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PROCEDE ET APPAREIL POUR'LA FABRICATION !DU SULFURE ,DE CARBONE.
On sait que la majeure partie du sulfure de carbone se prépa- re à chaud directement avec du soufre et du carbone.
Dans les procédés connus, du charbon' de bois est chauffé au rou- ge et on fait passer la vapeur de soufre dans la colonne de charbon de bois Les vapeurs de sulfure de carbone sont ensuite condensées.
Les appareils connus, dont un type est représenté de manière très schématique par la fige 1 comportent une cornue 1, pleine de charbon de hêtre 2, chauffée dans un four 3 avec circulation des fumées chaudes.
Le soufre, fondu à part, est amené à la partie inférieure 4 de la cornue par l'intermédiaire d'un tube 5 qui traverse la colonne de charbon en em- pruntant de la chaleur à la cornue.,
Ces appareils permettent une vaporisation à peine suffisante du soufre. Ce dernier ne réagit donc pas assez rapidement et unebonne partie du soufre qui a traversé la colonne de charbon à l'état de vapeurse con- dense et doit être ramenée à la partie inférieure de la cornue 1 ce qui li- mite considérablement la capacité de production de la cornue.
Vis à vis de ces procédés et appareils connus, l'invention con- cerne un procédé de fabrication du sulfure de carbone par réaction de la va- peur de soufre sur du carbone, caractérisé en ce que le soufre est vapori- sé et surchauffé avant d'être admis sur la masse de carbone, ce qui accroit le rendement sans accroissement de la consommation de charbon.
L'invention s'étend à ce procédé de manière générale, quel que soit l'appareil utilisé pour sa mise en oeuvre. Toutefois, l'invention concerne aussi un appareil pour la fabrication du sulfure de carbone sui- vant le procédé du paragraphe précédent ou procédés analogues, caractérisé en ce qu'il comporte, en dehors de la cornue, un récipient chauffé rece- vant le soufre liquidé à l'une de ses extrémités et communiquant , par son autre extrémité, avec l'intérieur de la cornue, le trajet du soufre dans le récipient étant.suffisant pour assurer sa vaporisation et la surchauffe de la vapeur avant son admission dans la cornue, ce qui réalise un appa-
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reil à très grand rendement.
Conformément à un mode de réalisation de l'appareil du paragra- phe précédent, le récipient de vaporisation et de surchauffe du soufre com- porte intérieurement des plans inclinés disposés en chicane, ce qui accroit le trajet de la vapeur de soufre et réduit les dimensions du récipient.
Conformément à un autre mode de réalisation, le récipient de va- porisation et de surchauffe est en forme de tube cylindrique et contient une vis sans fin, ce qui accroit le trajet de la vapeur de soufre.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaî- tront au cours de la description suivante d'un mode de réalisation choisi seulement à titre d'exemple.
Au dessin annexé -. la fige 2 est une coupe verticale d'un appa- reil conforme à l'invention et permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention.
La fige 3 schématise la disposition des plans inclinés dans le ré chauffeur-vaporisateur.
La fige 4 schématise un autre mode de réalisation du réchauf- feur-vaporisateur.
Suivant le mode d'exécution représenté, l'appareil comporte un four 6 de type usuel dans lequel est montée une cornue 7 avec un tube de dé- gagement 8 à son sommet.
Conformément à l'invention, un récipient 9 de section rectan- gulaire est aussi monté dans le four, à l'extérieur de la cornue. La base du récipient 9 communique avec la base de la cornue 7 par une tubulure 10 qui est avantageusement constituée par la tubulure de nettoyage de la cor- nue
A sa partie supérieure, le récipient 9 communique par l'inter- médiaire d'un joint hydraulique 11, avec une trémie 12 contenant du soufre liquide.
Pour diminuer la hauteur du récipient 9, des parois inclinées 13 y sont disposées en chicane, comme représenté par la fige 3
La marche de l'appareil ainsi décrit est la suivante :
Le soufre contenu dans la trémie 12 entre au sommet du récipient 9 à l'état liquide (130 C) Il tombe sur le premier plan incliné 13, de là sur le suivant et ainsi de suite. Lorsqu'il arrive à la base du réci- pient 9, le soufre est non seulement vapDrisé, mais encore surchauffé à 700-750 C. La forte pente des parois 13 évite l'obstruction par des impu- retés .
Dans cet état, il pénètre dans la cornue 7 par la tubulure 10; Du fait de sa température élevée; il se combine rapidement au carbone con- tenu dans la cornue.
Le procédé conforme à l'invention permet d'accroître la capaci- té de production d'une cornue qui peut donner 2000 kgs par jour, alors que les procédés et appareils antérieurs ne permettent de produire que 1000 à 1100 kgs par jour et par cornue. Cet accroissement de production est ob- tenu sans accroissement de la consommation en charbon pour le chauffage.
Les appareils connus peuvent être facilement transformés en ap- pareils conformes à l'invention. Il suffit d'appliquer le récipient 9 sur la tubulure de nettoyage des cornues par soudure ou par des brides proté- gées par une rangée de briques réfractaires.
Bien entendu, 1'invention n'est pas limitée à ce mode d'exécution.
C'est ainsi que les parois inclinées 13 peuvent être remplacées par tout au- tre dispositif, pouvant jouer le même rôle, par exemple, une vis sans fin 14 à pas rapide, comme représenté à la fige 4; dans ce cas, la section du récipient de vaporisation et de surchauffe est, de préférence, circulaire.