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MACHINE A COMPOSER.
La présente invention concerne des machines à composer en caractè- res justifiés utilisant de préférence mais non exclusivement des moyens pho- tographiques elle- concerne plus particulièrement un dispositif de justifica- tion automatique. L'invention sera décrite'en se reportant aux dessins dans lesquels :
La figure 1 représente un schéma d'ensemble,
La figure 2 représente le mécanisme de justification.
La réalisation décrite est représentée de façon schématique sur la figure 1 montrant comment les différents organes de la machine sont relies les uns aux autres.
On pourra se reporter pour une description plus détaillée de cer- tains de ces organes à la demande de brevet déposée en Belgique le 17 mars 1950 pour Machine à composer.
La machine décrite à titre d'exemple comprend un clavier CL asso- cié à une machine à écrire de type courant qui donne une copie facilement li- sible sur laquelle l'opérateur peut se relire et corriger ses erreurs, un en- registreur proprement dit ENR, un élément inscripteur INS et un organe de lec- ture LEC, deux éléments justificateurs semblables JUSl et JUS2 et un ensemble photographique PH.
Le clavier CL de la machine à écrire est muni de barres sélectri-. ces (dites aussi de code ou de permutation) du genre utilisé dans les téléimpri- meurs. Lorsqu'une touche du clavier est abaissée,, une ou plusieurs de ces bar- res sélectrices sont actionnées suivant. un code analogue à celui utilisé en télégraphie Baudot ou dans les téléimprimeurs. Dans la réalisation décrite on utilise un 'code à 7 -éléments-et par suite 7 barres sélectrices pouvant don- ner 27, soit 128 combinaisons différentes, ce qui est amplement suffisant en pratique.
Chaque caractère, est représenté par une combinaison de ce code et les barres sélectrices établissent des contacts et transmettent les combi- naisons à un enregistreur qui' les enfonce au fur et à mesure de la frappe par l'enfoncement de broches.
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Une ligne entière est enregistrée avant d'être photographiée. Les dispositifs d'enregistrement et de lecture sont indépendants de telle sorte qu'une ligne peut être composée pendant que la précédente est en cours d'impres- sion. Ce résultat est atteint avec un seul élément enregistreur, la vitesse de déplacement de l'élément de lecture étant suffisamment rapide pour que ce- lui-ci se maintienne constamment en avance de la frappe.
Après la frappe d'une ligne, le temps nécessaire- au chariot de la machine à écrire pour revenir en arrière est suffisant pour que l'élément de lecture de l'enregistreur prenne une certaine avanàe et ne puisse être rejoint
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par l'élément inscr3,pteut même par des dactylographes exercées.
Pour justifier les lignes, c'est-à-dire aligner la marge de droite,
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il est nécessaire de mesurer la longueor de la ligne et de compter le nombre des espaces justifiables. A cet effet la largeur des différents caractères est de préférence exprimée en fonction d'un unitée commune arbitraire de lon- gueur. Un élément compteur additionne les largeurs au cours de la frappe et un autre élément compte le nombre d'espaces justifiables. Ces deux éléments
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sont associés au clavier pendant la frappe et au dispositif photôgraphiquepmdmt 1>ztoeskn . Un dë#dahs' a3aWble 'dD clé ida2t!qoe est , soaié::aq. 'o1âv:ieb g,ndaIt que le premier est associé à l'unité photographique .pour que l'opérateur n'ait pas à attendre la fin de l'impression d'une ligne pour composer la ligne suivante.
La largeur des caractères est de préférence caractérisée par un certain nombre des éléments utilisés pour l'enregistrement, par exemple lés quatre premiers des 7 éléments de code. Avec 4 éléments on peut, dans le sys- tème de numération binaire-, caractériser 16 largeurs différentes allant de zé- ro à 15, ce qui est suffisant en pratique.
L'ensemble photographique comprend un disque, ou tambour portant les caractères-matrices qui tourne en permanence. Un décodeur DEC commandé par l'enregistreur fait jaillir au moment ou la matrice sélectée passe en position de photographie, un éclair lumineux excessivement bref qui fait une image du caractère sur le film sensible. Le film est de préférence immobile et les images successives des caractères sont espacées les unes des autres d'une distance égale à la largeur des dits caractères, sous le contrôle du dispositif compteur fonctionnant en marche arrière. Le système justificateur augmente automatiquement la largeur des espaces entre mots pour amener la ligne à la longueur de justification désirée. La justification peut également se faire entre caractères ou à la fois entre mots et entre caractères.
Le justificateur est représenté en détail sur la figure 2. On a exposé que la largeur des caractères était de préférence mais non nécessaire, exprimée en numération binaire à 4 éléments. Lsrsque une touche du clavier est abaissée, en plus- de l'enregistrement du caractère par--l'enfoncement de broches dans l'enregistreur (au nombre de 7 dans l'exemple choisi), quatre des barres de permutation, par exemple :Les 4 premières, sont utilisées pour dénoter
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la largeur du caractère et chacune de ces barres actionne 4 éléments tomptemrso Ces quatre éléments compteurs comprennent 4 écrous R32, R34, R36, e't R3$ cor- respondant aux 4 étages binaires 1, 2, 4 et 8 et les font tourner- d'un angle fixe -&.
Ces écrous ont des pas dans les rapports 1, bzz et 8, c'est-à-dire qu'en tournant du même angle # ils déplacent longitudinalement les tiges file-
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tées R 21i., R26, R28 et R30 de distances dans le même rapport de 19 2,, 4 et 8.
Par exemple dans le cas d'une lettre de largeur 12 unités les écrous R36 et R38 seront seuls entrainés et déplaceront vers le haut les pignons R8 et R10. Ces pignons engrènent! avec des crémaillères R200, R201, R202 R203,
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R204, R205, R206 et R207. Pendant la frappe la crémaillère R200 est immobili- sée, au contraire les crémaillères 8201, R202, R203, R204 et R206 peuvent cou- lisser longitudinalement. Les pignons R16, R18 et R20 sont également immobiles
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pendant la frappe. Dans ces conditions les déplacements des pignons s'addi- tionnent et se transmettent à la crémaillère R207. Celle--;ci., par le pignon de renvoi R208 entraine la crémaillère R209, qui est libre de coulisser pendant la frappe.
Le pignon R210 est entrainé par la crémaillère R209 et roule sur la crémaillère R211 également immobilisée pendant la frappe en entraînant le chariot de justification R46 qui se- déplace vers la gauche contre l'action du
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ressort R56. Son déplacement est égal (ou proportionnel) à la somme des lar- geurs des caractères et représente la longueur de la ligne au fur et à mesure de la composition., Toutes les fois que la barre d'espacement de la machine à écrire est abaissée, l'écrou R64-est entrainé et tourne d'un angle #, il fait avancer d'un pas une pièce R66 qui glisse le long d'un bras articulé R68.
Lors- que la ligne croît en longueur il arrive un moment où la pièce R60 du chariot de justification arrive en contact avec la pièce intermédiaire R66 et la re"- pousse en faisant pivoter le bras R68. A la fin de la ligne le bras R68 est immobilisé par un électro-aimant R72 par exemple. En même temps les mécanismes de commande des écrous R32,R34,R36 et R38 sontinversés et le mécanisme déconnecté du clavier CL pour être relié à l'enregistreur ENR (fige 1). La transcription (ou impression-photographique) dé la ligne peut alors commencer. Sous la com- mande de l'enregistreur les pignons R4, R6, R8 et RIO sont rappelés- vers le haut.
Par exemple pour un caractère de largeur 12 unités les écrous R36 et R38 seront seuls tournés d'un angle 6 (en sens inverse du sens utilisé pendant la composition) sous le contrôle de'l'enregistreur' et les pignons R8 et RIO rappelés d'un pas vers le haute La crémaillère R207 est rappelée vers le haut, mais à ce moment on a libéré pour l'impression le mécanisme d'impression pho- tographique. Celui-ci comprend un disque portant les caractères Pl tournant en permanence, une lampe à éclair P2, un objectif P3 faisant une image du ca- ractère à l'infinie Un éclair lumineux de durée excessivement faible jaillit dans la lampe au moment ou le caractère sélecté par le décodeur (sous le contrôle de l'enregistreur) passe en position devant l'objectif.
L'ensemble objectif P4 et prisme P5 fait une image de caractère sur le film P8. Lorsque le prisme se déplace l'image des caractères successifs se déplace en travers du film et l'on obtient ainsi une ligne de texte sans avoir à déplacer le film.
Pour la photographie le prisme P5 est libéré en actionnant l'élec- tro-aimant R84 qui actionne le cliquet R82. La pièce R60 du chariot bute con- tre la pièce R66, elle même appliquée contre le bras R68, qui est- immobilisé.
Le mouvement se transmet donc sous l'action du fort ressort R86, contre l'action du ressort plus faible R56, à la crémaillère R211. La crémaillère entraine le prisme P5 vers la gauche après la photographie du caractère. Lorsque un espace justifiable se- présente l'écrou R64 est tourné (sons le contrôle de l'en- registreur) et fait remonter d'un pas la pièce intermédiaire R66. Le chariot peut avancer ainsi d'une certaine longueur, et pour le dernier espace justifia- ble la pièce R66 revient à sa position de départ. La pièce R60 du chariot est alors dans la position représentée en pointillé en R61.
Sur ,la partie gauche de la figure 2 on a représenté un deuxième dispositif de justification qui fonctionne d'une façon analogue. L'écrou R90 est dans ce cas actionné pour chaque caractère et la justification est .ainsi faite entre tous les caractères. On peut utiliser simultanément, si on le désire, les deux dispositifs de justification par exemple en fixant une valeur maximum aux espaces entre mots. Pour cela la pièce R68 (dont la position est une mesure de l'incrément de justification) est immobilisée dans une position angulaire déterminée et l'électro-aimant R102 est actionné. Celui-ci par la pièce articulée R100, agit sur la crémaillère R213 et par le pignon R212 amène le chariot R46 en contact par sa pièce R60 avec la pièce R66 à ce moment le bras R96 est bloqué et le fonctionnement est comme déjà décrit.
En plus de l'incrément de justification entre mots contrôlé par la remontée de la pièce R66 à raison d'unpas pour chaque espace, le film avance d'un incrément addi- tionnel à chaque lettre par la remontée de la pièce R98 à raison d'un pas par caractère.
Le pignon de renvoi R16 ' est utilisé pour- faire varier la justifi- cation, c'est-à-dire la course du chariot R46, Les pignons R18 et R20 servent au centrage des titres. Pour cela lorsque le titre a été composé les deux pi- gnons R18 et R20 sont tirés vers le bas jusqu'à ce que le chariot R46 arrive à fond de course en position R61. Si au début de la ligne, le pignon R18 est relâché, le prisme se déplacera de la moitié de la ligne et le texte sera exac- tement centré.
Après la description des organes principaux de la machine, le fonc- tionnement du dispositif de justification apparaitra plus clairement en se re-
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portant à la figure 1. La machine ne comporte qu'un clavier CL muni. de barres de permutations ou de codage CM et d'un chariot de machine à écrire auquel est rigidement relié l'élément inscripteur INS de l'enregistreur ENR. Ces organes constituent "L'ENSEMBLE CLAVIER" et se trouvent directement sous le contrôle de l'opérateur.. L'élément de lecture ou décodage LEC placé de l'autre côté de l'enregistreur par rapport à l'élément inscripteur INS, le décodeur DEC et les organes de photographie PH constituent "L'ENSEMBLE PHOTO" qui n'est pas sous le contrôle direct de l'opérateur, mais sous celui de l'enregistreur.
Les organes de justification comportent deux "GROUPES JUSTIFICATEURS" sembla- bles, chaque groupe étant constitué par un mécanisme compteur EV agissante par l'intermédiaire d'un inverseur dé marche REV, sur le mécanisme de justification JUS. Selon des caractéristiques importantes de l'invention, et comme il appa- raitra à l'homme de l'art à l'examen de la figure- 1, un "GROUPE JUSTIFICATEUR-, est relié (mécaniquement ou électriquement) à "L'ENSEMBLE PHOTOII., et un GROUPE fonctionne dans un sens pendant que l'autre groupe fonctionne dans l'autre sens, grace au eu du mécanisme inverseur de marche.
Par exemple, on peut voir sur la figure 1 que dans le "GROUPE" de droite relié à "L'ENSEMBLE CLAVIER" le mé- canisme d'avance variable EV II commandé par l'opérateur agit directement sur le justificateur JUS II, tandis que dans le "GROUPE" de gauche, qui est en ce moment connecté à "L'ENSEMBLE PHOTO", le mécanisme d'avance variable EV I, com- mandé par le lecteur LEC, agit sur le justificateur- JUS I par l'intermédiaire de l'inverseur REV I. On peut donc dire qu'un GROUPE se "remplit" pendant que l'autre "se vide".
En plus et indépendamment de ce qui vient d'être dit, l'inverseur du GROUPE relié à "L'ENSEMBIE CLAVIER" peut toujours être mis en circuit au moment désirépar le mécanisme de correction dans le- but de soustraire la lar- geur d'un caractère à supprimer.
Avec le dispositif décrit il est possible de faire varier la dimen- sion des caractères en changeant la valeur de l'angle e par lequel les écrous de commande sont tournés pendant le comptage et pendant l'impression. Si par exemple cet angle est double, il est clair que l'écartement entre les caractè- res sera aussi double. Il est possible de faire ce changement dans le cours d'une ligne sans affecter la justification.
Bien que la présente invention ait été décrite en relation avec des exemples de réalisation, il est clair que ceux-ci sont susceptibles de va- riantes et modifications sans sortir de son domaine, on peut par exemple uti- liser d'antres- organes à action additive, tels que des engrenages circulaires, rubans, coins pour le mécanisme de justification.