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PERFECTIONNEMENTS AUX CHARIOTS ELEVATEURS AUTOMOBILES.
Cette invention concerne des dispositifs permettant d'accroitre l'utilité des chariots élévateurs automobiles en y incorporant une balance de précision de telle manière que les charges à manipuler puissent être pe- sées rapidement avec précision et les poids totalisés si nécessaire.
Ce type de chariot élévateur est habituellement propulsé méca- niquement ou électriquement et il est pourvu à l'avant de grandes fourches ou d'une plateforme pour soulever les charges et les porter à une hauteur désirée pour.les transborder sur un autre véhicule ou pour les empiler. Or- dinairement, le chariot est pourvu d'une paire de mâts dont lés faces inté- rieures servent de guide à un équipage à galets avec chaînes ou câbles pour lever les fourches.
L'énergie utilisée pour le levage est-fournie par le moteur'du chariot lui-même qui actionne un cylindre hydraulique avec un pis- ton élevé ou abaissé par un fluide refoulé par une pompe entraînée par le moteur du chariot,,qui peut être un moteur à combustion interne ou un sys- tème électrique à batteries,
On a proposé divers systèmes dans lesquels la 'tension dans les' chaînes ou câbles de levage peut être mesurée en insérant entre les points d'attacheet les extrémités des câbles ou chaînes un dispositif approprié qui peut être constitué par un certain nombre de ressorts avec un dispositif enregistreur pour mesurer cette tension et qui est pourvu d'une échelle ou d'un cadran pour convertir la mesure de la tension en poids.
On a aussi proposé un système de mesure analogue gradué en poids qui utilise un diaphragme hydraulique ou pneumatique relié à un tube de Bour- don muni d'une aiguille se déplaçant sur un cadran gradué en unités de poids.
Ces mesures de tension ne peuvent nécessairement être qu'un-- ap- proximation du poids supporté par les fourches car la lecture est fortement influencée par le frottement inévitable entre les galets et les mâts, les poulies, etc.. et aussi par la position occupée par la charge sur les fourclaus.
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L'indication du poids ainsi donnée n'est en aucun cas suffisamment précise pour les besoins du commerce moderne lorsqu'il s'agit de manipuler des con- signements de produits de valeur tels que le sucre, la farine, le tabac et produits analogues qui exigent -Lui équipement de pesage très sensible..
Le frottement dans ces appareils, quoique léger, est une quan- tité variable et malheureusement il est fortement amplifié par le mécanisme indicateur de poids et comme il n'est en tous cas pas un facteur constant, il entraine une importante imprécision.
Un but de la présente invention est de fournir pour un chariot élévateur une forme de mécanisme de pesage perfectionnée et aussi une cons- truction perfectionnée du chariot qui permette de peser avec une grande pré- cision toute charge que le chariot est susceptible d'élever ou de transporter.
Un autre but est de libérer le mécanisme indicateur de poids de la charge lorsqu'il ne doit pas être en service, par exemple quand le chariot est en mouvement. D'autres buts encore sont de permettre le fonctionnement précis du mécanisme de pesage lorsque le chariot se trouve sur un sol incliné ou inégal et aussi le tarage du poids des plateaux et autres porte-charges de façon que l'indicateur puisse donner des poids nets réels.
Suivant l'invention, un chariot élévateur automobile est cons- titué de manière que l'organe supportant la charge, les guides et supports de cet organe et le dispositif pour élever et abaisser cet organe forment un tout qui est normalement porté directement sur le châssis et est muni d'un mécanisme de pesage et d'un dispositif permettant d'interposer à volonté ce mécanisme entre le châssis et l'ensemble supportant la charge afin de peser la charge sur l'organe qui la porte. Pendant le fonctionnement normal du chariot élevant ou transportant une charge, le mécanisme de pesage est donc mis hors service,mais il 'peut être utilisé à tout moment pour peser la charge portée par l'organe porte-charge.
On peut prévoir un dispositif pour réaliser un déplacement re- latif du mécanisme de pesage par rapport à l'ensemble supportant la charge de manière à dégager ce dernier de son support normal direct sur le châssis et le faire porter entièrement par le mécanisme de pesage.
On décrira ci-après une forme d'exécution préférée de l'inven- tion en se référant aux dessins annexés qui représententl'invention dans son application à un chariot du type à fourche de levage.
La Fig. 1 est une élévation de côté d'un chariot à fourche de levage comportant un mécanisme de pesage dont l'indicateur 'de pesée est dis- posé de manière à être lu du côté du chariot; la Fig. 2 est une élévation de côté de l'ensemble du système de pesage suivant la présente invention prôte à être fixé au chariot.
L'indica- teur de pesée étant fixé transversalement sur le chariot et non sur le côté comme sur la Fig. 1; la Fig. 3 est une élévation vue du siège du conducteur de la balance sur la Fig. 2 ; la Fig. 4 est une coupe des étais de réaction à la partie supé- rieure de l'appareil destinés à supporter le couple créé par le porte à faux de la charge de marchandises sur les fourches; la Fig. 5 est une élévation de face d'un type spécial d'indica- teur de pesée visible adapté à l'espace limité disponible sur le chariot pour son placement, et la Fig. 6 est une coupe de la Fig. 5 montrant le cadran de pesée tournant.
Sur les dessins, les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes parties sur les différentes vues.
Les dessins représentent un bâti ou cadre 2 rigidement attaché de chaque côté du châssis du chariot. Sa rigidité est encore accrue par deux barres 3 (Fig. 2) qui atteignent l'arbre en 4 à l'endroit où les mâts
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du chariot (sans mécanisme de,,pesage) sont ordinairement articulés, Ce ca- dre 2 porte de chaque,côté' 'un siège 5 sur lequel prend appui le couteau 6 du levier'principal 7 de la balance.
Ce levier principal 7 entoure les mâts de charge 8 du chariot qui seront décrits ci-dessous et les branches laté- rales 7x de ce levier 7 sont réunies par un arbre circulaire 9., Les cadres latéraux 2 sont aussi réunis par des traverses 10 et 11 qui portent le méca- nisme' de pesée représenté en pointillés sur la Fig. 2 lorsqu'on désire pou- voir lire le poids du siège du conducteur plutôt que du côté comme le montre la Fig. 1. Aux extrémités antérieures de chacun des bras de levier princi- paix 7 se trouvent des couteaux 12 destinés à recevoir le poids transmis par l'ensemble portant la charge et qui comprend les mâts de charge 8 qui constituent les supports, le mât basculant 8x..et les fourches 8a (Fig. 1) qui sont guidées dessus et tous les accessoires associés.
Les mâts de char-. ge 8 portent à leurs extrémités inférieures un arbre 14 sur lequel le mât basculant 8x du chariot avec ses fourches, le cylindre de levage, etc...
(non représentés) sent.articulés au lieu de l'être sur l'arbre 4 qui jusqu'à présent, sur un type standard de chariot non peseur, portait le mât bascu- lant.
Une traverse 15 réunit les deux mâts de charge 8 et comporte aussi deux paires de supports 16 qui, à leur tour, servent d'attache 16a aux cylindres hydrauliques ordinaires pour le mât basculant 8x, ces cylin- dres étant sur un chariot standard non peseur, attachés en des points fixes sur le châssis du chariot. La partie supérieure de la structure des mâts ';de charge porte des pivots 16b pour les bras 17, un de chaque côté, qui sont montés à l'extrémité opposée sur des pivots 18, qui font partie du ca- dre latéral 2. La portée des bras 17 et les pivots 16b et 18 peuvent être des chemins de roulement ou des sièges de couteaux, les pivots 16b et 18 étant remplacés par des couteaux conformément à la pratique courante dans les ba- lances.
Les lignes joignant les couteaux 12 aux pivots 16b et les couteaux 6 aux pivots 18 doivent être parallèles pour former un parallélogramme avec les lignes réunissant les couteaux 12 et 6. Les bras de levier principaux 7x réunis par l'arbre circulaire 9 ont un bras double 19 qui porte'au cen- tre un couteau 20 exerçant une pression vers le haut sur une liaison 21 munie de sièges de.couteaux 22 au-dessus et en dessous et qui transfère la charge reçue par le levier principal 7 au couteau central du levier 23.
Ce levier 23 prend appui dans un logement 24 (voir Fig. 3) qui est guidé par des tiges 25 traversant le cylindre hydraulique 26 fixé à la traverse principale du cadre 11 et comme le montre la Fig. 3, le piston a été repous- sé vers le bas par le fluide dans le-cylindre 26 et le levier 23 et tous les autres leviers porteurs de charge sont maintenus dans la position requi- se pour la pesée. A l'extrémité du levier 23 se trouve un couteau 28 qui exerce une traction vers le bas sur la biellette 29 transférant sa charge au couteau 30 du levier 31 qui prend appui en 32 sur un support fixe 33. A l'autre extrémité du levier 31 se trouve un couteau 34 tirant vers le bas la bielle de liaison 35 du mécanisme indicateur du cadran décrit ci-dessous.
Comme il a été expliqué, le dessin montre les leviérs du mécanis- me de pesage dans la position qu'ils occupent pour la pesée et ils sont ain- si maintenus par la pression exercée vers le bas par le piston 27 du cylindre hydraulique 26. Cette position est maintenue uniquement lorsqu'on exerce à la main ou au pied une pression sur une soupape à ressort (non représentée) alimentant le cylindre 26 à partir du système hydraulique du chariot. Lors- que le cylindre est déchargé, la force exercée par le poids des mâts de char- ge 8 et leurs accessoires crée une pression considérable vers le bas sur les couteaux 12 des bras de levier principaux 7, forçant le levier 23 et son logement sur lequel il s'appuie vers le haut contre des butées (non re-- présentées) sur les tiges 25.
Ceci est donc la position de non pesage et afin de protéger les'couteaux et. leurs sièges lorsque le chariot est dans cet état de non pesage, la structure des mâts de charge et ses accessoires sont abaissés dans des sièges coniques 36 (voir Fig. 2) et les'sièges 13 sont maintenus hors de portée des couteaux 12 du levier principal 7. Lorsqu'on ramène le système de leviers dans sa position'de non pesage, il est évident
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que le déplacement vers le haut du logement formant appui 24 force la liai- son 21 à monter et par conséquent les centres de charge 12 à descendre en quittant leur sièges 13, de sorte que la structure des mâts de charge vient reposer sur les sièges coniques 36.
Des supports 37 attachés aux bras de leviers principaux 7 descendent avec ceux-ci et une vis réglable 38 à la par- tie supérieure du support entre en contact avec les prolongements de la tra- verse 11, ce qui force les bras de levier principaux 7 à basculer et à sou- lever les couteaux 6 hors- de leurs sièges 5. On voit donc que, sauf quand ils sont nécessaires à l'opération de pesage, les sièges des couteaux sur le levier 7 sont hors de contact et déchargés et tout le poids des mâts, four- ches et toute charge qui s'y trouve est porté rigidement sur les sièges coni- ques 36 et on peut utiliser le chariot normalement sans que des chocs ni des charges provoquant une usure continue soient appliqués aux sièges des couteaux ce qui est essentiel pour conserver la précision du pesage.
Afin que le chariot reste rigide pendant l'opération de pesage et donne par conséquent des lectures stables de l'aiguille, sans être influen- cé par des charges inégales sur les fourches et si l'un des pneus est plus gonflé que l'autre ou si la suspension du chariot est inégale, on a prévu une paire de vérins stabilisateurs 39. Ceux-ci sont constitués par des tiges sou- mises à l'action d'un ressort et convenablement guidées et actionnées par des cylindres hydrauliques 40 fixés sur le châssis principal 2 qui exercent une pression dirigée vers le bas sur les vérins à ressorts 39 par l'intermé- diaire de leviers coudés 41.
Lorsqu'on actionne la valve de commande à res- sort précitée, le liquide sous pression arrive à la fois au cylindre 25, met- tant en place les leviers de balance pour la pesée, et aux cylindres 40 qui stabilisent le chariot. Le poids de la charge sur les fourches est indiqué instantanément sur le cadran, le poids mort des mâts, fourches, etc.., étant évidemment équilibré de la manière habituelle dans la construction des balan- ces. Lorsqu'on relâche la pression par la valve de commande les vérins 39 s'é- lèvent et tous les leviers reprennent leur position de non pesage avec tout le poids reporté sur les sièges coniques 36.
Concernant le cadran représenté sur la Fig. 5, on remarquera que par suite dé l'espace très limité disponible sur un chariot élévateur stan- dard à fourche, il n'est pas possible de placer un grand cadran et cependant pour une pesée de précision dans des limites étroites il est essentiel d'avoir un grand nombre de divisions, de sorte que le cadran indicateur doit être congu d'une manière qui sera décrite plus loin, l'aiguille faisant quatre tours depuis le zéro jusqu'à la pleine capacité. Dans l'exemple donné, le cadran est gradué jusqu'à 2.400 livres (1.185 kg) et un déplacement de l'ai- guille d'environ 3/16 représente un poids de 2 livres (0,9 kg) avec un cadran de 16 pouces (406 mm) de diamètre seulement.
La barre de liaison 35 ayant reçu sa charge du couteau 34 du le- vier 31 représenté sur la Fig. 3 transfère sa charge au levier 42 prenant ap- pui en 43 et de là par la bande 44 à la came 45 qui fait corps avec le pendu- le résistant 46 et le secteur denté 45a qui entraine l'axe 46a qui porte l'aiguille (non représentée) se déplaçant devant le cadran gradué à la machi- ne 47. Pour le déplacement angulaire total du pendule résistant 46 du zéro à la pleine capacité, l'axe de l'aiguille effectue quatre révolutions complè- tes et chacune d'elles représente dans l'exemple une charge de 600 livres (272 kg) et le cadran est gradué de 0 à 600 livres (272 kg.).
Un index 48 se dé- place avec le pendule résistant devant une échelle fixe 49 qui porte la légen- de "ajouter à la lecture de l'aiguille" et lorsque l'aiguille du cadran a ef- fectué une révolution complète l'index 48 indique un poids de 600 livres (272 kg) qui doit être ajouté à l'indication de l'aiguille sur le cadran.
Après deux tours, il faut ajouter 1200 livres (543 kg) et après trois tours 1800 livres (815 kg).
Le cadran 47 est monté sur un bossage 50 qui traverse un trou dans la vitre antérieure du disque pour permettre de tourner le cadran dans toute position désirée au moyen-d'un bouton 51. Si le chariot se trouve sur un terrain en pente¯il prendra par rapport au pendule 46 une position angu- laire différente de celle qu'il prend sur un terrain de niveau et, par con-
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séquent, l'aiguille fournirait.une indication erronée. Pour corriger cela, il suffit de'faire tourner le 'cadran 47 au moyen du bouton 51 pour faire coin- eider le zéro de l'échelle avec l'aiguille et par conséquent il n'est pas né- cessaire d'avoir un terrain parfaitement de niveau même lorsqu'on utilise un pendule pour contrebalancer la charge.
Il est à remarquer que la résis- tance offerte à la charge pourrait sêtre un ou plusieurs ressorts, mais ceux- ci ne donneraient pas la sensibilité de pesée désirée particulièrement pour le pesage de produits de valeur.
La monture tournante du cadran est aussi utile pour tenir compte de la tare du plateau ou autre porte-charge placé sur les fourches, ce qui permet de faire indiquer par l'aiguille les poids nets réels.
52 désigne un interrupteur normalement fermé, Son but est d'é- clairer le.cadran de manière à permettre la lecture des poids dans des endroits obscurs. Lorsque les tiges.25 qui se déplacent avec le logement 24 (voir Fig.
3) remontent vers la position de non pesage, le contact 52 s'ouvre.
REVENDICATIONS.
1. - Chariot élévateur automobile caractérisé en ce que l'orga- ne supportant la'charge, ses guides et ses supports et le dispositif éléva- teur et abaisseur de cet organe constituent un ensemble qui est normalement supporté directement par le châssis ou cadre du chariot et en ce qu'un méca- nisme de pesée est prévu, avec un dispositif permettant de l'interposer à volonté entre le châssis ou cadre et l'ensemble pour peser la charge reposant sur cet organe.
2. - Chariot'élévateur automobile caractérisé en ce que la pièce supportant la charge, ses guides et ses supports et le dispositif élévateur et abaisseur de cette pièce forment un ensemble qui est normalement supporté directement par le châssis ou cadre du chariot et en ce qu'un mécanisme de pesée est monté sur le châssis ou cadre avec un dispositif destiné à réaliser un déplacement relatif du mécanisme de pesée et de l'ensemble de manière à dégager ce dernier de son support normal direct sur le châssis ou cadre et le faire porter entièrement par le mécanisme de pesée.