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APPAREIL TRANSPORTEUR.
La présente invention concerne un appareil transporteur pour la manutention d'objets ayant tous la même forme.,
Dans de nombreuses opérations,.industrielles, il est nécessaire de disposer d'un appareil transporteur destine à recevoir des objets en un ou plusieurs points où ils arrivent par intermittence sous la forme de char- ges,et à déposer ensuite ces objets d'une manière continue en un ou plu- sieurs autres points. Par exemples/dans l'industrie du raffinage du sucre, les plaques de sucre sortent par fournées d'un ou de plusieurs fours de séchage et doivent être ensuite transportées à une ou plusieurs machines à scier fonctionnant d'une manière continue et dans lesquelles chaque pla- que est sciée en un certain nombre de cubes.
Le but de la présente invention est de créer un appareil trans- porteur de construction simple et robuste pour la manutention d'objets de la manière précitée et capable dé fonctionner efficacement et longtemps sans surveillance.
Suivant l'invention, un appareil transporteur pour la manu- tention d'objets ayant sensiblement la même forme,destiné à recevoir les objets par intermittence sous la forme de fournées en un ou plusieurs points et à distribuer ces objets d'une manière continue en un ou plusieurs autres pointscomporte un transporteur principal destiné à recevoir les fournées d'objets, un poussoir distributeur agencé pour faire passer pério- diquement un ou plusieurs objets du transporteur principal sur un ou plu- sieurs transporteurs secondaires un magasin associé à chaque transporteur secondaire, un dispositif pour faire passer les objets de chaque transpor- teur secondaire dans le magasin correspondant et un dispositif pour-éjecter d'une manière continue les objets de chaque magasin.
De préférence, le ou les transporteurs secondaires,le pous-
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soir distributeur et le dispositif de transfert sont actionnés par un arbre commun, tandis que le transporteur principal est actionné par intermittence et par le même arbre à l'aide d'un embrayage.. Chaque dispositif éjecteur peut être à son tour actionne par le même arbre,mais il peut également être entraîné par une machine recevant les objets du magasin associé au dispositif éjecteur.
La description qui va suivre en regard du dessin annexa, don- né à titre d'exemple non limitatif,fera bien comprendre comment l'inven- tion peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant,bien entendu, partie de ladite invention.
La figure 1 est une élévation latérale d'une partie d'un appa- reil transporteur destiné à la manutention de plaques de sucre.
La figure 2 est un plan correspondant à la figure 1.
La figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fi- gure 1, dans laquelle certaines parties ont été supprimées pour plus de clartéo
Les figures 4 et 5 sont des vues de détail à plus grande échelle de certaines parties de l'appareil que montrent les figures 1 à 3.
L'appareil représenté est destiné à transporter des plaqués de sucre 1 provenant d'un four de séchage (non représenté) pour les dis- tribuer à un certain'nombre de machines à scier (non représentée). Les plaques 1, qui se présentent sous la forme de blocs rectangulaires, sortelt du four par fournées à des intervalles de temps réguliers pendant la majeu- re partie de chaque cycle de séchage du four. Aucune plaque ne sort de ce four pendant la partie restante du cycle de séchage. Par exemple, le four peut fonctionner avec un cycle de séchage de huit minutes, les plaques sortant de ce four pendant sept minutes à des intervalles de plusieurs secondes, tandis qu'aucune plaque ne sort du four pendant la minute restai- te.
Les plaques sortant du four passent sur un transporteur prin- cipal constitué par un tapis horizontal 2 relié par un embrayage (non re- présenté) à un arbre 3 tournant en permanence. L9embrayage et le débraya- ge sont assurés automatiquement d'une manière appropriée quelconque,de fa- çon que le transporteur 2 soit immobilisé pendant que le four dépose une fournée de plaques 1 sur le tapis, et qu'il se déplace ensuite sur une distance légèrement supérieure à la longueur de la fournée avant de s'im- mobiliserde nouveau pour recevoir une nouvelle fournée de plaques.
L'appareil représenté est destiné à transporter des fournées comprenant chacune neuf plaquesqui sortent du four et sont déposées sur le tapis 2 sous la forme de trois rangées transversales comprenant chacune trois plaques (figure 2). Ces fournées sont amenées successivement par le tapis 2 en regard d'un transporteur secondaire constitué par trois ta- pis horizontaux 4 disposés perpendiculairement par rapport au tapis 2, avec leur surface de transport au même niveau que la surface de transport du tapis 2. Les transporteurs secondaires 4 sont montés sur des arbres communs 5,6. L'arbre 5 est monté à rotation dans des paliers 7 du bâti 8 de l'appareil, tandis que l'arbre 6 est monté dans des paliers appropriés (non représentés).
L'arbre 5 est entraîné d'une manière continue par 1-'arbre 3 à l'aide d'une chaîne sans fin 9 passant sur un pignon 10, soli- daire de l'arbre 3, et sur un pignon 11, solidaire de l'arbre 5. Les transporteurs secondaires 4 sont agencés de façon que les trois rangées. transversales de plaques d'une fournée soient immobilisées en regard des trois transporteurs secondaires 4 chaque fois que le tapis 2 s'arrête pour recevoir une nouvelle fournée de plaques sortant du four de séchage (voir figure 2 qui montre les différents organes de l'appareil dans les positions qu'ils occupent au moment où le tapis 2 vient de sarrêter).
Dès que le tapis 2 est arrêté., un poussoir, dont l'ensemble est désigné par 12, intervient pour déplacer transversalement la fournée
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de plaques (placée en face des transporteurs secondaires) d'une distance suffisante pour faire passer une plaque de chaque rangée de la fournée sur chaque transporteur secondaire 4. Le poussoir 12 comporte deux barrés laté- rales 13 coulissant transversalement,par rapport au tapis,2, dans des glis- sières 14. A une extrémité, lès deux barres 13 sont réunies par une barre 15 montée légèrement au-dessus de la face supérieure du tapis 2 et parallè- le au bord de cette face.
Les autres extrémités des barres 13 sont arti- culées à des leviers 16 qui sontà leur tourarticulés sur des tourillons 17, solidaires du bâti 80 L'un des leviers 16 porte un tourillon 18 sur lequel tourne 1-'extrémité d'une bielle 19. L'autre extrémité de cette biel- le 19 est articulée à un maneton 20, excentré sur un disque 21. Ce disque est fixé à une extrémité d'un arbre 22 qui est monté à rotation dans des paliers 23 du bâti 8 et parallèle à l'arbre 3. L'arbre 22 est entraîné par 1-'arbre 3 à l'aide de pignons 24 et 25 respectivement solidaires des arbres 3 et 22 et sur lesquels passe une chaîne sans fin 26. L'arbre 22 peut être divisé en deux parties séparées par un accouplement à crabots 27 commandé à la main.
On voit que la rotation de 19 arbre 22 fait osciller le levier 16 qui déplace ainsi la barre 15 en va-et-vient transversalement par rapport au tapis transporteur 2. Le poussoir 12 a des dimensions tel- les et les mouvements du transporteur 2 et du poussoir 12 sont synchroni- sés de telle façon que chaque fois que le tapis 2 s'arrête, la barre 15 commence son mouvement de déplacement depuis sa position extrême gauche (figure 2) vers les transporteurs secondaires 4, de sorte qu'elle vient toucher la fournée de plaques immédiatement après leimmobilisation du ta- pis 2 et déplace cette fournée transversalement sur ce tapis 2.
L'amplitu- de du déplacement de la barre 15 est telle que la fournée de plaques pous- sée par cette barre est déplacée sur une distance suffisante pour faire passer les trois plaques la du tapis 2 sur les trois transporteurs 4.
Les trois plaques ainsi amenées sur les transporteurs 4 sont entraînées par ceux-ci entre les rails de guidage 28 dont le but est de faire pivoter les plaques de 90 pour les orienter par rapport aux trans- porteurs de la manière indiquée en 1b. Finalement, l'extrémité antérieure de chaque plaque quitte son transporteur secondaire pour s9engager sur une tablette 29 sur laquelle elle est arrêtée à la position lc par une butée 30 solidaire de cette tablette. De la position leles plaques sont ensuite transférées dans un magasin 31 à 1-'aide d'un mécanisme que 1?on va décrire maintenant.
Ce mécanisme de transfert comporte deux chaînes sans fin 32, espacées et parallèles,passant sur des pignons 33,solidaires d'un arbre inférieur 34, et sur des pignons 35, calés sur un arbre supérieur 36. Les arbres 34 et 36 sont montés à rotation dans des paliers 37, encastrés dans des montants espacés 38. L'arbre inférieur 34 porte également un pignon à chaîne 39 entraîné par une chaîne sans fin 40 et un pignon 41, solidaire de l'arbre 22. Des pinces 42, espacées à intervalles régulierssont fi- xées aux deux chaînes 32. Chaque pince comporte un cadre 43 disposé entre les chaînes 32 et dont les extrémités sont fixées à celles-ci par des orga- nes de serrage appropriés 44 (figure 2 et 3)., de façon que le cadre soit sensiblement horizontal.
Les chaînes 32 sont disposées par rapport aux tablettes 29 de façon que les cadres 43 passent à tour de rôle en regard des tablettes dans une direction perpendiculaire aux faces transporteuses et à la direction du déplacement des transporteurs 4, lorsque ces chaînes se déplacent dans la direction des flèches de la figure 2 sous Inaction de l'arbre 22. A chaque cadre 43 sont articulées trois paires de griffes 45, portées par des tourillons 46; chaque griffe passe par une ouverture 47, pratiquée dans le cadre 43. Les griffes de chaque paire sont sollicitées l'une vers l'autre par un ressort 48 et chaque paire de griffes est agencée pour coopérer avec 1-lune de trois cames fixes 49 montées sur un support 50 fixé aux montants 38.
Normalement, les griffes de chaque paire occupent les positions représentées en traits mixtes sur la figure 4. Dans ces po- sitions,le ressort 48 applique les griffes contre les côtés des ouvertu- res 47 dans lesquelles elles sont engagéeso Au fur et à mesure que les ca- dres passent en regard des tablettes 29, les trois paires de griffes coopè-
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rent respectivement avec les cames 49. Celles-ci sont proportionnées de fa- çon que les griffes de chaque paire soient écartées le-une de l'autre à lien- contre de Inaction du ressort 48 pour occuper la position que montre la fi- gure 5, dans laquelle la distance entre les mâchoires 51 des griffes est légèrement supérieure à la largeur des plaques 1.
Chaque fois qu'une paire de griffes arrive en regard d'une plaque reposant sur une tablette 29, el- le est libérée par la came correspondante 49 et saisit la plaque de la ma- nière indiquée en trait plein sur la figure 4 pour la soulever de la table t- te 29. Le nombre des pinces 42 et la vitesse de rotation dé l'arbre 34 sont choisis de façon que l'arrivée des griffes 45 en regard des tablettes 29 coïncide avec l'arrivée de trois plaques sur des tablettes. De cette ma- nière, les plaques n'ont pas tendance à saccumuler sur les transporteurs secondaires 4. Les tablettes 29 peuvent être montées d'une manière appro- priée quelconque. Dans 1?exemple représenté, elles sont fixées aux cames 49 par des vis 52 (figure 5).
Les trois plaques enlevées des tablettes 29 sont transportées par les pinces par dessus les pignons à chaîne 35,et passent ensuite par les positions ld, le et lf pour atteindre finalement les piles de plaques dans les trois compartiments 53 du magasin 31. Lorsque les trois plaques rencontrent le sommet des piles dans le magasin, les parties inclinées des mâchoires 51 des griffes 45 viennent au contact de la plaque supérieure de sorte que ces griffes s'écartent à l'encontre de l'action de leurs res- sorts 48. Les trois plaques sont ainsi déposées sur le dessus des piles dans les compartiments 53 et les pinces continuent de progresser tandis que leurs griffes glissent le long des faces latérales des pileso Dès que les pinces quittent le magasin 31, leurs trois paires de griffes reprennent,
sous Inaction des ressorts 48, la position représentée en traits mixtes sur la figure 4. Elles restent dans cette position jusqu?au moment où elles rencontrent de nouveau les cames 49.
Un éjecteur se présentant sous la forme d'un poussoir 54 animé d'un mouvement de va-et-vient, par exemple à partir de 1-'arbre 3, est agen- cé pour éjecter la plaque inférieure de chaque pile du magasin 31. Les autres plaques descendent alors pour combler 1?espace laissé par les pla- ques éjectées. Le poussoir 54 fonctionne d'une manière continue à une vi- tesse telle que le nombre de plaques éjectées du magasin pendant un cycle de séchage du four soit exactement égal au nombre de plaques passant du transporteur principal 2 sur les transporteurs secondaires 4 dans le même intervalle de temps. Dans un autre mode de réalisation, le poussoir 54 peut être actionné d'une manière continue par une machine recevant les pla- ques du magasin..
Par exemple., le poussoir 54 peut être actionné par une machine à scier recevant les plaques de sucre 1 pour les débiter en cubes.
Les six plaques lg, restant sur le transporteur principal 2 après qu'une fournée de plaques a dépassé le poussoir 12, avancent vers m deuxième transporteur secondaire (non représenté) et trois de ces plaques sont alors poussées du transporteur 2 sur ce transporteur secondaire et transportées dans un autre magasin (non représenté) au moyen d'un appareil identique à celui qui a été décrit en regard des figures 1 à 5. Les trois plaques qui restent sont amenées par le transporteur principal 2 vers un troisième transporteur secondaire et sont transportées dans un troisième magasin exactement de la même manière.
Des poussoirs se déplaçant en va- et-vient sont associés aux deux magasins complémentaires exactement de la manière précédemment décrite. L'un ou l'autre des trois poussoirs distri- buteurs de l'ensemble des appareils transporteurs peut être immobilisé par débrayage de l'embrayage 27 correspondant, de sorte que 1-'appareil peut fonctionner pour distribuer des charges comprenant non pas neuf plaques, mais six ou trois.
Quoique l'appareil décrit soit destiné à la manutention de fournées de plaques de sucre à l'aide de trois appareils transporteurs se- condaires comportant chacun trois transporteurs, il va de soi qu'on peut prévoir un nombre supérieur ou inférieur d9appareils transporteurs secon-
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daires, et que chacun de ces appareils peut comprendre un nombre supérieur ou inférieur de transporteurs. On peut donc construire de cettë manière des appareils capables de manutentionner des fournées composées d'un nombre de plaques supérieur ou inférieur à neuf. Naturellement 19 appareil peut également servir à la manutention d'objets autres que des plaques de sucre.