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ARMATURE POUR ELECTRODES A AUTO-CUISSON.
La présente invention se rapporte aux électrodes Soderberg à auto- cuisson continue qui sont soumises à des efforts mécaniques particulièrement sévères, par exemple des électrodes très longues dans des fours hermétiques et les électrodes des fours convertisseurs tels que les fours électriques pour la production d'acier et l'équivalent.
Conformément au brevet norvégien n 32.919 l'électrode est formée d'une gaine en fer à nervures internes remplie de pâte à électrode. Le type décrit dans ce brevet a été utilisé jusqu'ici sans modification.
Ce type d'électrode présente cependant certains inconvénients par- ticulièrement remarqués dans les fours de fusion où l'électrode est soumise à une forte corrosion et à des efforts mécaniques sévères, par exemple dans les fours d'aciéries. Ces inconvénients proviennent de ce que les nervures longitu- dinales en-fer habituelles fondent à la partie inférieure de l'électrode et. laissent ainsi des rainures périphériques qui divisent l'électrode en secteurs.
La section transversale de l'électrode voit sa résistance amoindrie et l'élec- trode se brise facilement.
Les rainures précitées peuvent dans certains cas, spécialement dans les fours à acier, se creuser fortement quand les flammes corrosives montantes lèchent de longues surfaces ininterrompues, ce qui est spécialement vrai si 1' électrode n'est pas hermétiquement serrée dans le plafond du four.
Un autre défaut des nervures verticales continues utilisées jusqu'ici réside dans le fait que le fer a un coefficient de dilatation très supérieur à celui des électrodes cuites, et les nervures peuvent donc dans certains cas pro- duire dans l'électrode des crevasses horizontales. Comme les nervures sont cepen- dant nécessaires sous l'une ou l'autre forme pour fixer l'électrode à la gaine et pour amener le courant, il- est important de trouver une forme de nervure qui autant que possible remplisse-ces conditions- sans cependant former des crevas- ses et des rainures dues à la corrosion.
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Grâce à des expériences systématiques sur divers types de cons- truction, on a crée des types de nervures présentant des avantages considé- rables par rapport aux anciens.
Les diverses variantes de ces nouveaux types sont principalement basées sur le principe de liaison non continue entre gaine et rainure.
Les figures I, II et III donnent un exemple de nervure conforme à l'invention,dénommée nervure en Y. Ces nervures sont longitudinales mais se trouvent plus à l'intérieur de l'électrode, n'ayant qu'une partie continue très étroite,la partie extérieure reliée à la gaine étant subdivisée et non continue. Les nervures sont entaillées sur environ les deux tiers de leur lar- geur dans le sens horizontal et les ailettes ainsi formées sont pliées alter- nativement vers la gauche et la droite et soudées à la gaine.
La figure I représente une coupe horizontale de l'électrode. 1 est l'électrode, 2 la gaine., 3 une nervure en Y avec des ailettes 4. Dans une cou- pe verticale de l'électrode, les nervures apparaissent comme à la figure II, tandis que la figure III donne une vue de face de l'électrode vue de l'extérieur, la gaine étant fondue. Les marques laissées sur la surface de l'électrode par des nervures de ce genre sont des lignes décalées les unes par rapport aux au- tres.
Grâce à ce genre de construction, les rainures formées dans l'électro- de par les nervures fondues sont discontinues et les flammes corrosives ne peu- vent pas lécher l'électrode sur de longues surfaces ininterrompues. Comme les nervures sont entaillées horizontalement, la tension verticale sur l'électrode est moindre. La surface de contact entre les nervures et la gaine de l'électro- de a la même longueur que dans la construction précédente conforme au brevet norvégien n 32.919,, l'amenée du courant à l'intérieur de l'électrode se fai- sant donc dans d'aussi bonnes conditions qu'auparavant.
Toutes les rainures 3, ou une sur deux, peuvent être reliées inté- rieurement au moyen de plaques continues ou discontinues.
Une autre forme d'exécution est représentée aux figures IV et V Ici un certain nombre d'ailettes en forme de contacts simples en dent de scie 5 sont fixées à la paroi intérieure de la gaine de l'électrode. Ces contacts peuvent être disposés en rangées continues; la largeur de la nervure est ce- pendant négligeable et aucune rainure profonde ne peut être faite par corrosion de l'électrode. Afin d'obtenir un bon contact électrique et empêcher ainsi que le passage du courant fasse fondre trop rapidement les nervures, le nombre de nervures a été augmenté.
Au lieu d'avoir 5.000 ampères par nervure longitudi- nale, on n'utilise plus que 1000 à 2. 000 ampères par nervure., c'est-à-dire que le nombre de nervures doit être considérablement augmentéo Dans cette construc- tion, la gaine aura de nombreuses surfaces de fixation, mais la section transver- sale de l'électrode ne sera déforcée de façon notable à aucun endroit.
Les figures VI et VII représentent une forme d'exécution dans laquel- le les nervures 6 sont réalisées en treillis à larges mailles, plaques fortement perforées, "Hy-rib" ou plaques de métal déployé. Dans ces constructions, les ner- vures répartiront bien le courant et fixeront bien l'électrode à la gaine sans provoquer de trop fortes tensions et en laissant en même temps des cavités dis- continues dans l'électrode, après fusion du fera
Alors que les électrodes pourvues de nervures du type usuel devien- nent coniques et même pointues à leur extrémité inférieure avec des rainures ver- ticales corrodées à la place des nervures,
des expériences ont montré que les électrodes munies de nervures conformes à l'invention maintiennent leur forme cylindrique beaucoup plus bas vers leur extrémité inférieure et que leur surfa- ce reste unie et garde un bel aspect.
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