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GODETS RACLEURS.
La présente invention concerne des perfectionnements aux godets racleurs destinés à l'enlèvement des déblais ou des boues, et elle se propose de réaliser un godet se chargeant automatiquement et grâce auquel on peut en- lever rapidement des matières, comme des déblais ou de la pierraille dans une mine de charbon, d'un emplacement quelconque tel qu'un front de taille et les accumuler dans un autre emplacement, comme par exemple dans un remblai laté- ral de galerie ou murette le long d'un front aligné exploité par la méthode des grandes tailles chassantes.
Le godet racleur suivant l'invention comprend deux parois longitu- dinales opposées dont les bords inférieurs sont relevés vers leur extrémité postérieure, des moyens situés vers leur extrémité antérieure en vue de la fixation d'un câble, un élément en forme de pelle situé vers ladite extrémité postérieure et s'étendant vers le haut et vers l'arrière entre les parois la- térales,et des moyens situés vers l'extrémité postérieure en vue de la fixa- tion d'un autre câble,
la disposition étant telle qu'une traction exercée vers l'arrière par l'intermédiaire du second câble sur les moyens mentionnés en dernier lieu provoque le basculement du godet autour de la ligne de jonction de la partie relevée avec la'partie restante des parois latérales et l'amène dans une position d'équilibre dans laquelle le godet repose sur lesdits bords relevés.
De préférence, l'élément en forme de pelle est constitué par une plaque présentant à son extrémité supérieure une lame racleuse dirigée vers le haut et vers l'arrière et inclinée d'un angle compris entre 20 et 60 et de préférence entre 20 et 30 par rapport à la base du godet. L'extrémité supé- rieure et postérieure de la lame est recourbée vers l'extérieur et vers l'ar- rière et est en forme de biseau, et la plaque peut être munie à sa partie infé- rieure de patins d'affouillement. La plaque peut être parallèle aux dits bords relevés et montée sur eux de façon rigide.
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Les parois longitudinales peuvent être incurvées ou recourbées la- téralement l'une vers l'autre à l'une ou (et) l'autre des extrémités et être convenablement reliées l'une à l'autre par un élément présentant une partie recourbée vers l'extérieur et vers l'avant, ledit élément pouvant consister en un tuyau courbe. Un bourroir, monté vers l'extrémité antérieure du godet, a de préférence une forme en coin dont le sommet est dirigé vers l'avant ; peut consister en deux parties montées sur la partie antérieure du tuyau et in- clinées l'une par rapport à l'autre.
Lorsque le godet est halé ou tiré vers l'avant, il entraîne avec lui une charge de matière et lorsqu'on le tire vers l'arrière il oscille en dé- posant sa charge, après quoi on le retire pour lui permettre de prendre une nouvelle charge. Lorsqu'on le tire de nouveau vers l'avant, il entraîne avec lui la nouvelle charge et le bourroir qui est disposé à l'extrémité antérieure du godet fonctionne de manière à tasser dans le remblai la matière déjà déposée lors d'une opération antérieure.
Le dispositif de halage peut comprendre un double treuil et un le- vier mobile qui, selon sa position, assure l'entraînement de l'un ou l'autre treuil. L'une des extrémités du godet est attachée à un câble métallique s'en- tourant autour de l'un des treuils, tandis que l'autre extrémité du godet est attachée à un second câble s'enroulant autour de l'autre treuil. Par suite, lorsqu'on actionne l'un des treuils, le godet se déplace dans un sens, tandis qu'il se déplace dans le sens inverse lorsqu'on actionne l'autre treuil.
Les treuils de halage peuvent être situés en des points à l'écart du trajet suivi par le godet par exemple dans la voie de roulage de la galerie, de sorte que l'opérateur peut procéder au transfert des déblais du front de taille à un remblai, tout en étant en sécurité.
On va maintenant décrire à titre d'exemple deux modes de rélisation du godet selon l'invention, en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: la fig. 1 est une vue en plan d'une première forme de godet, la fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1, la fig. 3 est une vue en coupe du godet dans deux positions diffé- rentes, la fig. 4 est une vue en plan d'une deuxième forme de godet , et la fig. 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4.
Le godet représenté sur les figs. 1 à 3 comporte deux parois la- térales 1, 2 qui sont recourbées vers l'intérieur à leurs extrémités postérieu- res et antérieures et dont chacune présente un bord inférieur relevé tel que 1A à son extrémité postérieure et 1B à son extrémité antérieure. Le fond du go- det est ouvert.
A l'extrémité antérieure du godet, les parois 1 et 2 sont reliées l'une à l'autre par un tuyau courbe 3. aplati à ses extrémités et soudé sur les parois et qui porte, en son milieu une patte .4, à laquelle est destiné à être attaché un câble, et un bourroir formé de deux parties 5A, 5B inclinées l'une par rapport à l'autre.
Vers l'extrémité postérieure du godet est disposé un élément en forme de pelle 6, maintenu entre les parois 1 et 2 et se dirigeant vers l'ar- rière et vers le haut. Ledit élément est muni d'une plaque en surplomb 7 et chargé au moyen d'un certain nombre de blocs 8 présentant la forme de doigts ou indentations. L'extrémité postérieure du godet est munie de pattes des- , tinées à servir de moyen de fixation pour un second câble métallique.
La hauteur de chaque patte 2 et la disposition générale sont tel- les que lorsque le godet se trouve dans la position représentée en traits pleins sur la fig. 3 et qu'on exerce une traction vers la droite au moyen du câble 13, le godet bascule autour de la ligne de jonction entre la partie re- levée 1A et la partie restante de la paroi 1, le poids des divers éléments du
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godet étant déterminé de manière que ce dernier vienne reposer dans la posi- tion représentée en traits mixtes sur la figo 3 et dans laquelle le bord in- férieur de la partie relevée 1A repose sur le sol et la masse de matière 15 soit déposée à travers le fond ouvert.
Le câble 13 est attaché aux pattes 2 de sorte qu'on puisse hâler le godet vers l'arrière, tandis qu'un autre câble 14 est attaché à la patte 4 de sorte qu'on puisse hâler le godet vers l'avant. Pour saisir une charge de matière, on tire le godet vers l'arrière sur le sol tandis qu'il repose sur la partie relevée lA et on titre le godet dans cette position jusqu'à ce qu'il atteigne le tas de matière qu'on désire transporter dans un autre endroit.
On cesse d'exercer la traction sur le câble 13 tandis qu'on tire sur le câble 1 de façon à faire basculer le godet pour le ramener dans la position représentée en traits pleins sur la fig. 3 En continuant à exercer une traction sur le câble 14, on déplace vers l'avant le godet et sa charge, jusqu'à ce qu'il atteigne l'endroit où l'on désire déposer cette dernière, en cessant à ce moment d'exercer une traction sur le câble 14 et en tirant sur le câble 13.
Lorsqu'on procède à une série d'opérations successives, à la fin d'une course vers l'avant, le poussoir 5A, 5B bourre la matière déjà déposée lors d'une opération précédente et, en cessant d'exercer une traction sur le câble 14 et en tirant sur le câble 13, on fait basculer le godet de façon à abaisser son extrémité postérieure et à soulever son extrémité antérieure et par suite à déposer sa charge de matière. Une traction exercée ensuite sur le câble 13 ramène le godet vers l'arrière, puis on répète la série de ces opéra- tions jusqu'à ce que toute la matière ait été enlevée.
Les fige 4 et 5 représentent une variante du godet, destinée à faciliter le chargement automatique du godet lorsqu'il rencontre une impor- tante quantité de matière sur laquelle il ne peut passer. Cette'forme de godet est congue de manière qu'il puisse fouiller dans la masse de matière jusqu'à ce que la masse soit suffisamment réduite pour lui permettre de passer par dessus le sommet de la masse, de l'autre côté de celle-ci.
Ce godet comprend également deux parois latérales 1 et 2 de même forme générale que celles représentées sur les figs. 1 à 3 et reliées entre elles par un tuyau courbe 3, portant une patte ¯4 et des bourroirs 5A et 5B La plaque est parallèle aux bords relevés et est disposée à leur voisinage.
Toutefois,l'extrémité postérieure du godet est modifiée. Dans ce cas l'élément en surplomb 7 est omis et la pelle 6 de la fig. 2 est rempla- cée par une épaisse tôle d'acier 10 présentant une lame racleuse 11 et portant une patte 12 à laquelle s'attache un câble 13.L'angle formé par la plaque 10 et la lame 11 par rapport à la base du godet peut être compris entre 20 et 60 , et l'on a constaté qu'un angle de 27 environ convenait particulièrement.
L'extrémité supérieure postérieure de la lame est recourbée vers l'arrière et vers l'extérieur et en forme de biseau, et la plaque est munie de patins d'affouillement 15.
Lorsqu'on titre le godet vers l'arrière, il bascule de sorte que le bord inférieur de la partie 1A relevée glisse sur le sol, tandis que le câble 13 est à peu près parallèle au sol. Lorsque le godet rencontre une masse de matière, le bord aigu 11 pénètre dans celle-ci jusqu'à ce qu'il atteigne une position pour laquelle une traction exercée sur le câble 13 force le go- det à basculer autour du bord antérieur du bord aigu 11 par suite de la ré- sistance offerte par la matière. On cesse alors d'exercer une traction sur le câble 13 et l'on tire dans le sens opposé sur le câble 14. Le godet fonctionne alors comme une pelle à chargement automatique et la matière tombe dans le go- det. Le reste du fonctionnement est semblable à celui décrit à propos des figs. 1 à 3.
Après que la masse de matière a diminué dans une mesure suffisan- te pour que le godet puisse passer sur le sommet de la masse, le mode de fonc- tionnement du godet est exactement le même que celui décrit à propos des figs.
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