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SYSTEME DE COMMANDE .CENTRALE, AVEC .LIAISONS-MECANIQUES-D'ENTRAINEMENT ET DE .VERROUILLAGE.
La présente invention est relative à un système de commande ayant pour but d'établir une liaison mécanique entre plusieurs distributeurs de fluide sous pression ou contacteurs électriques, montés en bloc en cas d'un nombre limité ou sur un pupitre de commande en cas d'un nombre plus important, de telle manière que l'action sur l'un de ces distributeurs ou contacteurs pro- voque en même temps le verrouillage de l'un ou de plusieurs autres, suivant un programme d'enchaînement caractéristique pour chaque application envisagée.
Les installations auxquelles cette invention peut être employée sont très nom- breuses et-fort diverses. Il suffit de citer, à titre d'exemples d'applica- tions, et sans que cette énumération soit limitative les installations de commande centralisée des aiguillages et de la signalisation des réseaux de voies ferrées; les installations mécanisées des recettes du fond et- du jour, des stations de culbutage et du roulage en général dans les mines ; instal- lations pneumatiques ou électriques à commandes centralisées des différents chantiers, carrières, points de chargement, réseaux de manutention ou autres; les "dispatchings" des réseaux électriques de distribution; enfin tout ensem- blé similaire, nécessitant la concentration de plusieurs commandes placées sous la surveillance d'un homme.
L'asservissement des différentes parties d'une installation com- plexe de télécommande peut être obtenu de plusieurs manièreso Lorsque l'agent moteur (fluide sous'pression, électricité) est choisi ou imposé, on utilise généralement les mêmes éléments standards.- (distributeurs, contacteurs) pour réaliser, d'une part, les commandes proprement, dites et, d'autre part,, leurs diverses interdépendances verrouillages, enclenchements, auto-alimentations, etc.. Pour un réseau fonctionnel tant soit peu compliqué on arrive alors, le plus souvent, à un tel enchevêtrement de connexions qu'il n'est plus possible d'en suivre aisément la marche ou de détecter une panne (qui a d'ailleurs d' autant plus de chances de se produire que le système est plus complexe).
Une
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simplification importante peut être obtenue dans un grand nombre de cas si, au lieu de réaliser les fonctions d'interdépendance au moyen de commandes par fluides, on leur substitue un système mécanique de cames, leviers et cli- quets pouvant assurer de façon sûre et claire les mêmes fonctions. Le but de la présente invention est d'apporter précisément une solution mécanique simple et particulièrement souple du problème ainsi posé, tout en permettant d'augmen- ter la sécurité des installations à commande manuelle qui exigent toujours, de la part du préposé aux manoeuvres, une attention soutenue.
Le système mécanique de commande objet de cette invention n'est pas le seul possible (il en existe d'autres, plus ou moins cohérents): à tringleries et articulations, par exemple), mais il présente deux caractéris- tiques essentielles : la simplicité (de la réalisation et des manoeuvres) et la variété pratiquement illimitée de combinaisons que l'on peut obtenir avec seulement quelques éléments de base.
Les principes qui.-président à la réalisa- tion pratique du système et lui confèrent ces caractéristiques, sont les sui- vants : a) Tous les organes commandés, que l'on appellera sous la désigna- tion générale de "distributeurs" (de fluide sous pression, d'électricité) quelle que soit leur action (positive : ouverture du circuit, ou négative : fermeture du circuit sur lequel ils sont intercalés), doivent être munis d'un poussoir à rappel automatique, ramenant le distributeur dans la position ini- tiale (ou de repos) dès que le poussoir aura été abandonné à lui-même.
En de- hors de cela, les dits distributeurs pourront avoir une forme et une fonction absolument quelconque, par exemple : distibuteur positif ou négatif, avec ou sans échappement, pour fluides compressibles ; valve, robinet ou tiroir distri- buteur à trois ou plusieurs voies, équilibré ou non, pour fluides quelconques (liquides, gaz vapeurs); contacteur ou interrupteur de courant électrique, simple ou multiple, etc.. b) Les leviers de commande de tous les distributeurs appartenant à un même ensemble, sont groupés sur un axe commun et leur action est communi- quée aux poussoirs des distributeurs par l'intermédiaire de cliquets disposés sur un deuxième axe Darallèle au premier.
Les leviers sont actionnés à la main., sans toutefois que ce mode d'action soit limitatif, les leviers pouvant être, à leur tour, sous la dépendance d'une autre action mécanique quelconque (com- mande par câble, liaison avec un ensemble voisin, etc...). Les axes eux-mêmes pourront être fractionnés et les différentes parties reliées entre elles d'une façon quelconque (par un système d'engrenages ou par un accouplement approprié) lorsque, par exemple, il sera nécessaire de prévoir des sous-ensembles à fonc- . tionnement indépendant.
c) Quelle que soit la complexité et le nombre des distributeurs constituant un ensemble, on n'aura pratiquement jamais à enclencher plus d'un distributeur à la fois (cela n'empêche, bien entendu, qu'un nombre plus impor- tant de distributeurs se trouve simultanément, à un moment donné, en position enclenchée, sous l'effet d'actions précédentes et de verrouillage non encore levés). De ce fait un même levier pourra cumuler la commande d'enclenchement de deux distributeurs, qui seront disposés d'un côté et de l'autre par rapport aux deux axes communs du système.
Si, donc, l'ensemble comporte N distributeurs, le nombre maximum de leviers à prévoir sera N/2 ou (N+1)12, suivant que N est pair ou impair. d) Le système mécanique devra réaliser les trois fonctions distinc- tes qui composent chaque action de commande, à savoir : - l'enclenchement d'un distributeur (le rappel du poussoir étant assuré automatiquement, dès que l'enclenchement ou le verrouillage qui le main- tient est effacé); - le verrouillage- ou le déverrouillage d'un ou de plusieurs autres distributeurs de l'ensemble; - le blocage ou mise à zéro avec verrouillage total d'un ou de plusieurs distributeurs, voire même de tout le système.
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Pour cela, chaque levier de commande sera associé à un certain nom- bre de pièces (cames, cliquets, etc... ) de telle manière qu'il puisse : - transmettre une action d'enclenchement à l'un (ou à plusieurs) des distributeurs qu'il commande; - transmettre et subir des actions de verrouillage aux ou de la part des autres distributeurs; - subir l'action de blocage, qui vient généralement de l'extérieur.
La description ci-après, qui est donnée à titre d' exemple de réalisation, montrera plus clairement l'application concrète des principes précédemment énoncéso Dans une première partie de cette description on s'attachera plus spécialement à la forme constructive des organes consti- tuant le bloc de commande, ensuite, dans une deuxième partie, on indiquera les différentes possibilités d'extension des combinaisons réalisables, ainsi que la marche à suivre dans un exemple d'application.
En référence aux dessins annexés, les fies. 1 et 2 représentent une élévation et une vue en plan correspondante du système de commande pour deux distributeurs, les et ¯4 montrent deux variantes de la, commande d' enclenchement par cliquet, les fies. 5 à 8 sont relatives à deux types prin- cipaux de cames de verrouillage et les fias. 9 à 11 à un mode de réalisation constructive simplifiée du dispositif d'entraînement, enfin, les fies, 12 à 14 indiquent la forme des cames de blocage. Quant aux figures suivantes, elles seront détaillées dans la deuxième partie de la description.
Ainsi que l'on voit tout d'abord sur les figs, 1 à 3, la commande de chaque distributeur comporte : - un levier d'enclenchement b, actionné par la poignée A et pivo- tant autour de l'axe C; - un cliquet intermédiaire d, agissant sur le poussoir e du dis- tributeur et pivotant 'autour de l'axe! (situé au dessous de l'axe C),
Les deux axes c et ±- sont maintenus en place par le support de 1' appareil (non représenté) sur lequel sont également fixés les distributeurs qu'il s'agit de commander. En abaissant le levier b (fig.3), le bouton (fig.1)du distributeur est enfoncé par le cliquet d et le distributeur est actionné.
Si le galet g, qui se trouve en bout du levier b, dépasse la ligne reliant le centre de pivotement du levier b et le centre de l'arrondi du cli- quet d, ce dernier reste engagé sous l'influence de la réaction du bouton e du distributeur et, pour le déclencher, il faudra agir en sens inverse sur la poignée a. Si l'on veut que le levier revienne automatiquement (sans en- clenchement fixe), il suffit de remplacer le rayon à l'extrémité du cliquet par une rampe droite (fig.4). L'angle de manoeuvre est, dans cet exemple, de 35 environ, mais on peut choisir toute autre valeur compatible avec la ciné- matique du système et avec les forces mises en jeu.
Chaque poignée a peut commander alternativement deux distributeurs e, e'- fig.1) suivant qu'elle est actionnée dans un sens ou dans l'autre.
Pour cela le levier est muni de deux leviers d'enclenchement b et b' qui peu- vent se trouver sensiblement dans le même plan si les distributeurs sont de faible encombrement (petits contacteurs électriques, tiroirs distributeurs disposés verticalement, etcn), ou dans deux plans différents (comme représen- té à la fig.2) s'il est nécessaire de dégager le passage des tuyauteries par exemple. Dans tous les. cas les cliquets d et d' sont indépendants l'un de 1' autreo
En dehors de l'action d'enclenchement proprement dite, il est sou- vent utile ou indispensable d'opérer des verrouillages, ayant pour but d'empê- cher l'enclenchement ou le déclenchement d'un distributeur avant qu'une cer- taine opération, qui est sous la dépendance d'un autre distributeur, ne soit complètement achevée.
Les verrouillages sont réalisés au moyen de butées et de cames appropriées. Les figures .1 et 6 montrent, sur un exemple, le principe adopté, qui est le suivant :
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Correspondant à chaque distributeur une came i, fixée sur l'arbrec. peut décrire un certain angle autour de ce dernier. Dans le cas où cette came vient à se placer devant la butée 1solidaire du cliquet d, celui-ci ne peut plus être abaissé et il se produit un verrouillage empêchant l'enclenchement du distributeur correspondant (fig. 6).
Si la butée se trouve du côté opposé (fig,7), il y a possibilité de verrouiller le cliquet dans la position enclenchée, permettant de dégager la poignée afin, par exemple, d'enclencher le distributeur opposé sans que le premier se déclenche.
Les cames de verrouillage sont goupillées sur l'arbre c, lequel ne doit être entraîné que sous des conditions définies. Cet effet est obtenu au moyen d'une clavette h, fixée sur l'arbre c, et d'une rainure de clavette, de largeur variable, prévue dans l'alésage du corps des leviers b, b' ainsi que représenté à la fige 8 qui est une vue en coupe partielle suivant 0-0 (fig.2).
L'arbre c peut être maintenu dans la position médiane au moyen d'un ressort ou dans plusieurs positions déterminées au moyen de crans d'arrêt (non figurée). En agissant sur la poignée a et suivant le jeu laissé de part et d'autre de la clavette h, l'arbre, et avec lui toutes les cames, sont en- traînées d'un angle ( Ó-ss) généralement inférieur et au maximum égal à celui décrit par la poignée (Ó) Dans les exemples précédents (fig.5 à 7) on a supposé que le jeu de la clavette est égal à la moitié du déplacement de la poignée, soit:Ó= 2ss (ss = 17 environ), de même que la largeur du nez de la came 1 et celle de la butées du cliquet sont égales à ss.
En déplaçant donc la came i de l'angle en direction contraire de& aiguilles d'une montre, le nez vient se placer devant la butée j, et le cliquet est ver- rouillé (fig. 6); si, au contraire, le nez de la came se trouve en position normale devant la butée, une rotation de l'arbre aura pour effet de soustrai- re le cliquet à l'action de verrouillage. Les mêmes possibilités existent pour le verrouillage en position enclenchée (fig.7).
En disposant sur un même arbre plusieurs leviers simples ou doubles de commande, on peut réaliser de nombreuses combinaisons de verrouillages en variant d'une part les jeux entre les clavettes et les rainures (angles/), d'autre part la position et la forme des cames et des butées. Ainsi, en comp- tant pour chaque distributeur seulement 3 positions majeures pour les jeux des clavettes et 6 formes de cames, ce qui donne 3 x 6 = 18 possibilités, le nombre total des combinaisons réalisables avec 4 distributeurs (2 leviers doubles) sera compris entre 5985 (combinaisons avec répétition de 18 éléments 4 à4) et 104 976 = 18 (variations avec répétition), suivant que l'on considère ou non l'ordre des arrangements de ces éléments.
Pour simplifier l'usinage des rainures de clavettes de largeur variable,on utilisera de préférence la disposition représentée aux figures 2 à 11 : une bague K, à ouverture variable, est rapportée dans le moyeu et fixée en position par le téton dont la tête est logée dans l'épaisseur de la bague.
En ce qui concerne la position et la forme des cames de verrouillage et des butées des cliquets, les prescriptions suivantes, qui découlent' de leur fonc- tionnement même, devront être respectées : - le secteur d'entraînement d'une came, respectivement le jeu to- tal entre la rainure et la clavette, sera généralement inférieur et au maximum égal à l'angle total de manoeuvre (2 Ó); - le secteur actif de chaque came sera, en général, un multiple du secteur d'arrêt des butées (ss), avec un léger jeu permettant à ces dernières de glisser dans les creux de la came lors du déverrouillage; - les normales à la ligne de contact entre une came et la butée res- pective seront, à des tolérances d'usinage près, radiales par rapport à la came qui effectue le verrouillage et tangentielles par rapport à la trajectoire de la partie verrouillée.
La troisième action de base est celle de blocage ou mise à zéro avec verrouillage total des leviers qui la subissent. Dans ce but le moyeu
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commun des leviers b et b' (fig.2)comporte à un endroit 2 becs m et m' (fgi.
12) et la partie centraleentre ces becs est dégagée concentriquement à l'ar- bre f. Sur cet arbre est clavetée une came n qui comporte un bossage corres- pondant au dégagement du moyeu Les fig. 13 et 14 montrent que, quelle que soit la position du moyeu, une rotation de 1800 de la came n, dans un sens ou dans l'autre,le ramené dans la position médiane dans laquelle il reste verrouil- lé tant que la came n n'est pas dégagée. Si à chaque moyeu monté sur l'arbre c correspond une came!! sur l'arbre ± il est donc possible de remettre à zéro - tout l'ensemble avec un seul levier fixé sur l'arbre!. et de le bloquer dans cette position.
De nombreuses e x t e n s i o n s des combinaisons réalisées à l'aide des éléments de base peuvent être envisagées. Ainsi, en dehors du fractionnement (déjà mentionné) de l'axe commun c pour séparer les sous-ensem- bles, chaque bout d'arbre peut être soumis à des verrouillages particuliers .interdisant par exemple la rotation de l'arbre dans un sens, ou bloquant l'en- semble dans une position déterminée (sans remise à zéro des leviers). En prin- cipe, comme il a été décrit plus haut, chaque levier ne commande qu'un seul distributeur à la fois, mais il est facilement possible d'accoupler deux ou plusieurs moyeux (soit au moyen du jeu des clavettes décrit ci-dessus, soit au moyen d'un entraîneur additionnel) de façon que l'enclenchement de l'un entrai'ne l'enclenchement ou le déclenchement des autres.
De même, en ce qui concerne les verrouillages, une came appropriée pourra être libre sur l'arbre c (c'est-à-dire non goupillée) et être entraînée directement, avec ou sans jeu angulaire, par le moyeu commun des leviers b, b', tandis que la butée 1 sera remplacée par une came fixée sur l'arbre f qui peut produire un effet de ver- rouillage du moyeu similaire ou blocage décrit ci-dessus (voir l'exemple ci- après). Pour d'autres applications, le clavetage avec jeu variable peut être reporté sur l'arbre inférieur en liaison avec le cliquet. Enfin, dans tous les cas, des commandes diverses, provenant de l'extérieur pourront agir sur telle ou telle partie du système mécanique pour provoquer un verrouillage, un dé- clenchement automatique ou une autre action quelconque.
La disposition des distributeurs et de leurs leviers le long de l'arbre ± peut être en principe quelconque mais, dans chaque cas et pour des raisons de clarté, on tâchera de suivre soit une succession spatiale (les distributeurs étant alors groupés suivant le schéma de l'installation) soit une succession temporelle (le groupement suivra dans ce cas l'ordre normal des manoeuvres à effectuer), tout en ayant soin de ne grouper par paires que des distributeurs qui ne devront pas être mentionnés simultanément. Quel que soit le groupement adopté, une '.analyse détaillée du fonctionnement fera res- sortir le programme de verrouillages à réaliser et, une fois le programme éta- bli, sa réalisation à l'aide de cames et de butées sera une chose relativement aisée d'organisation cinématique selon les principes précédemment exposés.
Un e x e m p 1 e d'application fera ressortir plus clairement la marche à suivre et les dispositions à adoptero En considérant le cas, relativement simple, d'une multi-furcation de voie ferrée pour la formation des rames dans une gare de triage, la fig.15 en montre la disposi- tion schématiqueles berlines ou les wagons arrivent par A en roulage indi- viduel (sur une pente automotrice par exemple) et les rames formées sur les voies I,II,III,IV sont enlevées par une locomotive et dirigées vers Bo Des arrêtoirs Ç sont prévus sur chaque voie, qui empêchent l'écoulement des rames en formation (voie III) ou en attente (voie II)o Il s'agit de commander lesai- guilles d'entrée (le 3, 5, 7) d'une part, les aiguilles de sortie et les ar- rêtoirs respectifs (2, 4, 6, 8)
d'autre parto On supposera qu'en position nor- male les aiguillages soient faits en direction des voies A et B respectivement et que l'action sur un distributeur de commande (pneumatique ou électrique, suivant le système adopté) aura pour effet d'ouvrir l'accès vers la voie res- pective de garage. En ce qui concerne les arrêtoirs C, ils pourront être com- mandés automatiquement par la locomotive(au moment où celle-ci aura franchi l'aiguille respective et actionné une pédale de commande) ou manuellement par l'accrocheuro Si les rames elles-mêmes doivent rouler en pente automotrice jusqu'à un point d'accrochage situé dans la direction B, la commande de chaque
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arrêtoir sera couplée à celle de l'aiguillage de sortie respectif.
La disposition des distributeurs sur le pupitre de commande pour- ra être celle qui est représentée à la fig.16 s c'est une disposition spatia- le qui est, dans ce cas, la plus logiqueo D'autre part, étant donné que l'ai- guille d'entrée et l'aiguille de sortie d'une même voie de garage ne seront jamais ouvertes en même temps, il est possible de grouper les distributeurs par paires (1 et 2, 3 et 4, etc..) et de prévoir un seul levier double (respec- tivement une seule poignée) de commande pour chaque voie. Dans la position figurée les distributeurs 5 et 2 sont enclenchés, les autres sont en position neutre et doivent être verrouillés dans cette position, pour empêcher toute fausse manoeuvre.
De plus un verrouillage extérieur du côté de B devra bloquer les commandes de sortie dans la position où elles se trouvent dès que la loco- motive aura franchi un certain point situé en aval de l'aiguille 8, pour ne les débloquer qu'au moment où la queue de la rame enlevée aura franchi ce même point en sens inverse, ceci en vue d'éviter des embouteillages ou des dérail- lements éventuels par manque d'attention du préposé aux manoeuvres.
Les données du problème étant ainsi précisées, il s'agit maintenant de réaliser le programme de verrouillage au moyen de cames et de butées de for- mes appropriées. Le fonctionnement des distributeurs étant parallèle et non sélectif, les cames seront identiques pour tous les distributeurs situés d'un même coté.
Le verrouillage dans un sens (à droite par exemple) peut être obtenu au moyen d'une paire de cames pour chaque levier, la forme et la dispo- sition de ces cames étant représentées à la figure 17. La came 2 est goupillée sur l'arbre c, tandis que la came inférieure q, solidaire du cliquet d, tourne librement autour de l'arbre f. L'arbre c est entraîné par le moyeu b du levier de commande, avec un jeu périphérique , qui est moitié environ de l'angle de manoeuvre 0( (dans cet exemple, comme dans les précédents, on a choisi ss= 17 et 0 ( = 3 51 . D'autre part, un jeu Ó (au moins égal à Ó+Ó-ss = 2 Ó- est prévu dans le moyeu, de l'autre côté de la clavette h, afin de permettre l'enclenchement à gauche sans influencer l'arbre C.
Ce dernier est ramené dans la position médiane (celle qu'il occupe dans la fig.17) au moyen d'un ressort de rappel (non figuré).
Le verrouillage se produit au moment où on enclenche l'un des distributeurs pairs (le 2 par exemple) et il s'opère en deux temps : ler temps g la poignée a et le levier b décrivent l'angle/ dans le sens de la flèche; bien que cet angle ne représente que la moitié environ de l'angle total de manoeuvre Ó le cliquet d (et, avec lui, la came G) aura déjà décrit les trois quarts environ de l'angle total 6 , pour occuper la position représentée à la figure 18;
2ème temps s la poignée et le levier décrivait la seconde moitié de l'angle de manoeuvre (respectivement, l'angle Ó-ss) la came p, qui était restée immobile jusqu'alors, est maintenant entraînée par la clavette h et s'engage dans l'évidement correspondant du crochet de la came g, pour oc- cuper finalement la position représentée à la fig.19); entretemps le cliquet d aura achevé de décrire l'angle ' qui le séparait de la position enclenchée,
L'arbre c, entraîné en même temps que la came supérieure, a dépla- cé toutes les autres cames p du même angleÓ-ss; les cliquets des autres distributeurs pairs sont ainsi verrouillés en position déclenchée (fisure 20).
Pour enclencher un autre distributeur pair, il faudra ramener d'abord en posi- tion médiane le levier précédemment enclenché à droite ; le ressort de rappel ramènera aussitôt l'arbre ± dans la position initiale et un autre distributeur quelconque pourra être enclenché à son tour.
Le verrouillage dans l'autre sens (à gauche par exemple) s'obtient au moyen d'une'autre paire de cames par levier, disposées normalement comme indiqué à la fig.21; g la came t, libre sur l'arbre c, est entraînée par le moyeu du levier, tandis que l'autre came u est clavetée sur l'arbre inférieur f. Un jeu périphérique Ó, égal à l'angle de manoeuvre, permet l'enclenche- ment à droite sans que la came p soit entraînée. Un ressort de rappel r ramène
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cette came dans la position médiane lorsque le levier n'est pas enclenché à gauche.
En enclenchant un des distributeurs impairs (par exemple le 5) pour ouvrir une voie libre (III), la came 1 correspondante sera entraînée de l'angle Ó dans le sens de la flèche, tandis que les cames des autres leviers resteront immobiles.Ce déplacement aura pour effet d'entraîner la came infé- rieure u en sens inverse et, avec elle, toutes les autres cames inférieures suivront le même mouvement d'ensemble (par l'intermédiaire de l'arbre f). En définitive la nouvelle position relative des cames sera celle indiquée à la fig.22 pour le distributeur enclenché et à la fig.23 pour les autres distri- buteurs.
Les leviers de ces derniers seront alors verrouillés à gauche (la came t butant radialement contre le doigt s) mais ils pourront, en échange, enclencher à droite (la clavette k' du moyeu pouvant décrire un angle dans la rainure correspondante),
Pour ouvrir une autre voie, donc pour enclencher un autre distri- buteur impair, il faudra ramener d'abord en position médiane le levier précé- demment enclenché à gauche ;
les ressorts de rappel ramèneront aussitôt toutes les cames dans leur position normale et un autre distributeur quelconque pour- ra être enclenchée
Du fait que le clavetage a été reporté sur l'arbre inférieur pour le verrouillage à gauche et que l'arbre supérieur n'y joue aucun rôle (tout comme l'arbre inférieur dans le verrouillage à droite), les deux groupes de verrouillagessont totalement indépendants l'un de l'autre, ce qui répond exac- tement au problème.
11 est à noter que les mêmes cames qui ont servi pour le verrouil- lage à gauche peuvent servir également, en les disposant symétriquement, pour le verrouillage dans l'autre sens (c'est-à-dire à droite), ce qui constitue une nouvelle variante de réalisation. Cette disposition est représentée à la fig.24; la came x, symétrique de u, est clavetée sur l'arbre c, tandis que la came Y, symétrique de t, est solidaire cette fois-ci du cliquet'd. et tour- ne librement sur l'arbre f. Le rappel est assuré maintenant par le poussoir du distributeur et le jeu périphérique n'est plus nécessaire (le levier n'é- tant pas solidaire du cliquet)0
En enclenchant un distributeur à droite (le 2 par exemple), la ca- me respective y entraîne la came x et, avec elle, toutes les autres cames si- milaires (par l'intermédiaire de l'arbre c).
Les cliquets des distributeurs non enclenchés sont alors verrouillés par le doigt v, contre lequel vient bu- ter la came respective (position symétrique à celle de la fig.23) En dé- clenchant le distributeur, les cames reprennent leurs positions initiales et tout est prêt pour recommencera
Pour achever le programme imposé et réaliser le blocage des com- mandes de sortie pendant que la locomotive effectue ses manoeuvres, il suffit de prévoir une seule came de blocage pivotant autour de l'arbre inférieur et deux becs ±5 w' (fig. 25), solidaires de l'arbre c. Le fonctionnement sera identique à celui décrit aux figures 12 à 14.
La position des becs w, w' sera choisie de telle manière qu'en position de blocage les cames x (respectivement les cames p,dans la première variante) soient enclenchées ; si l'un des dis- tributeurs est alors enclenché à droite, il ne pourra plus se déclencher même en enlevant le levier de commande, car la came y sera retenue par le doigt v appuyant dans le creux z et tous les autres cliquets seront verrouillés en position déclenchée. Si aucun des distributeurs n'est enclenché, ils seront tous verrouillés dans cette dernière position et la locomotive passera plus loin, dans la direction B'.
Cette commande de blocage sera doublée d'une commande manuelle sur le pupitre, afin de permettre un déblocage momentané en cas d'incident sur la voie.
Il est bien évident que les applications du système objet de la présente invention ne se limiteront pas à la seule commande des réseaux ferroviaires, l'exemple ci-dessus ayant simplement pour but de fixer les idées
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et d'orienter l'homme de l'art dans la réalisation pratique de l'invention.
REVENDICATIONS
1. Dispositif central de manoeuvre pour télécommande, comportant pour le fluide moteur des distributeurs à poussoir rappelé, ce dispositif com- prenant deux arbres parallèles sur l'un desquels peuvent basculer librement des cliquets d'actionnement, en contact, chacun, avec le poussoir d'un distri- buteur, tandis que l'autre arbre porte des leviers à poignée de manoeuvre, a- gissant chacun sur un des dits cliquets, et qui sont solidaires de cet arbre ou jouissent sur lui d'un jeu angulaire susceptible de varier, pour les divers leviers, jusqu'à la course totale des dits leviers, des cames solidaires de l'arbre porte-levier, coopérant chacune avec une came solidaire d'un cliquet pour verrouiller le cliquet en position enclenchée ou déclenchée et le levier en position déclenchée.
2. Dispositif suivant 1, dans lequel des leviers opposés sont liés par paire, avec une poignée commune, et agissent respectivement, suivant le sens de manoeuvre de la poignée, sur les cliquets d'actionnement de distribu- teurs placés de part et d'autre de l'arbre porte-leviers.
3.- Dispositif suivant 1 ou 2, dans lequel l'arbre porte-leviers est rappelé à sa position neutre par un organe antagoniste.
4.- Dispositif suivant 1 à 3, dans lequel l'effet de l'organe antagoniste est subordonné à une action extérieure.
50- Dispositif suivant 2, comportant, pour le verrouillage dans un sens de manoeuvre, des cames solidaires de l'arbre des leviers coopérant avec des cames respectivement solidaires des divers cliquets intéressés, et, pour le verrouillage dans l'autre sens de manoeuvre, des cames solidaires, avec ou sans jeu angulaire de l'arbre porte-cliqueta coopérant avec d'autres cames, respectivement solidaires des diverses paires de leviers.
6.- Dispositif suivant 2, comportant, pour le verrouillage dans un sens de manoeuvre, des cames solidaires de l'arbre des leviers, coopérant avec des cames respectivement solidaires des divers cliquets intéressés, et, pour le verrouillage dans l'autre sens de manoeuvre, des cames solidaires de l'ar- bre porte-cliqueta, coopérant avec d'autres cames, respectivement solidai- res, avec ou sans jeu angulaire, des diverses paires de leviers.
7.- Dispositif suivant 1 ou 2, dans lequel l'arbre des cliquets porte une ou plusieurs cames excentriques, coopérant avec autant de contre- parties à ailes symétriques, respectivement solidaires des leviers ou paires de leviers, pour la remise à zéro et le blocage de tout ou partie du dispo- sitif.
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