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ACCOUPLEMENT POUR TUYAUX AVEC FOURRURE ENCASTRABLE.
Cette invention concerne les accouplements pour tuyaux, c'est-à- dire les appareils permettant de jonctionner les tronçons d'un tuyau à l'aide d'un raccord pourvu de douilles ou de branchements, chacun pour la fixation d'un tronçon de tuyau en vue d'assurer létanchéité aux fluides ou liquides qui franchissent l'accouplement.
Le but essentiel de l'invention est de permettre la réalisation d'un accouplement capable de résister à de hautes pressions'et d'être aisément serré tout en présentant un risque de fuite faible si l'écrou n'est pas serré bien à fond, cet accouplement étant spécialement conçu en vue de relier les uns aux autres des tronçons de tuyaux en métaux ou alliages plutôt tendres bien que ceci ne limite pas ses possibilités d'applicationo
L'invention est matérialisée dans un accouplement comprenant un raccord (de forme rectiligne, à forme en T ou de forme analogue) pourvu de plusieurs branchements chacun pour la fixation de l'extrémité d'un tronçon de tuyau., l'extrémité de chaque branchement.étant pourvue, par conformation ou autrement.,
d'une saillie ou protubérance annulaire avec face terminale fuselée munie de gradins ou de stries et d'un écrou formant raccord présen- tant un évidement fuselé ou servant de logement à un organe à face fuselées afin de parfaire ladite face terminale, l'extrémité évasée du tronçon de tuyau à accoupler étant enserrée entre la face terminale dudit anneau et l'évidement fuselé quand on serre l'écrou du raccord.
La face terminale peut être conformée sous la forme d'une portion de manchon ou de fourrure pouvant s'emboîter dans un évidement de forme cor- respondante de l'extrémité d'un branchement de l'accouplement. A titre de
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varianteg la face terminale peut être celle d'une bague faisant saillie par rapport à l'extrémité du branchement. Les stries sont constituées, de préfé- rence, par un certain nombre de dents concentriques formant des arêtes annu- laires sur la face terminale.
L'évidement de forme conique ou fuselée peut être ménagé dans un manchon logé dans l'écrou du raccord ou bien être pris dans la masse du rac- cord et constitué par la face interne de la bride arrière usuelle de cet écrouo
Dans le dessin schématique annexé, qui facilitera la compréhension de l'invention, est représenté un mode de réalisation préféré de cet accouple- ment ainsi que quelques variantes possibles.
La fig. 1 est une vue en coupe longitudinale de cet accouplement de tronçons de tuyau.
La fig. 2 est une vue d'extrémité de la fourrure encastrée dans
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19accouplement.
La fig. 3 est une vue fragmentaire semblable à la fige 1, mais dessinée à plus grande échelle, d'une variante de constitution de la fourru- reo
La fig. 4 est une vue semblable à la fig. 3 montrant une autre variante possible.
Comme le montrent les figso 1 à 39 le manchon 1 formant fourrure présente un alésage cylindrique et constitue à son extrémité interne 2 un an- neau dont la face externe se prolonge par une surface médiane 3 qui est in- clinée de façon très prononcée. L'angle de la pente de cette surface 3 est, de préférence, compris entre 30 et 60 . Un angle de 45 conviento De pré- férence et comme représenté, la longueur du manchon 1 est approximativement égale au calibre de son alésage, tandis que la longueur de la partie médiane inclinée 3 est approximativement égale à la longueur combinée de l'anneau 3 et du coin d'extrémité
La surface 4 du coin d'extrémité est striée et présente (comme représenté) cinq échelons concentriques 5 dont chacun forme une arête vive annulaire.
La douille 6 formant la queue du raccord 7 est pourvue d'une embouchure évasée 8 dans laquelle s'emboîte la surface externe inclinée 3 du manchon 1, ce qui laisse le coin strié 4 en saillie par rapport à cette queue 6.
L'accouplement comprend également une bague 10 qu'on fait glis- ser sur l'extrémité du tronçon de tuyau avant que ce dernier ne soit évasé par mandrinage ou dudgeonnage (comme représenté) à l'aide d'un outil appro- priéo Cette bague 10 délimite une cavité partiellement conique 11 présen- tant des gradins ou des stries comme figuré en 12. On conçoit que l'écrou ordinaire 13 formant raccord est engagé par coulissement sur le bout du tronçon de tuyau avant la bague 11. Quand 1'écrou 13 est serré., l'extrémité évasée du tronçon de tuyau est enserrée entre le coin terminal du manchon 1 et la paroi de la cavité 11. Les stries mordent alors dans la matière con- stitutive du tronçon de tuyau.
La face 14 de la bague 10 appuyée par la bride 15 de l' écrou 13 formant raccord a, de préférence, la forme d'un coin taillé en arrière, et la surface conjuguée de la bride a une forme semblable. Le manchon 1 et la bague 10 sont constitués par une matière plus dure que celle qui constitue le tuyau. La douille forme le siège du manchon 1 de sorte que., quand on ser- re l'écrou 13 f ormant raccord., le manchon est enfoncé contre le siège, ce qui détermine un frottement qui empêche le manchon de tourner.
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La disposition que montre la fig. 3 est destinée à assurer une pénétration suffisante des stries 5 dans la matière constitutive du tuyau pour que la retenue soit suffisante dans toutes les conditions opératoireso 0-'est ainsi que si le tuyau n'est pas évasé correctement et si l'écrou 13 formant raccord n'est pas suffisamment serré, les stries peuvent ne pas péné- trer assez profondément dans la matière constitutive du tuyau et peuvent ainsi ne pas assurer une retenue suffisante.
Par contre, si l'extrémité du tronçon de tuyau est exagérément évasée par exemple, il peut arriver que les stries mordent tout d'abord dans la partie du tuyau formant la naissance de 1?évasement, et la pression de serrage peut alors ne pas être suffisante pour ployer le tuyau, afin d'assurer la pénétration adéquate des stries dans le tuyau à peu près au milieu de l'évasement.
Comme le montre la fig. 3, la surface terminale 4a est courbe en section droite. Cette courbure est destinée à assurer que la partie cen- trale de l'extrémité évasée du tronçon de tuyau vienne tout d'abord en con- tact avec la surface terminale 4a, de façon que les dents qui se trouvent à cet endroit pénètrent tout d'abord dans la paroi du tuyau. Pour empêcher que les stries placées sur la bague 10 ne viennent tout d'abord en contact avec la partie courbe à la naissance de l'évasement, les dents internes de la ba- gue et la surface intérieure sont entaillées en arrière et convenablement conformées.
La courbure de la surface terminale peut avoir une forme quelcon- que à condition de présenter une partie centrale capable de pénétrer dans la paroi du tuyau en dega des extrémités de ladite surface. C'est ainsi que l'extrémité en question peut ou non être parfaitement courbe mais que, si elle l'est effectivement, il est préférable que le centre à partir duquel la courbe est tracée se trouve sur une ligne perpendiculaire au milieu de la corde qui sous-tend l'arc formé par la surface terminale. Le rayon est égal à deux fois environ la longueur de l'arc suivant une réalisation à adopter de préférence., et l'arc est tracé suivant la bissectrice de la corde.
Les stries sont disposées de telle sorte que trois d'entre elles placées dans la partie centrale se trouvent nettement noyées dans l'épaisseur du tuyau avant que les stries terminales ne rencontrent la surface du noyau. Mais la courbure peut varier entre de vastes limites. La corde qui soustend l'arc est, de préférence, comprise entre 30 et 60 .
Le manchon 1 peut avoir une forme telle qu'il fasse corps avec l'extrémité de la douille. Autrement dit, celle-ci présente une bague saillante. Un exemple de cette réalisation possible est représenté par la fig. 4 qui montre l'extrémité 6 de la douille de raccordement taillée sui- vant un profil fuselé présentant une courbure comme dans l'exemple que mon- tre la fige 3, l'extrémité courbe étant striée comme figuré en 50 L'extré- mité 6 de la douille de raccordement pourrait d'ailleurs aussi présenter une conicité droite. Enfin, 19écrou formant raccord pourrait, lui aussi, être muni de stries prises dans la masse et (comme le montre la fig. 4) d'une pa- roi postérieure inclinée 15 avec surface interne striée ou à gradins comme figuré en 11.
Un pareil écrou pourrait évidemment trouver son application dans les constructions représentées par les figs. 1 à 30
Si les gradins ou les stries sont taillées à même la paroi de l'écrou il est étudié, de préférence, de façon que le frottement qu'il exer- ce sur le bout du tuyau soit inférieur au frottement exercé par la bague ou le manchon de sorte que le risque que le tuyau ne tourne est réduit au mini- mum.
Les' détails de réalisation constructive peuvent être modifiés sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences mécaniques.