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"TIREUSE PHOTOGRAPHIQUE PERFECTIONNEE"
On sait que les tireuses photographiques comportent à leur partie supérieure un volet ou plateau presseur mobile dont la fonction est de venir presser le papier sensible sur le cliché pendant l'impression, et que l'opérateur doit abaisser lui-même d'où. il résulte rapidement une oertaine fatigue.
Dtautre part, l'opérateur ne dispose que de moyens relativement lents pour modifier soit la durée de l'impression, soit la force de la lumière qui lui
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sera nécessaire pour obtenir une bonne épreuve de clichés presques toujours différents les uns des autres.
L'invention qui va être décrite remédie ). tous ces inconvénients, elle permet de réaliser une tireuse mécanique mue par un moteur supprimant toute fatigue et est en outre caractérisée par la combinaison d'une série d'interrupteurs électriques numérotés modi- fiant la puissance de la lumière émise par la lampe d'impression de façon telle, que le temps de pose restant fixe, l'opérateur n'aura qu'à appuyer sur le bouton oonvenablement choisi, pour que la tireuse pro- duise immédiatement une épreuve oorreote, sans autre intervention de sa part.
La fig. 1 est une vue du côté gauche de la tireuse.
La fig. 2 est une vue du coté droit.
La fig. 3 est une vue de face.
La fig. 4 est une perspective de la tireuse montée sur une table de travail.
La fig. 5 est un schéma de la came et du galet d'arrêt du moteur.
La fig. 6 est un schéma du fonctionnement syn- chronisé des interrupteurs.
La fig. 9 est un schéma du système marche-arrêt.
La fig. 8 représente le schéma du montage électrique.
La fig. 9 montre la position des organes avant l''exposition.
La fig. 10 montre les mêmes organes pendant l'exposition.
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Les fig. 11 et 12 montrent les organes de maintien da l'épreuve respectivement pendant et après 1'exposition.
Dans l'exemple de réalisation représenté, l'appareil oomprend deux flasques parallèles 1 et 2 réunis par des entretoises telles que 4. Une botte à lumière contenantcune lampe d'impression 6 se trouve placée Entre ces flasques ainsi qu'une tablette 7 sur laquelle sont disposés des interrupteurs numérotés,A et B pour la mise en route de l'appareil. Un châssis incliné 8 recouvre la partie supérieure de la botte à lumière et est relié par l'arrière à un axe 3, sur lequel il peut pivoter , ainsi qu'un porte-volet 9.
Sur le côté des flasques 1 et 2 se trouve le mécanisme de l'appareil, ce qui permet d'obtenir une construction ramassée et solide et constitue une des caractéristiques de l'invention.
Sur le châssis 8, placé au-dessus de la botte à lumière, se trouvent une glace 10 sur laquelle se posent les négatifs, une pince de serrage des clichés 11, une barre d'arrêt de butée: des papiers 12. ces deux derniers organes pivotent sur un axe commun 13 et sont rappelés oonstamment vers le châssis 8 par des ressorts 14 et 15.
A l'autre extrémité du châssis 8 est artioulé, sur le même axe 3 que ce dernier, le porte-volet 9 auquel est suspendu un volet 16 qui reçoit la pression de ressorts 17. Le porte-volet est relié par une bielle 19 à une pédale 18, articulée sur un axe 20. La pédale 18 porte un galet 21, (fig. 9 et 10) trempant dans un bain d'huile et roulant constamment sur la périphérie d'une
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came 22 calée sur l'arbre moteur 23.
A l'extrémité de la pédale le, sont attachés des ressorts 24, tendant à ramener constamment le galet 21 contre la came 22. L'autre extrémité de la pédale 18 porte une vis réglable 25 destinée à appuyer sur le bras 26 d'un contact 27 donnant la lumière à la lampe d'impression 6.
Les boutons interrupteurs numérotés A et B fixés sur la tablette 7, devant la tireuse sont de préférence du type à deux poussoirs disposés en ligne.
Une tige plate 28, repliée en forme d'U, repose par sa face avant sur toute la série arrière des boutons poussoirs B et est articulée par ses deux cotes sur chacun des flasques 1 et 2.
Comme le montrent les fig. 5 et 6, cette tige en U 28 est reliée par une biellette 29 et un bras à un arbre intermédiaire 30 qui porte d'une part le contact 31 d'un moteur électrique et d'autre part, les pédales d'arrêt et de marche 32 et 33.
On comprendra ainsi, que si l'on appuie sur l'un queloonque des boutons poussoirs A, placés devant la tireuse, la tige en U 28 reposant sur le bouton B, se soulèvera entraînant la biellette 19 ainsi quecle contact 31 qui viendra en prise et les pédales arrêt et de marche 32 et 33 qui se placeront sur le circuit de rotation de la came 22; par suite un galet 34 que la pédale 33 porte à son extrémité, pourra être attaqué par un doigt 35 fixé sur la came 22.
Sur le flasque 2, se trouve une pièce 36 (fig. 2, 11 et 12) portant des tubes parallèle* dans lesquels coulissent librement deux tiges rondes 37 et 38. La
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tige 37 affleure par son extrémité supérieure le dessous de la pinoe de serrage des clichés 11, tandis que son extrémité inférieure repose sur une pédale 39, pivotant sur un axe 40 et mobile de bas en haut. L'extrémité 41 de cette pédale peut être soulevée par le genou de l'opérateur* Il y a lieu aussi de noter que la pince de serrage des clichés 11 peut être soulevée directement à la main par la pression sur une touche 42.
Lautre tige coulissante 38 vient, par son extrémité supérieure, affleurer le dessous de la barre 12 servant de butée pour les papiers tandis que son extrémité inférieure repose sur une bielle 43 mobile autour de l'axe 44 et venant s'appuyer en position d'attente sur une butée fixe 45 (fig. 11). La came 22 porte un galet 46 qui, lors de sa rotation, vient attaquer par dessous la biellette 43 et, par ce moyen, soulève la tige ooulissante 48 qui entraine dans son mouvement la barre 12, pour permettre la chute de l'éprouve dans une botte 60.
Comme le montre la fig. 7, l'axe 30 porte la pédale porte-galet 33 qui peut coulisser librement su@ cet axe entre la pédale fixe 32 et une butée 47. Un axe 48 perpendiculaire à l'axe 30, porte à une extrémité dn ergot 49 venant s'engager dans une lumière de la pédale 33, tandis qu'à son autre extrémité se trouve un levier de manoeuvre 50. Cet axe 48 tourillonne dans des supports 51 et 52.
On oonçoit que si l'on manoeuvre le levier 50 de façon à ramener la pédale porte-galet 33 contre la pédale 32, on intercale ainsi le galet 34 sur la trajectoire du doigt 35 solidaire de la came 22, ce qui entraine
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ra, lors de la rencontre de ces deux pièces, l'arrêt du moteur par rupture du contact 31 et le retour du bouton poussoir abaissé à sa position primitive; alors que si l'on effectue la manoeuvre inverse, c'est-à-dire si l'on ramène la pédale 33 contre la butée 47, on retire le galet 34 du cycle de rotation de la pièce 35 et l'on produit la marche continue de l'appareil.
A la partie extérieure du flasque opposé 1, (f ig. 1 et 3) se trouve une roue à gorge 53 calée sur l'arbre moteur 23 solidaire de la came 22, cette roue reçoit le mouvement d'un moteur électrique 54, muni d'un organe réducteur permettant d'obtenir la vitesse appropriée à l'aide d'une courroie 55, de préférence trapézotdale.
Au flasque 1 est également fixé un rhéostat 56 divisé en deux parties 57 et 58, Sur la partie 58, sont disposés des contacts 59 reliés aux boutons interrupteurs numérotés A-B comme le montre le schéma de la fig. 8.
Ces contacts sont prévus de façon à donner un éclairage progressivement croissant de la lampe d'impression, suivant la disposition même des boutons et la position de ces contacts sur le rhéostat est telle qu'elle permet de compenser le phénomène d'inertie dans l'allumage de la lampe d'impression lorsque celle-ci se trouve dévoltée. Cette correction automatique de l'actinisme est obtenue par le judicieux calcul de l'espacement des contacts 59 sur le rhéostat qui correspond non à une progression déterminée de la lumière émise par la lampe d'impression 6, mais à la progression
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convenable de la puissance aotinique de la lumière réellement reçue par le papier sensible pendant la durée de l'impression. Ce perfectionnement est encore une des caractéristiques de l'invention.
L'autre partie du rhéostat est réservée au circuit du moteur et permet ainsi, grâce à un curseur mobile ; de régler sa vitesse suivant les courants électriques utilisés.
Le fonctionnement de la tireuse est le suivant:
En appuyant aveo le genou sur la pédale 39, l'opérateur soulève la pince de serrage des clichés 11 par l'intermédiaire de la tige coulissante 37. Aprèsavoir place sous cette pince le cliché (verre ou pellicule coupée eu en bande) il lâche la pression du genou et la pince fixe la pliché en position de tirage.
On place ensuite la feuille de papier sensible contre la. barre de butée des papiers 12 qui porte une butée en équerre permettant de cadrer. Puis on appuie sur le bouton numéroté A correspondant à la force dtéclarage jugée nécessaire pour une bonne impression du cliché.
Le poussoir interrupteur étant d'un type à bascule, le bouton B se soulève en entrainant la tige 28 laquelle soulève , grâce à la biellette 2±),le contact 31, du moteur- et le met en prise et en même temps introduit sur le trajet de rotation du doigt 35, le galet 34.
Le moteur se met en marche, la came 22 tourne et présente une rampe qui abaisse le galet 21 roulant sur sa périphérie et fait pivoter la pédale 18. Ce mouvement est transmis par la bielle 19 au volet presseur 16 qui vient ainsi serrer le papier sensible sur le cliché.
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En même temps, la vis 25 venant appuyer sur le bras 26 .du contact lumière 27, la lampe d'impression 6, s'allume suivant la puissance d'éclairage correspondant à celui des boutons interrupteurs numérotés qui aura été abaissé.
La came 22 continue de tourner. Avant la fin de la rampe, le galet 46 rencontre la biellette 43, la soulève et @n même temps, grâce à la tige coulissante 38,soulèvela barre butée des papiers 12 (fig, 12).
La came 22 continuant sa course, présente la fin de la rampe au galet al qui suit la dépression , ce qui provoque la rupture du contact des lumières 27 et le soulèvement du volet presseur 16 qui est ramené en position d'attente ou d'ouverture (fig. 9) par les ressorts 24 agissant sur la pédale la*
Le papier sensible se trouve libéré de la pression du volet 16; comme il ne trouve plus, pour la= retenir, la barre butée 12 qui s'est soulevée, il glisse immédiatement par gravité dans la botte 60, où une bande ou toute autre dispositif transporteur peut l'amener directement au bain de développement.
La came 22 continuant sa oourse, le galet 21 quitte la biellette 23 et la barre de butée 12 reprend; sa place grâce à des ressorts (non représentée) qui la ramène aussitôt oontre la pince de serrage des clichés 11.
Continuant sa rotation, le doigt 35 arrive en contact avec le galet 34, fixé sur la pédale 33 solidaire par l'axe 30 de l'interrupteur 31.
Sous la pression du doigt 35, le galet 34 s'efface, rompant ainsi le contact 31 qui commande le moteur. D'autre part, la traotion exercée en même temps
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par la biellette 89 et la tige en U 28 sur le bouton poussoir B qui, à ce moment àst relevé, fait basculer l'interrupteur numéroté qui revient instantanément à sa position primitive.
On comprendra ainsi très bien que le même cycle d'opérations se déroulera de nouveau dans le même ordre et quel que soit selui des interrupteurs numérotés qui aura été abaissé. pour le tirage en série, c'est-à-dire, sans que le moteur s'arrête et fasse revenir l'interrupteur à sa position première, après chaque épreuve, il suffira de pousser vers la gauche le levier de commande 50; la pédale mobile 33 glisse sur l'arbre 30 jusqu'à la butée 47 et dans cette nouvelle position le galet 34 se trouve déplacé hors du trajet du doigt 35; la tireuse pourra donc imprimer sans arrêt un nombre, quelconque d'épreuves.
Pour arrêter le fonctionnement de l'appareil il suffit de pousser vers la droite le levier 50, ce qui a pour effet de produire l'arrêt du moteur et le retour à la position primitive de l'interrupteur abaissé, dès que le doigt 35 renoontre le galet 34.
Enfin, on prévoit que l'automatisme absolu peut âtre facilement réalisé pour les tirages isolés ou en série, en employant un distributeur de papier commandé par la machine et situé de préférence au sommet de l'appareil, et en combinaison avec lui.
On prévoit aussi, que le le système d'éjection des papiers réalisé dans l'invention, peut être aussi appliqué dans une tireuse du type ordinaire
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fonotionnant sans moteur, le soulèvement de la barre butée des papiers étant confié au volet ou au portevolet presseur lui - même, soit à tout autre organe mobile de la tireuse tel que pédale, leviers, etc.... soit par l'intermédiaire d'un système aooroohage-libé- ration ou par timonerie appropriée. Le système pouvant être absolument quelconque et ne changeant en rien pour cela le prinoipe même de l'invention.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et il est évident que des modifications pourront lui être apportées dans les plus larges limites sans pour cela sortir en rien du cadre de l'invention.
C'est ainsi que la lampe unique d'impression pourrait être remplacée par un groupe de plusieurs lampes, de préférence en forme de tube et à filament allongé, alimentées simultanément de la même façon que la lampe unique.
Grâce à cette modification, l'éclairage du cliché est rendu parfaitement uniforme et l'on évite les inégalités d'impression que l'on observe lorsqu'on tire , à l'aide d'une lampe unique, un grand nombre d'épreuves du même cliché et qui sont dûes à réchauffement plus ou moins rapide du filament de la lampe suivant qu'on aotionne la même touche à une cadence plus ou moins régulière.