<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
'DETECIIEUR'DE,PETAP,DS'DE, SECURITEP OUR CHEMINS ?DE =BER.
On sait que, dans les chemins de fer, on utilise, comme organes de signalisation annexes, des pétards disposés sur la voie à l'aplomb des signaux d'arrêt fermés, ou destinés à couvrir un chantier ou un train à l'arrêt et dont l'explosion commande au mécanicien d'arrêter son convoi.
Les bruits divers qui se manifestent dans le poste de conduite et plus particulièrement dans la cabine d'une automotrice rendent difficile pour le mécanicien l'aution des explosions de pétards, et plus particu-' lièrement rendent impossible la distinction à faire entre une telle ezplo- sion et la détonation provenant d'un défaut d'allumage du moteur. Il est donc nécessaire de disposer d'un appareil capable de.détecter les explosions de pétards seules et d'appeler la vigilance du mécanicien par l'émission d' un signal déterminé au poste de conduite même.
Cette appareil doit être suf- fisamment sensible pour agir dès qu'une explosion se produit, et cela quelles que soient les conditions du moment, mais ne doit pas fonctionner sous l'ac- tion des trépidations,secousses ou vibrations auxquelles-il peut.être sou- mis sur une locomotive ou une automotrice; il doit, en outre, rester égale- ment insensible à une détonation produite par un défaut éventuel d'allumage du moteur, ainsi qu'à tous les bruits produits par le roulement des voitu- res sur la voie, passages d'éclisses, aiguilles,,etc...
L'invention concerne un dispositif .et un appareil répondant aux exigences ci-dessus, capables de détecter l'onde de pression produite par l'explosion d'un pétard de sécurité et d'actionner ou de déclencher tout sig- nal sonore, visuel ou graphique désiré.
Selon l'invention, l'appareil comprend un disjoncteur électrique présentant un contact commandé par un organe sensible à l'onde de pression
<Desc/Clms Page number 2>
produite par l'explosion d'un pétard et insensible aux pressions acousti- ques engendrées par les bruits de roulement de la voiture, contact fermant normalement un circuit de détection comprenant la bobiné d'excitation du dis- joncteur et un appareil capable d'actionner un signal placé à proximité du mécanicien, contact qui, en s'ouvrant sous l'action de l'onde de pression, produit le fonctionnement du disjoncteur et celui du signal.
L'organe sensible à l'onde de pression est, de préférence, cons- titué par une membrane ou un piston appliqué, sous l'action d'une force con- venable, contre un contact assurant la fermeture du circuit comprenant la bobine d'excitation du disjoncteur, cette force étant déterminée de telle fa- çon que la rupture du contact ne se produise que lorsque les pressions acous- tiques -agissant sur la membrane ou le piston dépassent.une valeur supérieure à cell'es engendrées par les bruits du roulement, et inférieure à celles pro- duites par l'explosion du pétard.
La force agissant sur la membrane pour assurer la fermeture du circuit d'excitation du disjoncteur peut être engendrée par l'élasticité de ladite membrane, par la tension d'un ressort et, de préférence, par l'action d'un courant électrique circulant à travers une bobine convenablement placée dans un champ magnétique. Dans ce dernier cas, cette force peut être rendue pratiquement indépendante du réglage de la position des contacts et, en outre, il est possible de la supprimer momentanément à partir de la cabine, ce qui permet une vérification facile du fonctionnement de l'appareil.
,Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, le dis- joncteur est construit à la manière d'un haut-parleur dynamique dont la bobi- ne mobile, qui constitue la bobine d'excitation du disjoncteur, repousse la membrane contre un contact monté en série avec ladite bobine, de sorte qu'un déplacement de la membrane, sous l'action d'une onde de pression engendrant des forces suffisantes pour ouvrir momentanément le contact, coupe le circuit de détection comprenant la bobine et le relais, circuit qui ne peut être fermé à nouveau que par l'intervention du mécanicien.
Dans un tel appareil, la réaction élastique de la membrane est très faible vis-à-vis de la force développée par le courant traversant la bo- bine mobile, de sorte que le réglage de la position du point de contact n'a pas besoin d'être précis ce qui est un avantage appréciable, le réglage n' étant pas détruit par l'usure des plots de contact.
Un autre avantage rési- de dans le fait que l'équipage mobile est simple, robuste'et peu coûteux, qu'il est très léger et susceptible de répondre aux impulsions les plus brè- ves,comme de résister efficacementà une explosion se produisant à faible distance. - ' '
Le champ magnétique nécessaire au déplacement de la bobine peut être produit d'une manière quelconque, soit à l'aide d'un aimant permanent, soit à l'aide d'une bobine d'excitation alimentée en courant continu prélevé avantageusement sur la batterie d'éclairage.
Dans le mode de réalisation le plus avantageux, l'agencement est tel que la membrane soit repoussée vers l'extérieur de l'appareil lors- que le courant traverse la bobine mobile. Dans ce cas,pour rappeler la membrane avec plus de sûreté à sa position d'équilibre, on peut fixer à la pointe du cônè une pièce légère en métal paramagnétique qui est attirée par l'aimant lorsque le courant traversant la bobine mobile est coupé; on dispo- sera alors, de préférence, une butée isolante sur le noyau, de telle manière que la membrane vienne, à sa position d'équilibre ou de repos, porter contre ladite butée. Cette butée évite de fatiguer la membrane à l'arrêt et évite le collage de la pièce magnétique sur l'aimant si elle est prévue à l'intérieur de la membrane.
Lorsque l'appareil est destiné à être utilisé sur des lignes électrifiées, on prendra les précautions nécessaires pour éviter la désaiman-
<Desc/Clms Page number 3>
tation du circuit magnétique par les courants intenses susceptibles de traver- ser les conducteurs du courant de traction. On pourrai par 'exemple, constitu- er l'aimant permanent par le noyau du circuit magnétique, lé pot extérieur constituant la'culasse de ce circuit formant blindage de protection. Pour la même raison et quelle que soit la manière dont le'circuit magnétique est formé, il y aura intérêt à monter l'appareil dans un bottier en fer formant blindage percé de trous pour laisser passer l'onde de pression.
Afin de rendre l'appareil moins sensible aux chocs et aux tré- pidations, on montera, de préférence, en série dans le même boîtier deux ap- pareils analogues, de façon que la membrane de chacun d'eux-'soit repoussée vers la membrane de l'autre lorsque le courant traverse les deux bobines mo- biles, chaque membrane portant un contact connectant en série les deux bobi- nes mobiles de l'appareil.
Il va de soi que le dispositif peut comporter plusieurs appareils analogues montés en série et situés aux points utiles, par exemple à.l'avant et à l'arrière du'train, ou au-dessus lorsqu'il est fait usage notamment de pétards aériens.
La sensibilité de 1''appareil selon l'invention est telle que monté sur une automotrice il peut détecter une explosion de pétard se pro- duisant à 12 mètres de lui avec une membrane ne dépassant pas 6 cm de dia- mètre, alors qu'il reste insensible aux bruits de roulement et aux vibra- tions de la voiture qui le porte, et n'est pas affecté par les détonations dues aux défauts d'allumage du moteur.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut,être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que . du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fige 1 est un schéma du dispositif selon l'invention en posi- tion armée ou prêt à fonctionner.
La fig. 2 est un schéma du dispositif de la fig. 1 après fonc- tionnement .
La fig. 3 est une coupe axiale de l'appareil dans le cas où on n'utilise qu'une seule membrane, le champ magnétique étant, en outre, produit par un électro-aimant.
La fig. 4 montre schématiquement la disposition d'un appareil comportant deux membranes agissant dans des directions opposées.
La fig. 5 est une coupe axiale du mode de réalisation préféré de l'appareil.
La fig. 6 est un schéma de montage du dispositif comportant deux détecteurs reliés en série, le relais du type à déclenchement actionnant un avertisseur sonore.
Dans le schéma du dispositif représenté sur la fig. 1,'le dé- tecteur proprement dit est constitué par une capsule manométrique 1, dont la membrane (ou le piston) 2 est repoussée vers 7.'extérieur par un organe
3 traversé par un courant électrique provenant d'une sourcé de tension con- tinue 4. L'organe 3 peut être du type électrodynamique, électromagnétique ou électromécanique et, de préférence., d'un type capable d'exercer une force sensiblement constante et un déplacement relativement grand et sa partie mobile.
La membrane 2 porte, en son centre, un contact-isolé mobile 5 qui, en'l'absence de toute pression extérieure, est maintenu appliqué par l'or- gane 3 contre un contact fixe 6 ; les deux contacts 5 et 6 sont montés en série dans un circuit comprenant la source 4, l'organe 3 et un relais 7 assurant la commande du signal avertisseur. Bien entendu, le fil 8, connecté au contact 5 fixé au centre de la membrane, est un fil souple ne produi- sant pas d'effort de flexion sur celle-ci.
<Desc/Clms Page number 4>
Sous l'action d'une onde de pression capable de vaincre la force exercée par l'organe 3, la membrane est repoussée vers l'intérieur dé la capsule, le contact mobile 5 quitte le contact fixe 6, ce qui ouvre le cir- cuit dans lequel est monté l'organe 3, le courant électrique traversant le- dit organe s'annule, de sorte que la force qu'il exerce sur la membrane pour appliquer le'contact 5 contre le contact 6 s'annule également., et la mem- brane revient à sa position de repos représentée à la fig. 2 qu'elle ne peut plus quitter tant que le courant ne traverse pas à nouveau l'organe 3. Le courant s'annulant dans le circuit de détection contenant le relais 7, ce der- nier est mis en action et déclenche le fonctionnement du signal placé près du mécanicien (non représenté sur les fig. 1 et 2) qui est ainsi prévenu de l'explosion d'un pétard.
Pour que l'appareil puisse fonctionner à nouveau, il est néces- saire de repousser la membrane à la position représentée fig. 1; ceci peut être obtenu aisément à l'aide d'un interrupteur 9 monté en parallèle sur les 'contacts 5 et 6 et qui permet de fermer momentanément le circuit pour faire passer le courant de la source 4 à travers l'organe 3.
Dans le mode de réalisation représenté sur la fig. 3, la capsule est formée par un circuit magnétique de haut-parleur électrodynamique com- prenant un noyau magnétique 10 fixé dans l'axe d'un pot en fer doux 11 fermé par une plaque 12. Cette dernière est percée d'un trou central dans lequel s'engage le noyau 10; un entrefer annulaire 13 est ainsi ménagé autour du noyau, entrefer dans lequel prend naissance un champ magnétique radial lors- que la bobine d'excitation 14, engagée sur le noyau 10, est parcourue par du courant continu.
La membrane est formée par un cône léger 15 en papier imprégné de'caoutchouc, ou en matière flexible insensible à l'humidité telle que la cellulose régénérée ; porte à la base au moins une ondulation 16 destinée à lui conférer de la souplesse et son bord périphérique est pincé entre la plaque 12 et une bride 17 sur laquelle est fixé un étrier diamétral 18. L'ensemble pot 11, plaque 12 et bride 17 est maintenu assemblé à l'aide de vis et écrous 19.
Au centre de la membrane et vers l'intérieur du cône est fixée la bobine mobile habituelle 23 d'un haut-parleur, cette bobine étant toute- fois faite en un fil capable de laisser passer en permanence un courant d' une intensité voisine de 1 ampère. La fixation de la bobine à la membrane est réalisée à l'aide d'un petit cône léger en métal 20, serré contre la membrane à l'aide d'un plot de contact 21 prenant appui sur le sommet du cône 20 grâce à un fraisage conique 21a, la tige filetée du plot 21 traverse le cône 20, la membrane 15, une rondelle 22 à bord conique et à fond plat contre laquelle l'embase 23a de la bobine mobile est maintenue serrée par un écrou 24.
L'une des extrémités de l'enroulement de la bobine 23 est con- nectée au contact 21, tandis que l'autre'extrémité dudit enroulement est réunie à une borne (non représentée sur la figure). Un fil souple 8 relie, en outre, le plot 21 à une autre borne (non représentée également).
En face du plot 21, un contact fixe isolé 25 est monté de fa- çon réglable dans l'étrier 18. Ce contact 25 est porté par une tige filetée 26 maintenue par un écrou 27 et deux canons isolants 28 dans l'axe d'une douille filetée 29 vissée dans 1'étrier 18. Un écrou de blocage 30 permet d'immobiliser la douille 29 en position de réglage et un autre écrou 31, vissé sur la tige 26, permet de fixer le fil de connexion au contact 25.
Le fonctionnement de ce .dispositif est le suivant :
La bobine d'excitation 14 de l'électro-aimant étant parcourue par du courant continu, un champ magnétique radial prend naissance dans l'en- trefer 13. On règle' la position du contact fixe 25 de manière qu'à ce moment le contact mobile 21 en soit éloigné d'une quantité telle que ce contact 21 ne puisse venir toucher le contact 25 quels que soient les chocs et trépida-
<Desc/Clms Page number 5>
tions auxquels l'appareil pourra être soumis en service, soit par exemple 2 mm.
Les connexions étant établies selon le schéma.des fig, 1 et 2,.on. ferme l'interrupteur 9 monté entre le fil 8 et le contact 25 (fig. 3), ce qui fait traverser la bobine mobile 23 par un courant continu dont le sens sera choisi de façon que cette bobine soit repoussée-vers l'extérieur (de... gauche à droite sur la fig. 3). ¯.-
Etant donné les déplacements importants que peut prendre l'é- quipage mobile du dispositif décrit, le contact mobile.21 est appliqué contre le contact 25 par une force qui est fonction de l'intensité traversant la bo- bine mobile 23 et du champ magnétique existant dans l'entrefer 13, force qui peut être aussi grande qu'on le désire. On ouvre ensuite l'interrupteur 9, de façon à alimenter la bobine mobile en courant uniquement à travers les contacts 21 et 25, l'appareil est, à ce moment, prêt à fonctionner.
Par des essais, on détermine 1'intensité du courant traversant la bobine mobile né- cessaire pour produire une force de répulsion supérieure aux pressions acous- tiques produites sur la membrane par les bruits de roulement du véhicule portant l'appareil, afin que celui-ci reste insensible à ces bruits de rou- lement ; toutefois cette force de répulsion doit rester inférieure à la pres- sion acoustique qui s'exerce sur la membrane lors du passage de l'onde de pression produite par l'explosion d'un pétard.
Lorsqu'une telle explosion - se produit, la membrane est soumise à une force de compression dirigée de, - droite à gauche, dirigée par conséquent dans le sens opposé à la force de ré- pulsion produite par la bobine 23 et plus importante en valeur absolue; la membrane est donc repoussée momentanément vers l'intérieur de l'appareil, le contact 21 quitte le contact 25, ce qui coupe le courant traversant la bobi- ne mobile, la force de répulsion agissant sur la membrane s'annule et le cir--. cuit électrique dans lequel est monté le relais 7 (fig.1 et 2) est coupé jusqu'à ce que le mécanicien réarme l'appareil en fermant le contact 9.
On peut réaliser un appareil selon l'invention dont le fonctïon- nement est beaucoup plus sûr en prévoyant deux capsules montées en opposition suivant le schéma de la fig. 4. Sur cette figure, deux membranes 32 sont mon- tées parallèlement l'une à l'autre dans un même boîtier 34 percé de trous 35 dans la partie située entre les deux membranes. Au centre de chacune d' elles sont fixés deux petits cônes légers 36, 37 dont le sommet constitue un contact mobile et chaque membrane est attelée à un organe 38 capable de lui transmettre une poussée en direction de l'autre membrane lorsque ledit organe est traversé par un courant électrique continu.
Les bobines des or- ganes 38 sont montées en série dans un circuit comportant une batterie 4 et un relais 7, analogues à ceux de la fige 1, et qui est fermé par les deux contacts mobiles en sens opposés 36 et 37.
Lorsqu'une onde de pression, provoquée par l'explosion d'un pé- tard, traverse l'appareil, chaque membrane est repoussée dans le sens qui l'éloigne de l'autre, de sorte que la distance séparant les deux contacts est doublée, ce qui augmente la sensibilité de 1'.appareil. En outre, les deux capsules étant identiques, l'appareil est pratiquement soustrait aux forces d'inertie susceptibles d'ouvrir accidentellement les contacts 36-37 sous l'action de chocs ou de trépidations, chaque membrane se déplaçant alors dans le même sens que l'autre.
Ceci permet de.réduire notablement les forces appliquant les contacts 36,37 l'un contre l'autre et de limiter pra- tiquement ces forces à celles juste nécessaires pour vaincre les pressions acoustiques dues au roulement,, Un interrupteur 9, monté entre les contacts 36 et 37, permet d'armer l'appareil en fermant temporairement le circuit contenant les organes 38. - ... -
Un mode de réalisation particulièrement avantageux de ce disposi- tif à deux membranes est représenté sur la fig. 5. Les deux capsules de ce dispositif étant aussi identiques que possible, on ne-va en décrire qu'une en détail, la description étant valable pour la seconde qui lui fait face.
Comme dans le cas de la fig. 3, la membrane 32 est formée par
<Desc/Clms Page number 6>
un cône en papier, ou autre matière' souple, et est fixée, par un anneau 40 sur une plaque 41 faisant partie d'un circuit magnétique de haut-parleur magnétodynamique, dont le champ magnétique est créé, de préférence, par un aimant permanent cylindrique 42 logé à l'intérieur d'un circuit magnétique ménageant entre l'extrémité libre de l'aimant et la plaque 41 un entrefer annulaire 43, dans lequel se meut une bobine mobile 38 solidaire de la mem- brane 32. La membrane porte en son centre un contact 36 (ou 37 pour la se- conde membrane) .analogue au contact mobile 21 de la fig. 3, qui est connec- té par un fil 47 à une extrémité de la bobine mobile 38. Le second fil de sortie de la bobine mobile est réuni à une borne non représentée.
Chaque con- tact 36, 37 est, en outre, relié électriquement à une autre borne égale- ment non représentée.
Les deux capsules fermées chacune par une membrane 32 sont montées dans 1-'axe d'un même boîtier 50, de façon qu'au repos les contacts 36, 37 ' soient l'un en face de l'autre, mais espacés d'une distance qui est fonction de la flexibilité des membranes 32 et des forces exercées par les bobines 38. Le boîtier 50 est en matière paramagnétique et les deux circuits magné- tiques sont isolés l'un de l'autre et du boîtier, les enveloppant entière- ment, -.à l'aide de plaques et d'anneaux isolants appropriés 51 et 52. On réa- lise ainsi un double blindage des aimants permanents 42 qui sont pratique- ment soustraits à toute action de désaimantation extérieure.
A mi-longueur du boîtier 50, des trous 53 sont percés dans sa paroi latérale, afin de per- mettre aux ondes de pression d'atteindre facilement les deux membranes.
On a indiqué ci-dessus que les membranes en papier type "cône" utilisées avaient une réaction élastique très faible vis-à-vis de la force développée par la bobine mobile 38 se déplaçant dans le champ magnétique, ce qui permet d'obtenir une poussée relativement constante sur la membrane.
Cette faible réaction élastique peut, dans certains cas, être un inconvénient capable de réduire la sécurité de fonctionnement de l'appareil. Le disposi-, tif de la fig. 5 comporte un perfectionnement qui remédie à cet inconvénient et qui est le suivant : sur la face plane 48, prévue au- sommet de la membra- ne 32, est fixé un disque de fer doux 54 qui se trouve ainsi placé dans l'axe de l'aimant permanent 42. Lorsqu'aucun courant¯ne traverse la bobine 38, le disque 54 est attiré par l'aimant et cette force d'attraction s'ajou- te, lors de la rupture du circuit électrique, à la réaction élastique de la membrane pour accélérer le rappel de la membrane à sa position de repos.
Afin.déviter que, pendant la période de non fonctionnement, la membrane soit soumise à une traction permanente due à l'aimant attirant le disque 54, une butée 55 en matière isolante est montée à l'extrémité et dans l'axe de l'aimant 42. La longueur de cette butée est telle que la membrane soit à sa position d'équilibre lorsque le disque 54 prend appui sur elle.
L'appareil qui vient d'être décrit peut être monté sur une au- tomotrice ou sur un train selon le schéma de la fig. 6, dans lequel on a pré- vu deux détecteurs identiques G50 et D50 situés aux emplacements convenables, par exemple à l'avant et à l'arrière de la voiture ou du train, reliés à la cabine par un circuit à trois fils.
La batterie est'reliée aux bornes + et - situées à droite de la partie inférieure du schéma; le circuit de détection comprend, en partant de la borne +, un interrupteur général 56, le fil 57 dans lequel est intercalé l'enroulement du relais 7 et aboutissant à l'un des dé- tecteurs G50, les deux bobines 38 de ce détecteur montées en série avec 'les contacts 36 et 37, le fil 58 connectant à travers la'cabine les détecteurs G50 et G50, les deux bobines 38a du détecteur D50 montées en série avec les contacts 36a et 37a de ce détecteur et enfin le fil.de retour 59 relié au pôle - de la batterie.
Le relais 7, prévu sur le schéma de la fig: 6, est du type à dé- clenchement, maintenant son armature¯60 collée lorsqu'il est parcouru par du courant et la laissant retomber lorsque le circuit est coupé. Lorsque tel est
<Desc/Clms Page number 7>
le cas, l'armature 60 ferme l'interrupteur 61 monté dans le circuit compre- nant à partir du pôle + de la batterie l'interrupteur général 56, le fil 62, l'interrupteur 61, le fil 63, l'avertisseur sonore 64 et le fil de retour 65 relié au pôle - de la batterie.
On conçoit dès lors que lorsque le circuit de détection a été coupé par suite du fonctionnement de l'un des détecteurs D50 ou D50 ou des deux, le relais 7 actionne l'avertisseur 64 qui ne peut être arrêté que'par l'intervention du mécanicien réarmant le dispositif;,' '
Le mécanisme de réarmement est le suivant sur la 'tige 66 sont montés deux taquets 68 et 69 effectuant respectivement la fermeture de deux interrupteurs 70 et 71 lorsqu'on appuie sur le bouton-poussoir 67 prévu à 1' extrémité de cette tige.
L'interrupteur 70 est branché en parallèle sur les contacts 36 et 37 du détecteur G50 par l'intermédiaire des fils 72, 58 et 73, tandis que l'interrupteur 71 est branché en parallèle sur les contacts 36a et 37a du détecteur D50 par l'intermédiaire des fils 74, 59 et 75. L'inter= rupteur général étant fermé, pour armer le dispositif il suffit de presser sur le bouton 67 ; cette manoeuvre, le circuit de détection est-fermé momentanément par-les interrupteurs 70 et 71, ce qui assure l'excitation du relais 7 qui attire son armature 60, l'interrupteur 61 s'ouvre, ce qui met hors circuit l'avertisseur 64, les bobines 38 et 38a des détecteurs sont par- courues par le courant de détection, de sorte que les contacts 36-37 et 36a-
37a se ferment;
à ce moment, on cesse de presser sur le bouton 67 qui, en revenant à sa position de'repos, ouvre les interrupteurs 70 et 71, le dispo- sitif est alors prêt à fonctionner.
On notera que l'installation du dispositif selon l'invention est particulièrement simple, puisqu'il suffit de poser les détecteurs aux endroits choisis du train, ou de l'automotrice, et de relier chacun d'eux au tableau situé dans le poste de commande à l'aide de trois fils. Sur la fige 6, 'on a représenté en trait gras les deux groupes de trois fils réunissant les dé- tecteurs au tableau, toutes les autres connexions représentées en trait fin font partie du tableau.
Il va de soi que l'on peut apporter des modifications aux détec- teurs et au dispositif qui viennent d'être décrits, notamment par substitu- tion de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. En particulier, le perfectionnement qui consiste à pré- voir un disque en métal paramagnétique au sommet dé la membrane et une butée contre laquelle ce disque vient reposer lorsque le circuit de la bobine mo- bile est coupé pourrait être utilisé avec tout autre agencement que celui décrit en-regard de la fig. 5, et notamment dans le cas où le champ magné-. tique serait produit par un électro-aimant ainsi qu'il est prévu fige 3.
De même, bien que.le montage décrit.en regard de la fig. 6 ne comporte que trois fils pour relier chaque détecteur au tableau, on pourrait utiliser un autre montage, à quatre fils par exemple, les'circuits de détection et d' armement pouvant être complètement séparés. Il va de soi également que l'on peut adjoindre au montage représenté par le schéma' de la fige 6 tous appa- reils accessoires jugés utiles ou nécessaires au bôn fonctionnement'ou à la sécurité, tels que lampes témoins, interrupteurs'de contrôle du fonction- nement avec ou sans capacités shuntées, etc...
On voit que le détecteur de pétards qui vient'd'être*.décrit, bien que d'une construction particulièrement simple, offre une'très grande facilité de réglage du poste de conduite lui-même, puisqu'il suffit de mo- difier l'intensité du courant traversant les bobines mobiles pour faire va- rier la force maintenant appliqués les contacts assurant la fermeture du circuit de détection. En outre, grâce à l'action' de rappel exercée sur la membrane par le disque paramagnétique qu'elle porte, l'ouverture complété des contacts est assurée définitivement dès que ceux-ci ont décollé sous l'action d'une onde de pression suffisante, tandis que le montage en oppo- sition de deux membranes identiques-rond l'appareil pratiquement insensible aux vibrations et aux trépidations.