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SOUDEUSE A PLOMB AUTOMATIQUE.
L'invention concerne un appareil à souder, notamment du type destiné au soudage automatique de métaux ayant un bas point de fusion, tels que le plomb ou au soudage de résines thermoplastiques et matières analogues. Un usage important auquel la machine selon l'invention est des- tinée consiste en l'exécution de joints soudés en matières analogues au plomb ou qui en contiennent. Cette machine sera donc décrite en se réfé- rant au procédé de soudage dit soudage au plomb.
Cette invention vise à établir une machine automatique pour le soudage d'objets constitués en matière fusibles. Elle a en outre pour objet d'établir un appareil convenant pour souder des métaux à bas point de fusion, tels que le plomb, ou d'autres matières thermoplastiques non mé- talliques, présentant des points de fusion analogues à celui du plomb ou dont les points de fusion sont compris dans des limites de température com= parables à la température de fusion du plomb. Elle a en outre pour objet d'établir une machine pouvant servir à souder des objets de différentes formes et à souder des matières en différentes épaisseurs.
D'autres objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront au cours de la description ci-après et de l'examen des dessins annexés, dans lesquels g
Fig. 1 est une élévation latérale d'une soudeuse établie selon un mode d'exécution préféré;
Fig. 2 est une vue fragmentaire d'une partie de la machine, telle qu'on la voit depuis une extrémité, cette vue montrant le système d'en- traînement pour un transporteur portant les pièces à souder ;
Fig. 3 est une vue raccourcie d'une coupe transversale de la machine, pratiquée le long de la ligne III-III de la Fig. 1;
Fig. 4 est une vue en plan de la partie supérieure de la machine représentée dans la Fig 1;
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Fig. 5 est une vue en coupe de la partie médiane de la machi- nesuivant la ligne V-V de la fig: 3 ;
et
Fig. 6 est une vue en perspective de la partie de la machine qui supporte l'élément chauffant et le mécanisme d'avancement de la baguette fusible.
En résumé, l'invention consiste en une machine qui transporte la pièce à souder en un mouvement intermittent le long d'un trajet qui tra- verse la zone de la machine dans laquelle a lieu la soudure. Une portion de la pièce est chauffée par un élément de la machine qui est animée d'un mouvement transversal de va-et-vient par rapport à la pièce, la disposition étant telle que cet élément se retire de la pièce pendant le déplacement de celle-ci. Une baguette fusible est amenée au point de soudure de façon intermittente par une section de la machine, qui fait avancer cette baguet- te vers les portions chauffées de la pièce, après quoi une petite portion de cette baguette fond, pour se déposer sur la pièce pendant une fraction de la période pendant laquelle l'élément chauffant est retiré de cette der- nière.
La fig. 1 représente une soudeuse selon l'invention, munie d'une courroie sans fin 10 qui fonctionne comme un transporteur appelé à faire avancer les objets à souder, en leur imprimant un déplacement intermittent, devant un brûleur 11 supporté immédiatement au-dessus du point médian appro- ximatif de la zone traversée par la courroie. Cette dernière est supportée sur des rouleaux 12 et 13 l'arbre 15 supporte le rouleau 13 calé sur cet arbre, ainsi qu'un pignon 16, qui y est également claveté. La courroie 10 se voit imprimer un mouvement intermittent vers la droite, en regardant la Fig. 1 par suite de la rotation intermittente du pignon 16, laquelle est communiquée à ce dernier par un pignon 18 engrenant avec lui et calé sur un arbre 19.
L'arbre 19 porte également une roue à rochet 27, clavetée sur cet arbre ou y fixée d'une autre manière, ainsi qu'un levier 22 pouvant pi- voter librement autour de cet arbre. Sur le levier 22 est articulé un cli- quet 26 qui agit sur la denture périphérique de la roue 27, de telle façon que, lorsque le levier 22 pivote à l'encontre du mouvement des aiguilles d'une montre, la roue 27, l'arbre 19 et le pignon 18 tournent solidairement avec ce levier. Toutefois, lorsque le levier pivote dans le sens du mouve- ment des aiguilles d'une montre, le cliquet 26 glisse simplement sur les dents de rochet, et la roue 27 et les organes y connextés ne se voient communiquer aucun déplacement.
Les oscillations du levier 22 sont produites par une bielle ou tringle 21 à mouvement alternatif, de sorte que le degré de déplacement angulaire du levier 22 peut être réglé de façon à obtenir des mouvements d'avancement de diverses longueurs du levier 10. Le levier 22 est muni d'un dispositif réglable permettant de modifier la longueur effective de ce levier, ce dispositif consistant en un organe fileté 25 monté à rotation sur un cô- té de ce levier et se vissant dans un organe taraudé complémentaire 23a, faisant partie d'un organe 23 en forme de chape.
En desserrant l'écrou 25a et en tournant l'organe 25, on produit le déplacement longitudinal de la chape 23 le long de l'organe 25, modifiant ainsi la longueur effective du bras de levier, mesurée entre une cheville 24 traversant la chape 23 et l'extrémité de la bielle 21, d'une part, et l'axe de l'arbre 19, d'autre part. La bielle 21 est entraînée en va-et-vient par une came ou un excen- trique 29 calée sur un arbre 30. Ce dernier est entraîné en rotation par un organe de commande courant, tel que la chaîne 32 passant autour d'une roue à chaîne 28 calée sur l'arbre 30 et autour d'une roue à chaîne de com- mande 31 faisant partie d'un engrenage réducteur de vitesse courant 33, lequel peut être relié à une source de puissance telle que le moteur 34, par un système connu, tel que la commande à chaîne 34a représentée dans la Fig. 1.
Un dispositif 105 destiné à avancer la baguette fusible 106 jus- que dans la zone chauffée par;le brûleur 11, ainsi qu'un mécanisme pour main-
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tenir,et faire osciller le brûleur et le dispositif 105 sont supportés tous deux au-dessus de la zone de la courroie 10 dans laquelle s'opère la trans- lation des pièces. Afin d'assurer un support appropriée, on prévoit des tiges verticales 35 et 35a vers le milieu de la zone de la machine traver- sée par la courroie, sur les deux côtés opposés de cette zone. Les tiges 35 se dirigent vers le haut à partir de douilles 36 et 37 qui font partie d'un bâti de la machine.
Un élément 40 à section en U s'étend transversa- lement par rapport à la machine entre les extrémités supérieures de bar- res 35 et 35a et est fixée aux parties supérieures filetées de celles-ci au moyen d'écrous 41 et de cornières 42.
Les barres 35 et 35a servent de guidages verticaux à des plaques- coulisseaux 43 et 44 respectivement, dont chacune présente des parties con- venablement perforées, tels que les éléments 47 et 47a de la plaque 43, lesdites barres étant engagées dans les perforations de ces éléments. Les plaques-coulisseaux 43 et 44 sont suspendues de façon réglable aux barres de levée filetées 45 et 46. La hauteur des plaques-coulisseaux 43 et 44 au-dessus du plan de la courroie 10 peut être ajustée simultanément par la rotation d'écrous circulaires 48 et 49. Ces écrous présentent chacun une partie périphérique dentée en prise avec les pignons 51 ou 52, respective- ment, calés sur l'arbre 53. Ce dernier arbre est supporté le long de la traverse 40 dans des paliers 55 et 56, fixés à celle-ci.
Pour faire tourner l'arbre 53,-l'opérateur saisit le volant à main 57 et le fait tourner de façon à obtenir l'élévation ou l'abaissement simultané des plaques latérales 43 et 44.
Les plaques latérales 43 et 44 sont réunies rigidement entre elles par les barres 60 et 61 qui se terminent pas des extrémités filetées qui traversent ces plaques, pour être fixées à celles-ci par des écrous 62.
Les plaques-coulisseaux 43 et 44 et les barres d'entretoisement 60 et 61 constituent un châssis de support pour un chariot 63 que l'on voit claire- ment dans la fig. 6 et qui supporte le dispositif d'avancement 105 de la baguette fusible, le porte-brûleur et l'arbre à cames 78. La plaque-coulis- seau 44 est percée, en un point situé à mi-chemin entre les tiges 35a, d'un orifice prévu pour le passage d'un arbre rotatif 64. Les tiges 60 et 61 constituent des surfaces de guidage sur lesquelles peut se déplacer dans les deux sens un équipage destiné à supporter le,-mécanisme du brûleur, le chariot 63 par exemple, de sorte que le brûleur 11 peut exécuter un mouve- ment transversal par rapport au sens d'avancement de la pièce, ce mouvement étant nécessaire pour chauffer la piècè supportée sur la courroie 10.
Les barres-coulisseaux 66 et 67 font partie du chariot 63, chacune de ces bar- res présentant à ces deux extrémités des orifices appropriés destinés au passage des tiges 60 et 61. Dans leur position normale par rapport à la machine, les barres-coulisseaux 66 et 67 s'étendent de façon sensiblement parallèle au plan de la courroie 10 et suivant une direction parallèle à la direction du mouvement de cette courroie, et coulissent librement sur les tiges,60 et 61. Toutefois, les barres 66 et 67 sont réunies entre elles rigidement au moyen de tiges 70 et 71, de façon à former un ensemble mono- bloc destiné à supporter le mécanisme du brûleur, ces tiges présentant des extrémités filetées qui traversent les barres-coulisseaux 66 et 67 et sont fixées rigidement à celles-ci au moyen d'écrous 73 par exemple.
Sur les parties médianes des surfaces supérieures des barres-coulisseaux sont fixés des paliers 75 et 76 respectivement. L'arbre à cames 78 est monté dans ces paliers, en alignement avec l'arbre 64. Le mouvement de rotation est trans- mis à l'arbre 78 depuis l'arbre 64 au moyen d'un accouplement 77. En cours de fonctionnement, l'arbre 78 subit un léger déplacement axial provoqué par le mouvement alternatif imprimé au chariot 63. L'accouplement 77 est d'un type courant, qui permet un tel déplacement axial de l'arbre 78 par rapport à l'arbre 64 lors de la transmission du mouvement rotatif du second au premier.
Comme montré dans la fig. 3, l'accouplement 77 comprend des élé- ments 77a et 77b présentant des doigts emboîtés les uns dans les autres.
'L'élément 77a est fixé à la partie en bout de l'arbre 78 et ses doigts
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coulissent le long des doigts de l'élément 77b lors du déplacement axial de l'arbre 78. Ainsi, ce dernier peut subir un mouvement longitudinal dans les deux sens,tout en étant entraîne en rotation par l'arbre 64.
On peut cependant utiliser des accouplements coulissants d'autres types connus (non représentés), par exemple celui dans lequel un élément de l'accouplement présente une périphérie annulaire dentée extérieurement,'en prise avec la partie formant denture intérieure de l'autre élément ou celui dans lequel un des arbres, soit 64, soit 78 pourrait présenter au bout une portion axia- le creuse à cannelures intérieures, qui s'engage par-dessus d'une portion complémentaire, à cannelures extérieures, de l'autre arbre.
Sur l'arbre 78 sont fixées des cames qui impriment des mouvements de va-et-vient indépendants à l'élément chauffant 11 et au dispositif d'a- vancement 105 de la baguette fusible, en plus des mouvements de va-et-vient communiqués à ces organes du fait qu'ils sont supportés par le chariot 63.
La came 79 actionne un plongeur 80 supporté par un berceau 82 fixé aux ti- ges 70 et 71 par des boulons en U 83. Un boîtier cylindrique vertical 85, qui forme la partie médiane du berceau 82, agit comme guide pour le plongeur 80 et comme logement pour un ressort 86 qui sollicite ce plongeur dans une direction verticale, contre la came 79. Une tige 88 s'étend ;verticalement vers le bas depuis le plongeur 80. A l'extrémité inférieure de la tige 88 -est attaché un dispositif de fixation articulé à réglage universel 89.
Un élément tubulaire d'amenée de combustible 91 du brûleur tra- verse un manchon fileté 93 qui s'étend à travers le dispositif de fixation 89 suivant une direction généralement parallèle au plan de la courroie 10.
Le manchon 93 est en outre vissé dans un écrou moleté 94, lequel est retenu, dans un évidement qui lui est destiné, dans le dispositif de fixation 89.
Une rotation de l'écrou 94 à la main a pour effet un déplacement longitudi- nal de la position du manchon 93, et donc aussi de celle du brûleur 11 sup- porté dans celui-ci, ce déplacement s'effectuant dans une direction paral- lèle à celle du déplacement de la courroie 10. Pour basculer le brûleur, on desserre l'écrou à ailettes 96 vissé sur le boulon 97 qui constitue un pivot et, qui traverse le dispositif de fixation 89.
Une saillie 99 en forme de chape, prévue sur la partie inférieure du dispositif de fixation 89, est en contact, avec des surfaces planes prévues sur les côtés diamétralement opposés du manchon 93, par l'intermédiaire de la surface interne de ses doigts 99a et 99b, afin d'empêcher la rotation de l'élément chauffant dans le dis- positif de fixation 89 pendant la rotation de l'écrou 94.
L'excentrique 100 imprime un va-et-vient à la bielle 101 qui com- mande un mécanisme à cliquet et à rochet faisant partie du dispositif 105 d'avancement de la baguette-fusible. La baguette-fusible 106 est supportée dans un tube incliné 108 fixé à un support 109 attaché au chariot 63. La baguette ou soudure 106 peut être insérée dans ce dispositif en petites lon- gueurs de quelques mètres ou bien, et conformément à une disposition préfé- rée, telle que représentée dans la Fig. 1, peut être déroulée d'un dévidoir 110 contenant une bobine 107 de cette soudure Ce dévidoir est supporté par une potence 113 supportée elle-même par une partie 116 du bâti de la machine. La'soudure est maintenue par les deux galets 111 et 112 vers son extrémité inférieure.
Le galet 111 est fixé à une broche 114, à laquelle est.également fixée une roue de rochet 115. Le va-et-vient de la bielle 101 produit le mouvement de pivotement oscillatoire d'un levier de support de cliquet 117 autour de la broche 114. Lorsque le levier à cliquet 117 se déplace à l'encontre du mouvement des aiguilles d'une montre, il amène un cliquet 117a, qu'il supporte, à agir sur la roue de rochet 115 et à fai- re tourner celle-ci. Le galet 111, en contact frictionnel avec la baguet- te 106, est également entraîné en rotation, de sorte que la baguette- est déplacée longitudinalement en direction de la pièce.
Le brûleur 11 et le dispositif 105 d'avancement de la baguette sont représentés dans la fig. 1 comme étant situés à proximité immédiate de la courroie 10, dans une position requise pour la soudure de plaques pla- nes. Toutefois, la soudeuse selon l'invention est à même de souder des piè-
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ces de forme et d'épaisseur différentes, les soudures opérées sur de telles pièces pouvant se situer à un niveau assez élevé au-dessus de la surface de la courroie 10.
Dans ce cas, la position verticale du brûleur et du mé- canisme d'avancement de la baguette est modifiée en élevant l'ensemble de l'équipage supporté par les tiges d'élévation filetées 45 et 46, moyennant rotation de l'arbre 53, laquelle a pour effet un déplacement des tiges de levée à travers les écrous circulaires 48 et 49.
Afin d'imprimer un va-et-vient, le long des tiges 60, 61, à l'é- quipage comprenant le chariot 63, l'arbre à cames 78, le brûleur et le sys- tème d'avancement de la baguette de soudure, une extrémité d'une tige de poussée 120 est fixée à la barre-coulisseau 67 du chariot 63. L'autre extrémité de cette tige est fixée à un bras en cornière 121 dont une extré- mité 124 porte contre une came 125 supportée sur un manchon 122 fixé à un arbre vertical 123. Pour maintenir le bras 121 constamment en contact : avec la surface 126 de la came, on prévoit un ressort 128 sur la partie de la bar- re de poussée 120 qui s'étend entraxe partie de la plaque latérale 44 et le bras
121,ce ressort étant destiné à solliciter la tige 120 et le chariot 63 vers la droite, comme montré dans la Fig. 3.
Le déplacement du chariot 63 vers la droi- te peut aussi être favorisé par d'autres moyens élastiques, tels que les res- sorts 129a et 129b supportés par les prolongements des-tiges 60 et 61 situés au-delà de ce chariot., entre la plaque-coulisseau 43 et la barre-coulisseau 66.
Une extension latérale 130 de la plaque-coulisseau 44, qui s'é- tend latéralement à partir de celle-ci, supporte un palier 131 pour l'ar- bre vertical 123. Ce dernier arbre est muni d'une cannelure 132 sur une longueur égale à la limite de réglage vertical des tiges de levée 45 et 46, de sorte que, lorsque les plaques-coulisseaux 43 et 44 sont déplacées vers le haut, un pignon 133, dont le moyeu est établi de façon à s'adapter à la partie cannelée de l'arbre 123, glisse vers le haut le long de cet arbre par suite de l'action de levée exercée sur ce pignon par l'intermédiaire de l'extension 130 de la plaque-coulisseau ainsi que du palier 131, de sor- te que le pignon 133 demeure en prise avec le pignon 135.
La partie inférieure de l'arbre 123 est supportée dans un palier
134 capable d'absorber des efforts tant axiaux que radiaux. Le palier 134 est fixé à l'élément 136 du bâti de la machine. Un pignon conique 139, fixé à l'arbre 123, engrène avec un pignon conique 138 fixé à l'arbre 30. Dans le mode d'exécution montré dans le dessin, l'arbre 30 est normal par rapport à l'arbre 123.
Grâce à l'action de l'excentrique ou came 29 montée sur l'arbre
30 et de la bielle 21, action s'exerçant sur l'appareil déjà décrit, la courroie 10 se voit imprimer un mouvement intermittent. Les dimensions des pignons 138, 139, 133 et 135 sont calculées les unes par rapport aux autres de telle façon que l'arbre 78 effectue une révolution pour chaque révolution exécutée par l'arbre 30. Ces pignons peuvent être choisis en outre de telle façon que l'arbre 123 effectue une révolution pour chaque révolution exécu- tée par les-arbres 78 et 30. Lorsque ceci est le cas, tous les organes de la machine animés d'un mouvement alternatif accomplissent le même nombre de cycles par minute ; courroie 10 exécute alors le même nombre d'avances intermittentes par minute.
Toutefois, les cames peuvent être ajustées les unes par rapport aux autres de façon à obtenir n'importe quelle relation cyclique dans une succession de mouvements effectués par la courroie 10, par le brûleur 11 dans son mouvement vertical? par le dispositif d'avance- ment 105 de la soudure lorsqu'il entraîne la baguette 106 et par le chariot
63 lorsqu'il se déplace transversalement par rapport à la courroie 10.
La soudeuse telle que décrite ici imite avec beaucoup d'exactitu- de les opérations normalement effectuées par un ouvrier lorsque celui-ci exécute des joints soudés au plomb par un appareillage manuel. Dans la soudure au plomb, une méthode préférée consiste? une fois la pièce chauffée, à amener la baguette de plomb à proximité immédiate des bords de la pièce à joindre, la baguette étant orientée sous un angle de 30 à 60 par rapport au plan de la pièce. Le brûleur 11 s'approche de l'emplacement de la pièce,
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pour aboutir à un point situé immédiatement au-dessous de l'extrémité de la baguette, de sorte que la flamme jaillissant de ce brûleur vient frapper la baguette sous un angle pouvant varier entre 60 et 90 .
L'angle que forme la flamme avec le plan de la pièce peut varier avantageusement entre 45 et 90 . Dans le mode d'exécution représenté dans la Fig. 1, la baguette s'approche de la courroie 10 ou du plan de la pièce sous un angle d'environ 45 , tandis que la flamme du brûleur 11 est pointée vers la courroie de fa- çon à former un angle d'environ 90 avec la baguette 106 et de 45 avec la courroie 10. Lorsque le brûleur se trouve au voisinage immédiat de la pièce, il exécute un déplacement latéral qui lui est imprimé par le mouve- ment de va-et-vient du chariot de support 63.
La flamme du brûleur est dirigée transversalement à l'extrémité inférieure de la baguette 106 et produit la fusion d'une portion réduite de cette baguette, la masse fondue tombant ensuite en gouttes depuis la baguette vers l'espace situé entre les bords de la pièce qui avaient également été chauffés par la flamme et qui ont atteint un état de fusion ou proche de celle-ci. La pièce demeure immobile au cours de ces opérations; toutefois, dès que le brûleur commence à s'éloigner du plan de la pièce, la courroie 10 amorce son mouvement. Au cours de la période pendant laquelle le brûleur s'éloigne, et puis se rap- proche, de la pièce, la courroie achève le déplacement avant pour effet de faire avancer la pièce de la distance voulue. Une distance d'avancement avantageuse de la pièce est située entre 3,175 mm et 9,525 mm.
Pendant la même période où la pièce est avancée et le brûleur est retiré de la pièce et puis ramené vers celle-ci, la baguette 106 est rapprochée dans le sens longitudinal vers la pièce par l'action de l'excentrique 100, de la bielle 101 et du mécanisme à rochet relié à cette dernière. La machine est main- tenant prête à exécuter un autre cycle comprenant les mouvements qui vien- nent d'être décrits. La Fig. 5 représente une mise au point judicieuse des cycles des cames 29,79 et 100 en vue d'obtenir le mouvement des divers or- ganes de la machine conformément à la succession décrite plus haut.
La po- sition de la came 125, telle que représentée dans la Fig. 3, position qui a pour effet de repousser le chariot 63 vers la partie extrême de droite de son trajet de va-et-vient, doit coïncider, dans le temps, lorsque le syn- chronisme est judicieusement établi, avec la position des cames 29,79 et 100, représentées dans la Fig" 6.
Les organes mobiles de la machine, tels que montrés dans les dessins,sont représentés dans leurs positions relatives propres à l'exé- cution d'une opération de soudage au plomb. Les arbres 30 et 78, tels que montrés dans la fig. 5, tournent à l'encontre des aiguilles d'une montre.
Si l'on suppose la machine en marche et que les divers organes occupent, au début du cycle de fonctionnement de la machine, les positions représen- tées dans les dessins, où le brûleur est à la moitié de sa période d'immo- bilité pendant laquelle il occupe la position la plus proche de la pièce, les autres organes occupent les positions suivantes : la bielle 101 est ar- rivée à mi-chemin de sa course ascendante pendant laquelle elle fait glisser le cliquet sur les dents du rochet 115 du dispositif d'avancement de la ba- guette, en vue d'imprimer une nouvelle rotation à ce rochet; la bielle 21, qui commande le mécanisme d'entraînement de la courroie est à mi-chemin de sa course visant à rappeler le cliquet 26 en vue d'une nouvelle rotation du rochet 27 ; et, le chariot 63 occupe sa position extrême de droite, comme montré dans les figs. 3 et 5.
Au bout d'un quart de cycle du fonctionnement de la machine, en partant des positions qui viennent d'être décrites, les arbres 30, 78 et 123 ont effectué un quart de révolution à l'encontre des aiguilles d'une montre; le brûleur occupe toujours sa position la plus basse, mais est prêt à amorcer sa remontée; la bielle 101 a atteint sa position de retrait maximum en vue d'imprimer un nouveau pas au rochet 115; la bielle 21 est arrivée dans sa position extrême vers la gauche, Fig. 5 et est désormais prête à entamer sa course vers la droite, ce qui aura pour effet que le cliquet 26 agira sur le rochet 27, provoquant ainsi le mouve- ment des pignons 18, 16 et de la courroie 10; et, le chariot 63 se trouve au milieu de sa course transversale vers la gauche, en regardant la Fig. 3.
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Lorsque la machine a achevé le premier demi-cycle de son fonction- nement, le brûleur 11 s'est élevé jusqu'à la position la plus éloignée de la courroie 10 et s'apprête à entamer un mouvement de descente qui s'étendra sur un quart de cycle; la bielle 101, refoulée vers le bas par la came 100 se trouve à mi-chemin d'une course descendante qui a pour effet de déplacer la baguette 106 longitudinalement en direction de la pièce ; bielle 21 est à la moitié de sa course vers la droite ce qui a eu pour effet d'amener cette courroie jusqu'à mi-chemin de sa course d'avancement intermittent; et, le chariot 63 a atteint sa position extrême de gauche, en regardant la Figo 3 et s'apprête à entamer sa course vers la droite.
Au bout de trois- quarts de cycle, le brûleur 11 a de nouveau atteint sa position la plus basse; la bielle 101 a également atteint sa position la plus basse et le déplacement de la baguette 106 vers la pièce a été achevée en ce qui concer- ne le cycle en question; la bielle 21 a atteint sa position extrême de droi- te,en regardant la Fig. 5. et s'apprêteà entamer son mouvement vers la gauche, tandis que le mouvement de la courroie a été terminé en ce qui con- cerne le cycle en question; et, le chariot 63, en effectuant son mouvement transversal vers la gauche, est arrivé dans une position médiane au-dessus de la courroie 10. Une fois le cycle terminé, les organes occupent les po- sitions décrites au début du cycle, et la succession des mouvements se ré- pète comme décrit ci-dessus.
Bien que l'invention décrite ici ait été réalisée à la suite, d'efforts visant à satisfaire la demande de soudeuses à plomb efficaces, elle peut être aisément adaptée à la soudure d'autres matières. Grâce à la prévision du mécanisme de soulèvement du brûleurincorporé en tant qu'or- gane constitutif de la machine décrite ci-dessus, la soudeuse selon l'inven- tion convient particulièrement au soudage d'autres matières facilement fu- sibles, telles que d'autres métaux, alliages métalliques ou résines plasti- queso Dans le cas où une flamme ouverte exerce un effet nuisible sur la matière à souder, on peut remplacer le brûleur combustible par un élément de chauffe utilisant de la vapeur surchauffée, de l'air, de l'azote ou un autre gaz, chauds ou un dispositif émettant des radiations calorifiques, ou encore,
un système de chauffage électrique à haute fréquence. La machine peut également s'appliquer au soudage de métaux à point de fusion plus élevé; tels que l'acier et le cuivre, grâce à des mesures telles qu'une modifica- tion de la mise au point des mouvements relatifs des cames ou une modifica- tion des contours de celles-ci; cela sans aucune modification essentielle de la machine, ou bien, en appliquant différents combustibles dans le brû- leur.
L'hydrogène est employé normalement comme combustible pour le soudage du plomb, tandis que l'acétylène peut être utilisé pour le soudage de l'acier.
Bien que l'on ait décrit ci-dessus un mode d'exécution préféré de l'invention, il va de soi que l'on peut y apporter des modifications quant à la forme, les dimensions et la disposition de détails et d'organes, modi- fications entrant dans le cadre de l'invention revendiquée.