<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE DE PREPARATION DE SULFURE DE CARBONE
L'emploi de fours à cuve électriques munis de deux électrodes disposées l'une au-dessus de l'antre, pour la fabrication de sulfure de carbone, est connu. On chauffe du charbon (par exemple du charbon de bois ou du coke de pétrole) entre les électrodes. L'introduction de soufre s'effectue au voisinage de l'électrode inférieure, en un,seul endroit.
Au-dessus de l'électrode inférieure, il se forme une mare de soufre, qui re- froidit le fond du four. Cette mare de soufre doit atteindre une certaine hauteur au-dessus de la sôle du four pour que la quantité convenable de soufre s'évapore par unité de temps et soit transformée en sulfure de car- bone par le charbon de bois. Si la mare de soufre est trop basse, il s'é- vapore trop peu de soufre et la partie supérieure du four est surchauffée.
Mais si la mare de soufre est trop haute, il s'évapore trop de soufre et la réaction s'effectue de façon incomplète. Il est en outre connu que si on dépàsse la hauteur convenable de cette mare de soufre, la colonne de charbon dans le four peut être écartée de l'électrode inférieure, et flotte alors sur le soufre. De ce fait, le passage du courant électrique dans le four est naturellement interrompu.
La répartition de la température dans la partie supérieure de la maçonnerie de fours à cuve de ce genre n'est en outre que rarement symétrique et constante. Fréquemment apparaissent des surchauffes locales qui détrui- sent la maçonnerie et qui occasionnent un abaissement de la production du four.
Le procédé suivant la présente invention a pour but, d'une part, de diminuer la hauteur nécessaire de la mare de soufre et d'écarter ainsi le danger d'interruptions de courant, et, d'autre part,, d'éviter des sur- chauffes locales dans la partie supérieure du four.
Le procédé consiste à introduire le soufre à l'état fondu, de l'extérieur, à travers la paroi du four, en plusieurs endroits dans la partie supérieure du four,de manière qu'il s'écoule vers le bas le long
<Desc/Clms Page number 2>
de la paroi intérieure. Le soufre s'échauffe au contact de la paroi inté- rieure du four qu'il refroidit simultanément. Alors que dans les procédés connus jusqu'à présent, la paroi intérieure présente dans la partie supé- rieure du four des températures de 700-900 C, qui sont fréquemment encore notablement dépassées à certains endroits, on arrive à maintenir avec le nouveau procédé des températures comprises entre 300 et 5000 C. On peut par exemple disposer sur toute la périphérie du four six entrées réparties de façon symétrique.
Par une répartition correspondante des quantités de soufre à ces entrées, on peut éviter des surchauffes sans difficultés. La plus grande partie du soufre se rassemble dans un puisard à la partie inférieure du four,dans lequel on le chauffe jusqu'à ce qu'il s'évapore.
Les vapeurs de soufre montent à travers la colonne de charbon de bois et sont transformées en sulfure de carbone.
- En abaissant les températures maxima des parois, la maçonnerie du four est naturellement fortement épargnée et sa durée de vie est prolon- gée d'un multiple. En outre, la différence de température plus faible entre la paroi intérieure et extérieure du four a pour conséquence des pertes de chaleur plus fables, c'est-à-dire une marche plus économique.
Pendant que le soufre s'écoule de la partie supérieure du four le long de la paroi intérieure sur la sole du four, il s'échauffe si forte- ment qu'il ne doit plus être chauffé que légèrement pour atteindre son point d'ébullition. Par conséquent, la hauteur nécessaire de la mare de soufre est beaucoup plus faible, environ la moitié aussi grande -que quand on introduit directement le soufre à la partie inférieure.
La conduite de l'opération est notablement simplifiée par ce procédé parce que le danger de surchauffes et d'interruptions de courant n'existe pratiquement plus.
Lamie On peut appliquer le procédé par exemple dans le four élec- trique représente par la fig, 1. Il consiste en une cuve maçonnée 1 munie d'une enveloppe de tôle 2. Sur l'étranglement 3 consistant également en maçonnerie, reposent trois corps creux 4 qui forment dans leur ensemble l'é- lectrode supérieure. Ils consistent chacun en quatre tubes de fer superposés dans lesquels on introduit en 5 de l'eau de refroidissement qui s'écoule à nouveau en 6. 7 représente l'alimentation en courant. L'électrode infé- rieure 8 consiste en une plaque de fer qui repose sur le fond de la cuve.
9 représente l'ouverture de chargement du charbon de bois. On introduit par les six ouvertures 10 du soufre liquide, qui s'écoule le long de la paroi intérieure du four et la refroidit. Le soufre se rassemble dans le puisard 11 dans lequel on le chauffe jusqu'à ce qu'il s'évapore. Les va- peurs de soufre montent à travers la charge de charbon de bois 12 et se transforment en sulfure de carbone. Les produits gazeux quittent le four en 13. L'ouverture 14 sert à la séparation de scories et à la vidange du four.
L'exécution du procédé peut naturellement s'effectuer également dans un four construit d'une autre manière. Ainsi,l'électrode supérieure peut également avoir la forme d'un anneau ou d'un cadre ou bien elle peut consister en une tige de graphite verticale.