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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX ENSEMBLES CYLINDRE-PISTON, NOTAMMENT ' POUR MOTEURS THERMIQUES.
L'invention est relative aux ensembles cylindre-piston et elle concerne plus particulièrement, parce que c'est en leur cas que son applica- tion semble devoir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement parmi ces ensembles, ceux pour moteurs thermiques.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, les dits ensembles, qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent -aux divers desiderata de la prati- que.
Elle consiste principalement à constituer les ensembles du genre en question. d'une part, par un cylindre en métal léger muni éventuellement des moyens usuels pour son refroidissement soit par l'air, soit par un liqui- de et, d'autre part, par un piston en métal ferreux dont au moins les parties frottantes possèdent une couche superficielle dans laquelle est dis- sout du soufre.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en cer- taines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode d'application (celui pour lequel on l'applique aux moteurs thermiques), ainsi que certains modes de réalisation, des susdites dispositions; et elle vise plus particuliè- rement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les ensembles du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les engins, tels que les moteurs thermiques, les compresseurs, ou les pompes comportant de
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semblables enambleso
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, lequel complément est bien entendu donné surtout à titre d'indication.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant,par exemple, d'établir un ensemble cylindre-piston pour un moteur thermique à refroidissement par air, on s'y prend comme suit ou de façon ana- logue.
On établit tout d'abord le cylindre de cet ensemble exactement ainsi qu'il est usuel de le faire à l'heure actuelle mais en ayant recours non pas à un métal ferreux, mais à un métal léger tel que de l'aluminium. On ob- tient ainsi un cylindre muni, bien entendu, de tous les éléments usuels tels que : ailettes de refroidissement, sièges de soupapes ou lumières de distri- bution, orifice pour la bougie ou l'injecteur, etc...
En ce qui concerne maintenant le piston, on l'établit lui aussi de la façon usuelle, en un alliage ferreux tel que de la fonte.
Cela étant, on traite le dit piston au moins sur ces parties frottantes de façon à y dissoudre du soufre dans une couche superficielle.
De préférence et comme connu en soi, on peut obtenir cette disso- lution de soufre dans la dite couche superficielle par l'action sur les par- ties en question d'un mélange, à l'état fondu, d'un cyanure, d'un cyanate et d'un sulfure alcalins, ce mélange étant porté à une température supérieure à 550 C, et la durée de l'action étant proportionnée à l'épaisseur de la cou- che qu'on veut obtenir.
Les conditions de traitement suivantes sont avantageuses : a) le mélange contient au moins 25 % de cyanure; b) la teneur en soufre actif du mélange est comprise entre 0,4 et 2 %; c) la pièce est plongée dans un bain de traitement; d) le bain est formé par fusion d'un mélange de cyanure et de sulfite de so- dium anhydre ou par fusion d'un mélange de cyanure et d'hyposulfite de sodium anhydre
En suite de quoi, on a obtenu un ensemble présentant une excel- lente résistance à l'usure.
Il est remarquable notamment que l'usure du cy- lindre en métal léger soit extrêmement faible, ce qui n'était pas le cas lors- que, jusqu'à présent, on avait utilisé des cylindres en métal léger en combi- naison avec des pistons, soit en métal léger, soit en métal ferreux traités ou non superficiellement.sur leur surface frottante, par exemple, par cémenta- tion, nitruration, étamage, etc...
En l'occurrence, il apparaît que la combinaison d'une surface frottante en métal léger et d'une surface co-agissante traitée ainsi qu'il a été exposé ci-dessus donne un résultat industriel remarquable, notamment en permettant d'établir économiquement des moteurs robustes et présentant une longue durée de fonctionnement, moteurs dont le refroidissement est particu- lièrement bien assuré du fait que leurs cylindres sont établis en un métal très bon conducteur de la chaleur et sans la solution de continuité que ren- contrent les calories en écoulement dans les moteurs dont le cylindre est é- tabli en métal léger avec chemisage interne en métal ferreux.
Comme il va de soi et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les va- riantes, notamment celle ou elle;serait appliquéeà des machines à pistons autres que des moteurs thermiques et notamment à des compresseurs ou à des pompes.