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METHODE POUR L'APPORT DE MATIERE SUR LES OBJETSEN FONTE.
La présente invention concerne une méthode pour l'apport de matière sur les objets en fonte, par soudure à froid, et destinée plus par- ticulièrement à la réparation des lingotières et autres moyens employés dans la coulée.
Un des plus grands inconvénients, propres à la fonte, est la difficulté qu'on rencontre pour boucher les soufflures, cavités et les dé- fauts analogues éventuels, pour ajuster ou réparer toutes pièces saillan- tes, éventuellement cassées comme, par exemple,poignées, etc. Plus par- ticulièrement; l'invention a pour but de permettre une réparation efficace des lingotières et de leurs embases, plus spécialement celles exécutées en fonte.
En effet, jusqu'à présent, par la nature de leur matière, les lingotières détériorées sont considérées comme inutilisables, c'est-à-dire comme des riblons.
Après de nombreuses expériences, on a trouvé que, quand la fusion de la matière d'apport est précédée de l'application d'un moyen d'an- crage intermédiaire sous forme de couches continues ou discontinues, obte- nues par une matière appropriée coulée sur la surface à revêtir, on obtient la soudure de la matière d'apport avec l'objet à réparer, en sorte de réa- liser, dans la pratique, un ensemble absolument compact.
Suivant un mode de réalisation pratique de l'invention, on dé- pose, sur la surface à réparer, plusieurs cordons d'une matière d'ancrage, préférablement avec revêtement basique, formant moyen intermédiaire de liai- son de la matière d'apport avec l'objet à réparer, et on applique, par pas- ses successives, la quantité nécessaire de la matière d'apport sur la surfa- ce à réparer,en faisant fondre, sur.la partie en question, des baguettes et/ou des morceaux en fonte, au moyen.d'un dispositif électrique quelconque, à électrodes en charbon.
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Au cours des nombreuses expériences effectuées, on a consta- té qu'après le refroidissement dû-matériel d'apport, il se produit des fen- tes, qui démontrent d'une manière précise la réussite de l'opération., en ce sens que la matière d'apport est parfaitement réunie avec la matière d'ancra- ge et, ainsi également, avec la surface à réparer de l'objet en fonte. Les- dites fentes peuvent être bouchées par l'arc électrique susdite fourni par les électrodes en charbon.
La méthode selon l'invention est particulièrement avantageuse dans la répartition de lingotières, creusets, plaques, etc., ces objets étant souvent rendus inutilisables par les brûlures, produisant des cavités profon- des, par la présence du métal fondu dans les pièces mêmes.
Pour réparer une lingotière suivant la méthode de l'invention, on enlève d'abord, à l'aide d'un ciseau ou d'un autre outil équivalente et d' une manière connue, la couche superficielle de la partie brûlée, après quoi on applique, sur la surface à revêtir, une couche d'ancrage., d'une façon connue par la fusion d'une électrode d'acier à revêtement basique, dans l'arc produit entre l'électrode même et l'objet à réparer; ensuite on coule la fonte sous forme de baguettes ou petits morceaux dans un arc entre deux électrodes de charbon, cette opération se poursuivant jusqu'à la reconstitution de l'épaisseur désirée de la matière d'apport.
Suivant un mode de réalisation pratique de la méthode de l'in- vention, la couche d'ancrage est constituée par des cordons de matière rap- prochés de façon à former une couche d'ancrage continue de la matière d'ap- port, et à éviter le contact entre l'objet à réparer et la matière d'apport.
Suivant un autre mode de réalisation pratique de la méthode, selon l'invention, la couche d'ancrage est constituée par une série de cordons écartés, une autre série de cordons étant disposée en direction transversale, de façon à constituer substantiellement un réseau.
Suivant un autre mode de réalisation pratique encore de la mé- thode de l'invention, plus particulièrement applicable à la réparation d'ob- jets nécessitant une petite quantité de chaleur, après l'obtention de la cou- che d'ancrage par la fusion d'une électrode en acier à revêtement basique, dans l'arc même produit entre l'électrode susdite et l'objet à réparer,on se fourre la matière d'apport pour être fondue avec la matière d'ancrage.
Cette variante de la méthode selon l'invention est particulière- ment efficace dans la répartition d'une paroi, brisée sur son épaisseur tota- le., ainsi que de pièces saillantes endommagées telles que par exemple, les poignées de soulèvement brisées d'une lingotière.'
A cet effet, on prévoit l'emploi, connu en soi, de moyens d' ancrage auxiliaires,' coopérant avec les moyens d'ancrage appliqués par fu- sion, et se constituant de tiges filetées ou boulons, droits ou pliés sur eux-mêmes,fixés à quelques endroits de la partie à réparer,de façon à fai- re saillie de la surface à réparer,en appliquant ensuite les moyens d'ancra- ge ordinaires, sous forme de cordons.:
, ou de couches continues ou discontinu- es, pour appliquer enfin la matière d'apport. Ensuite, on applique simulta- nément la matière d'ancrage et celle d'apport., à l'aide d'un arc électrique, s'étendant entre l'objet à réparer et une électrode en fer préférablement à revêtement basique, à laquelle on présente des morceaux ou une baguette en fonte, dont la fusion se poursuit jusqu'à obtenir le volume correspondant à la masse manquante du corps à réparer. Des poignées de lingotières ainsi ré- parées peuvent être appliquées pratiquement comme les poignées originales.
La méthode pour l'apport d'une masse de fonte selon l'invention, sera décrite plus en détail ci-après avec référence au dessin annexé, dans lequel : la figure 1 est une vue perpective d'une pièce comportant une cavité à remplir, pendant la première phase du procédé, notamment 1' application des moyens d'ancrage;
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la figure 2 est une vue analogue pendant la seconde phase, c'est-à-dire, l'apport de la fonte sur la surface à réparer ; la figure 3 est une coupe transversale agrandie de la piè- ce traitée pendant la première phase, c'est-à-dire, les moyens d'ancrage étant appliqués sous forme de cordons; la figure 4 est une vue analogue lorsque la matière d'ap- port est déjà appliquée, la seconde phase du procédé étant donc terminée;
la figure 5 représente, en élévation et coupe partielle, une poignée de lingotière cassée, et réparée suivant la méthode de l'invention, la masse de matière rapportée étant indiquée en traits mixtes.
Dans ces figurés, la référence ]¯ indique une électrode en acier à revêtement basique, serrée dans une pince usuelle 2, et destinée à appliquer les couches d'ancrage pour la fonte à rapporter sur la surfa- ce creuse 2 de l'objet à réparer 4. La référence 5 indique une baguette en fonte, destinée à être fondue pour fournir la matière d'apport, au moy- en d'un appareil 6. d'un type connu pour la soudure électrique, à électro- des en charbon 7.
Cet appareil 6 comporte un chariot ordinaire 8. en vue de permettre son déplacement en direction axiale par rapport à la cavité de l'objet à réparer 4.
La figure 1 montre clairement l'application préalable des couches se constituant de cordons ou nervures, 9, déposées par fusion sur la surface à remplir 2, la première opération étant ainsi terminée. Avant d' entamer la première opération, la surface même de l'endroit à traiter a été dépouillée soigneusement. Après l'application des cordons 9, la cavité 3 est remplie de la matière d'apport 10, obtenue par la fusion des baguettes en fonte normales 5.
La figure 5 schématise une lingotière 11, sur laquelle on a reconstitué la partie cassée d'une des deux poignées de la lingotière.
Dans ce cas, on fixe d'abord des moyens d'ancrage auxiliaires, constitués, de la manière connue, par deux boulons 13 à têtes faisant sail- lie du corps de la lingotière, de façon à présenter un moyen d'ancrage ad- ditionnel, capable d'éviter la séparation de la masse d'apport 11, du corps de la lingotière.
La méthode selon l'invention peut encore être résumée comme suit :
Pour remplir une cavité, par exemple oblongue, on dépouille d'abord la surface, après quoi on y applique une série de cordons, par la fusion d'électrodes en acier à revêtement basique, à l'aide d'un dispositif usuel pour la soudure électrique. Ensuite on fond, sur la série de cordons d'ancrage, la masse d'apport jusqu'à remplir la cavité, par la fusion de baguettes en fonte ordinaires ou de morceaux en fonte, disposés entre les électrodes en charbon d'un appareil usuel pour la soudure.
Les fentes, se produisant après le refroidissement de la mas- se d'apport fluide, peuvent être bouchées à l'aide de l'arc électrique entre les électrodes en charbon dudit appareil.
Pour appliquer une masse en relief, on pratique auparavant et d'une manière usuelle, un ou plusieurs trous dans ledit corps de l'objet et à l'endroit à traiter, ces trous étant alors taraudés afin de permettre le vissage de boulons appropriés, comportant préférablement des têtes fai- sant saillie du plan de rupture de l'objet; ensuite, on applique simultanément la matière d'apport, et la matière d'ancrage, à l'aide d'une électrode en acier préférablement à revêtement basique, tandis que dans l'arc même pro- duit entre ladite électrode et le corps à réparer sont disposés des morceaux ou une baguette en fonte.