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Il est connu de réduire le rayon de courbure d'un cintre de tube à 1800 en épingle à cheveux par compression dudit cintre, entre des ma- trices, généralement à faces parallèles, qui rapprochent les branches rec- tilignes du cintre, l'opération étant précédée d'un chauffage judicieux de certaines régions du cintre à traiter.
La présente invention a pour objet la fabrication d'un cintre à tubulure, c'est-à-dire d'un cintre présentant dans la région cintrée un raccord de tube qui donne finalement une forme de tube en Y, par compres- sion d'un cintre de tube (dont le rayon est initialement supérieur à ce- lui du cintre à tubulure final que l'on désire obtenir) entre des matrices convenablement cintrées et conformées de manière à obtenir pendant l'opé- ration de rapprochement des branches un refoulement du métal du cintre dans la région extérieure où doit se former la tubulure.
Conformément à l'invention, le cintre de tube initial rempli de sable ou non, peut être bhauffé à une température convenable dans la ré- gion extérieure du cintre, et à une température supérieure à l'endroit où l'on veut obtenir la tubulure. Ce cintre est alors placé entre deux ma- trices conformées de manière à présenter un léger épaulement vers la ré- gion externe du cintre. Ces demi-matrices laissent entre elles lorsqu'el- les sont rapprochées, un orifice dans la région extérieure du cintre, ori- fice dans lequel se trouve refoulé, par la compression, le métal du cintre, ce qui forme un bulbe, lequel est ultérieurement ouvert et conformé en tu- bulure.
Dans une variante du procédé, au lieu de comprimer le cintre ini- tial tel qu'il se présente, on commence par ménager une ouverture dans la région extérieure de ce cintre à l'endroit où l'on veut obtenir la tubulu- re. On introduit alors éventuellement dans cette ouverture un mandrin, avant l'opération de compression entre les demi-matrices, de manière à em- pécher l'épaississement de la paroi dans la région interne du cintre et faire que le métal refoulé remonte le long de ce mandrin pour constituer directement la tubulure pendant l'opération de compression.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés don- nés à titre d'exemple, fera mieux comprendre la façon dont l'invention peut être réalisée.
Les fig. 1 à 5 sont relatives à un premier mode de réalisation.
Les figs. 6 à 8, à un second.
La fig. 1 représente le cintre à traiter.
La fig. 2 montre le même cintre placé entre les matrices qui vont le comprimer.
La fig. 3 représente le cintre de la fig. 2 après compression,
La fig. 4 est une vue de la fig. 3 en bout du côté de la tubulure du cintre.
La fig. 5 est une vue en coupe du cintre à tubulure obtenu.
La fig. 6 est une vue en coupe du cintre à traiter.
La fig. 7 représente le même cintre placé entre les matrices.
La fig. 8 représente le cintre après compression et rapprochement des matrices.
Le cintre,à traitera, dont l'intervalle entre les branches est légèrement supérieur à celui du cintre final à tubulure que l'on désire obtenir, préalablement empli de sable, ou non, est chauffé à la tempéra-
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ture convenable dans la région A hachurée de la fig. 1. La région quadril- lée B correspondant à la région du cintre où l'on veut obtenir la tubulure est chauffée à une température supérieure. Eventuellement, des zones D et C, situées dans la région interne du cintre, sont chauffées.
Le cintre, maintenu entre deux plateaux parallèles b et ± (fig. 4) se trouve placé entre deux matrices coulissantes d et e, qui viennent s'ap- pliquer contre les branches rectilignes du cintre comme on le voit fig. 2, et qui présentent une partie cintrée E se prolongeant au delà du cintre et qui conformera le métal refoulé. La région interne du cintre peut être sou- tenue au moyen d'une matrice f placée, comme on le voit fig. 2, entre les branches du cintre et prenant appui sur la région interne de ce dernier.
Cette matrice f est fixée sur la plaque ou table de travail b.
Les deux matrices d et e peuvent se rapprocher dans le sens des flèches F de la fig. 2 de manière à comprimer le cintre et provoquer le re- foulement du métal en g pour former un bulbe, comme on le voit sur la fig.
3. Les matrices d et e sont conformées de manière que subsiste entre elles dans leur position de rapprochement maximum, un orifice h comme on le voit fig. 4, dans lequel se conforme le bulbe de section par exemple circulaire.
Il suffira d'ouvrir ce bulbe, comme on le voit fig. 5, pour obtenir le cin- tre à tubulure i. Eventuellement la tubulure i peut être ultérieurement conformée et calibrée, pour être amenée aux dimensions de la tubulure finale que l'on désire obtenir.
Dans une variante du procédé, on ménage dans le cintre initial a que l'on désire traiter, une ouverture , circulaire de préférence, comme on 'le voit fig. 6, à l'endroit où l'on veut obtenir la tubulure. La présence de cette ouverture peut faciliter le refoulement du métal en forme de tubu- lure pendant la compression. On peut aussi, éventuellement, introduire, pen- dant l'opération de compression, dans l'ouverture j un mandrin calibré com- me on le voit fig. 7, en sorte que, lors de la compression exercée dans le sens des flèches F des matrices d et e. le métal du cintre refoulé monte com- me on le voit sur la fig. 8 le long du mandrin k pour constituer directement une tubulure 1.
En outre, le mandrin.!. qui enserre entre lui et la matrice f (lorsqu'on utilise une matrice telle que f) ce qui peut n'être pas indis- pensable) le métal du cintre situé dans la région interne G de ce dernier, empêche un épaississement du métal de cette région G pendant le rapprochement des matrices et l'excès de métal qui résulte de la compression reflue vers la région extérieure du cintre, en sorte que l'on obtient une tubulure à lè- vres plus hautes 1.
Au lieu de se servir des matrices d et e s'appliquant parallèlement sur les branches rectilignes du cintre à traiter a, on pourrait utiliser des matrices à faces obliques c'est-à-dire inclinées sur la direction des bran- ches rectilignes, de manière que la compression commence par s'exercer vers la région externe du cintre. Ces matrices, à application oblique, pourraient d'ailleurs être articulées de manière à se redresser au cours de la compres- sion et occuper finalement la position dite "parallèle" représentée sur les fig. 3 et 8, dans lesquelles leurs faces d'appui redeviennent parallèles à la direction des branches rectilignes du cintre;
Il va de soi que des modifications de détail pourraient être appor- tées à la réalisation de cette invention sans pour cela sortir de son cadre.
REVENDICATIONS.
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