<Desc/Clms Page number 1>
CAMERA POUR LA PRISE D"IMAGES STEREOSCOPIQUES SANS EFFET STEREOSCOPIQUE
ANORMAL.
L'invention se rapporte aux caméras pour la prise de films stéré- oscopiques, images photographiques et de télévision, ne présentant pas un ef- fet stéréoscopique anormal après la projection.
Il est connu de rendre la base de la prise de vues fonction de la distance, séparant 1-'objectif de l'objet, et de la distance focale de l' objectif, plusieurs formules étant développées à cette fin. D'autres formules encore pour la prise de vues stéréoscopiques, tiennent compte de la profondeur de l'objet, et/ou de 1-'agrandissement lors de la projection.
On est d'accord sur le fait, que, pour la prise des soi-disants close-ups et semi-clos&oups, les bases de la prise doivent être très réduites.
Or, il est impossible de fabriquer des objectifs de qualité et à intensité lumineuse convenables, permettant 1-'application des dites bases de prise réduites,lorsqu'on utilise deux caméras synchronisées, disposées paral- lèlement ou approximativement parallèlement, respectivement pour la prise à gauche et à droite, tandis qu'en appliquant des caméras à autre disposition relative, cette possibilité est également exclue au moins partiellement. Indé- pendamment des inconvénients susdits, le système à deux caméras offre encore d'autres inconvénients pratiques.En effet, on a constaté qu'aux points dé vue maniabilité, fixation des images partielles, rétrécissement, possibilité de copier aux films et photos, et économie,
il est indispensable que la prise stéréoscopique soit effectuée à 1-'aide d'une seule camérao On peut encore y ajouter, qu'indépendamment du diamètre de l'objectif., et du fait qui/il s' agit d'une photo, d'un film¯ou d'images de télévision de format différent, il faut pouvoir appliquer des bases de prise très petiteso
<Desc/Clms Page number 2>
On a déjà proposé d'utiliser un seul objectif, en regard duquel est monté un système réflecteur ou à prisme, mais cette conception offte, outre des inconvénients d'ordre pratique, tel que par exemple le grand format des réflecteurs à cause de la dispersion, encore l'inconvénient, qu'à côté de grandes bases de prise, les bases de prise réduites sont exclues.
De plus, la prise simultanée de deux images partielles, via un seul objectif, provoque des déformations et des troubles périphériques aux bords tangents des deux images partielles. Le format des dites images partielles est trop réduit, pour assu- rer une projection suffisamment lumineuse, surtout parce que tous les systèmes de projection stéréoscopique entraînent des pertes de lumière de l'ordre de 50 à 60% par rapport à la projection bidimensionnelle.
Il en résulte, qu'il est préférable, quand les images partielles sont prises via un seul objectif, qu'elles soient quand mêmes prises dans le format standardisé des films, pho- tos et ,télévision bidimensionnelles, ce qui implique, que généralement, les prises der l'@@ge dee gauche et de celle de droite ne peuvent être simultanées. S'il faut prendre simultanément les deux images partielles, l'objectif devra être du type complexe ou partiel. On a déjà appliqué des objectifs complexes, dans lesquels les objectifs partiels sont disposés l'un à côté de l'autre, ces dispositifs ne permettant cependant pas d'obtenir des images partielles d'un format suffisant, par exemple dans les films par la largeur standardisée de la bande.
En résumé, on a établi, qu'en vue d'éviter un effet stéréoscopique anormal, les prises stéréoscopiques doivent répondre aux conditions suivantes: a) une base de prise très petite endéans les limites des close- ups et semi-close-ups; b) prise avec une seule caméra; c) prise alternative des images partielles, lorsqu'on applique un seul objectif; d) en cas de prise simultanée des images partielles. l'applica- tion d'un objectif, se constituant de deux objectifs partiels congruants, donnant chacun une image partielle de format plein, les objectifs étant pla- cés l'un au-dessus de l'autre; e) éclairage identique des images partielles de gauche et de droite ; f) possibilité de passer de la base très petite à la base gran- de, ou vice-versa, pendant la prise.
L'invention a pour but de permettre la prise, à l'aide d'une seule caméra, les bases stéréoscopiques grande et très petite, variables pendant la prise, et donnant des images partielles d'un format suffisant.
Selon l'inventtion, ces conditions sont remplies par le fait, que deux miroirs, montés approximativement parallèlement l'un avec;l'autre, sont placés devant l'objectif, ce dernier, la fenêtre à image et/ou le système à miroir ou prisme, placés devant, étant conçus en sorte que l'on peut appli- quer également des bases de prise très réduites, telles que nécessaires pour éviter un effet stéréoscopique anormal, même su les images partielles ont chacune le format d'usage dans les prises bidimensionnelles.
Suivant une forme de réalisation de l'invention, la caméra com- prend un seul objectif simple, précédé d'un système réflecteur, se constituant de deux miroirs, tournés vers l'objectif, l'un desdits miroirs recouvrant et. libérant alternativement l'objectif, de façon synchrone avec le mécanisme de déplacement de l'image, tandis que l'autre miroir peut coulisser, en sorte que chaque base de prise, nécessaire pour éviter un effet stéréoscopique anormal, peut être appliquée.
<Desc/Clms Page number 3>
Selon l'invention, la caméra peut également être réalisée en sorte que l'objectif se compose de deux objectifs partiels superposes,-.la fenêtre à image ayant des dimensions telles, que deux images partielles, disposées l'une au-dessus de l'autre, et dont chacune présente le format d'usage dans les prises bidimensionnelles, peuvent être prises simultané- - ment, via un système réflecteur, comportant deux miroirs, tournés vers - ' l'objectif et pouvant coulisser parallèlement l'un avec l'autre, l'un des- dits miroirs étant placé devant l'un des objectifs partiels, et l'autre devant l'autre objectif partiel, en sorte que l'on peut appliquer chaque base de prise, nécessaire pour éviter un effet stéréoscopique anormal, quoique cette conception entraîne le décalage des images partielles.
Le dispositif de l'invention¯peut encore être réalisé, en sorte que le miroir, disposé le plus près de l'objectif, est exécuté en forme de trame, présentant des traits ou trajets alternativement réfléchis- sants et transparents, de façon que les deux images partielles sont prises alternativement, groupées dans un seul format d'usage dans les prises de vue bidimensionnelles.
Les caractéristiques essentielles de la présente invention ressor- tirontdavantage de la description suivante de quelques exemples d'exécution non limitatifs, schématisés aux dessins annexés dans lesquels :
Les figures 1 et 2 sont respectivement une vue latérale et une vue en plan schématiques d'une caméra selon l'invention, munie d'un miroir rotatif ;
La figure 3 est une vue latérale schématique d'une caméra à mi- roirs immobiles;
La figure 4 en est une vue de face schématique, un des miroirs étant enlevé ;
La figure 5 en est une vue en plan schématique;
La figure 6 est une vue en plan schématique d'une caméra;, selon une troisième forme d'exécution.
Aux figures 1 et 2, on remarque que, devant l'objectif simple 1 de: la caméra 2, est monté un miroir rotatif 3. Ce dernier forme un angle de 45 avec l'axe optique 4. Le miroir couvre l'objectif de façon intermit- tente, et peut être entraîné, par un dispositif connu en soi, par exemple deux pignons dentés coniques 6 ,, en synchronisme avec le mécanisme de dé- placement de l'image de la caméra. Le miroir est monté sur un axe rotatif 7 prenant appui de façon anti-vibratoire sur le support 9. Ce dernier est mon- té rigidement sur la plaque de base 10, cette dernière portant également la caméra 2. La plaque de base 10 peut être fixée sur un support statique (non illustré).
Il va de soi que le miroir rotatif 2 peut également être rempla- cé par un miroir à mouvement d'oscillation alternatif,recouvrant et libérant alternativement l'objectif. Parallèlement ou approximativement parallèlement . au miroir rotatif 1 un second miroir 16 est monté sur un chariot 14, capable de coulisser dans l'une direction et dans l'autre dans des chemins de guida- ge 15. Lorsque le miroir rotatif est dégagé de l'objectif, l'axe optique aboutit sur le miroir coulissant 16,en sorte que la prise est faite via ce miroir. La distance entre les points où l'axe optique 4. aboutit au miroir rotatif 3 respectivement au miroir coulissant 16, constitue la base de prise.
Cette dernière peut donc être aussi réduite que possible, au pro- rata de l'épaisseur du miroir 2. En pratique une base de prise de 7 mm. est suffisamment petite. Le chariot peut être déplacé par exemple par un le- vier 23, une graduation 31. étant prévue à un endroit approprié, et étant éta- lonnée selon les formules de prise usuelles.
Préférablement, ladite graduation sera mobile, la variation de l'angle stéréoscopique étant alors accordée, afin de réaliser le réglage automatique., par exemple en dépendance de la longueur locale de l'objectif .
<Desc/Clms Page number 4>
La variation de l'angle stéréoscopique peut aussi être combinée avec le mé- canisme d'échange des objectifs.
En manoeuvrant le bouton de réglage 17, le miroir coulissant 16 peut être tourné par rapport au chariot 14, en sorte que l'angle stéréos- copique, c'est-à-dire l'angle, formé par les axes optiques, s'étendant entre les deux miroirs et l'objet, peut être réglé à chaque valeur désirée. Tou- tefois, ledit angle stéréoscopique pourrait également être modifié en solli- citant-le miroir 3. Le miroir 16 est monté sur un socle 18, qui peut tourner autour d'un pivot, et être bloqué dans sa position désirée par une vis de serrage. Pour permettre l'échange des objectifs, la caméra est montée sur un chariot 21, se déplaçant dans un chemin de guidage 22, monté sur la plaque de base 10. On pourrait également déplacer le système réflecteur intégral par rapport à la caméra.
La variation de la base de prise peut également être appliquée pour régler la mise au point de l'objectif 1. Dans ce but, le levier 23, tournant autour du pivot 24, porte un disque 26, sur lequel vient s'appliquer un levier 27, pouvant tourner autour du pivot 28, ce levier 27 étant relié à un cable Bowden 29,aboutissant au mécanisme de réglage de l'objectif. Le ressort 31 sollicite en permanence le mécanisme vers sa po- sition extrême. Le disque interchangeable 26 est monté de façon telle, que le déplacement du mécanisme de réglage de la mise au point correspond à une distance de prise déterminée. Il est évident, que ce réglage pourrait éga- lement être assuré manuellement.
Etant donné que chaque oeil doit recevoir un nombre suffisant d'empreintes par seconde, pour que les images successives forment un seul mouvement continu, la vitesse de la prise de vues doit y être adaptée, en sorte que, dans cette réalisation, on prenne généralement 32 à 48 images ( (16 à 24 images partielles de chaque sorte) par seconde. La parallaxe de temps est ainsi ramenée à des proportions réduites telles, qu'elle n'est pratiquement plus perceptible. Or, la forme d'exécution, schématisée aux figures 3 à 5, permet d'exclure complètement la parallaxe de temps. Suivant cette réalisation, la caméra est équipée d'un objectif double, et d'un sys- tème réflecteur pour la prise simultanée des deux images partielles.
Devant l'objectif double 1, constitué des objectifs partiels superposés.la et 1b, sont placés deux miroirs, notamment le miroir coulissant 16 sur le chariot 14,, comme décrit ci-devant, coopérant avec l'objectif partiel la, tandis que devant l'objectif partiel 16 est monté un miroir 32. Ce dernier s'étend jus- qu'à la face de répartition des deux objectifs partiels. Le miroir 32 est fixé sur un support 33 pouvant, avec un pied en forme de chariot, tourner d'un angle réduit dans le socle , autour de l'axe optique 4b de l'objectif partiel, dans un plan perpendiculaire sur ledit axe optique, pour corriger la parallaxe verticale. Cette correction peut être réglée automatiquement au prorata de la distance de prise via un disque interchangeable 36, par un levier 12 qui peut tourner autour d'un pivot 38.
Le ressôrt 36 annule le jeu entre le levier 35 et le disque 36, tandis que la vis 39 permet certaines corrections.
La parallaxe en hauteur minime, intervenant dans cette forme de réalisation, peut encore être réduite, par exemple dans le cas d'un film, en réduisant la hauteur de chaque image partielle, ce qui réduit la distance inter-axiale des deux objectifs partiels. Cette image partielle à hauteur réduite s'adapte non seulement beaucoup mieux aux rapports visuels des yeux; mais elle permet également de réaliser une économie sensible de matière de prise et de reproduction, ce qui est très important, surtout pour les films en couleurs. Ces avantages sont évidemment aussi valables pour les films bidimensionnels.
L'intensité lumineuse pendant la projection reste prati- quement identique à celle pendant la projection stéréoscopique de deux ima- ges intégrales, de façon que la réduction en hauteur des images partielles peut aussi être importante dans d'autres exécutions.
Ainsi par exemple pour les films de 35 mm., la hauteur des images partielles peut être choisie, en sorte que, par images en deux parties, on doit prévoir seulement six perforations, au lieu des huit perforations usu- elles. La parallaxe en hauteur est ainsi réduite de plus de 23 %, tandis
<Desc/Clms Page number 5>
que l'on peut économiser 25 % en ce qui concerne la matière film.
Toutefois, la parallaxe en hauteur peut être évitée complètement.
La figure 6 schématise une forme d'exécution, dans laquelle est appliqué un objectif simple, le)miroir 32 étant remplacé par un miroir 40, ,couvrant l'angle complet de l'objectifo Ce miroir 40 est exécuté en forme de trame à traits ou trajets verticaux ou horizontaux, alternativement réfléchissants et transparents, prévus par exemple en quantité de 50 par mm., c'est-à-dire 25 traits réfléchissants et 25 traits transparents. Derrière ce miroir, par- tant de l'objectif, est à nouveau monté le miroir 16.
Une image partielle atteint - via les traits réfléchissants du miroir 40 - l'objectif, tandis que l'autre image partielle atteint - via les traits transparents du miroir 40 - le miroir 16, et après être réfléchies par ce dernier, elles arrivent à l'objectif, via les traits transparents du miroir / L'image intégrale, aboutissant à la couche sensible est donc interlignée, et les deux images partielles se complètent.
Quand cette image interlignée est projetée par exemple par lumière polarisée, on peut placer, à une distance suffisante de la lentille de projection, un filtre polarisant interligné, uniforme à l'image ihterli- gnée. Lorsque ces trajets sont polarisés autour des autres, dans des di- rections formant réciproquement un angle de 90 , les deux images partielles apparaîtront sur l'écran de projection en une lumière d'une direction de po- larisation déterminée. Lors de la projection à l'aide d'un écran à trame,, le filtre polarisant, placé devant la lentille de projection est remplacé par un miroir ligné, identique au miroir 40.
Une image touche alors l'écran, via les trajets transparents, tandis que l'autre, après avoir été réfléchie par les traits réfléchissants, est projetée sur l'écran, via un second miroir.
Dans cette forme d'exécution la parallaxe de temps et la parallaxe en hau- teur sont donc exclues,tandis que l'on peut appliquer une caméra telle qu'utilisée pour les prises bidimensionnelles..Cette forme d'exécution pré- sente encore l'avantage que les deux images partielles peuvent être incorpo- rées dans un seul format d'usage dans les prises bidimensionnelles, les images, quoiqu'étant lignées, prenant le format complet. Il s'ensuit que la projection peut être assurée par un appareil de projection usuel pour les prises bidimensionnelles.
'Enfin, il convient encore de faire observer, que, dans toutes les formes de réalisation, on peut intercaler, entre les deux miroirs et l'objectif, ou entre les deux miroirs et l'objet, un troisième miroir, afin que les images partielles soient transposées sur la couche sensible, non pas en position renversée, mais directement en position correcte.
REVENDICATIONS.
---------------
1. Caméra pour la prise d'images stéréoscopiques photographiques, de film, télévision et rontgen, en évitant un effet stéréoscopique anormal, caractérisée en ce que deux miroirs, montés approximativement parallèlement l'un avec l'autre, sont placés devant l'objectif, ce dernier, la fenêtre à image et/ou le système à miroir ou prisme., placés devant, étant conçus en sorte que l'on peut appliquer également des bases de prise très réduites, telles que nécessaires pour éviter un effet stéréoscopique anormal, même si les images partielles ont chacune le format d'usage dans les prises bidi- mensionnelles.