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PERFECTIONNEMENTS RELATIFS A LA CONVERSION DES COMBUSTIBLES .LIQUIDES EN
GAZ FIXES.
La présente invention est relative à une méthode et à un appareil pour la conversion de combustibles liquides et de combustibles carbonés liqué- fiables, en gaz fixes. L'expression "gaz fixes" comprend tout mélange de com- posés et d'éléments qui restent à l'état gazeux aux températures et aux pres- sions atmosphériques ordinaireso De tels mélanges peuvent être dans leur entiè- reté consommés directement comme combustiblesou peuvent être soumis à traite- ment en vue de l'obtention de certaines substances qui peuvent être utilisées dans d'autres buts.
L'invention se rapporte plus particulièrement à la conversion, en gaz fixes, de liquides carbonés, tels que goudron de houille et brai gras, qui sont actuellement largement consommés comme combustibles liquides,d'huiles hy- drocarburées, tel le pétrole brut, et de résidus résultant des traitements à haute température des produits ci-dessus, lesquels résidus ont été utilisés jusqu'ici principalement comme combustibles liquides dans certains types de fours et pour des procédés opérant à hautes températureso En plus des liquides susnommés, le procédé est aussi conçu pour la conversion, en gaz fixes, de cer- taines huiles animales et végétales, et à la conversion, en gaz fixes, de beau- coup-,de produits résiduels,tels que les huiles utilisées d'automobile,
les huiles de dépôt éliminées, etc
Les avantages d'un combustible gazeux fixe, tel que du gaz natu- rel, pour l'utilisation dans certains procédés industriels, aussi bien que pour l'usage domestique, 'sont bien connus. Dans beaucoup de régions, on ne dispose pas de gaz naturel. Dans d'autres contrées qui sont alimentées en gaz naturel ou manufacturée il y a souvent des pénuries
Un objet de la présente invention est de suppléer à ces déficien- ces avec un gaz combustible de haut pouvoir calorifique, gaz combustible trai- té à partir d'un liquide carboné disponible quelconque, y compris des résidus tels que ceux mentionnés précédemment
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La plupart des producteurs d'acier fabriquent du coke et, en cours de procédés,
de grandes quantités de goudrons de houille et/ou de brais gras sont produites et utilisés comme combustible. Mais l'utilisation de goudron comme combustible est limitée à certains fours, tels que les fours Siemens-Mar- tinqui opèrent à hautes températures. Le goudron ou le brai est visqueux,, et coûteux à manier, particulièrement par temps froid. De même., de tels matières visqueuses sont généralement produites à une certaine distance des points de consommation et doivent y être transportées dans des wagons-citernes ou ca- mions-citernes .
Un autre objet de la présente invention est de présenter un pro- cédé et un appareil grâce auxquels le goudron et le brai peuvent être conver- tis, d'une manière 'économique,, à l'endroit de production ou d'origine, en un gaz fixe désulfuré, et alors envoyés aux points de consommation par des condui- tes à gaz (qui existent déjà en grand nombre).
Des gaz fixes convenant pour l'utilisation comme combustibles ga- zeux ont, depuis de nombreuses années, été produits à partir de résidus de pé- trole. Ces gaz sont communément appelés gaz d'huile,. En général, un gaz d'huile varie, en composition et en pouvoir calorifique, approximativement comme suit :
EMI2.1
<tb> Gaz <SEP> d'huile <SEP> Pourcentage <SEP> Analyses <SEP> typiques
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<tb> Constituants <SEP> par <SEP> % <SEP> par <SEP> volume <SEP> de
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<tb> volume <SEP> 3 <SEP> spécimens.
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Méthane <SEP> CH4 <SEP> 27,6 <SEP> à <SEP> 43,2 <SEP> 27,6 <SEP> 43,2 <SEP> 30,0
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<tb> Ethane <SEP> C2H6 <SEP> et
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<tb> Propane <SEP> C3H8 <SEP> 0,0 <SEP> à <SEP> 6,4 <SEP> 0,0 <SEP> 6,4 <SEP> 1,0
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<tb> Ethylène <SEP> C2H4 <SEP> et
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<tb> autres <SEP> oléfines <SEP> 3,5 <SEP> à <SEP> 17,0 <SEP> 3,5 <SEP> 17,0 <SEP> 26,0
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<tb> Acétylène <SEP> C2H2 <SEP> 0,0 <SEP> à <SEP> 0,5 <SEP> 0,0 <SEP> 0,5 <SEP> 1,1
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<tb> Hydrogène <SEP> H2 <SEP> 50,8 <SEP> à <SEP> 23,2 <SEP> 50,8 <SEP> 23,2 <SEP> 9,4
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<tb> Oxyde <SEP> de <SEP> carbone <SEP> CO <SEP> 10,2 <SEP> à <SEP> 3,6 <SEP> 10,2 <SEP> 3,6 <SEP> 2,
7
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<tb> Acide <SEP> carbonique <SEP> CO2 <SEP> 2,6 <SEP> à <SEP> 1,1 <SEP> 2,6 <SEP> 1,1 <SEP> 3,0
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<tb> Oxygène <SEP> O2 <SEP> 0,2 <SEP> à <SEP> 1,0 <SEP> 0,2 <SEP> 1,0 <SEP> 2,8
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<tb> Azote <SEP> et <SEP> autres <SEP> gaz
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<tb> inertes <SEP> 5,1 <SEP> à <SEP> 4,0 <SEP> 5,1 <SEP> 4,0 <SEP> 25,0
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<tb> Total <SEP> Btu <SEP> par <SEP> pied
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<tb> cube <SEP> 548 <SEP> à <SEP> 975 <SEP> 548 <SEP> 975 <SEP> 1030
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Un autre objet encore de la présente invention est de contrôler le pouvoir calorifique d'un gaz fixe produit à partir des matières indiquées, à toute valeur désirée entre 500 et 1000 Btu par pied cube, et de produire un gaz propre., libre de vapeur,
ayant un pouvoir calorifique pratiquement constant de sorte que les brûleurs peuvent être réglés et la consommation soigneusement contrôlée pendant toute période de temps désirée; aussi, un autre objet de l' invention est de pourvoir, lorsqu'on le. désire,au contrôle de la densité du gaz produit dans les circonstances susditeso
A l'exception des procédés qui prévoyent l'application du prin- cipe d'une combustion partielle de l'huile.
avec de l'air ou de l'oxygène, et de ceux utilisant des catalyseurs au nickel (qui sont corrompus par le soufre dans les huiles minérales), pratiquement tous les procédés et appareils utili- sés jusqu'ici pour la conversion des hydrocarbures liquides en gaz fixes., ne
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sont utilisés que par intermittence, ce qui requiert l'utilisation d'un jeu de deux unités productrices, ces unités consistant essentiellement en deux ou plu- sieurs chambres de contrôle en briquesdans l'une desquelles de l'huile et de la vapeur sont injectées, tandis que l'autre est chauffée pour rétablir sa. température de travail et éliminer les dépôts de carbone.
Un tel fonctionne- ment intermittent est très inefficace pour des raisons qu'il n'est pas néces- saire d'expliquer dans la présente spécification.
Un autre objet de l'invention est de prévoir un procédé continu qui peut être mis en oeuvre dans une seule unité ou appareil producteur, ce qui permet de produire du gaz d'une manière continue à partir d'une huile combusti- ble donnée,et à un taux contrôlé sur de longues périodes de temps.
D'autres objets encore de l'invention apparaîtront de la descrip- tion suivante.
Aux dessins annexés, un appareil est illustré, dans lequel et dans le fonctionnement duquel l'invention est mise en oeuvre, l'appareil choi- si, dans ce cas, étant une petite unité, conçu pour convertir environ 15 gal- lons d'huile par heure en 4000 pieds cubes de gaz environ, avec un pouvoir ca- lorifique de 500 à 600 Btu par pied cube.
La figure 1 est une vue schématique représentant l'appareil en coupe longitudinale verticale.
La figure 2 est une vue en coupe horizontale de l'unité généra- trice de gaz de l'appareil, suivant le plan II-II de la figure 1.
La figure 3 est une autre vue en coupe horizontale de l'unité gé- nératrice, suivant le plan III-III de la figure 1.
La figure 4 est encore une a.utre vue en coupe horizontale de cette unité génératrice, suivant le plan IV-IV de la figure 1.
La figure 5 est une vue en coupe verticale d'un interrupteur électrique de régulation de pression, compris dans l'appareil pour contrôler automatiquement la production de gaz suivant le taux auquel il est consommé.
La figure 6 est une vue développée ou schéma d'un vaporisateur ou chaudière comprise dans ''.-,appareil.
En se référant aux dessins, l'appareil comprend une unité généra- trice de gaz 1, une unité de lavage ou de purification des gaz 2, et un ré- servoir 3 qui reçoit ces gaz. Le réservoir 3 peut être de conception et de di- mensions variables.En effet, il peut consister simplement en un élargissement dans la conduite principale,ou il peut consister en un réservoir d'accumula- tion des gaz d'une capacité quelconque désirée. Le but de l'unité 2 de lavage et de purification des gaz est de refroidir ceux-ci, ou de les libérer des va- peurs d'huile et d'eau, et/ou des composés sulfurés.
L'unité génératrice 1 comprend une chambre de catalyseur 5, cons- truite en métal résistant à la chaleur, par exemple un alliage d'acier au chro- me-nickel-molybdène. Cette chambre qui est verticale est de section transversa- le progressivement croissante, à partir du bas vers le haut. Cette chambre con- tient un corps catalyseur poreux 6 formé d'hématite dure broyée et triée en blocs ou pièces ayant des dimensions de 1/2 à 3/4 de pouce. La chambre du ca- talyseur est disposé à l'intérieur d'une chambre de chauffage 7.
Dans les gé- nérateurs de gaz de plus petites dimensions, il peut être pratique de fournir la chaleur nécessaire à la chambre 7 au moyen de résistances électriques mais, dans l'unité représentée, aussi bien que dans les unités plus grandes, la cha- leur est fournie de préférence en brûlant de l'huile et/ou du gaz. Dans le présent cas, un brûleur 8 (figure 2) à huile et gaz combinés est monté sur le corps du générateur à ou près de la zone du plan de coupe II-II de la figure 1, et est d'une construction du type montré à la figure 2 de manière à projeter sa flamme parallèlement à une ligne tangente à la face intérieure de la paroi de la chambre de combustion 7. Un tube 73 pour les produits de combustion dé- bouche au sommet du générateur.
En débutant avec le générateur froid, ce brûleur fonctionne grâce à une huile combustible légère injectée avec de l'air à une
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pression supérieure à la pression atmosphérique, jusqu'à ce que le générateur produise du gaz; à ce moment, l'alimentation en huile est coupée et le généra- teur est chauffé grâce à une petite quantité de gaz produit, envoyé au brûleur par une conduite 9 partant du conduit distributeur de gaz 463 de l'appareil.
Les parois de la chambre 7 sont réalisées en plaques d'acier 11, revêtues de matière réfractaire. Un compartiment d'approvisionnement 12 est prévu au sommet de la chambre 5 du catalyseur et contient assez d'hématite calibrée pour remplir ladite chambre 5. A la base du générateur, est disposé un réceptacle 13 à catalyseur, réalisé en acier au carbone ordinaire.
Un pyromètre thermo-électrique 14 se projette à l'intérieur de la chambre de combustion, et, quand le générateur produit du gaz, ce pyromètre (conjointement avec des dispositifs de contrôle habituels, non représentés) contrôle automatiquement le flux de gaz vers le brûleur, pour maintenir la température au point quelconque désiré compris dans les limites de travail de 1500 à 1700 F, comme montré par un indicateur 140.
De tels dispositifs de contrôle sont bien connus en pratique et il n'est pas nécessaire, pour la compréhension de la présente invention, de les représenter, ou de décrire ici leur fonctionnement en détails. Dans le gé- nérateur, des moyens sont prévus pour produire de la vapeur surchauffée, qui est un agent oxydant gazeux, pour l'utilisation dans la production de gaz fixe.
De tels moyens peuvent comprendre une chaudière formée de quatre paires de tu- bes verticaux 21, 21a, 21b et 21c (figures 3 et 6) qui sont de préférence en- robés dans la conduite réfractaire 10 de la chambre de combustion, et reposent dans les brides de canaux d'acier 22 qui supportent ou renforcent les parois d'acier 11 de la chambre 7. Les deux tubes de chaque paire sont connectés entre eux par des tubes 21d voisins de leurs extrémités inférieures et par des tubes 21e au voisinage de leurs extrémités supérieures, et les quatre paires de tu- bes sont connectées entre elles en série, au voisinage de leurs extrémités su- périeures, grâce à des conduits 21f.
De l'eau est envoyée par un conduit 15 à un réservoir supérieur 16 qui comporte une soupape à flotteur 17 pour le main- tien de l'eau dans le réservoir à la hauteur hydrostatique désirée. De l'eau en provenance du réservoir 16 est envoyée par une tuyauterie 18 à la base des tubes bouilleurs 21-21f, l'intensité de l'écoulement étant mesurée par un dé- bit-mètre 19 et réglée par une soupape 20; et la vapeur engendrée dans ces tubes est envoyée par une conduite 23 à une tubulure 24 qui entoure et est soudée à la paroi conductrice de la chaleur de la chambre 5 du catalyseur, dans la position montrée à la figure 1. Au cours de son déplacement dans le tube 23 et dans la tubulure 24, la chaleur est hautement surchauffée en vue des réactions chimiques qui vont bientôt être considérées.
Des robinets d'es- sai 51 et 52 sont connectés en des endroits convenables des tubes bouilleurs pour les tests. La disposition des tubes décrite procure une chaudière qui utilise, pour la production de vapeur, de la chaleur qui autrement serait per- due, par radiation, par les parois du générateur.
Depuis la tubulure 24, la vapeur surchauffée à la température des gaz chauds dans la chambre de combustion 7 est projetée à travers les orifi- ces 25 dans la chambre de catalyseur 5.
De l'huile est injectée à l'intérieur du corps catalyseur po- reux au moyen d'une pompe à moteur 26 qui aspire de l'huile par la conduite 27 depuis un réservoir conventionnel (non représenté) qui peut être placé sous le niveau du sol et chauffé. Dans le cas d'huiles ou d'autres liquides carbonés combustibles très visqueux qui peuvent être utilisés pour la produc- tion de gaz fixe, les produits de combustion dans la chambre 7 peuvent être employés pour préchauffer de tels liquides. A titre d'exemple de la marche qui peut être suivie, un serpentin 300 est représenté au sommet de la chambre de combustion, et le liquide visqueux peut y passer, ce qui amènera une dimi- nution de la viscosité du liquide et une augmentation de la température.
Le combustible liquide, aspiré à travers le conduit 27 à partir du réservoir, est envoyé, en passant par un débit-mètre 28 et un conduit d'ali- mentation 30, à une canalisation d'injection 29 disposée à une zone intermé- diaire de la chambre du catalyseur comme représenté. Cette canalisation 29, qui
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est d'ailleurs fermée à son extrémité intérieure à la chambre,présente un pe- tit trou (1/32 à 1/16 de pouce) prévu dans sa paroi, pour diriger un jet d'hui- le vers le bas. La canalisation d'injection 29 est reliée à la conduite d'ali- mentation en huile 30 par une jonction 31, et traverse un tube de protection 32 résistant à la chaleur, qui se projette à travers et est soudé à la-paroi de la chambre de catalyseur 5.
Il est important que le jet d'huile soit diri- gé vers le bas à travers un petit orifice. On a trouvé qu'un tube injecteur a- vec son extrémité ouverte ou avec un grand orifice de sortie est rapidement bouché par le carbone. Il est de plus important que la vapeur soit injectée ou soit effective sous le ou les points d'admission d'huile au catalyseur et il faut observer que les orifices 25 du jet de vapeur soient placés à une grande distance en dessous de la canalisation d'injection d'huile 29.
Le moteur 260 qui commande la pompe 26 démarre par la fermeture d'un interrupteur 33. Ensuite, le fonctionnement de la pompe et de son moteur est contrôlé par la pression de gaz dans le réservoir 3, grâce à un interrup- teur électrique spécial 34 de régulation de pression (figure 3), décrit ci-après en détails. Grâce à cet interrupteur 34, qui peut être réglé pour répondre à une pression comprise entre une demi-livre et deux livres dans le réservoir 3, le circuit d'alimentation du moteur 260 de la pompe est coupé,lorsque la pres- sion dans le réservoir 3 atteint la valeur à laquelle ledit interrupteur 34 de régulation de pression est réglé. Le circuit est refermé quand la pression du réservoir tombe sous la valeur à laquelle ledit interrupteur est réglé.
De cet- te manière,la production de gaz est automatiquement contrôlée et réglée au taux d'utilisation du gaz,jusqu'à la capacité maximum du générateur. La sou- pape à flotteur dans le réservoir 16 et la soupape 20 contrôlent l'écoulement de l'eau vers le générateur, et ces soupapes, conjointement avec la pompe à huile 26, pourvoient à l'envoi de la proportion correcte d'huile et d'eau dans le générateur. D'autres dispositifs peuvent être conçus ou peuvent exis- ter pour arriver aux mêmes résultats, mais ils sont plus coûteux et moins sûrs que le dispositif 34.
Par exemple, si une pompe à eau et une pompe à huile sont commandées par un moteur unique qui arrêtent en même temps l'écoulement d'huile et d'eau, les résultats seraient imparfaits, puisque l'écoulement d'eau devrait être maintenu pendant plusieurs minutes après que l'écoulement d'huile a été coupé, afin d'empêcher la formation de charbon de coke et pour permettre la régénération du catalyseur dans la chambre 5.
Lors de la préparation de l'appareil pour son utilisation, la chambre de catalyseur 5 et le compartiment d'emmagasinement 12 sont remplis d'hématite dure concassée et calibrée, et des couvercles à garniture 35 et 35a sont boulonnés solidement en place sur les ouvertures de chargement prévues au sommet du compartiment 12. Le générateur est graduellement chauffé jusqu'à la température de 1650 F, qui sera signalée par l'indicateur 140.
Pendant le chauffage dudit générateur, on prépare les unités de lavage et de purification des gaz. Ces unités comprennent une unité de re- froidissement et de lavage 36, un séparateur d'huile 37, un dispositif d'enlè- vement du soufre 45 (utilisé uniquement lorsque l'enlèvement au soufre est né- cessaire), et un laveur à huile 46. Le laveur 36 et le séparateur d'huile 37 sont alimentés en eau froide en ouvrant une soupape 38 dans une conduite par- tant de la canalisation d'alimentation en eau 15.
Le laveur 36 comprend un réservoir métallique vertical compor- tant une conduite 360 partant d'un point médian de sa dimension verticale et se dirigeant vers le bas en direction du séparateur d'huile 37,qui comporte également un réservoir vertical disposé à un niveau inférieur à celui du ré- servoir 36. Lorsque le niveau deau qui s'élève dans le réservoir 36 atteint l'orifice de la conduite 36-, de l'eau s'écoule par cette conduite dans le sé- parateur d'huile 37, et quand le niveau d'eau qui s'élève dans ce dernier at- teint le point où il apparaît dans l'indicateur à voyant 39, la soupape d'ad- mission d'eau 38 est fermée.
Ensuite, si on désire du gaz désulfurés quelques livres de chaux éteinte sont introduites par le couvercle 40 d'un réservoir hermétique 42, la chaux étant placée et supportée sur une paroi ou écran perfo- ré 41. Le couvercle 40 est alors remis en place au sommet du réservoir 42, et
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une soupape 43 est ouverte pour admettre de l'eau depuis la conduite d'ali- mentation 15. L'eau s'élève dans le corps de la chaux disposée sur l'écran 41 jusqu'à ce que son niveau atteigne l'ouverture de la canalisation 420 con- duisant du réservoir 42 au sommet du dispositif pour l'enlèvement du soufre 45.
Ce dernier dispositif 45 comprend un réservoir vertical comportant une conduite de trop-plein d'eau 450 menant dans le réservoir à séparation d' huile 37. Lorsque l'eau s'élevant dans le réservoir 45 atteint 1-*orifice de la conduite 450, elle s'écoule par cette dernière conduite dans le réservoir à séparation d'huile 37, avec, pour effet,un commencement d'élévation du ni- veau de l'eau dans l'indicateur à voyant 39. A ce moment, la soupape 43 est ré- glée dans une position qui (dans le cas d'un appareil produisant 5000 p.c.h. tel que représenté ici) réduit l'écoulement à environ un quart par minute.
L'intensité d'écoulement est déterminée par ouverture de la soupape 44 sur la conduite 440 partant de la base du séparateur d'huile 37 et en mesurant l' eau qui s'écoule. La soupape 43 est réglée jusqu'à ce qu'elle atteigne la po- sition à laquelle l'écoulement par la conduite 440 arrive au taux désiré.
L'eau qui s'écoule par cette conduite 440 peut être menée à un tuyau de drai- nage, à l'égoût, ou à un autre point adéquat d'évacuation. Quand l'écoulement d'eau désiré à ainsi été établi à travers le réservoir à chaux 42, le réser- voir 45, le réservoir 37, et la conduite d'évacuation 440, la soupape 38 est réouverte et réglée dans une position telle que l'écoulement total d'eau en provenance de la conduite d'évacuation 440 est égal à environ un gallon par mi- nute lorsque l'eau a une température de 40 F, et à un et demi gallon par minu- te lorsque la température est de 65 Fa Le niveau de l'eau est ainsi établi aux niveaux de fonctionnement dans le laveur 36, le dispositif d'enlèvement du soufre 45, le réservoir à chaux 42,
et le séparateur d'huile 37. Ensuite., les positions, dans lesquelles les soupapes 38 et 43 ont été réglées,sont marquées et les soupapes sont fermées.
On prépare alors le laveur à huile 46. Il consiste en un réser- voir vertical comportant deux parois horizontales 460 et 461, comme représen- té. La chambre 470, au-dessus de la paroi 460, comporte un dispositif barboteur 67, dont le bord inférieur est entaillé, comme représenté. Le barboteur 67 re- pose sur l'extrémité supérieure du tube 68 qui s'étend vers le bas, en passant au travers de la paroi 460, jusqu'à un barboteur 69 à la base du réservoir.
Lors de la préparation pour la mise en service du laveur à huile, de l'huile légère (par exemple de l'huile combustible n 1 ou n 2) est introduite dans la chambre supérieure 47 par une admission à entonnoir 48 comportant une soupa- pe 480. De la chambre 47, l'huile s'écoule dans la chambre 470 par une dériva- tion 490 qui présente une soupape 49. L'huile s'élève dans la chambre 470 jus- qu'au niveau auquel elle déborde le bord supérieur du tube, pour tomber ensui- te dans ce tube vers la base du réservoir 46, où elle forme une masse d'huile entourant le barboteur 69.
Quand des nappes d'huile adéquates ont ainsi été for- mée autour des barboteurs 67 et 69, la soupape 49 est fermée et la chambre 47 est remplie; après quoi, le versement d'huile dans l'entonnoir 48 est inter- rompu et la soupape 480 fermée. Ensuite, la soupape 49 est ouverte, et est ré- glée dans une position telle que l'huile s"écoule par la dérivation 490 à un taux d'environ six gouttes par minute, ce qui peut être contrôlé grâce à un voyant 50 compris dans la dérivation. Un tube d'aération 471 s'ouvre au travers de la paroi 46l et s'étend presque jusqu'au sommet de la chambre 47. L'huile est alimentée au taux d'environ six gouttes à la minute, aussi longtemps que le générateur reste en fonctionnement.
Pendant qu'on amène les unités de lavage et de purification aux conditions de service, comme décrit ci-avant, le chauffage de la chambre de combustion est continué jusqu'à ce que sa température atteigne 800 à 900 F.
Alors, le robinet d'essai 51 et la soupape 20 sont ouverts, pour l'admission de l'eau à l'intérieur de la chaudière ou bouilleur 21-21f. Lorsque l'eau s'é- coule dudit. robinet d'essai, ce dernier ainsi que la soupape 20 sont fermés et le robinet d'essai 52 ouvert. Ce dernier reste ouvert jusqu'à ce que la tempé- rature dans la chambre de combustion 7 atteigne 1650 F;
à ce moment, le robi- net 52 est fermé, et la soupape 20 est réglée de manière à fournir un écoule-
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ment d'eau d'un taux volumétrique égal à la moitié de celui de l'huile délivrée par la pompe 26 pour la conversion en gazo
Dans le cas particulier du générateur illustré et décrit ici, l' écoulement d'eau peut être d'un taux égal à une pinte par minute. Ensuite, toute eau en excès dans les laveurs est chassée et l'appareil vérifié pour les fuites,en admettant de Pair comprimé par la canalisation 57 à travers une admission 570, jusqu'à ce que la pression dans le réservoir 3 s'élève à deux livres.
L'écoulement spécifié de--au de refroidissement et de lavage est alors établi en ouvrant et en réglant les soupa.pes 38, 43 et 44, les soupa- pes 38 et 43 étant ouvertes aux positions marquées précédemment, déjà détermi- nées pour l'écoulement requis.
Pour commencer la production de gaz , une soupape principale de distribution 53 est ouverte, l'interrupteur 33 est fermé pour le démarrage de la pompe d'huile, et la soupape 54 est ouverte jusqu'à ce que le débit-mètre 28 indique l'écoulement d'huile désiré (un quart par minute pour le généra- teur représenté). Du gaz est immédiatement formé et déplace aussitôt tout l'air qui se trouve dans l'appareil. Lorsque la chambre de catalyseur 5 est remplie avec de l'hématite fraîchement préparée,, la teneur du gaz en CO2 et 112 est élevée pendant cinq à dix minutes, et ce gaz peut être envoyé au rebut en fermant temporairement la soupape 53 et en ouvrant la soupape d'essai 530. Le gaz qui s'échappe par cette dernière soupape peut être brûlé.
Après dix minu- tes environ, on ferme la soupape 530 et on ouvre la soupape principale de dis- tribution 53, ce qui permet au gaz de s'échapper vers les points de consomma- tion désirés.
La conversion de l'huile en gaz est effectuée en une fraction de seconde par une série de réactions physiques et chimiques.Par exemple, quand de l'huile combustible n 2 est injectée, en 29, dans l'hématite chauffée, el- le est d'abord volatilisée et puis décomposée, par le procédé connu sous le nom de cracking, en composés plus légers et plus volatils et en carbone.
Aus- sitôt que le carbone est formé,il réagitsoit avec le minerai, soit avec la vapeur surchauffée injectée (en 25), pour former du gaz CO ou du gaz CO et H2 suivant les réactions types suivantes :
EMI7.1
<tb> (a) <SEP> 3 <SEP> Fe2 <SEP> O3 <SEP> + <SEP> C <SEP> 2 <SEP> Fe3 <SEP> O4 <SEP> + <SEP> CO, <SEP> ou
<tb>
<tb> (b) <SEP> Fe3 <SEP> 04 <SEP> + <SEP> C <SEP> 3 <SEP> Fe <SEP> O <SEP> + <SEP> CO
<tb> (c) <SEP> H2O <SEP> + <SEP> C <SEP> H2 <SEP> + <SEP> CO
<tb>
<tb> (d) <SEP> 3 <SEP> FeO <SEP> + <SEP> H2O <SEP> Fe3O4 <SEP> + <SEP> h2
<tb>
La réaction (a) se réalise uniquement quand le catalyseur est nouveau.
Les surfaces des morceaux d'hématite (Fe2O3), qui forment le catalyseur, sont rapidement réduites en magnétite ((Fe3O,) 9 après quoi, seule la réaction (b) peut se réaliser, une telle réaction (b) seffectuant seulement sur les surfaces des morceaux de minorai. Ces changements et ces réactions don- nent un mélange de gaz fixes composé de CO et de H2, plus des vapeurs compo- sées d'eau et d'huiles légères.
Lorsque ces mélanges montent à travers la mas- se de minerai chauffée susdites certaines des huiles légères subissent, pen- dant quelles passent dans les tubes surchauffés 55 et 55a, une pyrolyse qui a principalement pour résultat la formation d'hydrocarbures non saturés con- nus tels que des oléfines, tandis que d'autres huiles légères réagissent avec le minerai et l'eau pour former du CH4, du H2 et du CO. Si le gaz n'est pas refroidi rapidement, les oléfines tendent à se polymériser, en formant des com- posés aromatiques et du H2.
De plus,, si le générateur fonctionne à sa capacité maximum, et particulièrement aux températures voisines de 1500 F, un peu de vapeur d'huile s'échappe non transformée avec le gaz en passant à grande vi- tesse dans les tubes surchauffés 55 et 55a.
Dans la chambre 5, les gaz,en même temps qu'une certaine quanti- té de vapeurs d'eau et d'huile, quittent la masse du minerai à une température comprise entre 1300 et 1500 F, et passent à travers un conduit 57 dans le re-
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froidisseur et laveur 36. Au sommet de ce laveur, de l'eau froide pénétrant par une tubulure 58, est répandue,, par des orifices 580, dans le gaz, et re, froidit ce dernier. Le gaz se dirige vers le bas par un conduit 59 dans un barboteur ou dispositif de distribution 60, de la base duquel le gaz s'élève et barbote à travers une colonne 600 comprenant de l'eau qui s'élève à une hauteur légèrement supérieure à celle du côté inférieur de l'orifice du tuyau de trop-plein 360.
Par cette action combinée de refroidissement et de lavage, la plus grande partie des vapeurs d'eau et d'huile est condensée, et l'huile en forme de globules s'échappe avec l'eau de refroidissement par le trop-plein 360. Dans ce laveur 36, un certain nombre de composés sulfurés et autres, solu- bles dans l'eau, sont séparés du gaz. La température de l'eau de trop-plein provenant de ce laveur est gardée inférieure à 120 F. Si la température s'é- lève au-dessus de cette valeur, l'écoulement d'eau est activé en réglant la soupape 38.
Si, en vue de garder la température de l'eau inférieure à la va- leur prévue, l'écoulement est augmenté à un taux tel que le niveau d'eau s' élève au-dessus du tube de niveau 62, une soupape de drainage 63, disposée à la base du laveur, est ouverte jusqu'à ce que l'eau reprenne le niveau normal; après quoi, la soupape 63 est fermée et l'écoulement par la soupape 44 est ré- glé à nouveau. La propreté du gaz est vérifiée en ouvrant un robinet d'essai 64 prévu au sommet du laveur 36. Le gaz qui s'en échappe est allumé et une flamme est obtenue, flamme longue comme celle d'une bougie.
Le gaz quittant le laveur 36 à une température de 100 à 120 F en- mène avec lui une certaine quantité d'eau et d'huile entraînée, une sorte de brouillard, et une partie du soufre du gaz développé dans le générateur prin- cipalement sous forme de H2S, un gaz acide. Pour enlever ces impuretés, le gaz est envoyé à travers ' ' @ un second laveur 45 qui est pratiquement une réplique du premier, mais de dimensions un peu plus petites. Lorsque le gaz pé- nètre dans le second laveur par un conduit 361, il est lavé avec de l'eau de chaux diluée en provenance du réservoir 42, l'eau de chaux étant introduite par un vaporisateur 65 au sommet d'un tube 66.
A la base de ce laveur, le gaz est forcé de passer par un barboteur submergé 61, et comme le gaz est maintenant à une température bien inférieure à 90 F, les vapeurs d'huile et d'eau sont toutes deux condensées. L'eau de chaux enlève aussi le H2S et certains des au- tres gaz acides présents, comme le CO2, par exemple. L'eau de chaux peut être très diluée, car de l'eau ayant une concentration en ions d'hydrogène de pH8 est capable d'enlever 90% du H2S se trouvant dans le gaz, en supposant bien entendu qu'une quantité suffisante d'eau de chaux est utilisée.
Le gaz produit à partir de certaines huiles contient certains com- posés organiques de haut poids moléculaire, en suspension moléculaire, qui ne sont pas enlevés en lavant le gaz avec de l'eau ou des solutions aqueuses.
Pour enlever ces composés, du type gomme, on fait passer le gaz en provenance du laveur 45, par un conduit 451, dans un laveur double à huile 46. Dans ce der- nier laveur, le gaz est forcé de barboter en direction du bas à travers une masse d'huile légère dans une chambre 470, d'où il entre dans un barboteur 67, l'huile formant une vapeur qui est emportée avec le gaz vers le bas dans un tu- be 68 et dans un second barboteur 69. Le gaz barbote ensuite vers le haut à tra- vers la masse d'huile, dans le laveur 46, ce qui a pour effet de séparer la va- peur d'huile du gaz. De cette manière, pratiquement tous les composés organi- ques en suspension dans le gaz sont abandonnés en dissolution dans l'huile qui, le processus continuant, s'élève dans le laveur et s'écoule, par trop-plein, dans le conduit 462 vers le réservoir 37 de séparation d'huile.
Dans ce dernier, l'écoulement des liquides est très lent, l'eau étant enlevée à la base grâce à la conduite 440, comme déjà signalé. Les huiles, ayant toutes une densité moindre que celle de l'eau, s'élèvent à la surface de celle-ci dans le ré- servoir 37 et, en maintenant le niveau d'eau, dans ledit réservoir, bien au- dessus de la sortie d'eau, les huiles s'accumulent dans la moitié supérieure de la chambre, d'où elles sont évacuées périodiquement par un conduit 59 con- trôlé par une soupape 590. L'huile, ainsi enlevée par ce conduit 59, est ren- voyée au réservoir d'alimentation en huile pour être réintroduite dans le géné- rateur. Le procédé permet pratiquement 100% de conversion d'huile en gaz.
Le gaz propre, qui s'élève depuis la base du laveur 46, se dirige
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par une conduite 463 dans un réservoir de réception 3, d'où % est délivré aux points de consommation sous contrôle de la soupape 53.
De la description ci-avant, il apparaît que le fonctionnement du générateur et des unités de refroidissement et de purification du gaz est pra- tiquement automatique aussi longtemps que les taux d'écoulement d'eau et dhui- le sont maintenus, comme ils ont été réglés au départ du processus. Cependant, la quantité de gaz qui peut être utilement consommée par les usages industriels ou domestiques varie, non seulement de jour en jour, mais aussi pendant diffé- rentes périodes au cours de chaque jour; c'est pourquoi, il est hautement dé- si.rable de ne produire du gaz qu'à la vitesse à laquelle il peut être consommé d'une manière profitable et utile.
Puisque la proportion d'huile et d'eau injec- tées dans le générateur peut varier sans affecter le procédé, à savoir aussi longtemps qu'une certaine proportion minimum d'eau est fournie, l'intensité de production du gaz peut varier en réglant la quantité d'huile injectée.Lorsque la consommation de gaz est constante pendant plusieurs heures et peut être pré- vue à l'avance, un réglage grossier de l'intensité d'écoulement de l'eau et de l'huile peut être réalisé grâce aux mesureurs de débit prévus, mais un tel réglage n'est pas suffisant pour les petites variations inévitables dans le volume de gaz consommépar rapport au volume produit.
Il est désirable que le gaz soit fourni à une pression constante qui, pour la plupart des usages commerciaux, varie d'une demi-livre à deux li- vres par pouce carré.
Pour réaliser cette exigence,,, un interrupteur électrique particu- lièrement efficace de régulation de pression a été imaginé, cet interrupteur étant représenté comme attaché au réservoir à gaz 3, à la figure 1. Une coupe verticale centrale de cet interrupteur est montrée, à plus grande échelle, à la figure 5. L'interrupteur 34 comprend un tube 74 en forme de U à grosses parois de verre. Le tube est de diamètre interne d'un demi-pouce, et sa longueur de deux pouces et demi, mesurée à partir de l'intérieur de la courbure du U.
Un bras de ce tube en U est plus long que l'autre, et présente une inclinaison à 90 à son extrémité supérieure qui est munie d'un collier en caoutchouc 75 scellé et bloqué dans un orifice prévu dans la paroi latérale du réservoir, comme montré à la figure 1. Le tube est supporté et protégé par un dispositif de protection en acier 76, attaché à la paroi du réservoir 3. Le plus long bras du U est calibré en centimètres et millimètres à partir d'une ligne située à 5/16 de pouce au-dessus de la courbure, et sur -une distance de cinq centimètres.
Du mercure pur est placé dans le tube jusqu'au- niveau indiqué par 90 à la figu- re 5, qui correspond à la graduation de 25 mm. sur la paroi du tube.
Au sommet du bras le- plus court du U, un jeu de contacts élec- triques 77 et 81 est prévu. Le contact 77 comprend un anneau réalisé en tube de cuivre ou de bronze, ayant un diamètre légèrement supérieur au diamètre ex- térieur du tube. Le bord supérieur de l'anneau est poli de manière à former un siège plane, et le corps dudit anneau est fendu longitudinalement. Un man- chon 78 en caoutchouc est inséré à l'intérieur de l'anneau; un conducteur élec- trique 770 est soudé à cet anneau et un dispositif de serrage 79 assure l'assem- blage de l'anneau dans la position verticale désirée sur le bras le plus court du tube en U.
Un flotteur 80, réalisé en tube de verre de 10 mm de diamètre ex- térieur, fermé à sa base, est monté librement à l'intérieur de l'extrémité ou- verte du bras court du tube en U.La longueur du flotteur 80 nest pas infé- rieure à un pouce et demi, et l'extrémité ouverte dudit flotteur est prévue à gorge et fermée au moyen d'un bouchon 83 réalisé en un matériau isolant.
Le contact 81 comprend un anneau de tube de cuivre de faible ca- libre,dont le sommet est fermé par un disque de cuivre 82 soudé au bord de l'anneau. L'élément de contact 81 est fixé au flotteur par une vis 84 qui pé- nètre, à travers la paroi d'extrémité 82,dans le corps.du bouchon 83. La vis 84 procure la borne pour la liaison d'un conducteur électrique 810 à Isolé- ment de contact 81. Celui-ci porte normalement, par son bord inférieur, sur le siège formé par le bord supérieur de l'anneau de contact 77, comme montré à la figure 5. Un capot de protection 85 en matériau isolant, ou en métal recou- vert de matériau isolant, est mis en place par dessus les éléments de contact
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assemblés.
Aussi longtemps que la pression dans le réservoir 3 reste infé- rieure à celle désirée, le flotteur 80 reste stationnaire, avec les anneaux de cuivre 77 et 81 en contact, le circuit électrique de commande du moteur 260 de la pompe à huile étant fermé grâce aux conducteurs 810 et 770 qui sont reliés à l'interrupteur 33. S'il y a une baisse de la quantité de gaz consom- mé, la pression dans le réservoir 3 augmente, ce qui abaisse le niveau du mer- cure dans le long bras du tube en U et élève le niveau de mercure en dessous du flotteur. Celui-ci s'élève avec le mercure et coupe le circuit du moteur 260 de la pompe à huile, en interrompant ainsi l'écoulement d'huile jusqu'au mo- ment où plus de gaz est consommé et où la pression dans le réservoir 3 a dimi- nué.
Ce contrôle est parfaitement adapté au procédé, puisque le générateur continue à produire du gaz pendant quelques minutes après que l'alimentation en huile a été coupée, et fabrique du gaz immédiatement lorsque l'écoulement d'huile dans le générateur est de nouveau permis. Ce décalage, ou la diminu- tion graduelle de la production de gaz après que l'alimentation en huile a été coupée, augmente les intervalles entre l'arrêt et le démarrage du moteur. Il sera manifeste que, en réglant la position verticale à laquelle l'ensemble des contacts 77-81 est fixé sur le court bras du tube en U, l'appareil peut être rendu automatiquement sensible à toute pression d'échappement choisie.
La composition, la pesanteur spécifique et le pouvoir calorifique du gaz produit varient quelque peu suivant le type d'huile utilisé et la tem- pérature à laquelle le générateur fonctionne. Avec un catalyseur bien condition- né, dans le générateur fonctionnant à une température de 1500 F, le gaz aura une pesanteur spécifique d'environ 0,7, et un pouvoir calorifique d'environ 950 Btu par pied cube. Avec le générateur fonctionnant à 1600 à 1650 F, le gaz contiendra un plus haut pourcentage de Il± et de CO, qui abaisseront le pouvoir calorifique du gaz, mais augmenteront le volume de gaz produit à partir d'une quantité d'huile donnée.
En introduisant de l'air par la soupape 570, le pou- voir calorifique du gaz peut être à nouveau abaissé à toute valeur désirée, tandis que la pesanteur spécifique et la quantité de gaz produit seront aug- mentées d'une manière correspondante, ce qui est dû à la formation de CO et à la dilution avec du N2. En général, le volume de gaz produit à partir d'un vo- lume d'huile donné varie de 150 à 250 pieds cubes par gallon d'huile, suivant le type d'huile utilisé, et le pouvoir calorifique du gaz produit.
Avec certaines huiles qui donnent des résidus élevés à la distil- lation, telles que l'huile n 6 ou ''Bunker C", il est judicieux d'injecter un peu d'air d'une manière continue par la conduite 57 qui s'élève, vers le haut, au-dessus du compartiment 13, pour empêcher la formation de coke dans le fond du générateur. Avec des huiles qui donnent peu ou pas de résidu, il est seule- ment nécessaire d'introduire de l'air à suffisance dans le compartiment 13 pour équilibrer la pression de gaz dans le générateur; ceci empêchera des va- peurs d'eau et d'huile de se diriger à travers la masse du catalyseur 6 dans le compartiment 13.
Si des vapeurs peuvent pénétrer dans le compartiment 13, elles s'y condensent, en créant un vide partiel qui a pour effet de permettre la continuation de la pénétration non désirée.
Gomme on l'a déjà mentionné, le minerai de fer dans la chambre 5 agit comme catalyseur pour empêcher la formation de carbone, et il est forte- ment auto-régénérant, pourvu. qu'on utilise un excès de vapeur (ou un peu d'air); la température du minerai est maintenue supérieure à 1300 F dans toutes les parties de la chambre 5. D'autre part, si la température est élevée au-dessus de 1700 F, l'oxyde sur la surface des morceaux de minerai peut être réduit en fer métallique ce qui provoquera l'adhérence des morceaux l'un à l'autre, ou leur agglutinement, en particulier si on ajoute trop peu d'air lorsqu'il s'agit d'une huile à résidus élevés. Cette dernière situation est évitée en limitant la température de fonctionnement dans la chambre de combustion.
La température du minerai, qui est un pauvre conducteur de la chaleur et qui est continuellement refroidi par l'huile injectée, est maintenue à une vapeur com- prise entre 1500 et 1550 F au sommet de la chambre de catalyseur, et à une valeur encore plus faible en dessous du point où l'huile est injectée. A une
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température inférieure à 1400 F, le minerai ne réagira pas avec du carbone et l'huile ne sera pas fractionnée suffisamment pour former des gaz fixes.
Des difficultés provenant des causes susdites sont évitées en conformant la chambre de manière qu'elle soit de diamètre progressivement décroissant depuis le haut jusqu'en bas, et en préchauffant la vapeur injectée, à une tempéra- ture voisine de celle qui existe dans la chambre de combustion En opérant a.ux températures plus élevées et en utilisant une huile hautement suif orée le minerai aura tendance à absorber une certaine quantité de soufre., en for- mant du FeS à la surface des morceaux, mais ce sulfure est reconverti en oxy- de par réaction avec l'air ou Peau aux températures élevées de fonctionne- ment.
A titre de précaution contre tous les facteurs qui tendent à diminuer Inefficacité du catalyseur à l'oxyde de fera il est prévu de dépla- cer le minerai-, à travers la chambre de catalyseur, depuis la chambre de réser- ve 12 au sommet du générateur jusqu'au compartiment 13 à la base., Ce mouve- ment est obtenu grâce à un pousseur 70 qui est déplacé en avant et en arrière d'une distance de 2 à 3 pouces en faisant osciller 'un levier 72. Chaque course du levier pousse trois à quatre livres de minerai dans le compartiment 13. Huit à dix courses du pousseur,durant chaque heurs, sont suffisantes.
L'air introduit par la conduite 57 dans le compartiment 13 tend à empêcher les vapeurs de descendre de la chambre de catalyseur, et sert à ré- générer ou réactiver le catalyseur qui est délivré dans ce compartiment 13, grâce à quoi ledit catalyseur peut être réutilisé, Lorsqu'on utilise des huiles combustibles donnant peu ou pas de résidu, le mouvement du minerai nest pas nécessaire, spécialement si l'air de régénération du catalyseur est injecté de temps en temps à la base de la cham- bre 5 en passant par le compartiment 13
En considérant le rendement total du générateur, les réactions qui s'effectuent dans la chambre de catalyseur sont à la fois exothermiques et endothermiques,
mais en fait légèrement plus endothermiques.La source prin- cipale d'absorption de chaleur dans la chambre de catalyseur est celle qui est requise pour vaporiser 1-'huile injectée, et qui,, ajoutée à la chaleur absorbée par les réactions chimiques s'élève à environ 600 Btu par livre d'huile in- jectée. Les autres pertes de chaleur sont la chaleur sensible dans les gaz for- més et dans les produits de combustion qui s'échappent par le tube 73' Dans les grandes installations,ces derniers peuvent tre utilisés pour préchauffer l' huile lorsqu'elle est pompée vers le générateur, et la perte par radiation peut être réduite au minimum en isolant la chambre de combustion.
De cette maniera;., le rendement total, en entendant par cette expression le pouvoir calorifique total de l'huile utilisée comparé au pouvoir calorifique total du gaz fourni., s'élève depuis environ 80% pour le petit générateur décrit ici jusqu'à 85% et plus pour les plus grandes unités.
On reconnaîtra que la méthode de la présente invention comprend non seulement les changements physiques et chimiques connus sous le nom de "cracking",et les transformations connues sous le nom de "pyrolyse", mais en- core comprend certaines réactions chimiques parmi les composants du liquide carboné le minerai,. et Peau et/ou l'oxygène de l'air utilisé.De tels li- quides carbonés, comme les huiles combustibles dérivées du pétrole, sont prin- cipalement composés de résidus des procédés de distillation et de cracking quisont répétés jusqu'à ce que le résidu ne comprenne plus un hydrocarbure plus léger, de valeur.
Quand un mélange de tels liquides stables à la chaleur est injecté à 1-'intérieur de la chambre de catalyseur de l'invention, chauffée à une température, supérieure à 1450 F, Inaction initiale est celle de la va- porisation de l'huile. Cette transformation physique est instantanément suivie d'une action chimique, dans laquelle les molécules hydrocarburées sont d'abord décomposées par réaction avec l'oxygène provenant du catalyseur oxyde.Cette réaction est en principe limitée à 1:
1 oxygène disponible sur les surfaces de la masse de catalyseur, et on peut dire quedans certaines aires de surface des morceaux formant le catalyseur, l'oxyde est réduit d'un oxyde plus élevé a un oxyde inférieur., avec possibilité de formation d'une sorte de légère quan-
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tité de métal. Après la décomposition des molécules hydrocarburées ainsi com- mencée, suit immédiatement une réaction de cracking dans laquelle des molé- cules de poids moléculaires plus petits sont formées avec le dépôt habituel de carbone. Le carbone est converti en CO par réaction avec l'oxygène fourni par le catalyseur, ou en CO et H2 par réaction avec la vapeur d'eau- fournie.
Finalement, les hydrocarbures ayant des poids moléculaires supérieurs à ceux de l'éthane et du butane éprouvent une pyrolyse ou décomposition sans dépôt de carbone, et des hydrocarbures non saturés connus sous le nom d'oléfines sont formés.
En l'absence de gaz oxydant, tel que la vapeur d'eau, l'oxyde ca- talyseur serait vite réduit au point où'il devient inactif, mais, avec de l'eau injectée sous forme d'une vapeur surchauffée comme on l'a décrit, l'oxy- de inférieur sur les surfaces des morceaux est oxydé en oxyde supérieur, ( et cette mince quantité de métal qui existe est oxydée), et l'eau est réduite en Toutes ces réactions tendent à l'équilibre qui dépend de la température et de la proportion de vapeur d'eau infectée.
Le catalyseur devra être formé d'une substance qui produit ou provoque la libération d'oxygène en décomposant les hydrocarbures stables à la chaleur,comme décrit ci-avant. En présence de chaleur et d'un gaz oxydant comme la vapeur, la substance du catalyseur est au moins partiellement conver- tie ou rétablie en un oxyde supérieur en partant d'un oxyde inférieur. Pour la commodité, un catalyseur formé d'une telle substance est appelé un cataly- seur "X".
Bien que de l'hématite dure soit préférée en tant que substance ou matière pour former le catalyseur, d'autres oxydes de métal ayant une valen- ce d'au moins deux, peuvent servir, tels le peroxyde de manganèse, l'oxyde de nickel, et les oxydes chromique, cobaltique, molybdique et tungstique.
Par exemple, du gaz a été produit en utilisant du peroxyde de manganèse comme catalyseur, mais on a remarqué que l'oxyde réduit est une poudre qui ou bien obstrue le générateur, ou bien est emportée avec le gaz,en provoquant ainsi la nécessité d'une phase supplémentaire d'enlèvement de cette poussière hors du gaz. De même,les autres oxydes mentionnés présentent certaines difficul- tés en cours de fonctionnement, difficultés qui sont toutes évitées en uti- lisant de l'hématite. Cependant,comme ceux qui sont versés dans la pratique chimique le savent, les difficultés rencontrées peuvent être surmontées en renforçant, en transformant en boulettes ou en capsulant la substance catalyti- que à l'intérieur de parois ou de revêtements réalisés en une substance con- venablement perméable.
Grâce à l'invention expliquée ci-avant, on produit un combustible gazeux, fixe, propre, comprenant au moins un gaz hydrocarbure. Le gaz déve- loppé dans le générateur n'est pas seulement nettoyé des vapeurs d'eau et d'huile dans le laveur 36, mais le gaz est refroidi sous la température à la- quelle le gaz hydrocarburé se polymérise ou se décompose sous 3..'effet de la chaleur seule, et, comme on l'a déjà décrit en détail, les unités 45 et 46 net- toyent le gaz produit des inclusions organiques, acides ou du type gomme.
Il doit être compris que les expressions "gaz oxydant" et "agent oxydant gazeux" comprennent la vapeur d'eau ou d'air, ou un mélange de vapeur d'eau avec de :L'air ou de l'oxygène.
De nombreuses modifications et variantes dans la méthode et l'ap- pareil peuvent être apportées par les techniciens en la matière:, mais sans sor- tir, pour cela, du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
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