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PERFECTIONNEMENTS AUX ROULEAUX D'ESSORAGE, UTILISES. DANS LES LAVOIRS DE
LAINE ET INSTALLATIONS ANALOGUES.
Cette invention est relative aux rouleaux essoreurs utilisés dais les lavoirs de laine et installations analogues.
Les rouleaux essoreurs dans une machine à laver la laine ne sont soumis à de très fortes pressions afin de réduire à un minimum la teneur de liquide de la laine brute qui passe entre les rouleaux et les conditions dans lesquelles la laine est traitée sont telles que parfois de très fortes pres- sions sont localisées au lieu d'être réparties sur toute la surface du rou- leau parce que la laine est amenée aux rouleaux en une masse relativement informe dans laquelle se trouvent des blocs et de fortes concentrations.
Lorsque les rouleaux d'essorage métalliques conventionnels sont recouverts de "Lincoln Wool Tops", ces concentrations de laine et la locali- sation de pression amènent une rapide détérioration et une destruction préma- turée de la couverture et l'entretien des rouleaux devient difficile. En outre, la courte durée de ces couvertures en laine rend leur remplacement coûteux.
Pour essayer de surmonter ces difficultés, on a vulcanisé et "soudé" sur.les rouleaux métalliques du caoutchouc sous forme d'une couver- ture homogène,, mais les sollicitations sont parfois telles que la liaison, est détruite et*que la surface des rouleaux est endommagée par le passage de corps étrangers entre les rouleaux comme cela arrive fréquemment, la cou- pure ainsi faite dans le caoutchouc s'étend rapidement et toute la couverture se détache.
Il est très courant que des clous ou autres morceaux de métal pas- sent entre les rouleaux et ils abiment invariablement la couverture des rou- le aux '
Les buts de la présente invention sont de réduire les dégâts cau- sés par des corps étrangers qui passent entre les rouleaux, de supprimer la
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nécessité de "souder" la couverture sur les rouleaux, et de fournir un rou- leau qui .fonctionne efficacement sous des pressions fortement réduites élimi- nant ainsi l'obligation d'employer un matériel de pression coûteux comme les mécanismes'de pression hydrauliques ou autres souvent utilisés actuellement pour appliquer la pression requise sur les rouleaux d'une machine à làver la laine.
A cet effet, on munit un rouleau::. d'essorage destiné plus particu- lirement à être employé dans une machine à laver la laine d'une couverture constituée par plusieurs pièces en caoutchouc emboîtées entre elles et montées sur un noyau métallique entre deux flasques de serrage emboîtant les pièces en caoutchouc adjacentes.
Par le terme "caoutchouc", on n'entend pas se limiter au seul caoutchouc naturelo On peut-aussi utiliser des polymères, élastiques syn- thétiques' analogues au caoutchouc, particulièrement ceux qui possèdent une grande résistance mécanique et qui résistent aux huiles.
Chacune de ces pièces en caoutchouc peut être moulée en forme d'an- neau avec une ou plusieurs nervures circonférentielles faisant corps avec une face dè l'anneau et une ou plusieurs rainures circonférentielles complémentai- res ménagées dans la face opposée, un des flasques ayant à sa surface intérieu- re une ou plusieurs nervures circonférentielles faisant corps avec lui et destinées à correspondre avec la ou les rainures dans la.pièce en caoutchouc adjacente et l'autre flasque ayant aussi une ou plusieurs rainures circonfé- rentielles correspondant à la ou aux nervures de la pièce en caoutchouc adja- cente lorsque la couverture est en place sur le noyau.
Chaque pièce en caoutchouc consis@eddoncen un élément annulaire ou couronne ayant sur une face une ou plusieurs nervures circonférentielles saillant axialement et sur l'autre face une ou plusieurs rainures circonfé- rentielles axiales.
L'invention est représentée, à titre d'exemple, sur les dessins annexés, dans lesquels ; la Figo 1 est une coupe longitudinale d'une paire de rouleaux montés de la manière habituelle pour les rouleaux essoreurs de machines à laver la laine ou machines analogues, aucune partie de la machine elle-même n'étant représentée;
Les Figso 2 et 3 sont., respectivement, une vue en bout et une coupe longitudinale d'une pièce en caoutchouc et les Figso 4 et 5 sont des vues similaires d'une variante de la pièce, en caoutchouc.
Sur les Figso 1, 2 et 3 des dessins, A et B représentent, res- pectivement l'arbre entraîneur et l'arbre entraîné d'une paire de rouleaux essoreurs sur lesquels sont montés à frottement doux une série de pièces an- nulaires en caoutchouc Al, Bl de dureté déterminée; les pièces Al ont sur une face une nervure circonférentielle A2 de section trapéz6idale dirigée suivant l'axe et une rainure A3 complémentaire sur la face opposée, les piè- ces Bl ayant une nervure analogue B2 et une rainure similaire B3 qui permet- tent un assemblage par emboîtement des diverses pièces de chaque série.
A ses extrémités opposées, le diamètre de l'arbre A est réduit' en A4 pour recevoir les flasques annulaires @ et Cl destinés chacun à être déplacés dans le sens axial et fixés sur l'arbre au moyen d'un écrou D ou Dl vissé sur le prolongement fileté A5 de l'extrémité de diamètre réduit A4, une nervure circonférentielle C2 de section trapézoïdale dirigée sui- vant l'axe faisant corps avec le flasque C2 à sa face interne et étant'des- tinée à pénétrer dans la rainure A3 de la pièce adjacente Al, tandis qu'une rainure trapézoïdale est creusée dans la face intérieure du flasque Cl pour recevoir la nervure A3 de la pièce adjacente Al.
Le diamètre de l'arbre B est réduit à ses extrémités opposées
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en B4 pour recevoir des flasques annulaires E ou El destinés à être déplacés suivant l'axe et fixés à l'arbre par un écrou F ou Fl vissé sur un prolonge- ment fileté B5 de l'extrémité de diamètre réduit B4, une nervure E2 de section trapézoidale dirigée suivant l'axe faisant corps avec le flasque E à sa sur- face intérieure et étant destinée à pénétrer dans la rainure B3 de.la pièce adjacente Bl, tandis que dans la face intérieure du flasque El est creusée une rainure trapézoidale E3 destinée à recevoir la nervure B3 de-la pièce ad- jacente Bl.
Au lieu d'avoir une seule nervure circonférentielle' dirigée sui- vant l'axe et une seule rainure circonférentielle, chaque anneau en caoutchouc Al ou Bl peut avoir, comme le montrent les Figs.4 et 5, deux nervures concen- triques G, Gl et H, Hl, respectivement, ou même plus de deux nervures et un nombre correspondant de rainures et la conformation des nervures et des rai- nures n'est pas limitée à celle montrée sur les.dessins. On peut employer ,par exémple, des nervures et des rainures à flans parallèles ou des nervures de section seµ1-circulaire et des rainures ayant un profil correspondant.
Le degré de compression exercé suivant.l'axe sur les pièces en caoutchouc'par les flasques y associés est réglé de manière qu'une ou plu- sieurs pièces puissent glisser sur'l'arbre et soulager 'ainsi les efforts nuisibles qui pourraient se produire pendant le travail des rouleaux et enmême temps supprimer ou réduire l'usure de la surface périphérique des rouleaux qui se produit habituellement sur les rouleaux d'essorage employés à présent dans les machines à laver la laine.
Grâce à la construction décrite ci-dessus, les concentrations de laine localisées en certains points des rouleaux ne sont pas dangereuses par le fait qu'un grand volume.de caoutchouc entre dans la construction d'une pièce et que les pièces peuvent se déformer individuellement sans soulever le rouleau et laisser passer la laine en d'autres points du rouleau entre les rouleaux sans être écrasées ni laisser passer du liquide entre les rou- leaux et mouiller la laine qui a déjà été essoréeo La construction est telle que les pièces de caoutchouc sont comprimées suivant l'axe permettant ainsi à un rouleau de servir d'entraîneur pour la paire de rouleaux essoreurs puis- que les pièces ont une torsion limitée et peuvent donc entraîner le rouleau du dessus par frottement sans risque de patinage des pièces sur le noyau ou sur l'arbre.
Un autre avantage important découlant de la construction décrite ci-dessus est la facilité avec laquelle on peut modifier la dureté du caout- chouc pour satisfaire des conditions déterminées. On y arrive très simple- ment en enlevant les pièces de leur arbre respectif et en les remplaçant par d'autres pièces en caoutchouc de dureté différente.
Il a été démontré en service que la pression appliquée sur le rouleau supérieur d'une paire de rouleaux d'essorage est déterminée en gran- de partie par la dureté du caoutchouc et que lorsqu'on diminue la dureté, ce qui a pour résultat d'augmenter la déformabilité de la passe des rouleaux, on peut réduire la pression ce qui entraîne une réduction de 1:-usure mécani- que des pièces en mouvement et une réduction de la puissance d'entraînement.
Il en résulte qu'il devient possible de'travailler efficacement des chiffons, de la laine de haute ou de basse qualité ou des écheveaux en appliquant le minimum de pression sur les rouleaux d'essorageo
Les rouleaux d'essorage construits suivant l'invention peuvent être rectifiés lorsque la surface devient inégale et la durée des pièces en caoutchouc est considérablement plus longue que celle des rouleaux ayant une couverture de feutre ou de caoutchouc "soudé" et tout en possédant les avantages de ces ;couvertures , l'invention procure un rendement supérieur en permettant un essorage plus uniforme lorsque les rouleaux sont correctement montés et réglés dans une machine à laver la laine.