Installation électrique comportant un limiteur d'intensité. L'invention est relative à une installation électrique comportant un limiteur d'intensité comprenant, d'une part, un électro-aimant dont le bobinage est traversé par un courant dont l'intensité correspond, en totalité ou en partie, à celle du courant circulant dans le circuit d'utilisation comprenant le limiteur d'intensité et, d'autre part, une résistance, normalement court-circuitée et intercalée au tomatiquement dans ledit circuit, quand l'in tensité limite est dépassée et que l'armature de l'électro-aimant est attirée.
Elle a pour but, surtout, d'éviter d'une façon certaine la détérioration de ces instal lations.
Le limiteur d'intensité que comporte l'ins tallation selon l'invention possède, dans ce but, des moyens tels qu'une fois l'armature de son électro-aimant attirée, ils maintien nent ladite armature dans la position de col lage aussi longtemps que la cause qui a pro duit l'attraction de ladite armature subsiste et que l'intensité du coarant dépasse encore une limite déterminée.
Dans une installation avec lampes de se cours, le limiteur peut avantageusement être établi de telle sorte que lesdites lampes cons tituent la résistance à faire comporter audit dispositif. Dans une installation avec lampes ordinaires, on pourra avantageusement cons tituer ladite résistance par des lampes de secours.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seulement, plusieurs formes de l'installation selon l'invention.
Les fig. 1 à 3 de ce dessin en montrent des schémas; .dans ces figures, l'électro-aimant du limiteur est représenté en vue de profil; La fig. 4 montre, en élévation, représenté sur les fig. 2 et 3.
Les installations électriques représentées comprennent une source d'énergie électrique 1, débitant du courant dans un circuit d'uti lisation 2, dans lequel sont branchés des ap- pareils électriques 3 tels que des moteurs, des lampes, des appareils de chauffage, etc.
Le limiteur d'intensité lui-même est in tercalé en série dans le circuit entre l'inter rupteur général 4. et l'ensemble constitué pair les appareils électriques 3. Il comprend un électro-aimant dont le bobinage 5 est par couru par un courant dont l'intensité cor respond à au moins une partie de celle du courant circulant dans le circuit 2, lequel bobinage peut, à cet effet, ou bien, comme montré sur les fie. 1 et 2, être monta -n série dans ledit circuit, ou bien, comme montré sur la fig. 3, et cela plus spéciale ment dans le cas où l'intensité du courant est relativement forte, être monté en dériva tion sur un shunt 6.
Cet électro-aimant est du genre de celui montré sur la fig. 4, c'est-à- dire constitué. d'une part, par deux noyaux 7 reliés entre eux par une culasse 8 et sur lesquels sont enroulés respectivement deux bobinages correspondant au bobinage 5 sus dit et, d'autre part, pair une armature 9 maintenue dans sa position de décollage par an organe 10 tel qu'un ressort de tension réglable (fig. 1 et 3), ou pair un noyau plongeur 10 (fig. 2) attiré pair le solénoïde 101 lui-même branché aux points 102, 103 du circuit 2,
aussi longtemps que l'intensitg du courant traversant les bobinages 5 ne dépasse pais une certaine limite.
Une résistance est intercalée dans le cir cuit et reliée aux points 11 et 12, laquelle résistance, réglable ou non, peut, dans cer tains cas, être très importante. Elle peut être constituée d'une manière appropriée quel conque, par exemple pair un ou plusieurs or ganes 131 à très fort coefficient positif de température, tels que des lampes à filament de tungstène spéciales (fig. 1) auxquelles on peut adjoindre, au besoin, d'autres résistan ces telles que 24, dont il sera reparlé plus explicitement ci-après, ou par des lampes or dinaires 13' (fia.
2) en nombre suffisant, ou par une résistance liquide, ou par un bobi nage supplémentaire<B>13'</B> (fig. 2 et 3) que l'on fait comporter aux noyaux 7 de l'électro aimant, bobinage supplémentaire qui peut, suivant le cas, être utilisé seul comme dans l'exemple selon fie. 3, ou combiné avec l'une ou l'autre des résistances 131 et 1.32 susdites comme dans l'exemple selon fie. 2 ou avec les deux à la fois.
Cette résistance est court-circuite, comme le montrent les fig. 1 à 3, aussi longtemps que l'intensité du courant traversant les bo binages 5 ne dépasse pas une limite d'inten sité fixée et que l'armature 9 est dans sa position de décollage; cette résistance est in tercalée automatiquement dans le circuit quand cette intensité limite est dépassée et que l'armature 9 est attirée, cette mise en jeu étant produite pair l'intermédiaire -d'un contact mobile établi dans le circuit des bo binages 5.
Dans les exemples selon les fig. 1 et 2, où il s'agit -de limiter -des intensités relati vement faibles, ce contact mobile est consti tué, d'une part, pair un godet inversable 14 contenant du mercure 15 relié au point 11 susdit et jouant le rôle de l'un des plots du contact mobile, et, -d'autre part, pair une tige métallique 16 articulée à l'armature 9, en étant isolée, en 161, de celle-ci, cette tige étant reliée au point 12 susdit et jouant le rôle de l'autre plot du contact mobile, ce dernier étant rompu quand l'armature 9 est dans la position de collage.
On pourrait aussi le constituer par de petits tubes courbes, connus eux-mêmes, con tenant quelques gouttes de mercure et assu rant d'une manière parfaite la rupture du courant ou la fermeture des circuits.
Lors de la rupture du contact, le courant passe ,dans le cas de la fig. 1, par la résis tance 131 et pair les bobinages 5 et 24, et, dans le cas de la fig. 2, par la résistance 13Z, ainsi que par les résistances formées par les bobinages supplémentaires 133 et que par les bobinages 5.
Dans l'exemple montré sur la fig. 3, où il s'agit de limiter des intensités relative ment fortes, le contact mobile comporte un relais 17 avec électro-aimant 18 dont le bo binage est traversé par un courant fourni par la source auxiliaire 11 (il pourrait aussi être fourni par la source principale 1) quand les plots 19 et 20 d'un interrupteur appro prié - dont la fermeture et l'ouverture sont commandées par l'armature 9 - sont mis en contact l'un avec l'autre, ce qui a pour effet de produire l'attraction de l'armature 21, avec balais 22 et pare-étincelles 221, de l'électro-aimant 18 et par conséquent de rompre le circuit ordinaire, le courant pas sant alors par les bobinages 5, par la résis tance 131 et par les résistances formées par les bobinages supplémentaires 13g.
Quant aux moyens propres à maintenir l'armature 9 des électro-aimants 5, 7, 8 dans la position de collage, aussi longtemps que la. cause qui a produit l'attraction de ladite armature subsiste et que l'intensité du cou rant dépasse encore une limite déterminée, ils sont, dans ces exemples, constitués comme suit:
Dans l'exemple selon fig. 1, il est prévu un organe 2,3 propre à venir s'appliquer au tomatiquement contre l'armature 9, de façon à la verrouiller dans sa position de collage aussi longtemps que l'intensita du courant passant dans le circuit 2 dépasse une cer taine limite, les positions dudit organe 23 devant, par conséquent, être dépendantes de ladite intensité, cet organe 23 est constitué, à cet effet, sous forme d'un noyau plongeur autour duquel est établi un solénoïde 24, le quel est traversé par au moins une partie du courant circulant dans le circuit 2 lorsque l'armature 9 est à sa position de collage,
le noyau plongeur 23 étant maintenu dans sa position "effacée" par un ressort 25 réglable ou non et étant automatiquement déplacé, contre l'action dudit ressort 25, jusqu'à venir s'engager sur l'armature 9, quand l'intensité (lu courant passant dans le circuit 2 dépasse une certaine limite, lorsque l'armature 9 est à, sa position de collage et que la résistance 131 est mise en circuit.
L'agencement est tel que le noyau plongeur 23 se déplace seule ment jusqu'à venir en contact avec une butée \?6, au moment où l'armature a été attirée, ce que l'on peut aisément obtenir soit, dans le cas où le solénoïde est bran ché directement en série avec le circuit 2 lors de l'attraction de l'armature 9, en établissant alors convenablement l'enroulement du solé noïde 24, ou en donnant au ressort 25 une tension appropriée, soit, plus simplement, et comme montré sur la fig. 1, en montant le solénoïde en série avec la résistance 131;
cette disposition présente cet avantage important, dans le cas de l'utilisation de l'appareil pour le courant alternatif, que les effets d'induction qui se produisent dans les bobinages 5 n'ont aucune influence sur le solénoïde 24.
Dans les exemples montrés sur les fig. 2, 3 et 4, lesdits moyens sont constitués par les bobinages supplémentaires 133 établis sur les noyaux 7 et disposés, comme montré plus spécialement sur la -fig. 4, à la suite des bobinages ordinaires 5. Ils pourraient l'être aussi sur lesdits bobinages 5.
Dans les divers dispositifs décrits, l'in tensité du courant agira de manière telle sur le solénoïde 24 ou sur les bobinages 133, que, lorsque l'intensité limite est légèrement dé passée - ce qui se présente, par exemple, dans le cas où il s'agit d'un circuit électri que destiné à alimenter un certain nombre de lampes, et où l'usager du circuit allume un nombre de lampes supérieur à celui auquel il a droit - l'armature 9. est attirée et la résistance 131 et le solénoïde 24 (fig. 1), ou les résistances et les bobinages 133 (fig. 2 et 3), sont intercalés dans le circuit, d'où une réduction de la valeur de l'intensité;
la "valeur magnétisante" du solénoïde 24, ou des bobinages 133, étant calculée de manière telle que le flux produit ne soit pas suffi sant pour vaincre la tension du ressort 25, ou compenser la diminution du flux produit par le bobinage 5 malgré la diminution de la zéluctance du circuit magnétique, laquelle armature 9 est donc relâchée, pour être en suite attirée à nouveau, ce qui produit "un pompage" rendant impossible, dans le cas considéré, l'utilisation des lampes, et oblige l'usager à ramener l'intensité à sa valeur nor- male ou en dessous, et que, lorsque l'intensité limite est fortement dépassée,
par exemple quand il se produit un court-circuit dans le cir cuit d'utilisation 2, par exemple en 27, immé diatement l'armature 9 est attirée et la résis tance 131 et le solénoïde 24 (f ig.1), ou les résis tances 131,132 et les bobinages 1.33 (fig. 2 et 3), sont intercalés dans le circuit, la valeur des résistances 131 ou 132 et des bobinages<B>13'</B> étant telle que l'intensité qui circule alors dans l'ensemble des circuits ne peut causer aucun dommage, et, en outre,
la valeur ma- gnétisante du solénoïde 24 ou des bobinages 133 étant, à ce moment, également telle que l'armature soit verrouillée, afin d'éviter le "pompage-" de l'installation, le tout restant dans cet état aussi longtemps que la cause de la surintensité subsiste, après quoi le fonc tionnement normal reprend automatique ment.
'Un tel dispositif qui, à première vue, peut sembler identique à d'autres dispositifs déjà connus, s'en distingue cependant nette ment par ceci, savoir que la résistance, au lieu d'être uniquement susceptible de com penser la variation de réluctance résultant du passage de l'armature de sa position de "décollage" à celle de "collage", est telle qu'elle permette, entre autres choses, d'éviter toute conséquence fâcheuse d'un court-circuit.
Dans le cas où le dispositif limiteur d'in tensité est utilisé de pair avec une installa tion avec lampes de service courant et lampes de secours, on peut constituer la résistance, à faire comporter à un tel dispositif, par les lampes de secours elles-même, ou par des lampes de secours que l'on adjoint à l'instal lation dans le cas où celle-ci n'en comporte pas déjà, l'installation se présentant alors comme montré sur la fig. 2, les lampes en service courant y étant désignées par 3 et les lampes de secours par 132, ce qui offre de réels avantages, notamment pour les instal lations d'éclairage de magasins, de salles de spectacle, -de sorties de secours, etc.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.