'attelage 7 est pourvu d'un butoir antérieur 19 maintenu en position normale par un groupe de ressorts intérieurs 20 prenant appui d'une part sur ledit butoir et, d'autre part, sur la partie opposée intérieure du crochet d'attelage. Ce butoir fait saillie sur la
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face antérieure du crochet d'attelage 7, prend appui sur l'épaulement 21 du crochet d'attelage et est articulé sur le pivot 6 sur lequel il prend appui par l'intermédiaire d'une boutonnière 22 prévue dans ledit butoir.
Le fonctionnement de cet attelage automatique se comprend comme suit : considérant, en présence l'un de l'autre, deux dispositifs d'attelage conformes à l'invention (figure 4), il suffit que l'un des crochets d'attelage soit en position ouverte pour que le simple contact des véhicules provoque l'accrochage automatique. En l'occurrence, le cro- chet de la. tête d'attelage de gauche est en position normale et celui de la tête de droite est en position ouverteo Cette dernière position a été assurée en soulevant le verrou 2 par le déplacement, en sens con- venable, de l'extrémité 23 du levier 14. En effet, en déplaçant l'extré- mité 23 du levier 14, on fait pivoter celui-ci autour de son axe 16 le- quel, tout en bandant le ressort 15, transmet à la bielle 12 un mouvement de bas en haut.
Comme la bielle 12 est solidaire du verrou 9, elle en- traîne ce dernier dans son mouvement ascendant et ledit verrou s'efface en libérant le crochet d'attelage 7. Ce dernier, sous l'action du res- sort 8 tourne autour de l'axe 6 et tend à occuper la position d'ouvertu- re illustrée par la tête d'attelage de droite de la. figure 4, tandis que, sous l'effet de détente du ressort 15, le verrou .2. prend momentanément appui sur la partie correspondante du crochet d'attelage 7. L'un des deux crochets d'attelage occupant une telle position d'ouverture, on peut provoquer automatiquement l'accrochage de deux véhicules par simple con- tact, que les deux têtes d'attelage soient ou non exactement en aligne- ment.
En effet, si les deux têtes d'attelage se trouvent en par- fait alignement, le butoir élastique 19 du crochet en position fermée (celui de gauche, figure 4) entre en contact avec l'appendice postérieure du crochet d'attelage en position ouverte (celui de droite, figuré 4) et fait tourner celui-ci vers sa position normaleo Ce crochet, en tour- nant bande le ressort de rappel 8 et sa position normale est dûment li- mitée par la butée d'arrêt 18. Les deux crochets d'attelage s'enclen- 'chent mutuellement et le verrou .2. libéré, retombe en position initiale de calage à la fois, par gravité et sous l'effet du ressort 15.
Si, au contraire, comme ce sera fréquemment le cas, les attelages ne sont pas en alignement rigoureux, une centralisation préa.- lable en direction se produira par le contact mutuel des divers éléments des deux têtes et des mâchoires, ces dernières étant préférablement tou- tes deux en position ouverte. Cette centralisation sera améliorée pro- gressivement ensuite par l'engagement réciproque des saillieµ ± dans les creux , de façon à terminer l'opération par une application rigoureuse- ment coaxiale des deux appareils au moment où l'accouplement des mâchoi- res est scellé par la chute des verrous de calage.
On peut atteindre des résultats semblables en partant de variantes de construction capables, néanmoins d'assurer le même guidage préalable. Plus particulièrement, les moyens de blocage et de libéra- tion momentanés des crochets d'attelage peuvent être sensiblement modifiés sans sortir du ca.dre de l'invention.
A titre d'exemple, une variante est représentée dans les figures 6-10, dans laquelle on retrouve sensiblement le même crochet d'attelage 7 et les mêmes éléments de guidage en relief et en creux 5.
Toutefois, dans cette exécution, le crochet d'attelage 7 est simple, c'est-à-dire sans butoir élastique et le dispositif pour dé-
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gager ledit crochet d'attelage et le placer en position effacée est très différent de celui qui a été décrit dans l'exemple précédent. En effet, dans sa position normale, le crochet d'attelage 2. est immobilisé par un verrou 9comme dans l'exemple précédent, capable d'être effacé dans un logement approprié Il de la tête d'attelage. Les mouvements dudit ver- rou peuvent être produits par l'intermédiaire d'une bielle 24 articulée à une extrémité par une boutonnière 25 à un pivot 26 solidaire du verrou et, à l'autre extrémité à une biellette 27 calée sur l'axe 28 dont les deux bouts libres peuvent être de section polygonale.
Cet axe 28 peut être actionné opportunément par l'intermédiaire d'une clef (non repré- sentée). Ou bien cette manoeuvre peut être rendue mécanique par un dispositif additionnel. Dans ce but exprès, ledit axe 28 porte, fou, un levier 29 articulé à la tige 30 d'un piston capable, sous l'action d'un fluide comprimé, de coulisser dans un cylindre 31 lui-même oscil- lant autour d'un axe 2 prenant appui sur la partie correspondante du corps 1. De plus, le levier 29 présente une griffe 33, attaquant la griffe correspondante 34 de l'embrayage à griffe 35 claveté sur l'axe 28. Par ce moyen le déplacement du piston dans le cylindre 31 provoque mécaniquement les déplacements correspondants de l'axe 28, de la biel- lette 27, de la bielle 24 et du verrou de calage 9.
Que la commande du verrou de calage 7 soit manuelle ou mé- canique, comme décrit précédemment, un moyen élastique peut favoriser la chute du verrou et le rappel du dispositif de manoeuvre dudit verrou.
Ce moyen élastique est,-en l'occurrence,formé d'une biel- lette 41 clavetée sur l'axe 28 et articulée en bout d'un guide tubulaire 42 dans lequel peut coulisser une tige 43, appuyant, par un bout, sur une partie fixe du corps 1 du dispositif d'attelage. Un ressort à bou- din 44 entoure à la fois les éléments télescopiques 42-43 et sollicite donc en permanence la biellette 41 et l'axe 28 vers la position initiale.
Pour faciliter l'oscillation libre de la tige 43, celle-ci présente une embase 45 pourvue d'un creux 46 coopérant avec une aspérité 47 du corps du dispositif d'attelage.
Egalement dans cette variante, le crochet d'attelage 7. est assujetti rapidement dans l'une ou l'autre de ses deux positions carac- téristiques par un système élastique aussi simple qu'efficace. Il se compose d'une tige 36 dont un bout est articulé sur l'appendice du cro- chet d'attelage par l'intermédiaire d'un axe 37, et dont l'autre bout est monté coulissant dans un guide tubulaire 38 lui-même articulé sur un axe 39 prenant appui sur le corps fixe de l'attelage. Un ressort 40 entoure, à la fois ladite tige 36 et ledit guide tubulaire 38 et intro- duit un effet de poussée permanent entre les axes 37 et 39 assurant une fermeture et une ouverture parfaites du crochet d'attelage.
Comme on le voit, de nombreuses dispositions complémentaires peuvent être introduites dans le dispositif d'attelage conforme à l'in- vention sans en modifier les caractéristiques essentielles mais seule- ment en vue de faciliter ou de mécaniser certains mouvements. De nom- breuses autres dispositions mécaniques, électriques, hydrauliques, pneu- matiques, ou autres, pourraient encore être introduites dans ce disposi- tif d'attelage décrit sans sortir du cadre de l'invention.
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