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MACHINES A FORGER.
Les machines à forger actuellement connues sont constituées, dans leur principe, comme il est représenté en¯figures 1 et 2, Le principe commun à toutes les machines à forger connues réside dans le fait que tous les organes principaux,, à savoir, le viebrequin a, le chariot de refoulement b, et les mâchoires de serrage ci et c2, ainsi que le dispositif de serrage correspondant d et e, sont logés dans un banc unique présentant la forme schématique repré- sentée en figures 1 et 2,
Dans la plupart des formes de réalisation connues de machines à forger,, les empreintes (matrices) et les mandrins de refoulement sont placés les uns au-dessus des autres, comme il est représenté en figures 1 et 2,
Il résulte de cette disposition de principe une déformation élsti- que sous charge pendant l'opération de forgeage,
représentée en trait mixte sur les figso 1 et 20
On sait que dans un tel exemple la déformation élastique du banc, en l'absence de tirants en fer additionnels disposés dans les directions'longi- tudinales et transversales sur la face supérieure du banc, a un effet très dé- favorable sur la position des machoires de serrage ci et c2 par rapport aux mandrins de. refoulement pendant le forgeage. @
En outre, cet effet nuisible n'a pas la même valeur pour toutes les matrices: il est plus faible pour les matrices inférieures et plus impor- tant pour les matrices supérieures (voir fig.s 1 et 2).
De plus, la tige de poussée g attaque dans le milieu, de sorte que des moments très importants sont créés quand l'outil supérieur ou 1'outil infé- rieur travaille.
On ne peut remédier à l'effet de ces moments que par un guidage longitudinal spécial du chariot de refoulement, ce qui entraine une construction plus lourde.
Les déformations élastiques défavorables mentionnées ci-dessus peu- vent bien être atténuées par les tirants en fer cités, mais non supprimées to-
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talement, parce que les modules d'élasticité du banc et des tirants sont dif- férents; en outre, ces tirants nuisent encore plus à l'accessibilité et à la possibilité de surveillance.
De même, en ce qui concerne le chariot de refoulement, l'allonge- ment du guidage ne supprime pas la cause, tout en conduisant à une machine plus lourde.
Le technicien de la forge a recours à des cales en tôle qu'il ap- plique sur les parties h, h1, h2, h3, h4. En raison de 1''inégalité des déforma- tions élastiques il est clair que les cales h3 et h4, dans l'exemple, doivent être plus épaisses qu'en h et h1. Des cales coniques n'existant pas, le forge- ron emploie en h3 et h4 un plus grand nombre de tôles et en h et h1 un plus petit nombre.
Il en résulte, sous les fortes pressions de serrage nécessaires, un endommagement des parties arrières des matrices, etc...
'Ces cales doivent., en outre, .présenter des épaisseurs différentes : plus grandes pour les matrices supérieures que pour'les matrices placées plus bas,puisque la déformation élastique est plus petite en bas et plus grande en haute Le résultat global de toutes ces influences sur la fabrication est très sensible; aussi, une expérience particulière du personnel, beaucoup de temps et de frais, sont nécessaires quand il faut obtenir de bonnes pièces for- gées.
On cherche aussi à remédier en partie à ces circonstances défavo- rables en augmentant toujours plus la force de serrage, de manière à produire des déformations élastiques du dispositif de serrage telles que les pièces à forger qui y sont maintenues soient fortement serrées presque uniformément.
Il résulte-aussi de telles mesures,- qui ne suppriment pas la cause, un nouvel accroissement du poids.
On connait maintenant une autre machine à forger ou à refouler qui présente plusieurs poinçons vis à vis desquels se trouvent des matrices montées dans deux machoires de serrage mobiles l'une par rapport à l'autre, et dans laquelle les poinçons comme les matrices sont disposés côte à côte horizontale- ment. En outre, les machoires de serrage sont constituées de manière à pouvoir se déplacer l'une par rapport à l'autre verticalement.
Dans cette machine, cependant, les mâchoires mobiles sont reliées directement au bâti de la machine, de sorte que, dans cette forme de réalisation aussi,les réactions verticales comme les réactions horizontales de l'opération de forgeage ou de refoulement s'exercent sur le bâti de la machine, comme sur les organes de commande du mouvement des mâchoires de serrage. Le dispositif dont on vient de faire mention, présente par conséquent, pour l'essentiel, les mêmes inconvénients que les machines à empreintes disposées les unes au-dessus des autres, verticalement
La présente invention se proposé de remédier aux inconvénients si- gnalés, existant dans les installations de machines à forger horizontales con- nues., et, ainsi, de diminuer également l'importance de ces installations.
Les figures 3, 4, 5,6 et 7 représentent schématiquement des formes de réalisation qui remédient aux inconvénients signalés et présentent des avan- tages supplémentaires.
Le mode de réalisation conforme à l'invention ne présente pas de déformations élastiques qui s'influencent défavorablement les unes les autres et qui se propagent des deux côtés d'un banc de machine de type connu, sous l'effet des forces de serrage et de refoulement; il comporte une séparation en deux systèmes de flux de forces indépendants qui ne se gênent pas l'un sur l'autre, à savoir les forces s'exerçant dans le banc i en ce qui concerne la manivelle et le chariot de refoulement, d'une part, et celles qui s'exercent dans le cadre k en ce qui concerne les mâchoires de serrage, d'autre part.
Le cadre de mâchoires de serrage k est monté verticalement dans le bâti principal de la machine, à demeure ou de manière amovible. Ce cadre,
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ou la machoire (ou porte:-matrice) inférieure mobile à l'intérieur dudit cadre, ou bien ces deux éléments, peuvent être déplacés par les moyens usuels dans les machines à forger. tes forces de serrage de la pièce à forger sont supportées par le cadre de machoires seul.
Les empreintes des matrices¯1 et 11 sont placées côte à côte hori- zontalement. La tige de poussée n prend appui maintenant sur toute la largeur des poinçons ou mandrins m, de manière à assurer une transmission directe de la poussée du vilebrequin o par l'intermédiaire de ;La tige de poussée n aux ou- tils latéraux, sans créer ainsi de moments défavorables comme dans les modes de réalisation selon la figure 2,
Les figures 4. 5 et 7 représentent schématiquement des exemples de réalisation.
Une autre amélioration de la machine à forger horizontale décrite est obtenue, conformément à l'invention, par le fait que des matrices indépen- dantes avec chacune une empreinte indépendante des autres peuvent être réglées en hauteur,par exemple au moyen de visà coin. Il est ainsi possible de pla- cer les empreintes indépendantes exactement vis-à-vis des poinçons indépendants en tenant compte d'une manière très'précise des plus; petites tolérances de mon- tage, de façon à garantir la précision de fabrication des pièces à travailler dans la mesure la plus complète.
Le mode de réalisation conforme à l'invention présente par ailleurs les avantages supplémentaires suivants :
Une grande facilité d'accès à toutes les matrices et aux mandrins m, une bpnne possibilité de réglage des mandrins indépendamment les uns des autres, par exemple à l'aide de coins 9, qui peuvent être prévus aussi bien dans le porte-matrice inférieur que dans le porte-matrice supérieur.
La possibilité de surveillance en r, l'entretien, le refroidisse- ment et le graissage des matrices et des mandrins sont également bons pour tous les outils et dans l'ensemble ils sont meilleurs.
La fixation des matrices peut, de même que leur réglage ci-dessus mentionné, être réalisée d'une façon précise et facile, en fonction des emprein- tes individuelles, indépendamment les unes des antres, comme il est représenté à titre d'exemple en figures 4 et 7, au moyen de vis so
L'exécution de nombreux travaux de refoulement avec la machine à forger horizontale exige en plus de la mobilité habituelle des machoires gau- ches ci (figa 1), selon le mode de réalisation connu, la mobilité supplémen- taire des mâchoires droites c2 (fgi.1).
Gela rend aussi nécessaire, dans les modes de réalisation connus, une commande supplémentaire e dés mâchoires droites c2,
La séparation, conformément à l'invention,en deux systèmes de bâ- tis qui sont représentés à titre d'exemple dans les figures 3, 4, 5, 6 et 7, procure d'elle-même sans commande supplémentaire les différentes possibilités de mouvement des mâchoires. En effet :
Si le porte-matrice inférieur ou machoire de serrage t (figures 4 et 6), est fixé au banc de la machine i, par exemple au moyen de vis u, et ré- glable en hauteur par rapport aux poinçons, par exemple à l'aide de coins v, ou organiquement fixé à ce banc, la machoire inférieure est immobile.
Sous l'action d'une commande, par exemple, par des leviers w et w1 et une tige de traction de poussée x, le cadre des machoires k d'un seul bloc et avec lui la mâchoire supérieure se déplacent de haut en bas.
Si, au lieu du porte-matrice.inférieur t, le cadre des machoires k est fixé au bâti de la machine i, par exemple au moyen de vis y, on fait par- tie intégrante de ce bâti, alors le porte-matrice supérieur reste immobile et le porte-matrice inférieur se soulève et s'abaisse, ce qui est utile pour de nombreux travaux. Dans ce cas également, les réactions verticales des porte-
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matrices seront supportées par le seul cadre fermé k, indépendamment de toutes les autres parties de la machinée
Si, au contraire., la tige de traction et de poussée x est guidée par un guide z qui peut être installée les deux mâchoires (ou porte-matrices), supérieure et inférieure, exécutent des mouvements de va et vient, comme il est représenté en figure 7.
La pièce à forger peut, ou bien suivre le mouvement de la matrice inférieure, ou bien être maintenue à la hauteur des poinçons au milieu de'la machine, par exemple au moyen d'une poulie A ou d'un dispositif analogue. Grâ= ce à, un perfectionnement constructif correspondant, on peut facilement passer, au moyen de dispositifs de commutation, d'un mode de mouvement des machines, tel que précédemment indiqué, à un autre, selon les exigences de la pièce à forger. Les exemples donnés ne limitent pas la portée pratique de l'invention.
REVENDICATIONS.
Ayant ainsi décrit mon invention et me réservant d'y apporter tous perfectionnements ou modifications qui me paraitraient nécessaires, je revendi- que comme ma propriété exclusive et privative:
1, Machine à forger horizontale du type comportant des machoires de serrage mobiles verticalement,perpendiculairement à la direction de refou- lement, mâchoires dont les matrices présentent des empreintes disposées côte à côte horizontalement en correspondance avec les poinçons d'un chariot de refoulement disposés également côte à côte horizontalement, caractérisée par le fait que les forces de serrage des matrices sont supportées par un cadre de machoires spécial, refermé sur lui-même.