<Desc/Clms Page number 1>
AGENCEMENT POUR LE FONCTIONNEMENT EN AUTOSYNCHRONE DE PLUSIEURS MOTEURS
ASYNCHRONES A BAGUES COLLECTRICES.
Dans de nombreux cas, en particulier dans le fonctionnement des machines textiles, le problème se pose de maintenir constants, dans un procé- dé en continu, les rapports de vitesse entre plusieurs machines en marche, à la fois à la mise en marche, pendant le fonctionnement et à la mise à l'ar- rêt. Un tel procédé est, par exemple, nécessaire dans le cas de cardes mul- tiples pour la production, à partir de laine, de laine refabriquée etc..., d'une mèche qui sera ensuite filée dans des appareils automatiques ou dans des métiers continus à anneau. Ce procédé, qui consiste en cardages répétés, étirage et préparation de la mèche, est habituellement mis en oeuvre dans trois, parfois dans deux et, dans certains cas, dans quatre ou cinq cardes commandées individuellement.
Afin de produire un fil uni de première quali- té, il faut maintenir constant le rapport des vitesses des cardes. Pour le fonctionnement de telles machines à cardes, on a, jusqu'ici, utilisé des moteurs asynchrones à bagues collectrices de type courant, en relation au- tosynchrone, c'est-à-dire dans lesquels les enroulements du stator et du rotor ont été couplés en parallèle. Mais ce fonctionnement en autosynchrone présente les inconvénients suivants.
Du fait que la puissance de synchronisation, qui atteint sa va- leur maximum pour un glissement de 100%, décroît avec la fréquence du rotor et est de zéro à la vitesse synchrone, il est nécessaire de travailler à un glissement de 20% au moins, avec des pertes de puissance correspondantes, pour obtenir des propriétés de synchronisation suffisamment bonnes.
Par suite des propriétés de;la connexion en série des moteurs contrôlés par rotor, la vitesse dépend de la charge et, puisque le moment de charge dans le fonctionnement des cardes varie, entre autres, avec la qualité des matières premières, la résistance de réglage doit pouvoir être réglée par rapport au moment de charge. C'est pourquoi il est impossible, en limitant mécaniquement le mouvement de la manette de la résistance ou
<Desc/Clms Page number 2>
au moyen d'une partie fixe de la résistance, d'éviter qu'une trop grande partie de la résistance soit déconnectée et que les moteurs, en conséquence de ce fait, perdent leur synchronisme.
Si cela se produit, les cardes doi- vent être arrêtées et, du fait que l'inertie et la friction des cardes sont différentes, celles-ci ne s'arrêteront pas en même temps, d'où résulteront la rupture du voile de carde et la nécessité d'un nettoyage des cylindres des cardes, entraînant une perte de temps.
Lors de l'aiguisage et du brossage des cylindres de cardes, cha- que moteur doitetre commandé individuellement, en sens inverse de rotation et à une vitesse inférieure à la vitesse normale.'Comme le moment de charge, à ce stade du fonctionnement, n'est qu'un faible pourcentage du moment nor- mal,le moteur tourne pratiquement à vide et, en raison des propriétés. de la connexion en série du moteur, il est difficile de maintenir la vitesse sta- ble.
Les inconvénients susmentionnés sont évités grâce à l'agencement conforme à la présente invention.
La caractéristique principale de l'invention est un agencement pour le fonctionnement en autosynchrone de plusieurs moteurs asynchrones à bagues collectrices dans lequel les stators et les rotors des moteurs soient équipés à la fois avec des enroulements actifs et des enroulements autosyn- chrones séparés dont les champs puissent tourner dans le même sens que les champs des enroulements actifs ou en sens opposé, le nombre de pôles des en- roulements autosynchrones étant supérieur à celui des enroulements actifs.
Le dessin annexé représente une forme de réalisation de l'agen- cement conforme à l'invention qui, à titre d'exemple, comprend trois moteurs asynchrones 1, 2 et 3, avec des enroulements actifs de stator 4, des enrou- lements actifs de rotor 5, des enroulements autosynchrones de stator 6 et des enroulements autosynchrones de rotor 7. Le nombre de pôles des enroule- ments autosynchrones est, de façon appropriée, double du nombre de pôles des enroulements actifs. Les contacteurs primaire et secondaire sont désignés respectivement par 8 et par 9; 10 désigne un cylindre de contrôleur pour les connexions des enroulements et 11, un démarreur de commande.
Si le réseau électrique a 50 périodes, les enroulements actifs ont six pôles et les enroulements autosynchrones ont douze pôles ; pou- voir de synchronisation a sa valeur optimum à la mise en marche et à 1.000 toùrs/min., si les champs des enroulements autosynchrones tournent dans le sens des champs des enroulements actifs. A 500 tours/min., la puissance de synchronisation des enroulements autosynchrones est nulle mais la puissance de synchronisation des enroulements actifs est alors suffisamment grande pour maintenir seule le synchronisme. La fréquence des enroulements autosyn- chrones est, à la mise en marche, de 50 périodes; à 500 tours/min., elle est de 0 et à 1.000 tours/min., de 50 périodes.
Si les champs des enroulements autosynchrones tournent en sens contraire de celui des enroulements actifs, leur fréquence, à la mise en marche, est de 50 périodes; elle est de 1. 000 périodes à 500 tours/min. et de 150 périodes à 1. 000 tours/min.
La puissance de synchronisation augmente, par conséquent,, de fa- çon permanente avec la vitesse et elle atteint sa valeur maximum à 1. 000 tours/min.
En utilisant l'agencement décrit pour le fonctionnement en auto- synchrone, on peut assurer le synchronisme jusqu'à la vitesse la plus élevée des enroulements actifs. Une résistance de glissement particulière n'est donc pas nécessaire et la résistance secondaire n'est utilisée que pour la mise en marche et le contrôle.
Du fait que les enroulements autosynchrones peuvent travailler séparément, une faible vitesse stable peut être obtenue, pour l'aiguisage et le brossage des cylindres de cardes, par exemple.