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PERFECTIONNEMENTS AUX TIREUSES PHOTOGRAPHIQUES.
On sait que le tirage commercial des positifs photographiques à partir des négatifs d'amateurs exige une grande habileté professionnelle si l'on veut obtenir du premier coup et sans tâtonnement préalable coûteux? une épreuve voisine du résultat optimum susceptible d'être atteint avec le cli- ché négatif intéressé. En effet, les négatifs confiés par les amateurs et dont ceux-ci entendent obtenir des tirages convenables,, sont fréquemment grossièrement sur-exposés ou sous-exposés, ce qui oblige à faire-varier dans- des limites considérables l'intensité lumineuse utilisée pour le tirage ou la durée d'exposition mise en oeuvre.
De plus, le degré de contraste de ces clichés est également variable,de telle sorte que l'opérateur doit choi- sir pour chacun d'aux la gradation de papier qui convient, étant rappelé que les fabricants de papiers photographiques ont établi une gamme de papiers de contrastes différents (gamme normalisée actuellement à six gradations).
Les manipulations sont encore compliquées par le fait que ces divers papiers n'ont pas les mêmes caractéristiques de sensibilité, tolérance à la surex- position, etc... que ces caractéristiques varient suivant les marques et que pour une même marque elles ne sont pas toujours constantes d'une série de fabrications à la suivante.
Pour tenir compte de tous ces facteurs, on a établi des tireuses automatiques à intensité lumineuse variable et durée d'exposition fixe.
Ces appareils permettent évidemment de satisfaire à toutes les conditions, mais au prix d'une habileté professionnelle extraordinaire, l'opérateur de- vant estimer au jugé l'intensité à choisir en fonction de l'intensité du cliché et du papier sur lequel il désire tirer l'épreuve.
On connaît éga- lement des tireuses donnant dix temps de pose différents avec dix intensités -lumineuses différentes; mais la encorela question de choix est délicate et en outre les variations d'exposition qu'on peut réaliser sont trop fortes et dépassent le plus souvent les limites da tolérance-des papiers. 0 , Enfin on a imaginé de corriger les différences de sensibilité des diverses gradations de
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papier, c'est-à-dire d'agir automatiquement sur la durée d'exposition ou sur l'intensité lumineuse en fonction du papier choisi par l'opérateur, de telle manière que ce dernier n'ait plus à se préoccuper que du cliché.
Ces appareils comprennent finalement vingt-quatre à vingt-six intensités lumineuses différentes entre lesquelles l'opérateur doit choisir, ce qui reste insuffisant.
Suivant l'invention, la tireuse comporte un organe de commande unique, préférablement réalisé sous forme de clavier, donnant une gamme dé- terminée d'intensités lumineuses, préférablement au nombre de neuf, en combinaison avec des moyens pour que ces intensités correspondent, toutes autres conditions égales d'ailleurs, à la gradation de papier choisie par l'opérateur, et avec d'autres moyens permettant de régler pour chaque gamme l'intensité maximum et l'intensité minimum tout en conservant la ré- partition prévue des intensités intermédiaires entre elles.
Si l'on considère le cas normal de six gradations différentes de papier, et si l'on suppose que la tireuse suivant l'invention comporte, comme sus-indiqué, un clavier à neuf touches correspondant à neuf intensités lumineuses régulièrement réparties, on comprend que l'opérateur dispose finalement de cinquante-quatre intensités lumineuses différentes, qui lui permettent de réaliser pratiquement l'exposition optimum dans tous les cas, comme avec les tireuses à intensité lumineuse progressivement variable, mais avec cet avantage énorme que ces intensités sont réparties par groupes de neuf, chaque groupe correspondant automatiquement à une gradation de papier.
De plus, chaque groupe reste réglable indépendamment des autres, de telle sorte qu'il est toujours possible de régler la machine en fonction d'un papier dé- terminé sans que son fonctionnement en soit troublé pour les autres papiers Il résulte que ce qui précède qu'avec la tireuse suivant l'invention l'opé- rateur n'a plus qu'à choisir la gradation du papier convenant au cliché à re- produire, à inscrire ce choix sur la machine, puis à estimer l'intensité du cliché et à frapper une touche du clavier d'après cette estimation.
Si l'on divise ce clavier en trois parties : clichés faibles;clichés moyens, clichés intenses, cette dernière opération est quasi-immédiate pour un opéra- teur quelque peu exercé, et d'ailleurs les intensités correspondant à deux touches voisines sont tellement rapprochées qu'une erreur d'une touche, ou même de deux ou trois touches, ne donne pas une erreur d'exposition supérieure à la limite de tolérance des papiers usuels les plus exigeants.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, le choix du papier s'inscrit automatiquement sur la machine lorsque l'opérateur prend une feuille de ce papier dans le magasin associé à ladite machine. Cette dis- position évite toute omission de la part de l'opérateur qui ne risque pas ainsi d'exposer intempestivement un papier d'après les caractéristiques de celui utilisé pour le tirage de l'épreuve précédente.
La tireuse suivant l'invention est encore remarquable en ce qu'elle comporte une boite recevant automatiquement à l'abri de la lumière le papier qui vient d'être impressionné.
Enfin l'invention concerne un mécanisme particulier de déclenche- ment des opérations par mise en position du papier sur le cliché, ainsi qu' un dispositif de serrage automatique du papier sur le cliché pendant l'expo- sition.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer :
Fig. 1 est une vue en perspective générale d'une machine suivant l'invention.
Pige 2 est une vue partielle de côté de cette machine, l'habillage enlevé, de manière à montrer une moitié du mécanisme d'actionnement du pla- teau serrant le papier contre la glace.
Fig. 3 et 4 reproduisent fig. 2, mais à deux autres positions des pièces .
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Fig. 5 reproduit à plus grande échelle la.partie supérieure de fig. 2.
Fig. 6 est une coupe transversale de la traverse de serrage des papiers.
Fig. 7 reproduit partiellement fig. 5, mais à la position levée de la traverse de serrage des papiers.
Figo 8 est une coupe partielle schématique de la boite à papiers,
Fig. 9 montre le détail du mécanisme associé à l'une quelconque des neuf premières touches du clavier de la machine.
Fig. 10 montre de marne façon le mécanisme associé à la dixième touche du clavier.
Figo 11 indique le schéma du circuit de commande du moteur élec- trique d'entraînement de la machine.
Fig. 12 indique le schéma électrique du circuit de commande des lampes d'éclairage de la machine
La tireuse représentée de façon très générale en fig. 1 est con- stituée par une boite inférieure fermée à l'avànt par une glace inclinée 1 destinée à recevoir le cliché et le papier. Pour ne pas surcharger le des- sin, on n'a pas représenté les dispositifs de cadrage associés à cette glace et qui peuvent être de tout type approprié. Sour cette boite se trouve le tiroir à papiers impressionnés, fermé par une paroi verticale mobile 2 qui se prolonge par un rebord 2a venant porter contre la glace 1.
Enfin sur le coté de l'ensemble se. trouve une boîte à papiers 3 divisée en six comparti- ments renfermant chacun un paquet de papiers de l'une des gradations usuel- les, le tout comme il sera expliqué en détail ci-après.
L'ensemble décrit est surmonté d'un carter rectangulaire 4 renfer- mant les dispositifs électriques de commande. Ce carter porte à l'avant un clavier constitué par dix touches 5a et 5b. Au-dessous. de ce clavier le car- ter 4 est ouvert pour le passage du plateau de serrage du papier, ainsi qu'on le verra plus loin.
Le mécanisme général de la machine comporte un arbre horizontal 6 (fig. 2) entraîné à vitesse lente par un moteur électrique non représenté Sur chacune des extrémités de cet arbre, de part et d'autre de la partie centrale de la machine, est monté une came 7. En fig. 1 les extrémités de l'arbre 6 sont dissimulées par des carters latéraux amovibles 8. Chaque cane 7 agit sur un galet 9 porté par un levier 10 monté sur un pivot 11 fixé au droit de la partie haute de la glace inclinée l. Ce levier 10 est constamment sollicité vers la came 7 par un fort ressort 12.
A l'extrémité inférieure du levier 10 est articulée.en.13 une bielle 14 dont l'autre extrémité est articulée en 15 à un bras rigide 16 de forme particulière Comme montré, ce bras comporte une partie rectiligne qui monte à peu près parallèlement au levier 10, puis il se recourbe presque à angle droit, passe derrière la came 7, se recourbe en sens inverse sur près de 1800., avec un grand rayon de cour- bure, et vient aboutir à une traverse 17 sous laquelle des ressorts 18 sup- portent un plateau de serrage 19= L'axe de l'articulation 15 se prolonge
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en direction du centre de la machine au-delar du bras rigide 16 et il porte un galet 20 susceptible de se déplacer dans une rainure 21 pratiquée dans une plaque épaisse 22 rapportée contre le flasque de la machine.
Un peu plus haut sur le bras 16 est monté un autre axe 23 portant lui aussi un ga- let 24 jouant dans une rainure 25 prévue dans une autre plaque, épaisse rap- portée 26.
Si l'on considère les pièces à la position de fig. 2, c'est-à-di- re lorsque la came 7 a repoussé au maximum le levier 10 à rencontre du res- sort 12, le galet 20 se trouve alors dans une partie de la rainure 21 qui est concentrique au pivo-t 11, tandis que le galet 24 se trouve à 1'extrémité la plus haute de la rainure 25. Dans ces conditions lorsque la came 7 en tour- nant permet au levier 10 d'obéir à 1'action du ressort 12, le galet 20 com- mence à se déplacer concentriquement au pivot 11 sans que varie l'angle du.
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levier 10 et de la biellette 14, comme montré fig. 3. Dans ce mouvement la traverse 17 tourne autour de l'axe 23 du galet 24 en même temps que ce galet descend progressivement dans la rainure 25. Quand le galet 20 arrive à l'ex- trémité de la partie de la rainure 21 qui est concentrique au pivot 11, il . trouve en face de lui un prolongement de cette rainure 21 qui est sensible- ment situé suivant une perpendiculaire au plan de la glace 1.
Simultanément d'ailleurs. le- galet 24, qui jusqu'ici s'était déplacé dans une partie sensi- blement verticale de la rainure 25, arrive dans une autre partie de cette rainure disposée aussi perpendiculairement au plan de la glace la A ce mo- ment, comme montré fig. 4, le ressort 12 peut ouvrir l'angle formé par le levier 10 et par la biellette 14, ce qui a pour effet de repousser le galet 20 au fond de l'extrémité de la rainure 21 en même temps que le galet 24 descend suivant un trajet parallèle dans la seconde partie de la rainure 25.
L'ensemble de ces deux mouvements impose au bras 16 un mouvement de trans- lation perpendiculaire au plan de la glace 1 et qui amène le plateau 19 à porter contre cette glace de façon bien régulière.
Comme on le comprend aisément, lorsque la came 7 continue son mouvement de rotation, les mêmes phénomènes se produisent en sens inverse; le levier tourne en sens inverse de l'action de la sollicitation du ressort 12, ce qui fait remonter les galets 24 et 20. Ce dernier arrive dans la partie de la rainure 21 qui est concentrique au pivot 11 et il continue son déplacement, en imposant ainsi un mouvement de rotation au bras 16 qui revient à sa position première, le galet 24 remontant au sommet de la partie vertica- le de la rainure 250
Au droit de la partie haute de la glace 1 est disposée une barre longitudinale épaisse 27 (fig. 5) destinée à serrer sur cette glace le bord supérieur d'un cliché négatif C posé sur elle.
Cette barre 27 est solidaire par ses extrémités de bras courbés 28 calés sur un axe transversal 29 qui traverse la machine au voisinage immédiat des pivots 11 sus-décrits. Chaque bras 28 se prolonge par un talon 30 auquel est attaché un ressort 31 destiné, à assurer la pression de la barre 27 contre la glace 1. L'axe 29 porte en- core des pétits leviers 32, disposés entre les flasques de la machine et par conséquent représentés en pointillé en fig. 5.
A ces leviers sont attelées des bielles 33 qui aboutissent à une barre transversale disposée sous la tablette supportant la machine de manière à pouvoir être actionnée par les genoux de l'opérateur qui peut ainsi, tout en gardant les deux mains libres, soulever la barre 27 de la glace 1 à l'encontre des ressorts de rappel 31 de manière à pouvoir engager un cliché sous cette barre et l'en dégager.
La barre 27 est entaillée sur sa longueur d'un certain nombre d'encoches 27a (figo 6) dans chacune desquelles peut coulisser un dé 34 soli- daire d'une queue 35 qui traverse la barre 27 à frottement doux et se termine en bout par une tête 35a. Sur la queue 35 est monté un petit ressort de compression 36, en pàrtie logé dans un alésage borgne 27b pratiqué dans la barre 27.
Les dés 34 sont destinés à être repoussés par le papier photogra- phique P (fig. 5) que l'opérateur dispose sur le cliché C en vue du tirage,, ainsi qu'il sera expliqué ci.=après
La barre 27 est pourvue sur son bord supérieur de deux oreilles 37 (fig. 5) dont chacune supporte un pivot 38 sur lequel s'articule un le- vier à deux.bras 39-40. Le bras 39 de ce levier descend au-dessus de la barre 27, se recourbe en avant de celle-ci et vient se raccorder à une tra- verse étroite 41, laquelle se trouve ainsi portée par les deux bras 39 immé- diatement en face de l'arête inférieure de la barre 27.
Le bras 40 se prolon- ge vers l'arrière de la machine et son extrémité 40a vient agir sur une paire de contacts 42 qui, comme on le verra plus loin, déterminent la mise en marche de la machineo Chaque levier 39-40 est sollicité par-un ressort de torsion 43 de telle manière que la traverse 41 tende à être appliquée con- tre la glace 1 et puisse ainsi assurer là retenue en place du papier P contre le cliché C avant que le plateau de serrage 19 de fig. 2 à 4. ne soit venu ser- rer l'ensemble contre la glace. L'ensemble 39-41 forme ainsi pince de rete- nue du papier sur¯le cliché.
Au repos, c'est-à-dire avant qu'un papier ne-soit serré sous la
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traverse 41, celle-ci est soulevée et retenue par les dés 34, comme montré . schématiquement en fig. 7. Quand l'opérateur veut disposer un papier sur le cliché c, il présente le- bord de ce papier P contre les dés 34 et repousse légèrement ledit bord vers- le haut. Dans ce mouvement les dés 34 se dépla- cen.t à l'encontre des très légers ressorts 36 de fig.6 et par conséquent la traverse 41 est dégagée. Elle retombe sur le papier P sous l'action des res- sorts 43 en serrant ainsi le bord supérieur de ce papier sur le cliché et- en provoquant parle bras 40 l'actionnement des contacts 42 qui mettent en marche la machine .
Sur l'arbre 6, derrière chaque came 7 (supposée enlevée en fig. 5), est calée une autre came 44 pourvue d'un bossage unique 44a; cette came agit sur un poussoir 45 guidé de façon rectiligne par des guides 46 montés sur le flasque de la machine. Le poussoir 45 agit par son autre extrémité sur une oreille latérale 39a solidaire du bras 39 du levier 39-40 voisin. Le bossage 44a est calé de manière à agir sur le poussoir 45 vers la fin de chaque tour de fonctionnement de l'arbre 6. A ce moment le pla- teau 19 de fig. 2 à 4 est presque revenuà sa position de repos de fig. 2 et par conséquent le papier P n'est plus retenu en place que par la traver- se 41. Le poussoir 45 soulève cette traverse en dégageant ainsi le papier qui retombe vers le bas de la glace 1.
L'amplitude de ce mouvement de levée est telle que ladite traverse 41 revient s'enclencher au-dessus des dés 34 (position de fige 7).
Le poussoir 45 est pourvu d'une bague de butée 47, qui agit sur un levier double en équerre 48 articulé en 49 sur le flasque de la machine lequel levier actionne à son tour une tige 50 reliée à la paroi verticale mobile 2 (fig. 1 et 2) de l'avant de la machine. De cette manière lorsque le poussoir libère le papier P, il provoque simultanément l'ouverture de la. paroi mobile 2 dont le rebord 2a forme en quelque sorte collecteur pour re- cevoir le papier qui retombe de la glace 1, et pour le recueillir dans le ti- roir à papiers impressionnés prévu sous la machine.
La boite à papiers vierges indiquée en 3 en fig. 1 comporte, dans l'exemple représenté, six cloisons inclinées 51 (fig. 8) disposées les unes à la suite des autres, chacune étant associée avec un fond 52 disposé à angle droit par rapport à elle,cet ensemble réalisant une sorte de casier à six cases. Chacune de ces cases reçoit une pile de papiers vier- ges tels que P1, P2, etc... Dans chaque pile la face sensible des papiers est tournée vers la'cloison, le papier inférieur de la pile reposant contre cette cloison et la 'pile étant soutenue par le fond 52. Contre le bord supérieur de chaque pile est disposée une traverse 53 fixée à l'extrémité d'un bras 54 fait en fil d'acier à ressort, lui-même traversant le fond 52 au moyen d'une fente transversale appropriée.
L'extrémité inférieure de ce bras est fixée à un poussoir vertical 55 qui peut se déplacer dans des guides 56. Le poussoir 55 est rappelé vers le haut par un ressort 57; il porte d'autre part une tête conique 58 au-dessous de laquelle il se prolon- ge pour se terminer par un taquet isolant 59 susceptible de venir actionner deux pairés de contacts 60 et 61 quand le poussoir 55 est abaissé à l'enoon- tre de son ressort de rappel 57.
Les six poussoirs 55 traversent une même barre 62 pourvue de per- forations 62a de diamètre suffisant pour le passage des têtes coniques 58.
La barre 62 est rappelée longitudinalement par un ressort 63.
Quand l'opérateur veut prendre un papier de gradation déterminée dans la boite 3., il est obligé d'abaisser la traverse 53 correspondante pour dégager le bord supérieur des papiers de la pile tels que P2. Cet abaisse- ment de la traverse 53 est transmis par le bras 54 au poussoir 55. qui s'a- baisse à l'encontre de son ressort 57. La tête 58 de ce poussoir traverse alors la perforation 62a.correspondante de la barre 62 en déplaçant cette barre vers la gauche de fig. 8 à l'encontre de l'action du ressort 63.
Dans ce déplacement la barre libère d'abord la tête 58 de celui des poussoirs qui avait été abaissé précédemment et qui peut remonter librement, puis elle s'enclenche elle-même sous la barre 62 qui la retient à la position abaissée, cependant que le taquet isolant 59 correspondant maintient à la position fer-
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mée les deux paires de contacts 60 et 61 avec lesquelles il coopère. On re- marquera. que la flexibilité du fil constituant le bras 54 permet la transmis- sion directe du mouvement entre la traverse 53, qui se déplace suivant une ligne oblique, et le poussoir 55, qui se déplace suivant une verticale.
Comme on l'a dit plus haut, le clavier associé à la machine ren- ferme dix touches 5a et 5b (voir figo 1). Les neuf premières touches 5a correspondent à la marche automatique; la dixième 5b constitue une touche spéciale dont la constitution et le fonctionnement seront examinés plus loin. Chacune des neuf premières touches 5a (fig. 9) est articulée sur un axe 64, qui 'peut être commun pour toutes les touches. Elle est associée à un dispositif à équilibre instable qui, dans l'exemple figuré, est réalisé par un ressort de compression 65 agissant sur un talon 66 solidaire de la touche.
La touche 5.La considérée porte une queue 67 qui, à la position levée de la touche, bute contre une butée fixe 68, tandis qu'à la position abaissée elle porte contre une paire de contacts 69 par l'intermédiaire d'un taquet isolant 70.
Sous les dix touches 5 et 5b est disposée une barre transversa- le 71 portée par des bras 72 articulés en 73 au bâti fixe de la machine.
L'un des bras 72 se prolonge à l'opposé de l'axe 73 par un levier 74 pourvu d'un taquet isolant 75 susceptible de venir actionner une paire de contacts 76 quand la barre 71 est abaissée par l'une des touches. L'un des bras 72 est d'autre part attelé à un poussoir 77 qui se prolonge vers le bas de manière à recevoir l'action'd'une came 78 calée sur l'arbre général 6 de la machine .
Quand l'opérateur appuie sur une touche 5a , celle-ci bascule d'un certain angle et reste à laposition basculée sous l'action du mécanis- me à équilibre instable constitué par le ressort 65 et le talon 66. Le ta- quet 70 vient alors fermer les contacts 69 qui, comme on le verra plus loin déterminent l'intensité lumineuse mise en jeu par la touche. En même temps l'abaissement de la touche 5a considérée entraine la barre 71 qui s'abaisse en provoquant la fermeture des contacts 76 qui, ainsi qu'il sera expliqué ci-après, sontinsérés sur le circuit du moteur électrique d'entrainement de manière à rendre impossible la mise en marche de celui-ci tant qu'aucune tou- che n'est abaissée.
Lorsque le moteur est mis en marche, l'arbre 6 tourne dans le sens de la flèche, comme sus-expliqué, de telle sorte que la came 78, un peu avant la fin du tour complet de l'arbre 6, actionne le poussoir 77 pour relever la barre 71 ce qui provoque du même coup le relèvement de la touche 5,a considérée, La¯dixième touche 5b (figo 10) ne comporte pas de dispositif à équilibre instable Elle est au contraire constamment rappelée vers le haut par un -ressort 79. Sa queue 67 porte deux taquets isolants opposés 70 agis- sant respectivement au repos sur une première paire de contacts 80, quand la touche' est abaissée, sur une seconde paire de contacts 81.
Comme on le ver- ra plus loin, la paire de contacts 80 détermine, quand elle est ouverte, l'arrêt du moteur vers le début de sa période de marche, tandis que la pai- re de contacts 81 ferme le circuit des lampes d'éclairage, de telle sorte que le papier reste exposé tout le temps que l'opérateur tient cette dixième touche 5b abaissée (à partir, comme on le verra, du moment où le plateau 19 presse le papier contre la glace 1). Dès- qu'il l'abandonne, les lampes s'éteignent par ouverture des contacts 81 tandis que la fermeture des con- tacts 80' fait déterminer la période de marche du moteur et ramène par con- séquent toutes les pièces à la position de repos.
Figo 11 schématise d'ailleurs clairement l'ensemble des circuits. de commande du moteur d'entraînement. Ce moteur 82 a été supposé, pour sim- plifier les explications, entraîner l'arbre 6 par l'intermédiaire d'un renvoi à vis sans fin de manière à le faire tourner à vitesse lente. On n'a repré- senté sur cet arbre 6 que celles des cames qu'il porte qui contribuent à as- surer le cycle de. marche du moteur. 82, à l'exclusion des autres.
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Sur le circuit dudit moteur on trouve d'abord en parallèle deux paires de contacts, savoir le contact 80 fermé au repos par la dixième'touche 5b (voir fig. 10) et une autre- paire de contacts 83, normalement fermés, mais ouverts momentanément par le bossage d'une came 84 de l'arbre 6 à un moment de la période de marche correspondant à celui où le plateau 19 vient juste d'être appliqué contre la glace 1.
Le circuit du moteur 82 comporte une autre dérivation à deux branches,,l'une contenant en série les contacts 76 (voir figo 9) et 42 (voir fig. 5), l'autre comportant une seule paire de contacts 85, normalement ouverts, mais fermés dès le commencement dela période de ro- tation de l'arbre 6 jusqu'à la fin de cette période par une came 86, à une seule échancrure, calée sur ledit arbreo
Le fonctionnement se conçoit sang peine :
Normalement les contacts 80 et 83 sont fermés., tandis qu'à la po- sition d'arrêt les contacts 85 sont ouverts.
Tant qu'aucune touche n'est abaissée et qu'aucun papier n'est mis en place sur la glace 1, les contacts 76 et 42 sont également ouverts de telle sorte que le moteur 82 est à l'arrêt,
Si l'opérateur place un papier sur la machine, il ferme les con- tacts 42,comme expliqué en référence à la fig. 5. Quand ensuite il appuie sur l'une des neuf premières touches 5a, il ferme les contacts 76. Le mo- teur démarre alors et l'arbre 6 commence à tourner.
Aussitôt -qu'il a commen- cé sa rotation, les contacts 85 se ferment et par conséquent le circuit reste établi même après que la touche 5a abaissée ait été relevée par la came 78 de fig. 9; les choses sont d'ailleurs réglées de telle-manière que la touche 5a soit relevée un peu avant que le plateau 19 ne se soit soulevé de la glace 1, de telle sorte que les contacts 85 assurent la fin de la période de ro- tation de l'arbre 6 correspondant au retour du. plateau 19 à sa position de repos . L'arrêt se produit automatiquement quand l'échancrure de la came 86 permet aux contacts 85 de s'ouvrir à nouveau.
Quant au contraire on manoeuvre la dixième touche 5b, on ferme bien les contacts 76 puisque cette touche agit également sur la traverse 71 mais simultanément on ouvre les contacts 80. Le circuit'du moteur s'éta- blit comme expliqué ci-dessus., mais en passant les contacts 85, de telle sorte qu'après un certain angle de rotation de l'arbre 6, ce circuit est coupé par l'action de la came 84; le moteur s'arrête et l'arrêt se prolonge aussi -longtemps qu'on maintient la touche appuyée. Dès qu'on la relève, le circuit est rétabli par les contacts 80, étant observé que les contacts 85 ont été fermés par la came 860 La came 84'est calée de telle manière que l'arrêt du moteur se produise avant que le plateau 19 ne se soulève de la glace l.
Fig.12 indique le schéma électrique en ce qui concerne les lampes assurant l'expositiono Le secteur, indiqué en 87, alimente un auto- transformateur dont l'enroulement unique est représenté en 88. L'alimenta- tion peut se faire d'un côté en deux points 89 et 90, suivant la tension du réseau, cette modification étant commandée par une barrette commutatrice 91. De l'autre côté, l'alimentation se fait par un commutateur à plots 92 qui permet de régler de façon très précise la tension mise en jeu, cette tension étant vérifiée par un voltmètre.93 pourvu., à la façon connue, d'un repère en face duquel l'aiguille doit être maintenue.
Le circuit des lampes d'éclairage, schématisées en 94, part d'un point 95 sur l'enroulement 88 de l'autotransformateur, passe par deux contacts 96 commandés par une came 97 calée sur l'arbre 6 de manière à ne fermer ces contacts que- pendant le temps durant lequel le plateau 19 est appliqué contre la glace l, puis il arrive à l'un des éléments de tous les contacts 69 (figo 9) associés aux neuf pre- mières touches 5a et également à l'un des éléments des contacts 81 associés à la dixième touche 5b, tous ces divers éléments étant branchés en parallèle.
Les autres éléments des neuf paires de contacts 69 sont branchés en neuf points du secondaire 98 d'un petit transformateur auxiliaire 98-99 dont le rôle sera précisé plus loin. Le second élément de la paire de contacts 81 associée à la dixième touche 5b est directement connecté à l'une des extrémités de -cet enroulement secondaire 98. Cette extrémité est re-liée-à un fil 100 qui est lui-même branché à l'un des éléments de toutes les paires de contacts 60 (figo 8) associées à la boite à papiers, tous- ces éléments étant en paral-
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lèle. Les autres éléments de ces paires de contacts 60 aboutissent respec- tivement à six commutateurs 101 comportant un certain nombre de plots 102 .
(onze dans l'exemple représenté) reliés.respectivement à onze points 103 convenablement étagés sur l'enroulement 88.
Le primaire 99 du.transformateur auxiliaire 98-99 est branché entre un point 104 de l'enroulement 88 et un fil 105 qui est lui-même bran- ché à l'un des éléments de toutes les paires de contacts 61 associées à la boite à papiers, tous ces 'éléments étant en parallèle. Les autres éléments de ces paires de contacts aboutissent sélectivement à six commutateurs 106 comportant un certain nombre de plots 107 (onze également, comme ci-dessus, dans l'exemple représenté) reliés respectivement aux divers points 103 susmentionnés de l'enroulement 88.
L'enroulement primaire 99 du transformateur auxiliaire 98-99 in- duit, lorsqu'il est en circuit, une certaine tension secondaire dans l'en- roulement 98, lequel est branché de telle manière que cette tension vienne se retrancher de celle qui résulte de son branchement sur l'enroulement d'autotransformateur 88. En d'autres termes le transformateur auxiliaire 98-99 agit en dévolteur. Pour fixer les idées, on peut admettre qu'à un certain moment le circuit de la lampe 94 est branché sur une tension de cent volts sur l'autotransformateur 88. Le primaire 99 pourra, par exemple, faire naître une tension de dix volts dans l'enroulement 98, de telle sorte que la tension réelle des lampes 94 ne sera plus que de quatre vingt-dix volts.
Ceci conduit aux observations suivantes :
1 La tension sur laquelle les lampes 94 sont effectivement bran- chées si l'on néglige l'action du transformateur auxiliaire 98-99, dépend de deux facteurs : a) De celle des paires de contacts 60 qui est fermée pour l'éta- blissement de ce circuit. b) De la position du commutateur 101 qu'on associe à cette paire de contacts...
2 L'action soustractive du transformateur 98-99 sur ce circuit des lampes 94 dépend elle aussi de deux éléments savoir : a) La tension sur laquelle est branché le primaire 99 laquellé-dé- pend à son tour : [alpha]) De celle des paires de contacts 61 qu'on ferme pour alimenter ce primaireo tacts . ss) Du réglage du commutateur 106 associé à cette paire de con- b) De celle des touches 5a qu'on ferme pour achever d'établir le circuit des lampes 94 parce qu'à chaque touche 5a correspond une certaine longueur d'enroulement secondaire 98.
Comme on le comprendra mieux ci-après., les commutateurs 101 et 106 sont réglés en fonction des caractéristiques des papiers se trouvant dans la boite à papiers. Pour simplifier les explications, on supposera ce réglage effectué de façon convenable.
Quand l'opérateur prend un papier d'une certaine gradation, il ferme automatiquement, comme on l'a expliqué en référence à la fig. 8, les contacts 60 et 61 correspondants Il met donc en service un commutateur 101 et un commutateur 106 nettement déterminés, qu'on supposera correcte- ment réglés. Dans ces conditions on comprend aisément que l'intensité lu- mineuse qui sera mise en jeu pour les lampes 94 va dépendre uniquement de celle des touches 5a que l'opérateur va appuyer. L'opérateur- dispose ainsi de neuf intensités lumineuses régulièrement réparties entre un maximum et un minimum qui dépendent du réglage des commutateurs 101 et 106 correspon- dant à la gradation de papier considéré.
Il en résulte que pour une marche satisfaisante de la machine, il suffit qu'avant l'opération de tirage l'opérateur règle chaque jeu de
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commutateur 101-106 pour obtenir d'une part une intensité lumineuse maximum suffisante pour le cliché le plus sombra susceptible d'être tiré sur le pa- pier considéré, d'autre part une intensité lumineuse minimum convenant pour le cliché le plus clair également susceptible d'être tiré sur ce papier.
Une fois ce réglage effectué il est certain que pour tout cliché qu'il .ren- contrera, il pourra trouver une touche 5a susceptible de donner le meilleur résultat de tirage.
Dans la pratique les neuf touehes 5.il peuvent être réparties en trois groupes fort, moyen, faible et l'expérience montre que cette répar- tition suffit à un opérateur d'habileté moyenne pour obtenir d'excellents résultats. La différence d'éclairement entre deux touches voisines est ex- cessivement faible et reste bien inférieure aux limites de tolérance des papiers
Pour des cas tout à-fait exceptionnels d'ailleurs, l'opérateur dispose de la touche 5b qui lui permet de mettre en jeu l'intensité lumineu- .se maximum pendant un temps aussi long qu'il le désire.
L'invention a donc bien permis d'établir une machine entièrement automatique,adaptable automatiquement à toutes les gradations de papier, ne comportant qu'un nombre de touches très limité entre lesquelles l'opérateur peut choisir toujours de même façon quelle que soit la gradation de-papier sur laquelle il désire opérer le tirage.
On notera en outre que les papiers,sont toujours protégés de la lumière dans une grande mesure. Dans la boîte à papiers vierges leur face sensible est appliquée contre la cloison, tandis qu'aussitôt qu'ils ont été exposés ils tombent dans le tiroir à papiers 2 qui les fermé de façon étanche à la lumière extérieure.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents, non plus qu'en ne mettant en oeuvre que certaines seulement des caractéristiques sus-décrites en dépit de-l'avantage que comporte leur combinaison comme exposé plus haut.
On comprend notamment qu'il soit possible d'imaginer bien des variantes du mécanisme susceptible d'assurer le mouvement d'amenée du plateau de serrage 19 sur la glace 1 de la tireuse, celui indiqué ne l'ayant été que pour fixer les idées par un exemple concret. On comprend de même qu'on pourrait remplacer les systèmes de contacts actionnés par cames par des com- mutateurs tournants à balais. La construction du mécanisme d'enregistrement du choix du papier par l'opérateur pourrait également varier; par exemple chacun des casiers de la boite à papiers pourrait être fermé par un petit couvercle que l'opérateur devrait soulever ou au contraire enfoncer pour accéder au papier, ce mouvement du couvercle déterminant l'actionnement des contacts correspondants, tout comme le fait la traverse 53 de fig. 8.
D'autre part on pourrait encore mettre en oeuvre certaines au moins des mêmes dispositions générales en agissant non plus sur l'intensité lumineuse, mais sur la durée du temps de pose, sur le nombre de lampes mis en jeu, sur des écrans interposés entre ces lampes et la glace, etc...