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PROCEDE DE FABRICATION PERFECTIONNE DES CHAUSSURES. ET PRODUITS INDUSTRIELS
OBTENU,S PAR LE PROCEDE.
Comme on le sait les chaussures actuellement fabriquées par le procédé du montage sur forme nécessitent une "Première" en cuir ou tout autre matériau ayant une épaisseur et une rigidité suffisante dans un dou- ble but :
1 ) Pour qu'elle ne se déforme pas ou ne se plisse pas sous Inaction du montage.
. 2 ) Pour que, dans le cas où la tige est montée c'est-à-dire assemblée à la première par semences ou agrafes, on dispose d'une épaisseur suffisante pour réaliser la rivure des semences ou pour que les agrafes'ne traversent pas complètement la premièreo
La semelle est ensuite fixée sous la chaussure par un procé- dé quelconque (couture, clouage, collage, etcooo) et'la première,qûi se @ trouve à l'intérieur de la chaussure, donne à celle-ci une certaine rigi- dité,désagréable pour l'usager, principalement à la pliure du pied 0-lest- à-dire dans la zone comprise entre le cambrion et le bout dur.
De plus, à la marche, cette rigidité entraîne à chaque pas un effort du cou de pied, s'il s'agit de chaussures montantes, ou tend à faire sortir le pied de la chaussure s'il s'agit d'articles décolletéso
C9est pour remédier à cet inconvénient que la Société De- manderesse.a imaginé le procédé perfectionné objet de 19invention dont la particularité consiste à réaliser la première, sur toute sa longueur ou sur la partie avant (patin) par une feuille très souple telle qu'une peau ou feuille de cuir mince, ou tous autres matériaux naturels ou artificiels, renforcée provisoirement par une couche de revêtement rigide amovible, tel qu'une feuille de carton collée ou fixée légèrement sur ladite feuille
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souple,
puis à retirer cette couche de revêtement soit après que 11' opéra- tion de montage-sur forme aura été terminée, si la-semelle est fixée à la première par clouage, couture, agrafage ou autre moyen'traversant de part en part la première, soit lorsque la chaussure est complètement terminée, dans le cas de semelle collée< -
L'invention comprend également, à titre de produits indus- triels nouveaux, la chaussure obtenue par le procédé indiqué ci-dessus ainsi que la première avec et sans son revêtement.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé; donné à titre dexemple non limitatif, fera bien comprendre qomment l'in- vention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du des- sin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 montre en coupe un mode de réalisation d'une pre- mière sans son revêtement amovible.
La figo 2 est une vue de la première représentée fig. 1 mu- nie de son revêtemento
Les figo 3 et 4 sont des vues analogues aux figo 1 et 2, d'une variante d'exécution de la premièreo
La fig. 5 est une vue en coupe verticale montrant une tige de chaussure avec première conforme à la fig. 2 fixée par collage.
La fig. 6 est une coupe transversale par VI-VI de la fig.5.
La fig. 7 est une coupe analogue à la figo 6 après collage de la semelle.
La figo 8 est une coupe verticale de la chaussure terminée montrant l'enlèvement du revêtement amovible de la première.
Dans le mode de réalisation du procédé représenté sur le dessin (figo 1 et 2), la partie arrière de la première s'étendant jus- qu'aux flancs et constituant la talonnette 1 et le cambrion 2 est réali- sée en une seule pièce formée par une plaque ou feuille de carton ou de cuir asse;
épaisse ou encore par tout autre matériau et ayant, de ce fait, une grande rigidité, à Pavant du cambrion 2 est collée en 3a la partie souple 3 formant le patin, de telle sorte que lorsque l'on tient à la main cette première en la saisissant par la partie arrière 1, la partie souple 3 pend comme il est montré fig. la Bette première est garnie d'une feuille rigide 4, en carton par exemple,qui est fixée sur la peau 3 par une colle à base de dissolution de caoutchouc, ou de toute autre ma- nière, permettant de- séparer facilement de la peau 3 ledit recouvrement, on voit sur les fig.
2 et 5 que le bord aminci de la plaque de revêtement 4 vients'appliquer contre le cambrion rigide 20
La première 1-2-3 ainsi garnie de son revêtement 4 a une ri- gidité suffisante depuis le bout jusqu'au talon pour permettre le montage de la tige 5, par collage ou autrement, à la manière habituelle et ainsi qu'il est représenté fig. 5 et 6. Après le montage de la tige, la semelle 6 est à son tour collée avec interposition éventuelle d'une feuille mince élastique 7 et d'une plaque de garnissage 8 remplissant le vide 8a (fig.6) qui existe entre les bords rabattus opposés 5a de la tige.
La plaque de revêtement 4 est ensuite séparée de la partie souple 3, comme il est montré sur la fig. 8 et enlevée de la chaussure.
Comme la plaque 4 a été collée légèrement sur la partie souple 3, cette séparation est très facile à réaliser, par simple arrachage de ladite plaque, en s'aidant au besoin d'une lame qu'on engage dans le sens de la flèche f (figo 8) entre le bord aminci de la plaque 4 et le cambrion, de manière à soulever ladite plaque et permettre de saisir à la main son bord 4a pour la détacher complètement et l'enlever.
Si la semelle doit être fixée à la tige, par un procédé tel que couture ou clouage, la plaque de revêtement 4 sera retirée avant cette
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opération.
Dans le mode d'exécution de la première représenté fig. 3 et 4 la partie arrière, constituant la talonnette 1 et'le cambrion 2, ést - formée par deux feuilles superposées et collées la et 1b, l'une en carton et l'autre en cuir (par exemple)o
La chaussure ainsi réalisée présente une très grande sou- plesse et offre un très grand agrément de la marche.
Il pourra être intercalé entre la première et la semelle un élément souple et imperméable, tel qu'une feuille de caoutchouc pare'ou' de caoutchoûc mousse, destiné à augmenter le confort et à empêcher l'humi- dité de pénétrer dans la chaussure.
Il est bien évident que la première réalisée, comme il est indiqué ci-dessus, pourrait être constituée en toute autre matière que le cuir et le carton, par exemple en matières agglomérées, en matières syn- thétiques, croûte, etc... De plus, l'enlèvement de la plaque de recou- vrement pourrait être obtenu autrement que par arrachage comme indiqué plus haut, notamment par dissolution, ladite plaque pouvant alors être constituée en une matière soluble dans un produit qui n9altérerait pas le cuir de la tige et de la semelle.
Enfin, si la tige doit être fixée sur la première autrement que par collage, les organes de fixation, semen- ces, agrafes etc... devront avoir un faible hauteur pour ne créer aucune liaison entre la première et la plaque de revêtement, de telle sorte que celle-ci puisse être extérieurement enlevée par arrachage ou autrement.
REVENDICATIONS.
1.- Un procédé perfectionné de fabrication de chaussures, caractérisé en ce qu'on réalise une première présentant une partie avant très souple, qu9on recouvre ladite partie par une plaque rigide, quon effectue le montage de la tige et éventuellement même la fixation de la semelle, en utilisant la première ainsi renforcée et qu'on enlève ladite plaque par arrachage ou autrement.
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