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F. PERRIER. et G. LEMOINE, résidant respectivement à NEAUPHIE-LE-CHATEAU et à AUTEUIL. par THOIRY (France)'.
L'invention a pour objet une machine destinée plus particulièrement, mais non exclusivement, pour scier les pierreso
L'invention a pour but de réaliser une machine pratique,facile à entretenir et à puissance égale, d'un rendement meilleur que les machines conçues jusqu'ici.
L'invention se caractérise principalement par le fait que
Tout en constituant l'organe actif de cette machine par une chaî- ne,, on constitue cette chaîne de maillons standard monobloc, on fait circuler cette chaîne dans une glissière disposée sur une poutre d'égale résistance les outils sont disposés sur les maillons les recevant de façon telle que la r[sultance des forces s'exerçant sur ces outils, fasse porter avec une pression sensiblement uniforme lesdits maillons sur toute leur lon- gueur sur la glissière; la transmission de la force motrice à la chaîne est faite par un pignon de contact absolu., pignon comportant des dents et dès creux; la machine est pourvue de moyens permettant le dégauchissement de la chaîne et de sa poutre support.
Un autre mode de r éalisation de l'invention comporte des perfec- tionnements qui consistent principalement¯-.-. à utiliser comme éléments usants des matériaux tels notamment que des grenailles métalliques, . des abrasifs;
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à constituer la chaîne de façon telle que les matériaux usants ne risquent pas de la détériorer ce, en la constituant de maillons qui font que la chaîne est une sorte de barre continue articulée circulant dans une glis- sière-guide établie de façon telle que la grenaille ou autre usant ne puisse pénétrer sous la chaîne;
à disposer cette glissière-guide sur une poutre bombée ou rectili- gne; à utiliser éventuellement des moyens transformant le glissement de la chaîne dans sa glissière-guide en un roulement; à munir la machine de moyens permettant d'alimenter la chaîne en matériaux usants et permettant de récupérer ces matériaux pour les utiliser à nouveau.
Les perfectionnements en question comportant, en outre des carac- téristiques qui viennent d'être énoncées, d'autres caractéristiques qui se- ront indiquées plus loin.
Lesdits perfectionnements seront bein compris à l'aide de la des- cription détaillée qui suit et avec le concours du dessin ci-annexé lequel n'est, bien entendu, donné à qu'à titre d'indication.
La figure 1 dudit dessin montre en élévation une chaîne établie selon un premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 2 dudit dessin montre en coupe verticale transversale la chaîne et la glissière dans laquelle elle circule.
La figure 3 dudit dessin montre en élévation comment se fait l'en- trainement de la chaîne.
La figure 4 dudit dessin est une coupe verticale transversale du montage à joint universel du pignon d'entraînement.
Les figures 5 et 6 dudit dessin montrent des détails de montage de la chaîne et de la poutre-porte-glissière.
La figure 7 dudit dessin montre en coupe une variante de montage de la chaîne dans sa glissière,
La figure 8 dudit dessin montre en élévation une variante de soli- darisation des maillons.
La figure 9 dudit dessin montre en coupe verticale une variante de disposition de l'outil travaillant.
Les figures 10 et 11 dudit dessin montrent respectivement en élé- vation de face et de profil une machine à scier les pierres, établie selon un premier mode de réalisation de l'invention.
La figure 12 dudit dessin montre en plan en coupe horizontale la- dite machine.
Les figures 13 à 17 dudit dessin montrent des dispositions d'ou- tils successifs.
Les figures 18 et 19 dudit dessin montrent en élévation et en plan une variante de la réalisation des maillons constituant la chaîne.
Les figures 20 et 21 montrent respectivement et en coupe, un montage permettant l'amovibilité des blocs porte-plaquette sur les maillons.
Les figures 22 à 24 montrent vu respectivement en élévation, en plan, et en bout, un maillon monobloc porte-patin.
Les figures 25 et 26 montrent.de la même façon un maillon intermé- diaire, c'est-à-dire un maillon réunissant deux maillons porte-patin.
Les figures 28 et 29 montrent partiellement respectivement en élé=. vation parties arrachées et en coupe suivant 8-8 figure 7, la chaîne dans sa glissière-guide.
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Les figures 28a et 29a montrent de la même façon que les figures 7 et 8 une chaîne dans sa glissière-guide montée se déplaçant sur des rou- leaux.
La figure 30 montre en élévation un moyen pour transffrmer le glis- sement de la chaîne en roulement dans sa glissière-guide.
La figure 31 montre partiellement en élévation une machine à scier les pierres, établie suivant une deuxième forme de l'invention. -
Les figures 32, 33 et 34 montrent respectivement en élévation de face,de profil à droite et de profilà gauche, une machine établie selon une troisème forme de réalisation de l'invention.
Les figures 35, 36 et 37 montrent respectivement en élévation par- ties arrachées et parties en coupe, en coupe horizontale suivant 15-15 figu- re 14 et en coupe verticale suivant 16-16 figure 15, la boîte d'alimentation de la chaîne en matériau usanto
La figure 38 montre en élévation un moyen de tension d'une bande de gil@ de la chaîne dans sa glissière-guide
Les figures 39, 40,
41 et 42 montrent respectivement en vue en bout et en élévation deux procédés de montage des patins sur les maillons porte-patino
L'invention se caractérise en outre de ces dispositions principa- les par d'autres dispositions qui peuvent s'utiliser en combinaison et qui seront décrites ci-aprèso
La description détaillée qui suit permettra de bien comprendre l'in- vention avec le concours du dessin très schématique ci-annexé lequel n'est donné qu'à titre d'indication.
Comme on le voit sur la figure 1 du dessin, la chaîne de cette ma- chine est constituée de maillons formés par un élément 1 et un élément 20 L'élément 1 est constitué de deux plaquettes la et l'élément 2, par:une sorte de dent 2a pourvue de deux oreilles 2b. Cet élément 2 vient s'encastrer par ses deux oreilles 2b entre les extrémités des deux plaquettes la,? Ces éléments sont articulés l'un sur l'autre à l'aide d'axes riv[s 3; les éléments 1, certains d'entre eux seulement dans l'exemple de réalisation en question, reçoivent les outils 4.
Ces outils constitués par des petits blocs d'acier reçoivent une mise 4a en métal, ou alliage;, extrêmement résistant, du carbure de tungstène par exemple, et ces outils sont conformés et disposés sur les éléments 1 de façon que la résultante des forces auxquelles ils sont soumis pendant leur action soit appliquée'en un point A situé approximativement en- tre les deux articulations de ces [l[ments et que cette résultante ait une tre les deux articulations de ces éléments que cette résultante ait direction orthogonale, ce qui a pour effet de faire porter les éléments 1 sur toute leur longueur et avec une pression uniforme sur la glissière qui va ê- tre décrite ci-après,,
Pour utiliser cette chaîne on la fait supporter et circuler dans une glissière que montre-la figure 2 du dessin disposée à la périphérie d'un support auquel on a donné la forme d'une poutre d'égale résistance 50 Cette glissière est constituée par deux bandes de glissement 6 faites avan- tageusement amovible so
Pour obtenir l'actionnement'de la chaîne, on a disposé à une ex- trémité de la poutre un pignon d'entraînement.7 (figure 3) et à l'extr[mit[ opposée un galeto
Ce pignon 7 comporte des dents 7a qui pénètrent entre les deux pla- quettes des éléments 1 et des entre-dents 7b dans lesquelles pénètrent les dents 2a des éléments 2. Des joues,7± constituent un élément de sécurité de l'engrènement de la chaîne et du pignon.
Le pignon 7 est actionné-par un moteur approprié, un moteur élec- trique en l'occurrence qui peut être,solidaire d'un support coulissant sur un des montants du bâti ou portique de la machine ou même de la glissière 5,
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poutre d'égale résistance, mais le pignon 7 peut n'être pas comme dans l'exem- ple de réalisation en question, calé sur l'arbre de ce moteur ou du réducteur, quand un tel appareil est interposé entre le moteur et le pignon 7. Il peut être solidaire de cet arbre par un joint universel, comme le montre la figure 4 du dessin.
De cette façon la poutre et partant la chaîne peuvent être éven- tuellement dégauchies, et pour faciliter ce dégauchissage à l'extrémité oppo- sée à celle où est le pignon 7 on a.monté l'extrémité de la poutre comme le montre la figure 5 du dessin de façon qu'on puisse faire cesser son ,parallè- lisme avec le bâti de la machinée Les moyens utilisés pour cela sont une sor- te d'étrier 8 solidaire de l'extrémité de la poutre, un ressort à boudin 9 tendant à appliquer cette poutre contre le montant du bâti et un moyen tel qu'une vis à volant 10 pour agir à l'encontre de ce ressorte
Un moyen de tension de la chaîne,¯ figure 6 est constitué par une pièce 11 coulissant par rapport à la poutre grâce à son montage dans une glis- sière, solidaire de cette poutre,
un contrepoids de masse variable suspendu à l'extrémité d'un bras 12 articulé sur une sorte de tirant 13 fixé à un moyen élastique 14 compensant l'action du contrepoids 15 et modérant de ce fait cet- te action.,
La poutre glissière 5 de chaîne est évidemment mobile à ses deux extrémités parce que, portée à chacune de ses extrémités par un chariot sus- ceptible de se déplacer le long du montant ou portique du bâti. .. Ces chariots sont suspendus à des câbles ou à des chaînes, commandés par un treuil fixé sur la poutre transversale supérieure du bâti ou portique.
On répartit sur la chaîne un certain nombre de maillons porte-ou- tils, par exemple pour une chaîne de huit mètres, on peut n'utiliser que seize maillons porte-outils. Grâce à ce nombre relativement faible d'ou- tils, le rendement de la machine donne toute satisfaction même dans le scia- ge des pierres dures et des pierres irrégulières. Elle est d'une manoeuvre aisée, d'un entretien très facile, l'affûtage des outils pouvant se faire sans démontage de la chaîne.
On a avantageusement dispos[ sur la chaîne, des raclettes 16 com- me celles que montre la figure 1 du dessin, ces raclettes chassent devant elles la poudre de pierre provenant de l'action des outils et évitent le bourrage des maillons. Ces raclettes sont fixées sur les maillons (éléments 1) par tous moyens appropriés, des rivets, par exemple.
En vue d'assurer le maintien dans la glissière du brin inférieur de la chaîne, on peut avoir recours à. la disposition quemmontre la figure 7 du dessin où on voit que la glissière 5 est pourvue à ses joues 6 de deux sor- tes de petites lames 6a et les éléments 2 de la chaîne d'un petit bord tombé à gauche et à droite formant des talons 2c et de ce fait le brin inférieur de la chaîne ne peut quitter la glissière 5 quel que soit le mouvement qu'il ait pris. Il est évident qu'à un endroit de la glissière par exemple en bout de la poutre, il y a une entrée de prévue pour permettre de dégager la chat- ne.
Il est évident également que le pignon d'entraînement 7 est établi en :. conséquence de la présence des talons 2c des éléments 20
On peut, comme le montrent les figures 8 et 9 du dessin, prévoir la chaîne composée de maillons 17 identiques, comportant des sortes d'em- brèvements 17a à l'aide desquels ils s'accrochent les uns dans les autres, ces embrèvements étant établis pour que la chaîne puisse épouser une certai- ne courbure, notamment pour passer sur le pignon moteur et dans la gorge du galet de tension. Ces maillons peuvent avantageusement avoir la section transversale que montre le dessin. L'entraînement de la chaîne pourrait alors se faire en donnant au pignon une section à gorge trapézoïdale garnie à l'intérieur de ses flancs d'une matière de friction.
La portée de ces mail- lons 17 dans la glissière s'effectuant par leur base sur un chemin de glisse- ment 18 prévu entre les joues et au fond de la glissière.
En vue de faciliter la réparation de ce chemin de glissement on le constitue d'éléments amovibles et-interchangeables et on munit la face inférieure de frottement des maillons 17 de mises 17b en métal ou en alliage
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résistant à l'usure tel que du carbure de tungstène. Les outils sont, sur les maillons qui doivent en comporter., disposés comme indiqué plus haut pour que la résultante des efforts qu'ils subissent soit dirigée suivant une dit rection orthogonale passant entre le point milieu des articulations et appli-, quent sur toute sa surface la face inférieure du maillon sur le fond de là glissière et ce avec une pression uniforme. Cette constitution de la chaîne présente l'avantage de permettre le remplacement pour-ainsi dire instantané d'un élément de la chaîne.
La machine qui vient d'être décrite est supposée comporter deux moteurs un moteur pour l'actionnement de la chaîne et un moteur pour l'as- cension et la descente de la poutre porte chaîne et la translation transver- sale du bâti.
On peut, comme le montre très schématiquement les figures 10 à 12 du dessin;, constituer une machine avec un seul moteur. Il suffit de prévoit pour obtenir les déplacements verticaux de la poutre porte chaîne, de rendis celle-ci solidaire de deux coulisseaux dans lesquels sont montés f ous deux écrous embrayant avec deux arbres filetés verticaux intercommandés par un ar- bre horizontal pour synchroniser leurs rotationso
La machine que montrent lesdites figures 10 à 12 se compose de la poutre d'égale résistance guide-chaîne 5; pour actionner cette machine, on a recours à un seul moteur 19 électriquè dans l'exemple en question.
Ce mo- teur est monté sur un support 20p Le support 20 et la poutre sont solidai- res de deux coulisseaux 21 pouvant se déplacer dans des glissières constituées par les montants verticaux du portique 22. Le moteur 19 commande par cour- roie le pignon 7 d'enrraînement de la chaîne.
Pour obtenir les déplacements dans le sens vertical du support 20 et de la poutre-porte-chaîne, on a recours à deux arbres filetés verticaux.
23 et à des écrous fixes 21a solidaires de l'ensemble support 20 poutre gui- de-chaîne 5.
Chaque arbre 23 comporte à sa partie supérieure un pignon conique 23a engrenant avec un pignon conique calé 24a sur un arbre horizontal 24.
La rotation de cet arbre horizontal 24 est.obtenue en agissant sur une.chai- ¯ ne 25 en prise avec un pignon 26 calé à l'extrémité de cet arbre 24. On conçoit sans qu'il y ait lieu d'insister,qu'en actionnant l'arbre.24 dans un sens, ou dans l'autre on fera tourner les arbres 23 et ceux-ci se vissant ou se dévissant dans les écrous 21a des coulisseaux.21, on fera monter ou des- cendre l'ensemble support 20 poutre-guide-chafne 50
La machine peut être équipée avec un moteur mis en bout de l'axe du pignon d'entraînement de la chaîne et rendu solidaire de l'extrémité de la poutre guide-chaîne. Cet ensemble moteur-poutre pourrait être articulé autour d'un axe horizontal transversal, sur les coulisseaux 21 permettant ainsi de faire pivoter ledit ensemble moteur-poutre pour sciage horizontal.
Et la translation horizontale du portique pourrait être obtenue par exemple en munissant l'extrémité inférieure des arbres 23 de moyens tels que des pignons 27 sur lesquels engrèneraient des chaîne? 28 à picots 28a qui s'engageraient dans des trous prévus dans l'un des rails sur lesquels le por- tique peut se déplacero Dans ce cas il faut prévoir des moyens pour réali- ser une sorte de débrayage des écrous 21a, soit en les rendant fous sur les coulisseaux 21 et en les immobilisant quand il faudrait faire- monter ou des= cendre la poutre=.guide-chaîne 5.
Et en vue de prévenir la flexion de la poutre 5 pendant l'utilisa, tion de la machine pour le sciage horizontal, on munit. la poutre à son extré- mité opposée au pignon d'entraînement 7 d'un bras la prolongeant, bras au- quel on suspend des masses équilibrant le poids du moteur et empêchant la poutre de se cambrer,
Il convient de remarquer que les éléments 1 et les éléments 2 sont articulés les uns dans les autres par des entr'@ équide-stants mais que les éléments 1 sont plus longs éléments constituant les maillons talon-
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nants, que les éléments 20
On peut adjoindre à la machine un dispositif tel qu'un soufflet projetant à l'entrée de la chaîne un lubréfiant sec tel par exemple que de la fleur de soufre,
du graphiteo On pourrait aussi prévoir un patin en plomb disposé de façon appropriéeo On pourrait, pour éviter l'accumula- tion de la poussière, disposer un geyser de nettoyage qui soufflerait cel- le-cio
En vue d'obtenir un meilleur rendement de la machine pour obte- nir un travail progressif, on a soin de procéder à une division des outilso
Par exemple, pour obtenir une division équilibrée permettant d'é- viter un déport des outils et partant d'éviter de faire subir à la chaîne des eff orts latéraux dissymétriques, on procède comme le montre la figure 13 du dessin, figure sur laquelle à très grande échelle sont montrés schématique- ment la forme donnée à une série de quatre outils successifs, l'outil de la partie supérieure étant le premier outil attaquant.
On comprend bien rien qu'en regardant le dessin que chaque ou- til de cette série "rabote" en l'élargissant, la voie tracée par l'outil le précédant le deuxième la voie du premier, le troisième la voie du deuxième, et ces outils étant disposés en saillie décroissanteo
On peut également comme le montre la figure 14, ne pas obser- ver la règle suivant laquelle est établie la division qui vient d'être dé- crite en composant la série d'outils avec des outils présentant un retrait de l'un à l'autre.
On peut aussi recourir aux outils que montre la figure 15, ou- tils qui tracent un trait de sciage à fond curviligneo
On peut donner aux outils tout autre forme appropriée désirable sans sortir du cadre de l'inyentiono
En vue maintenant',de réduire l'éclatement à la fin du trait de sciage, notamment quand la pierre doit être utilisée en présentant la face intéressée, par cette fin du trait de sciage on a r ecours à la division que montrent les figures 16 et 170
Sur la figure 16 on voit la forme des outils successifso
Sur la figure 17 à plus grande échelle en projection de face, les traces des outils. Ces outils sont avantageusement disposés à saillie dé- croissante.
On se rend compte 'que le sciage se termine d'abord par une coupe de la largeur de la plaquettë axiale puis les arêtes latérales des outils pendant l'avance du sciage viennent raboter les c6tés du trait de sciage et l'éclatement est à peine sensibleo A ce moment de la fin du sciage on peut ralentir la vitesse de passage de la chaîne pour obtenir un résultat encore meilleure
En vue de rendre la chaîne étanche aux matériaux usants on en cons- titue selon la présente invention les maillons de la façon suivante;
La chaîne se compose en fait de maillons 29 et de maillons inter- médiaires 300
Le dessin montre par ses figures 22, 23, et 24, un maillon monobloc porte-patin, respectivement en élévation et en vue en bout.
On prend ce maillon dans un bloc d'acier travaillé de façon telle qu'on obtienne les charnières, l'encoche et le bossage porte-patino
Le dessin montre par ses figures 25,26 et 27 de la même façon que les précédentes figures, un maillon monobloc intermédiaire.
Ces maillons sont réunis les uns aux autres par des axes 31 passées dans des trous 32, pour former la chaînée
Les articulations ou charnières des maillons sont donc constituées
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par une chape et une oreille à extrémités circulaires encastréeso
Les patins peuvent, comme déjà prévu plus haut;, être avantageuse- ment rapportés sur les maillons de façon à pouvoir être remplacés facilement sans nécessiter ce démontage de la chaîne. Le montage des patins sur les maillons porte-patin peut avantageusement aussi être effectué à l'aide de goupilles élastiques. Les trous des maillons intermédiaires peuvent être - munis de bagues amovibles.
Ces maillons comportent une encoche en V pour réaliser l'entra±- nement à une plus grande vitesse que ne le permet une chaîne entraînée par un pignon à dents pénétrantes entre les maillons comme celles du brevet principal,,
Avantageusement comme d'ailleurs prévu plus haut on munit tous les maillons, ou seulement les maillons porte-patin,\) de mises d'usure 33 en alliage très dur, par exemple du carbure de tungstèneou bien on durcit la base des maillons par des apports ou des traitements appropriés.
On fait circuler la chaîne dans une glissière-guide 34 qui est mon- tée sur une poutre rectiligne ou bombée 35, ou seulement rectiligne à sa par- tie inférieure,,
La glissière 34 comportedans le fond de la gorge qu'elle forme grâce à des joues 36 rapportées de façon amovible, une bande de frottement 37 interchangeable rapidement qui peut n'exister qu'à la partie inférieure de la glissière-guide 34o Des bandes latérales protègent'spécialement la - chaîne'contre l'introduction; de la grenaille(, ouautre mat[riau usant
La chaîne peut être montée à glissement ou à roulement., pour dimi- nuer l'adhérence, par interposition entre sa base et la bande 37 (de frotte- ment quand des moyens de roulement ne.sont pas utilisés) de moyens tels que des rouleaux, des aiguilles, des billes.
Le dessin montre le montage de la chaîne sur des rouleaux 38, et montre également un moyen de transfert des rouleaux de la partie supé- rieure de la glissière à la partie inférieureo Ce moyen de transfert est constitué par une pièce 39, en arc de cercle, qui recueille les rouleaux 38 entre elle et un pignon 40 lisse fou sur un axe et les guide vers la chaîne qui les reçoit entre elle et la bande 37 garnissant le fond de la glissière-guide.
En vue d'alimenter la chaîne en matériauxusants et de récupé- rer ces matériaux, on a recours aux éléments suivants - Une trémie en forme d'entonnoir 41 terminée à la base par une ouverture triangulaire à porte à guillotinee réglable et surmontée par un ta- mis qui la recouvre entièrement. Ce tamis est oscillant horizontalement. En travail., la grenaille (ou autre matériau usant) contenue dans la trémie 41, baigne dans de l'eau qui coule d'un robinet 42 surmontant le tamis qui, lui, arrête les impuretés et laisse passer la grenaille.
- Un auget d'alimentation 43 de section transversale en U, les bouta comportant une ouverture laissant passer la chaîne, sera placé à la base de la poutre et près du bloc à scier. Une des faces est garnie d'une bande de caoutchouc mousse ou d'une matière faisant joint., frotte sur le bout du bloc à stier. La grenaille qui arrive de la trémie 41, par une gouttière ou un tube, est entraînée par la chaîne ce qui assure une pellicule continue de gre- naille, dès l'entrée du bloc entre les patins et de bloc.
L'auget 43 est fixé par des bielles 44 reliées à des supports so- lidaires de la poutre et est pressé contre le bloc par des ressorts 45.
Un collecteur 46 de grenaille en forme d'entonnoir quadrangulaire comportant une fente 47 qui permet de l'engager sur le bas de la poutre où il est placé pour recueillir la grenaille expulsée par la chaîne.
Cette grenaille se déverse dans un panier ajouré 48 qui laisse s'écouler l'eau et la boue et retient la grenaille.
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Ce panier 48 est déversé manuellement dans la trémie 41 chaque fois qu'il est plein.
L'alimentation et Ia r[cup[ration peuvent être réalisées mécani- quemento
Un système d'alimentation mécanique comportera les organes sui- vants :
Un collecteur 49 sensiblement analogue à celui qui vient d'être indiqué dans ce qui précèdesoit à fond plat, soit terminé par un conduit circulaire 50 qui déversera la grenaille latéralemento Le mouvement longitu- dinal et de rotation sera obtenu par la vitesse acquise de la grenaille qui est lancée par la chaîne de sciage.
Ce conduit est raccordé à un élévateur à godets 51 dont la partie inférieure est ajourée pour laisser passer les boues et l'eau et qui monte la grenaille au sommet de la machine et la rejette dans une gouttière incli- née 52, laquelle rejoint la trémie qui est de préférence fixée au bâti de la machine au lieu d'être fixée sur la poutre mobile. En haut de cette gout- tière un robinet 53 ajoute de l'eau à la grenaille.
Une seconde gouttière mobile 54 pour suivre la descente de la pou- tre rejoint l'auget d'alimentation terminant ainsi le circuit d'alimentation On peut,-aussi utiliser des gouttières ou des tubes télescopiques à cet effet.
Dans tous les cas où il est fait utilisation de matériaux usants récupérés ou non., des jets d'eau lavent la chaîne à la sortie du bloc en cours de sciage.
Avantageusement on a recours pour fixer les patins sur les mail- lons devant les comporter au lieu de rivets ou d'axes aux procédés que montre le dessin par ses figures 39 à 41.
Sur les figures 39 et 40 on voit que le patin est ajusté sur le maillon par tenon et mortaise à queue d'aronde et sur la figure 40 le patin est ajusté sur le maillon également par tenon et mortaise mais ceux-ci sont d'une forme spéciale et leur assemblage est maintenu par une sorte de clavet- te à section longitudinale triangulaire. La résistance à l'avancement que subit le patin ne fait que tendre à assurer le maintien en place de celui- ci, plus cette résistance est grande, plus le patin coince la clavette sur le tenon.
Avantageusement aussi pour assurer la tension de la bande de frottement 37 on a recours au moyen que montre la figure 380
Ce moyen est constitué par une pièce 55 comportant une chappe 56 articulé sur une oreille 57 prévue sur la poutre, Dans cette pièce est accrochée la.-bande de frottement 37 et pour réaliser la tension de ladite bande de frottement 37 on a recours à une vis 580
Les patins peuvent avantageusement ne pas être à arêtes vives mais au contraire être arrondis extérieurement pour obtenir une meilleure répartition de la couche du matériau usantgrenaille ou autre, utiliséo
L'invention ne se limite pas à ceux de ses divers modes de réa- lisation qui ont été plus spécialement indiqués, elle en embrasse toutes les variantes,
notamment celle où la chaîne au lieu de faire retour sur la poutre 5 ferait retour sur deux galets guides qui seraient disposés- sur le portique,dans le plan de la poutre-guide-chaîne évidemment, de façon à disposer d'une chaîne plus longue, et -pouvant comprendre de ce fait un plus grand nombre d'outils ou de séries d'outils,ces galets étant placés à une hauteur suffisante pour que le brin supérieur ne repasse pas dans la pierre en cours de sciage; celle où les maillons seraient établis comme le montrent les fi- gures 18 et 19 du dessin, ces maillons pouvant s'enclencher les uns dans les autres avec le concours d'un petit bossage 18 formant axe. Ces mail- lons comportent à une extrémité une ouverture 19 semi-circulaire et à l'au- tre un tenon 20 en forme de croissant et ces maillons comportent à chacune @
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