Poste d'aiguillage à itinéraires à commande électromécanique. Un connaît les divers types de postes à leviers d'itinéraires qui sont actuellement en usage; les uns mettent en ouvre, pour la for mation des itinéraires, des moyens, électri ques, d'autres utilisent à cet effet une com binaison mécanique actionnée par des leviers.
Dans les types: de postes d'aiguillage pu rement électriques, oit les dispositifs de ma- n#uvre, généralement des boutons ou des pe tites manettes, sont disposés "géographique- ment" sur un tableau reproduisant le tracé des voies, on renconre l'inconvénient, qui tient à leur principe, de se trouver devant une grande complexité électrique, en raison du nombre important de relais et de con nexions électriques qu'ils nécessitent pour la cule constitution des itinéraires.
Cette fonction initiale des postes d'aiguil lage, la :seule qui soit ici -en cause, est au contraire toujours remplie plus .simplement avec les dispositifs à combinaison mécani que.
Dans les postes d'aiguillages à leviers d'itinéraires à. combinateur mécanique, cha que aiguille, ou chaque groupe d'aiguilles so lidaires, a son propre organe de commande. Les leviers d'itinéraires interviennent, par des dispositifs mécaniques qui varient de forme, pour manouvrer simultanément les organes de commande des aiguilles intéres sées dans chaque itinéraire.
Des verrous: électromécaniques sont géné ralement utilisés pour interdre ou permettre la manoeuvre des organes, ou des leviers, sui vant ce que les circonstances exigent.
Dans certains types de postes, ces. verrous sont supprimés et remplacés par une action purement électrique; disposition qui a con duit à faire usage d'organes d'aiguilles pou vant occuper trois positions, deux actives pour la commande, ttne neutre, normale.
Tous les dispositifs mécaniques manuels sont lourds et encombrants, car ils, doivent être largement dimensionnés pour résister aux efforts qu'ils ont à supporter du fait de l'in tervention directe de l'agent qui est appelé à les man#uvrer.
Les leviers ne peuvent qu'être groupés pour des raisons de construction mécanique, mais non pas, par exemple, disposés "géo- graphiquement", forme plus logique, cepen dant, qui permettrait à l'aiguilleur de con duire plus aisément ses manipulations.
La présente invention a pour objet un poste d'aiguillage à itinéraires à commande électromécanique, qui est conçu en vue de remédier aux inconvénients cités des dispo sitifs similaires connus,, tout en conservant leurs avantages. Le poste d'aiguillage selon l'invention est caractérisé par un dispositif électrique, actionné par un dispositif de con tact, et qui déplace, par télécommande élec trique, des organes d'un dispositif mécanique actionnant les commutateurs individuels d'aiguilles, qui envoient l'énergie électrique au moteur de l'aiguille correspondante, afin de former l'itinéraire désiré.
L'invention donne la possibilité, dans certains cas, d'assurer la constitution des itinéraires par l'application .d'un dispositif de télécommande à la manoeuvre des appa reils de formation des itinéraires d'un com- binateur mécanique.
Cette disposition per met de se dispenser de faire usage de ver- r illages -ou même des oui électromécaniques enclenchements mécaniques que le combina- teur réalise habituellement.
Le dessin représente schématiquement, et à simple titre d'exemple, non limitatif, plu sieurs formes d'exécution de l'objet de l'in vention.
La fig. 1 représente l'ensemble de l'appa- de l'appa reillage mécanique d'une première forme d'exécution, représenté en position de: repos et utilisé pour la constitution d'un itinéraire.
La fig. la représente, en vue latérale, un détail relatif à la forme d'exécution selon fig. 1.
La fig. 2 montre un profil particulier d'un balancier appartenant à une autre forme d'exécution.
La fig. 3 représente une variante de l'ap pareillage que montre la fig. 1. _ La fig. 4 représente schématiquement l'application de la forme d'exécution selon la fig. 1 à un tracé de voies.
La fig. 5 représente ce tracé de voies. La fig. 6 représente un tableau de télé commande, s'appliquant à toutes les formes d'exécution précédentes du poste d'aiguillage pour réaliser des itinéraires correspondant au tracé de voies de la fig. 5.
La fig. 7 représente schématiquement le principe de commutateurs de télécommande appartenant au tableau selon la fig. 6.
De préférence à d'autres combinaisons mécaniques, on a choisi pour base de cette description une des plus connues: celle qui utilise des barres oscillantes, communément désignées sous le nom de balanciers, en con jugaison avec des barres coulissantes portant des taquets, mais il reste bien entendu que le principe de télécommande peut s'appliquer à tous les dispositifs mécaniques de formation d'itinéraires.
Un dispositif moteur E, électro-aimant, ou autre moteur électrique, commande une came C qui se déplace dans le sens indiqué par la flèche quand l'électro-aimant ou le moteur ,est mis sous tension; dans ce mou vement un ressort R est comprimé; il se dé tend pour ramener la came C dans sa posi tion initiale lorsque l'action du moteur E cesse.
Deux barres D, M parallèles coopérant avec une came qui leur imprime -des mouve ments simultanés sont alors actionnées de telle manière que leurs mouvements sont de sens opposés indiqués par les. flèches (fig. 1); ces deux barres sont équilibrées et reliées entre elles par un palonnier J comme le re présente la fig. la.
Les taquets T sont montés sur l'une des barres D ou M.
Ce dispositif se répète pour :chaque iti néraire prévu et sert à actionner les balan ciers tels que B disposés transversalement aux barres D, M.
Ces balanciers peuvent osciller suivant leur axe longitudinal et occuper trois posi tions: l'une, pn, de repos, obtenue par un moyen :connu, came et ressort par exemple (non représentés. sur le dessin) et deux posi tions extrêmes commandées par l'une des barres<I>D</I> ou 1V1; soit position pd, si le taquet <I>T</I> est disposé en<I>T</I> D sur la barre descendant <I>D</I> (fig. 1), soit position py, si le taquet<I>T</I> est disposé<I>en T</I> 111 sur la barre ascendante 11l.
Chacune de ces positions extrêmes, pd et pg, correspond aux deux positions possibles ,de l'aiguille.
Le retour à la position de repos p-n du balancier B peut être obtenu plus directe ment en conjuguant la forme du taquet T avec le profil du balancier comme le montre la fio,. 2, ce qui permet de ne pas prévoir de dispositif de rappel .comme dans le cas de la fig. 1.
En effet, le taquet T, entraîné par la barre D se déplaçant dans le sens de la flè- clic, dispose le balancier en position pd; à ce moment, le bossage 0 du balancier empri sonne le taquet T, de sorte que, dans le mou vement inverse de la barre D, le taquet obli gera, le balancier B à reprendre sa position de repos.
Ce dispositif particulier offrirait un in convénient que les précédents n'ont pas, si l'on voulait conserver le bénéfice des enclen chements mécaniques interdisant des mouve ments incompatibles:, car il empêcherait, dans certains cas, la constitution d'itinéraires com patibles.
Quand un balancier est placé dans une position active pd ou pg par la commande d'un itinéraire et immobilisé dans cette posi tion par la came C, la manouvre d'un autre itinéraire ne peut pas, dans le même moment disposer ce balancier dans la position inverse. Il y a donc enclenchement mécanique: :entre ces deux itinéraires et incompatibilité entre les deux mouvements qu'ils commandent.
Dans certains cas:, un balancier :commun peut commander les :deux aiguilles 1 et 2 conjuguées assurant la, liaison entre les deux voies parallèles KL et NP (fi". 5). Suppo sons: que ce balancier ait été placé en posi tion gauche pour l'itinéraire KL. On ne pour rait pas alors réaliser :simultanément l'itiné raire<I>NP,</I> bien que celui-ci soit compatible avec le premier, parce que le taquet de la barre NP qui ,devrait mettre le balancier dans la position qu'il occupe précisément, viendrait buter sur le bossage 0 de ce balan cier et :
empêcherait la barre d'achever son mouvement.. Pour éviter ceci, il faudrait sup primer l'accouplement des aiguilles 1, 2 sur un balancier commun et les manouvrer indé pendamment ou n'exercer sur le balancier qu'une action fugitive.
Avec un tel dispositif, la conjugaison de deux aiguilles d'une communication :exige, rait l'emploi de balanciers séparés.
Mais le poste d'aiguillage faisant l'objet de l'invention, n'impose pas forcément, au contraire, le maintien des enclenchements mécaniques qui résultent du dispositif utilisé. La, man#uvre des balanciers B peut être fugitive si à ces enclenchements mécaniques on substitue ensuite: par des. procédés connus un enclenchement électrique. Ces enclenche ments mécaniques se manifestent donc un :court instant, lorsque le mécanisme d'itiné raire est actionné, pour disparaître ensuite à la fin de la manceuvre du commutateur d'itinéraire.
Il est donc possible de: se dispen ser de recourir à ces enclenchements méca niques, mais le dispositif n'interdit pas d'en faire usage si cela est estimé nécessaire.
La transmission électrique à l'appareil moteur de l'aiguille s'effectue au moyen d'un commutateur solidaire du balancier et qui n'est pas représenté sur le dessin.
Pour que les aiguilles puissent occuper la position voulue pour la formation d'un iti néraire, il suffit donc -de fixer les taquets T sur les barres D .ou M aux emplacements qui conviennent pour disposer les balanciers B ainsi que leurs commutateurs dans l'une ou l'autre de leurs positions extrêmes..
Une autre disposition mécanique est re présentée à la fig. 3.
Elle comprend un dispositif moteur E agissant directement sur un cadre Z entou rant les balanciers<I>B et</I> B'.
Les taquets T sont fixés sur l'un ou l'autre des longerons du cadre Z, suivant que l'on désire faire pivoter les balanciers dans un sens ou dans l'autre, pour leur faire occuper les positions. pd ou pg. La position pm est obtenue comme précédemment indiqué. Le dispositif de la fig. 3 pourrait aussi être combiné avec celui de la fig. 2.
Un dispositif mécanique tel que celui de la fig. 1 est mécaniquement un peu plus compliqué que celui de la fig. 3, mais le mouvement des barres D, M est équilibré, ce qui présente un certain intérêt pour leur manoeuvre.
La. fig. 4 représente schématiquement la combinaison .de barres avec taquets, balan ciers et moteurs à laquelle conduisent les dis positifs précédemment décrits, dans une ap plication à un tracé de voie, tel que celui de la fig. 5, permettant de réaliser les itiné raires KL, KP, KY, PN-NP, VN-NV, soit cinq itinéraires, dont deux à double sens de -circulation et trois à un seul sens, avec cinq mécanismes d'itinéraires..
Les aiguilles 1 et 2 sont commandées par le balancier B 1-2; l'aiguille 3 par le balan cier<I>B 3,</I> au moyen -des taquets<I>T</I> solidaires des barres<I>D</I> ou<I>Al</I> qu'actionnent les moteurs E, particuliers à chaque itinéraire.
Cette disposition n'est bien entendu pas exclusive; on pourrait utiliser, par exemple, un moteur unique avec -des embrayages élec triques individuels prenant la place des mo teurs E.
Dans ce cas, le moteur -actionnerait l'un ou l'autre des mécanismes suivant l'em brayage qui aurait été préalablement excité.
Le tableau de télécommande peut revêtir divers aspects: table pupitre, tableau mural, avec tracé schématique des voies, tel que ce lui de la fig. 6, sur lequel peuvent se dispo ser les commutateurs de télécommande KL, NP... représentés dans leur principe par la fig. 7.
Tout autre groupement des commutateurs peut être adopté, si on le juge préférable, car tous les boutons sont indépendants.
Cependant, pour la -commodité des mani pulations, la disposition "géographique" est certainement la plus recommandable -et c'est un des avantages de l'invention de pouvoir l'utiliser.
Les commutateurs de commande d'itiné raire KL, KP... doivent satisfaire aux con ditions de principe suivantes, schématisées parla fig. 7: excitation du moteur E par en foncement du bouton S; le circuit s'établit par borne + de la source, contact 1, fil cc, contact 2, fil b, moteur E, borne - de la :source, Le moteur E se met en action pour ma- noeuvrer le mécanisme et obtenir la com mande consécutive des, aiguilles.
L'ouverture du signal s'effectue par ro tation du bouton S, ce qui a pour effet de rompre le contact 1 et -de faire cesser l'action du moteur E sur le mécanisme de commande d'itinéraire lequel reprend sa position de re pos.
D'autres dispositifs de télécommande et d'actionnement du mécanisme d'itinéraire et du signal peuvent être envisagés et réalisés -en séparant la manoeuvre des. aiguilles de celle des signaux, c'est-à-dire en utilisant deux commutateurs: l'un commandant les aiguilles, l'autre les signaux.
Il est possible également -de n'utiliser qu'un seul bouton à plusieurs positions par groupe d'itinéraires incompatibles; chacune des positions se rapportant à l'un des itiné raires -et d'avoir un ou plusieurs boutons pour les signaux; ces exemples étant donnés à titre indicatif mais non pas limitatif.
Les tableaux de télécommande peuvent .en outre recevoir tout ou partie des voyants ou autres -dispositifs de contrôle habituelle ment utilisés dans les postes pour rensei gner l'aiguilleur.
Lorsqu'un mécanisme est placé dans sa position active par le moteur E, la combi naison mécanique est telle que des enclenche ments mécaniques sont réalisés qui interdi- ssent le déplacement simultané des mécanis mes d'itinéraires se rapportant à des mouve ments incompatibles avec celui qui est ac tionné.
Mais- ce mécanisme peut ne rester dans sa position active qu'un temps court et juste suffisant pour l'enregistrement de la com mande électrique.
On voit, par exemple, que le commuta teur S (fig. 7) provoque le retour en position de repos des mécanismes, dès le moment où le signal a été commandé à l'ouverture, mo ment qui coïncide avec celui où des enclen chements de transit sont réalisés, -suivant la, méthode habituelle bien connue.
Ainsi donc, les enclenchements peuvent être en fait purement électriques et entrer en jeu dès que le mouvement a été autorisé par l'ouverture du signal ou si celui-ci n'existe pas, cas de certains mouvements de manoeu- vre, par une action électrique qui la rem -place.