<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE ET DISPOSITIF D'EVACUATION DES CONSTITUANTS LOURDS DANS LES SEPARATEURS HYDRAULIQUES.
Le présent perfectionnement concerne les séparateurs hydrauliques pour la préparation de minéraux, particulièrement de la houille, qui compor- tent une chambre spéciale disposée à l'extrémité d'évacuation, sous un prolon- gement de la plaque de support qui reçoit la matière déposée, le mouvement de l'eau dans cette chambre, distinct du mouvement de l'eau dans les compar- timents de dépôt, étant réglé suivant la hauteur de la couche des constituants lourds de la matière déposée et agissant comme régulateur pour l'évacuation automatique de ces constituants lourds, de la plaque recevant la matière dé- posée. Ce genre de séparateurs ne possède pas de registre réglant l'ouverture d'évacuation. Cette dernière est invariable et ses dimensions sont telles qu' elles laisse passer sans difficulté les plus gros calibres.
Suivant le brevet principal, le mouvement "pulsatoire de l'eau (course ou fréquence) dans les compartiments de dépôt est réglé suivant la hauteur de la couche des constituants lourds sur la plaque de support de la matière déposée, entre une valeur minimum nécessaire au dépôt régulier pour une hauteur minimum de la couche, et une valeur maximum nécessaire pour une hauteur maximum de la couche, de façon que les quantités de constituants lourds évacuées dans l'unité de temps soient sensiblement les mêmes dans la zone des compartiments de dépôt sur la plaque de support et dans la zone de la chambre spéciale sur le crible de celle-ci.
Ce genre de réglage est, vu la grandeur notable et invariable de l'ouverture dévacuation, particulièrement sensible aux différences de pression dans les chambres,.de part et d'autre de l'ouverture d'évacuation, ces diffé- rences de pression pouvant provoquer des perturbations dans le processus de dépôt et dans le réglage de la quantité de constituants lourds à évacuer.
Suivant le présent perfectionnement, le volume d'air du bac d'éva
<Desc/Clms Page number 2>
cuation, s'étendant au-dessus de la cuve d'évacuation des constituants lourds et de la chambre spéciale,est déterminé de telle façon, et la contre-pression de ce volume, en dépendance du mouvement pulsatoire de l'eau dans la chambre spéciale, est réglée à l'aide d'une vanne d'étranglement de telle manière, que les pressions de part et d'autre de l'ouverture d'évacuation soient pratioue- ment en équilibre.
La commande de la vanne d'étranglement peut, suivant une autre ca- ractéristique du présent perfectionnement, être réalisée en'dépendance de la hauteur de la couche des constituants lourds, de telle sorte que la vanne se ferme de plus en plus à mesure que la hauteur de la couche diminue.
Comme le mouvement de l'eau dans la chambre spéciale, en dépendance de la hauteur de la couche de constituants lourds, diminue aussi lorsque cette couche de consti- tuants lourds diminue de hauteur, il en résulte un réglage très sensible de la pression dans le bac d'évacuation, garantissant ainsi pour une grandeur exacte du volume d'air, un équilibre précis de la pression de part et d'autre de l'ou- verture d'évacuation, ce qui rend impossible des perturbations de l'évacuation provoquées par des poussées de la pression des compartiments de dépôt vers le bac d'évacuation, ainsi que des perturbations dans le dépôt, provoquées par des poussées de la pression du bac d'évacuation vers les compartiments de dépôt.
Le brevet allemand n 680.323 fait connaître un séparateur hydrau- lique dont les compartiments de dépôt s'étendent de part et d'autre de l'ou- verture d'évacuation jusque dans le bac d'évacuation, l'évacuation des consti- tuants lourds étant réglée par étranglement de l'air entrant et sortant de l' espace du bac d'évacuation, l'étranglement étant augmenté comme dant la pré- sente invention, lorsque la hauteur de la couche de constituants lourds dimi- nue sur la plaque de support recevant la matière déposée. Le but de ce régla- ge est le même que celui atteint par la chambre spéciale à commande distincte du mouvement pulsatoire de l'eau.
Toutefois on ne parvient pas de cette maniè- re à maintenir un équilibre entre les pressions de part et d'autre de l'ou- verture d'évacuation, les pulsations dans le dernier compartiment de dépôt dans la zone du bac d'évacuation étant aussi puissantes que dans la zone du lit de matières déposées. Etant donné que pour ce dernier, la pression atmos- phérique agit comme contre=pression, chaque étranglement du mouvement de l' air dans le bac d'évacuation, a pour résultat une poussée de la pression qui s'y est formée, vers le compartiment de dépôt, cette poussée pouvant provoquer ultérieurement, à cet endroit, des perturbations dans les couches déjà formées.
Du fait que la surpression régnant dans le bac d'évacuation peut se compenser en passant par l'ouverture d'évacuation, l'étranglement de l'air n'a pratique- ment aucune influence sur l'intensité des pulsations dans la partie du compar- timent de dépôt s'avançant dans le bac d'évacuation et, par conséquent, est sans influence sur la vitesse d'évacuation des constituants lourds.
Pour pal- lier à cette lacune on munissait les séparateurs connus de moyens qui permet- tent lorsque la hauteur de la couche des constituants lourds sur la plaque de support descend en-dessous d'un minimum, d'accumuler en couches les consti- tuants lourds,ou de supprimer complètement le mouvement pulsatoire de l'eau dans la partie du .compartiment de dépôt s'avançant dans le bac d'évacuation, pour empêcher ainsi complètement l'évacuation du lit de constituants lourds lorsque la matière à traiter contient peu de ces derniers.
Le dessin annexé montre à titre d'exemple une forme d'exécution de la présente invention.
Aux compartiments de dépôt 1, 2 du séparateur est raccordée d'un côté de l'ouverture d'évacuation invariable, la chambre spéciale 4 se trou- vant à l'intérieur du bac d'évacuation 5 du dispositif et qui possède sa pro- pre soupape 6 de commande de l'air pour la production de pulsations. L'intensi- té des pulsations dans la chambre 4 peut être réglée à l'aide de la vanne d'é- tranglement 7 dans le tuyau d'air comprimé. Le réglage s'effectue au moyen du flotteur 8 qui, flottant.sur la couche de constituants lourds a, ouvre la vanne d'étranglement 7 à l'aide du servo-moteur 9 lorsque la couche des constituants lourds augmente, et vice-versa. Les pulsations dans les compartiments de dépôt 1, 2 sont également réglées en rapport avec la hauteur de la couche des consti-
<Desc/Clms Page number 3>
tuants lourds.
Elles le sont de façon que la quantité de constituants lourds déplaces pendant l'unité de temps soit la même sur la plaque de support 11 re- cevant la matière déposée, que la quantité de constituants lourds déplacés sur la plaque crible 10. Vu les différentes hauteurs des couches sur la plaque de support des matières déposées et sur la plaque-crible, il se produit dans les chambres 2 et 4, des différences de pression qui auront tendance à se com- penser en passant par la grande ouverture d'évacuation 3 et influenceront, sui- vant le sens de la compensation, le dépôt dans la zone du compartiment 2, ou le réglage précis de la quantité évacuée par la chambre 4.
Ces différences gê- nantes de pression peuvent être évitées dans une forte mesure par le réglage des variations de l'air dans l'espace 12 du bac d'évacuation. L'espace 12 se trouve normalement en communication constante avec l'atmosphère, par une ouer- ture 13. Cela a pour conséquence que dans les séparateurs en question, spécia- lement lorsque l'évacuation des constituants lourds est réduite, quand les pulsations dans la chambre spéciale 4 sont faibles, la pression du comparti- ment de dépôt 2 provoque une poussée par l'ouverture d'évacuation 3 et augmen- te ainsi d'une fagon indésirable l'évacuation des constituants lourds.
La fer- meture complète de l'espace 12 par rapport à l'atmosphère supprimerait cet in- convénient, mais en particulier lorsque de grandes quantités sont évacuées et que les pulsations sont fortes dans la chambre spéciale 4, elle aurait pour conséquence que la pression du bac d'évacuation 5 sortirait par l'ouverture d'évacuation 3 et remélangerait ainsi les couches de la matière déjà déposée, directement avant leur évacuation. Pour équilibrer les pressions de part et d'autre de l'ouverture d'évacuation 3, on prévoit une vanne d'étranglement 14 dans l'ouverture de sortie d'air 13, cette vanne étant commandée au moyen du servo-moteur 9 par le flotteur 8 de telle sorte qu'elle se ferme progres- sivement lorsque la hauteur de la couche des constituants lourds a diminue.
On obtient ainsi que pour une haute couche a de constituants lourds, les pul- sations qui sont alors fortes dans la chambre spéciale 4 puissent se compen- ser en sortant dans l'atmosphère par l'ouverture 13, de manière qu'aucune com- pensation de pression gênante pour le dépôt, ne se produise par l'ouverture d' évacuation 3 en direction des compartiments de dépôt 2,1. Lorsque la hauteur de la couche des constituants lourds a diminue, les pulsations diminuent dans la chambre spéciale 4. La tendance de la pression du compartiment de dépôt 2, à sortir par l'ouverture d'évacuation 3 vers le bac d'évacuation 5, augmente simultanément.
Mais, comme la vanne d'étranglement 13 se ferme alors progres- sivement, les pulsations de la chambre spéciale 4 agissent de plus en plus dans la direction de l'ouverture d'évacuation 3 et maintiennent ainsi un équi- libre avec les pulsations produites en sens contraire, provenant des compar- timents de dépôt dans la zone de l'ouverture d'évacuation.
Le volume d'air de l'espace 12 doit être adapté le plus exactement possible aux conditions du moment. La contre-pression venant du bac d'évacua- tion et se dirigeant vers l'ouverture d'évacuation est d'autant plus grande que le volume 12 est plus petit. Des essais permettent de trouver rapidement le vô- lume 12 le plus avantageux pour les conditions existantes, le cas échéant en ouvrant ou en fermant des chambres auxiliaires raccordées à l'espace 12.
La vanne d'étranglement 14 peut également être commandée par un flotteur et un servo-moteur distincts, notamment lorsqu'une autre position du flotteur sur le lit de matières déposées est plus avantageuse pour le rende- ment que la position occupée par le flotteur 8.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.