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CISAILLE A CORNIERES.
Dans les cisailles à cornières connues, les lames se déplacent verticalement. Lorsqu'il s'agit d'exécuter avec ces cisailles des coupes en onglet, du moins sur des profilés de faible épaisseur, les cornières à cisail- 1er doivent être relevées obliquement sous un angle approprié. Ceci a d'abord pour effet qu'il est impossible, dans les coupes à onglet, d'enlever des bouts de barres de grande longueur, vu que les bouts à séparer ne peuvent être in- troduits dans la cisaille que d'une distance déterminée par celle'qui sépare les lames du sol. D'autre part, il est difficile de munir la machine de dis- positifs de support pour maintenir la position élevée oblique des profilés, de sorte qu'il est impossible de cisailler en onglet des profilés de grande épaisseur sans faire usage des moyens auxiliaires.
On'a donc été amené de monter le chariot porte-lame à coulissement suivant une direction oblique à 45 , dans le plan vertical. Ceci permet d'introduire horizontalement les profilés devant être coupés en onglet, en les plaçant dans la cisaille dans une position correspondant à l'angle de l'onglet. Ceci permet de séparer des tronçons de n'importe quelle longueur, tout en facilitant l'introduc- tion et la mise en place correcte des profilés pour n'importe quel angle.- d'onglet voulu.
Cependant, le guidage oblique du chariot porte-lame dans le bâti de la cisaille rend difficile l'exploitation de telles cisailles et oblige à prévoir un chariot spécial pour la cisaille à tôle (qui est toujours com- binée avec la cisaille à cornières), vu que la lame de la cisaille à tôle doit être guidée verticalement. Il en résulte une transmission compliquée, et d'un mauvais rendement, entre le chariot porte-lame à guidage oblique de la cisaille à cornières et le chariot à guidage vertical de la cisaille à tôle. On a essayé d'éliminer cette difficulté par la prévision d'un cha- riot monté à pivotement, dans lequel les lames à cornières sont orientées à peu près selon la direction oblique requise de 45 , tandis que les lames de la cisaille à tôle sont situées dans un plan à peu près horizontal.
Tou- tefois, le déplacement radial du chariot nécessite des dispositions particu- lières lorsque l'on veut obtenir des coupes en onglet parfaite. -Pour
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rapprocher autant que possible le mouvement radial du mouvement de coupe obli- que, on est obligé de prévoir un rayon de pivotement important, ce qui conduit d'autre part à de grandes dimensions et à des surfaces de friction importan- tes du chariot pivotant, donc à un mauvais rendement. A cela vients'ajouter une modification continuelle, inévitable et préjudiciable, de l'angle de coupe de la lame à tôle, ainsi qu'une position peu pratique du déclencheur.
La présente invention combine les avantages du déplacement ver- tical du chariot porte-lame avec ceux du mouvement oblique et rectiligne de la lame à cornières, sans présenter les inconvénients précités de ces deux types.
Selon l'invention, le mouvement de coupe oblique des lames à cornières est dérivé, par l'intermédiaire d'une rampe de poussée, du mou- vement vertical du chariot porte-lame. De préférence, les lames à cornières sont disposées dans une plaque porte-lame formant un carré et montée à cou- lissement, deux côtés opposés de cette plaque étant guidés suivant un angle de 45 entre une saillie en forme de barre et une cheville de rappel soli- daire du chariot porte-lame, tandis que ses deux autres côtés opposés sont guidés entre deux surfaces à obliquité opposée, solidaires du bâti fixe.
Le dessin annexé représente un exemple d'exécution d'une cisaille à cornière combinée avec une cisaille à tôle, selon l'invention.
La figure 1 est une élévation de la cisaille.
La figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la figure 1.
La figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 1.
Le chariot porte-lame 1 est guidé à coulissement vertical dans le bâti de la cisaille formé par les plaques latérales 2, 3 et leurs barres d'assemblage 4,5. Dans un évidement rectangulaire du chariot, on prévoit une plaque 6 portant les lames à cornières et maintenue, sur deux-côtés opposés, d'une part par une saillie 7 inclinée à 45 et formant rampe de poussée, et d'autre part par une cheville de rappel appropriée 8. La plaque porte-lame, la rampe de poussée et la cheville de rappel font saillie latéralement dans un évidement de la plaque 2 du bâti, dans laquelle la plaque porte-lame est guidée à mouvement forcé, par ses deux autres côtés, sur des surfaces de guidage 9 et 10. Une plaque 11 munie des contre-lames fixes et montée rigi- dement dans la plaque de bâti 2, est prévue en regard de la plaque 6.
L'ex- trémité inférieure du chariot porte-lame 1 porte la lame à tôle 12. '
La commande de la cisaille peut être manuelle ou mécanique. Lors de la descente du chariot, sa plaque porte-lame 6 se déplace par mouvement forcé sous l'effet de la rampe de poussée et de guidage 7 de ce chariot et de la cheville de rappel 8, en longeant les rampes de poussée 9,10 de la plaque 2 du bâti, inclinées à 45 . La lame à tôle 12 solidaire du chariot est entraînée directement dans le mouvement vertical de celui-ci.
Ainsi, grâce à la construction de la cisaille selon l'invention, on obtient le guidage oblique voulu des lames à cornières à 45 pour coupes à onglet, en partant d'une simple course verticale du chariot porte-lame, tandis que, d'autre part, la lame à tôle est déplacée directement par le chariot dans la course verticale requises de celui-ci. Il en résulte une construction simple de la cisaille, ainsi qu'un fonctionnement avec une transmission favorable de l'effort manuel ou mécanique.
REVENDICATIONS.
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