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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX VOLANTS MAGNETIQUES.
L'invention se rapporte à des perfectionnements aux volants magnétiques, tels que ceux notamment qui sont employés sur les motocyclettes, cycles à moteurs et engins de locomotion analogues, et sur les moteurs fixes.
Comme il est connu, dans les dispositifs de ce genre, en gé- néral le rotor comprend: les aimants, les pièces polaires et le moyeu et est coulé sous pression et sur le stator sont fixés les éléments tels que bobi- nes d'allumage et d'éclairage; rupteur, condensateur, ce stator pouvant éventuellement servir de couvercle au carter dans lequel est logé le rotor.
La fabrication de ces dispositifs est souvent compliquée et difficile à réaliser.
L'invention a principalement pour objets, d'une part, des per- fectionnements au procédé de fabrication et de montage du rotor desdits dis- positifs et, d'autre part des modifications constructives permettant de sim- plifier et faciliter cette fabrication et par suite diminuer le'prix de re- vient, en même temps que d'améliorer le fonctionnement.
Les perfectionnements et modifications dont il s'agit consis- tent principalement dans les dispositions suivantes qui peuvent être appli- quées séparément ou en combinaison.
1 - Le rotor comporte quatre pôles et seulement deux aimants, les pôles sont formés pour chaque aimant par deux masses polaires qui enca- drent ledit aimant, l'arc de cercle qui sépare deux masses polaires voisines, étant avec l'arc du secteur que couvre chaque masse polaire dans un rapport déterminé égal environ à 1/5., @
2 - Les masses polaires présentent à leurs extrémités.. une sorte de bec, tantôt extérieur; tantôt intérieur, les becs en regard dimi- nuant l'arc qui sépare les masses voisines, ce qui produit un shuntage du
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flux magnétique nécessaire dans certaines circonstances pour que les carac- téristiques électriques du dispositif ne soient pas influencées de manière nui- sible.
3 - La fabrication du rotor est réalisée de la manière suivan- te : les deux masses. polaires correspondant à un aimant sont d'abord fabriquées en un seul bloc, bloc où ces deux masses, sont reliées par une partie en saillie et au sommet duquel,' on introduit l'aimant dans un logement dont ladite partie en saillie forme l'un des côtés et, après avoir dans-,un moule appropriée où l'on a placé les deux blocs ou doubles-masses-polaires correspondant aux deux aimants, coulé du métal dans l'espace libre autour des- dits blocs, on fait sauter les parties en saillie, ce qui donne un rotor dont la couronne comprend., comme spécifié en 1 , deux aimants et quatre mas- ses polaires.
4 - Les bobines que comprend le dispositif comportent-un sys- tème de joues de protection qui sont enfilées sur le noyau, l'ensemble main- tenu par le bobinage étant enfermé dans un boîtier formant prise de courant.
5 - La jonction haute-tension aux bobines est assurée par un ressort venant porter, d'une part, sur une plaquette soudée à la'sortie de la bobine et, d'autre part, sur une pastille métallique emmanchée à force au fond d'une douille enrobée dans l'isolant moulé d'une tubulure que com- porte le boîtier.
L'invention vise aussi d'autres dispositions accessoires qui ressortiront des explications fournies plus loin.
La description qui suit, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple fera bien comprendre les dispositions mentionnées ci-dessus.
Les figures 1 et 2 représentent respectivement en élévation, parties en coupe selon 1-1 figure 2, et en coupe légèrement décalée trans- versale diamétrale selon 2-2 figure 1, l'ensemble d'un volant magnétique complètement montéconforme à l'invention.
La figure 3 représente le rotor seul en coupe perpendiculaire à l'axe de rotation..
La figure 4 représente ledit rotor seul, en coupe semblable à celle de la figure 3, au cours de sa fabrication.
La figure 5 est une coupe correspondant à la figure 4 par 5-5 figure 4.
La figure 6 représente séparément un bloc formant une double masse-polaire.
Les figures 7 et 8 sont des vues d'une bobine respectivement en coupe longitudinale par 7-7 figure 8 et en coupe transversale par 8-8 fi- gure 7.
Les figures 9 et 10 représentent séparément le noyau de la- dite bobine vu dans deux directions perpendiculaires l'une à l'autre.
La figure 11 montre en plan, vu par l'extérieur, de l'une des joues de la bobine.
On voit figure 1 et figure 3 que le dispositif comporte deux aimants - b et quatre masses polaires 1, 2, 3, 4 et l'on voit à la figure 3 que chaque masse polaire,couvre un secteur d'angle [alpha] et qu'entre deux masses polaires voisines, il existe un secteur d'angle . Ces deux an- gles sont pris de préférence l'un [alpha] 75 , l'autre ss = 15 ce qui donne un rapport entre eux de ¯ 1. L'expérience a montré que ce rap- [alpha] 5 port était le meilleur pour obtenir un bon fonctionnement, mais il reste évident que ledit rapport peut différer de 1 tout en restant voisin et en restant plutôt inférieur,, il peut être par exemple de 1.
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La figure 3 montre aussi que chaque masse polaire comporte une sorte de bec en prolongement c1,c2,c3, c4, c5,c6,c7,c8, et que les deux becs, tels'que .21 et c4, de deux masses polaires voisines forment une sorte de pont partiel qui shunte le passage du flux magnétique entre ces deux mas- ses. Cette disposition est particulièrement utile dans- le cas d'aimants tico- nal à trempe magnétique qui possèdent une courbe de désaimantation très car- rée et par suite une valeur de recul très grande, de telle sorte que si le flux magnétique n'était pas shunté, son point de fonctionnement descendrait au-dessous du point optimum et les caractéristiques électriques.de l'appa- reil en seraient affectées.
Mais il ne faut pas que les becs soient trop refermés, car cela ferait perdre une grande partie de l'énergie produite. Le rapport ss/[alpha] a été,choisi aux environs de 1 pour obtenir l'utilisation la meilleuredu dis-
5 positif.
La fabrication du rotor ainsi constitué se réalise de la maniè- re suivante :
On établit deux,blocs tels que celui d représenté à la figu- re 6, par exemple à l'aide de lames de tôle assèmblées, mais on peut aussi les établir en poudre de fer frittée. Ces blocs sont obtenus par tout pro- cédé convenable par exemple par découpage. On voit que le bloc d comporte les deux masses polaires 1, 2 correspondant à l'aimant a, il forme donc çe qu'on peut appeler une double masse polaire. Ces deux masses polaires 1, 2 sont reliées par une partie en saillie 1 s'avançant vers l'intérieur de l'arc du bloc et laissant derrière elle un logement 5 de section rectangulaire dans lequel on enfile l'aimant a (voir figure 4).
La saillie doit présen- ter une longueur correspondant à un secteur s'étendant sur un angle r légèrement supérieur à l'angle dont on a parlé ci-dessus. Le bloc d doit s'étendre sur un arc = 2 [alpha] + ss
Les deux blocs ou doubles masses-polaires étant ainsi préparés, on les place dans un moule circulaire 6 (figure 4)'en positions symétriques par rapport à un diamètre. Ils sont maintenus du côté du'centre par un noyau central 7, qui formera l'alésage du milieu du dispositif, et des ergots 8 convenablement disposés. On coule alors dans le moule le métal voulu à la périphérie des blocs d et en arrière (par rapport à la figure) du noyau cen- tral, de préférence par injection sous pression.
Les ergots 8 laisseront dans le métal coulé 9 des trous 8' (figure 3) qui peuvent servir à l'équili- brage du rotor. On peut aussi enrober un moyeu central 10 comme montré fi- gures 3 et 4, si le dispositif doit en comporter un, mais ceci ne représente pas une obligation, car on peut utiliser des rotors sans moyeu rapporté;
Dans ce moyeu on peut tailler la came de rupture à sa périphérie ou dans un tube enfilé à force sur sa périphérie ou assujetti de toute autre fagonr ou. bien constituer ladite came par un tube étiré que l'on emmanche à serrage sur le moyeu.,
Ensuite on fait sauter au tour les parties en saillie e et l'on a ainsi les quatre masses polaires bien accrochées dans la masse oû elles sont, en plus, maintenues d'une part, par les aimants et, d'autre part, par les. blocs.2.. Les extrémités des masses polaires. empiètent assez large- ment sur l'aimant de chaque côté.
On a ainsi construit le rotor que-représentent clairement les figures 2 et 3.
Les bobines que comprend le dispositif sont à leur tour éta- blies de la manière suivante (fig. 7 à 11).
Sur un noyau 11 en la,mes qe tôle assemblées ou en poudre de. fer frittée on enfile deux joues 12, en isolant-moulé.. de manière qu'elles soient l'une en face de ¯1'autre,,,ce montage s'exécutant en faisant passer
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l'un des épanouissements 13 du noyau dans un trou rectangulaire 14 de ces joues. On fait faire à ces deux joues un.quart de tour'pour amener le trou 14 dans la position à 90 de celle qu'il occupe à la figura 11, et appliquer les deux dites joues contre l'épanouissement du noyau, dans la position re- présentée figure 7. Ensuite on comble les deux vides laissés de chaque côté par deux demi-joués 15, également en isolant découpée'que l'on glisse contre l'épanouissement.
Le bobinage tient en place l'ensemble. Après vernissage et étuvage on glisse cet ensemble dans un boîtier 16 en isolant moulé.formant . prise de courant, deux repères venus de moulage facilitant la mise en place. convenable. Enfin on garnit les joints au moment du montage.. d'un vernis spé- cial.
La prise de courant haute tension se fait (figure 8)par une tu- bulure latérale 17 venue de fabrication avec le bottier. Dans cette tubulu- re est enrobée une douille conductrice 18 au fond de laquelle est emmanchée à force une pastille métallique 19. Le contact est assuré par un ressort 20, qui s'appuie d'une part, sur la pastille et d'autre part, sur une plaquette soudée à la sortie de la bobine.
Quelques autres dispositions secondaires sont apportées pour compléter l'appareil.
Le rotor porte près de son centre, trois ergots 21 venus de fonderie qui s'engagent dans trois lumières qui sont ménagées dans le capot 22 la fixation étant complétée par un jonc circulaire 25.
Dans le rotor sont encore pratiquées trois lumières 24 (figu- re 4) permettant l'accessibilité facile au rupteur 25 porté par le stator (figures 1 et 2) et qui comporte un excentrique logé entre la pièce fixe et le stator dans un logement appropriée cet excentrique permettant un régla- ge précis du point d'allumage,
Une vis isolée 26 montée sur une patte du stator sert de borne de contact entre le fil primaire 27 de la bobine d'allumage 28, le fil 29 du condensateur 30 et le ressort 31 du rupteur 25.
Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux dispositions décrites ci-dessus, au contraire elle embrasse toutes les variantes basées sur les mêmes caractéristiques.
REVENDICATIONS.
1 - Volant magnétique particulièrement pour engins de locomo- tion tels que motocyclettes, cycles à moteurs, etc,... avec un rotor cou- lé sous pression et comprenant les aimants, les pièces polaires et le moyeu, caractérisé en ce que le rotor comporte seulement deux-aimants mais quatre masses polaires qui encadrent deux à deux les aimants et que l'arc de cercle qui sépare deux masses polaires voisines, se trouve avec l'arc du secteur que couvre chaque masse polaire dans un rapport déterminé.
2 - Volant magnétique comme revendiqué en 1 , caractérisé en ce que le rapport entre l'arc de cercle séparant deux masses polaires voi- sines comme dit en 1 et l'arc du secteur que couvre chaque masse polaire est égal ou légèrement inférieur à 1 ,de préférence compris entre 1/4 et 1/5.
3 - Volant magnétique comme revendiqué en 1 , caractérisé en ce que les masses polaires présentent à leurs extrémités opposées, une sorte de bec, les becs en regard diminuant l'arc qui sépare les masses voisines, - ce qui produit un shuntage du flux magnétique nécessaire dans certaines cir- constances.
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