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Cette invention est relative aux appareils de pesage du type dans lequel une charge à peser est équilibrée par un mécanisme à pendule par l'intermédiaire d'un système de leviers et elle concerne en particulier un tel appareil de pesage incorporé à un chariot élévateur automobile du type comprenant à l'extrémité antérieure un organe recevant la charge, par exemple une plateforme ou des fourches de levage de sorte que le chariot peut à la fois soulever et transporter des charges.
Dans le brevet belge n . 512.853 est décrit un chariot éléva- teur automobile qui comprend un appareil de pesage du type précité, mais avec le mécanisme de pesage de précision décrit dans ce brevet, il est né- cessaire de maintenir le chariot rigide pendant une opération de pesage et une paire de vérins stabilisateurs ancrés sur le châssis principal du chariot sont prévus à cet effet. En outre, lorsque le chariot est incliné parce qu'il se trouve sur un sol inégal ou sur une surface qui n'est pas horizontale, il peut être nécessaire de régler le cadran indicateur du poids alors que le chariot n'est pas chargé afin de corriger toute erreur de lec- ture du zéro qui pourrait provenir de l'inclinaison du chariot.
Cependant on constate en pratique qu'il est souvent nécessaire de peser une charge qui est déjà supportée par le chariot incliné lorsque la charge a été prise à un autre endroit et dans des conditions qui ne demandaient aucun ajustement du zéro. Il est évidemment possible d'obtenir assez laborieusement une pesée correcte de la charge par exemple en déposant la charge et en la reprenant après avoir fait la correction du zéro nécessitée par 1'inclinaison ou en lisant d'abord le poids, en déposant ensuite la charge et en corrigeant ultérieurement la lecture de la pesée suivant l'erreur du zéro constatée dans le mécanisme indicateur.
Le but de la présente invention est de fournir unmécanisme de pesée dans lequel les inconvénients précités sont supprimés.
Suivant l'invention, un mécanisme de pesage du type précité comprend deux pendules qui oscillent en sens opposés sous l'action de la charge, deux leviers séparés grâce auxquels la charge est transmise aux pendules respectifs, ces deux leviers étant égaux et se trouvant l'un au-dessus de l'autre pour pivoter dans les plans verticaux et ils prennent appui aux extrémités opposées,
avec les points d'où la charge est transmise équidistants de leurs points d'appui respectifs et ces deux leviers sont reliés en des points équidistants de leurs points d'appui respectifs par une biellette grâce à laquelle les levier sont obligés de pivoter en sens inverses lorsqu'une charge est appliquée sur l'un d'eux et par conséquent les pendules sont asservis de la même manière et de cette façon les leviers et les pendules sont empêchés positivement de pivoter dans le même sens.
On décrira ci-dessous une application de l'invention à un appareil de pesage incorporé à un chariot élévateur à fourche, avec référence aux dessins annexés dans lesquels : la Fig. 1 est une élévation partielle de côté représentant des parties d'un chariot élévateur et montrant la manière dont le mécanisme de pesage de la présente invention est incorporé au chariot; la Figo 2 est une élévation du même mécanisme représenté sur la Fig. 1 tel qu'on le voit du siège du conducteur mais avec certaines parties enlevées pour plus de clarté; la Fig. 3 est une élévation partielle arrière à plus grande échelle d'une partie du mécanisme de pesage représenté sur la Fig. 2; la Fig. 4 est une vue analogue à la Fig. 3 mais avec d'autres pièces enlevées pour plus de clarté et montrant l'appareil de pesage incliné d'un coté;
la Fig. 5 est une vue en plan montrant des détails de certains leviers de l'appareil de pesage et
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la Fig. 6 est une coupe en plan agrandie du cadran indicateur et de son mécanisme associé.
Les Figs. 1 et 2 montrent un bati ou cadre 2 attaché de chaque côté du châssis principal du chariot (non représenté) de manière à constituer une structure rigide faisant corps avec le châssis principal du chariot, la rigidité de cette structure est encore accrue par deux barres de liaison 3 suspendues à une traverse 2x à une entretoise transversale 4 faisant partie du châssis principal du chariot. Le cadre 2 porte de chaque coté un siège 5 sur lequel prend appui un couteau 6 d'un levier principal de balance désigné d'une manière générale par le chiffre de référence 7.
Ce levier principal de balance 7 comprend des branches latérales parallèles et écartées 7x qui portent les couteaux 6 et qui sont reliées par un arbre transversal 9 pourvu d'un bras double 19 faisant saillie vers l'arrière.
Les branches latérales 7x du levier principal de balance entourent les mâts de charge 8 du chariot qui constituent un support pour les mâts basculants 8x (Figo 1), ces derniers tournant sur un arbre 14 porté à la base des mâts de charge 8. Il est clair que les mâts basculants 8x portent l'organe supportant la charge du chariot (non représenté) qui s'élève et s'abaisse sur les mâts basculants d'une manière bien connue. Une traverse 15 réunit les deux mâts de charge 8 et elle comporte des supports 16 qui servent d'attache aux cylindres hydrauliques (non représentés) utilisés pour faire basculer les mats basculants 8x sur l'arbre 14.
La partie supérieure de la structure qui comprend les mâts de charge 8 porte de chaque côté un pivot 16b pour une extrémité d'un bras 17 qui est articulé par 1' autre extrémité sur le cadre latéral 2 en 18.
Les cadres latéraux 2 sont réunis par des traverses supérieure et inférieure 10 et 11 respectivement qui portent entre elles un mécanisme de pesage désigné d'une manière générale par 10X sur la Fig. 1 et qui sera décrit en détail ci-dessous. La traverse 11 porte aussi une paire de sièges coniques dont un est représenté en 36 sur la Fig.
1 tandis que chaque mat de charge 8 porte une butée conique 36X, la disposition étant telle que normalement le poids de la structure unitaire comprenant les mâts de charge 8 les mâts basculants 8X, l'organe supportant la charge et son mécanisme de commande est supporté directement sur le châssis ou cadre du chariot par le fait que les butées 36X reposent dans les sièges coniques 36, mais il est clair que puisque les mâts de charge sont reliés aux cadres latéraux 2 par des bras articulés 17, cette structure unitaire peut se déplacer verticalement pour dégager les butées 35X des sièges coniques 36.
Aux extrémités antérieures de chaque branche latérale 7x se trouvent des couteaux 12 (Fig. 1) et chaque mât de charge 8 est pourvu d'un siège correspondant 13 pour recevoir ces couteaux. Les lignes joignant les pivots 16b aux couteaux 12 sont parallèles aux lignes joignant les pivots 18 aux couteaux 6.
Le bras double 19 en saillie à l'arrière du bras principal de balance 7 porte un couteau 20 exerçant une pression vers le haut sur une liaison 21 munie de sièges de couteaux 22 au-dessus et en dessous et qui transfère la charge reçue par les couteaux 12 du levier principal à un couteau 22X à une extrémité d'un balancier 23. Ce balancier 23 prend appui dans un logement 24 (Fig. 2) qui peut se déplacer verticalement sur des tiges guides 25 et qui est fixé à l'extrémité inférieure de la tige de piston verticale 27 d'un cylindre hydraulique 26 monté sur la traverse 11.
Lorsque la tige de piston 27 est repoussée vers le bas par la pression du liquide dans le cylindre 26, le point d'appui 24 du balancier 23 descend aussi et une poussée vers le bas est transmise du balancier par la biellette 21 au bras double 19 s'étendant à l'arrière du levier principal 7.
Le levier 7 est ainsi forcé de pivoter sur son couteau 6 de sorte que les branches latérales 7X pivotent. vers le haut, les couteaux 12 aux extrémités antérieures de celles-ci s'élevant dans les sièges 13 et le s mâts de charge sont soulevés en bloc pour dégager les butées coniques 36x des siè-
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ges coniques 36. La structure unitaire des mâts de charge 8, des mâts bas- culants 8x et du mécanisme associé supportant la charge est donc portée en- tièrement par les leviers de balance décrits jusqu'à présent.
Lorsque le liquide sous pression est relâché du cylindre 26, le logement servant de point d'appui 24 et le balancier 23 s'élèvent de nouveau permettant ainsi au levier principal 7 de pivoter sur son point d'appui en sens inverse des aiguilles d'une montre sur la Fig. 1 sous 1' action de la charge supportée par les couteaux 12. Les butées 36X retour- nent dans les sièges 36 de sorte que le poids de la structure unitaire précitée est de nouveau repris par le châssis du chariot et non plus par les leviers de balance.
A chaque branche latérale 7x est attaché un support dont un est visible en 37 et qui porte des butées à vis réglables suspendues 38.
Lorsque les supports 37 descendent avec les branches de levier 7X, ces butées à vis 38 viennent en contact avec les prolongements des bras de la traverse 11, ce qui oblige le levier principal à pivoter en sens inverse des aiguilles d'une montre sur ces butées 38 et ainsi les couteaux 6 et
12 se dégagent de leurs sièges respectifs 5 et 13 évitant donc la possibi- lité d'endommager ces sièges de couteaux du levier principal. Des vérins stabilisateurs prenant appui sur le sol sont prévus, un de ceux-ci étant désigné en partie en 39 et il est représenté actionnable par un cylindre
40 par l'intermédiaire d'un levier coudé 41.
Aux extrémités du balancier 23 opposées au couteau 22X se trou- ve un autre siège de couteau 28 qui est relié par une biellette 29 à un siège de couteau 30 sur un levier auxiliaire 31 de sorte que la charge sur le balancier est transmise à ce levier auxiliaire 31 qui prend appui en 32 sur un support fixe 33 solidaire de la traverse 11.
Le mécanisme décrit jusqu'à présent est exactement celui déjà décrit dans le brevet belge n . 512.853 et dans ce brevet, le levier auxiliaire 31 tire sur une bielle de liaison de manière à actionner le mécanisme indicateur du poids qui comporte un simple pendule résistant.
Dans le mécanisme représenté sur les dessins de la présente invention, le levier auxiliaire 31 a cependant un siège de couteau 34 à 1' extrémité du levier opposée au point d'appui 32 et il tire vers le bas une barre de liaison 35 tandis qu'au-dessus du levier auxiliaire 31 se trou ve un second levier 80 (voir aussi les Figs. 3, 4 et 5) prenant appui à une extrémité en 81 et pourvu d'un siège de couteau 86 à l'autre extrémité grâce auquel il tire vers le bas une barre de liaison 35a.
Les deux leviers 31 et 80 sont reliés par une barre 84a qui est articulée par des couteaux sur le levier 31 en 84 et sur le levier 80 en 85.
Les deux leviers 31 et 80 sont égaux mais étant appuyés aux extrémités opposées, ils pivotent en sens opposés l'un par rapport à l'autre La distance entre le point d'appui 32 et le siège 84 du levier 31 est donc égale à la distance entre le point d'appui 81 et le siège 85 du levier 80 et la distance entre les portées 85 et 86 du levier 80 est égale à la distance entre les portées 84 et 34 du levier 31 et la barre 84a relie les deux leviers de manière à les obliger positivement à pivoter seulement en sens opposés en plus de la transmission de la charge du levier 31 au levier 80.
La barre de liaison 35 ayant reçu la charge par une traction du levier 31 par l'intermédiaire de la portée 34, transfère sa charge à un levier supérieur 42 prenant appui en 43 et de ce levier 42 la charge est transmise par une bande 44 à une came 45 qui fait corps avec un pendule résistant 46 et un secteur denté 45a qui entraîne un axe 46a portant une aiguille indicatrice (non représentée). Pour le déplacement angulaire total du pendule résistant du zéro à la pleine capacité, cette aiguille est destinée à effectuer quatre révolutions complètes, le pendule résistant 46 pivotant en sens inverse des aiguilles d'une montre sur les dessins quand on y applique la charge.
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Tandis que la barre de liaison 35 tire sur le levier supérieur 42 et par suite sur le pendule résistant 46, la barre de liaison 35a du levier 80 est reliée à un second levier supérieur 42a prenant appui en 43a et qui se trouve sur le coté du levier 42 auquel il est semblable.
Une bande 44a relie le levier 42a à une came 45b faisant corps avec un second pendule résistant 46b qui est analogue au pendule résistant 46 sauf qu'il oscille en sens opposé lorsqu'on y applique une charge, c'est-à-dire dans le sens des aiguilles d'une montre sur les dessins.
Il est à remarquer que les deux leviers égaux 31 et 80 transmettent chacun la moitié de la charge appliquée au levier 31 par la biellette 29 depuis le balancier 23, la barre 84a divisant la charge entre les deux leviers 31 et 80 et les obligeant à pivoter ensemble en sens inverses de sorte que la charge est également transmise aux deux pendules résistants qui sont aussi forcés d'osciller en sens inverses.
Avec le chariot sur un terrain de niveau, aucune charge sur 1' organe supportant la charge et le levier principal de balance 7 supportant l'ensemble unitaire précité, l'aiguille indicatrice du mécanisme de pesage est au zéro, le poids de cet ensemble unitaire étant compris dans la tare.
La Fig. 4 montre particulièrement l'appareil de pesage fortement incliné latéralement vers la gauche et à cause des lois de la pesanteur, les pendules résistants essayent de prendre les positions représentées en pointillé sur le dessin et s'il leur était possible dele faire, l'aiguil- le indicatrice montée sur l'axe 46a tournerait pour occuper une nouvelle position parce que cet axe 46a est mis en rotation par le segment denté 45a faisant corps avec le pendule résistant 46 et l'aiguille n'indiquerait pas le zéro.
IL est par conséquent essentiel que les pendules résistants 46 et 46b soient toujours suspendus dans les positions représentées en traits pleins sur les dessins, quelle que soit l'inclinaison du chariot, par exemple s'il se trouve sur une surface non horizontale de sorte que l'aiguille indique le zéro lorsqu'il n'y a pas de charge sur l'organe supportant la charge du chariot.
Bien que sous l'effet d'une charge les pendules 46 et 46b pivotent en sens inverses, si le mécanisme est incliné, les deux pendules tendent à.tourner dans le même sens. Cela signifie un déplacement en sens inverses des deux leviers 31 et 80 ce qui est évidemment positivement impossible à cause de la liaison par la barre 84a. La tendance des pendules à pivoter dans le même sens est donc contrecarrée et l'aiguille reste au zéro indépendamment de l'inclinaison du mécanisme dans son ensemble. Ceci supprime non seulement la nécessité du réglage du zéro mais encore réduit la nécessité des vérins stabilisateurs.
Sur la Fig. 6, le cadran est désigné par 47 et il se trouve derrière un panneau de verre 47X et il est représenté monté sur un bossage 50 qui traverse le panneau et porte un bouton moleté 51 qui permet de faire tourner le cadran 47, suïvant les nécessités, pour régler le zéro du cadran sur l'aiguille indicatrice comme lorsqu'on effectue le tarrage pour tenir compte du poids de plateaux ou l'équivalent, de sorte que l'aiguille indique les poids nets. Comme il a été expliqué ci-dessus, le segment denté 45a faisant corps avec le pendule résistant 46 fait effectuer à l'axe 46a et à une aiguille indicatrice (non représentée) qu'il porte, quatre révolu- tionscomplètes pour une oscillation complète du pendule résistant du zéro à la pleine capacité.
Une seconde aiguille indicatrice 48 (Fig. 3) se meut avec le pendule résistant 46 devant un cadran associé 49 suivant le mouvement angulaire du pendule résistant 46. Ce cadran 49 et l'aiguille 48 enregistrent le nombre de révolutions de l'axe 46a et de son aiguille.
Bien qu'on ait décrit un mécanisme de pesage suivant la présente invention dans son application à un chariot élévateur, il est évident qu'on peut développer des considérations analogues pour toutes les applica- tions d'un appareil de pesage du type à pendule résistant qui doit pouvoir être utilisé lorsqu'il n'est pas absolument vertical, et que l'invention est
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également applicable dans ces conditions.
REVENDICATIONS
1.- Appareil de pesage du type précité comprenant deux pendules résistants qui pivotent en sens inverses sous l'effet d'une charge, deux leviers séparés grâce auxquels la charge est transmise aux pendules résistants respectifs, ces deux leviers étant égaux et se trouvant l'un au-dessus de l'autre pour pivoter dans des plans verticaux et prenant appui aux extrémités opposées aux points d'où la charge est transmise et qui sont équidistants de leurs points d'appui respectifs, ce qui fait qu'ils sont forcés de pivoter ensemble en sens inverses lorsqu'on applique une charge à l'un d'eux et par conséquent, les pendules résistants sont asservis de la même manière et les leviers et les pendules résistants sont aussi positivement empêchés de pivoter dans le même sens.
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