<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE POUR EXECUTER DES CORPS CREUX, EN PARTICULIER A PAROIS MINCES, PAR
MATRICAGE.
L'invention concerne l'exécution de corps creux, notamment à pa- rois minces, par matriçage. Ce procédé peut comprendre d'une part, l'exécu- tion d'un corps en forme de manchon où la matière appelée à former la paroi du manchon remonte autour du poinçon, comme cela se produit dans le procédé de matriçage à écoulement (procédé d'écoulement à godet) et, d'autre part, l'exécution d'un corps creux à matricer par un poinçon qui pénètre dans le lingot situé dans la matrice, ou encore, l'exécution d'un corps creux à ap- pendices boudinés par le procédé d'extrusion, la disposition étant telle que la "cuvette" formée par le lingot à extruder demeure en tant que paroi du corps creux ;
finalement, le procédé selon l'invention peut englober une com- binaison quelconque de deux parmi les possibilités susindiquée's, ou toutes les trois. Le procédé selon l'invention est applicable au travail à chaud comme au travail à froid.
Une difficulté commune à tous les procédés ci-dessus consiste en ce que le poingon ne peut être retiré du creux qu'avec difficulté. Selon l'in- vention, on obvie à cette difficulté par le fait que le poinçon est précédé d'une plaque, en particulier d'une plaque mince, qui dépasse latéralement sa face en bout, et qui demeure dans le corps creux, en tant que plaque perdue, après le matriçage. Ceci assure un certain jeu entre la paroi intérieure du corps creux et le poinçon proprement dit, de sorte que ce dernier peut être retiré sans difficulté.
L'emploi de plaques de matriçage de grande épaisseur, de 60 mm. par exemple, est connu en soi. Celles-ci sont constituées en acier à outils de haute qualité et résistant à la chaleur, ces plaques étant appelées à ser- vir pour plusieurs opérations de matriçage. Dans le cas présent, où la plaque demeure dans la pièce matricée,.et ne sert donc qu'une fois, il suffit d'em-
<Desc/Clms Page number 2>
ployer de faibles épaisseurs et d'utiliser une matière moins précieuse.
Dans un mode d'exécution avantageux de l'invention, la plaque perdue peut être constituée par une cuvette (calotte de tôle) dont les bords dépassent ceux de la face en bout du poinçon. Afin de maintenir la plaque ou la cuvette d'une façon concentrique par rapport au lingot, ceci dans le but d'assurer l'uniformité voulue de la paroi du corps creux, il est indi- qué d'employer un lingot ou ébauche dont la face tournée vers le poinçon est munie d'un forage concentrique peu profond, destiné à recevoir la pla- que ou calotte. Une autre variante avantageuse consiste à placer devant le poinçon un disque ou flan circulaire de tôle, dont le bord, qui dépasse le poinçon, se retrousse à la manière d'une cuvette autour du bord antérieur de celui-ci, au début du matriçage.
Etant donné que dans le cas du disque ou de la cuvette intercalés devant le poinçon il s'agit d'épaisseurs relativement réduites, il sera in- diqué de refroidir ces éléments, lors du matriçage, au moyen d'un liquide réfrigérant convenable amené et évacué à travers le poinçon. A cette fin, le' poinçon sera utilement muni sur sa face en bout de gorges de refroidissement spirales ou radiales par exemple, dans lesquelles débouchent des canaux lon-. gitudinaux pour l'amenée et l'évacuation du liquide réfrigérant.
A titre d'exemple d'application de l'invention, on a représenté dans les dessins un procédé d'extrusion par lequel on exécute un corps creox à appendice boudiné en extrudant un boudin à travers l'orifice de la filière, cependant que la cuvette" de l'ébauche demeure dans la chambre de compres- sion, pour former la paroi du corps creux à exécuter. Toujours à titre d'exem- ple, on a représenté dans les dessins annexés une presse, à savoir :--
La fig. 1 représente la presse au début du matriçage,, en utili- sant une plaque à matricer perdue.
La fig. 2 représente cette presse dans une phase ultérieure de cette même opération.
La fig. 3 montre l'emploi d'une calotte de tôle au lieu du dis- que plat.
Les fig. 4 et 5 montrent l'emploi d'un disque de tôle intercalé devant le poinçon.
Selon la fig. l, la chambre de compression cylindrique 1 d'une presse à filer est obturée par une filière 2 munie d'un orifice d'extrusion 3. Dans cette chambre de compression est disposée une ébauche 4 dont la face en bout tournée vers le poinçon 5 présente un forage borgne concentrique 6.
On introduit dans ce dernier une plaque de matriçage 7, de façon qu'elle soit intercalée entre la face en bout du poinçon 5 et le fond du forage. Le poin- gon présente sur sa face en bout des gorges de refroidissement radiales 8, dans lesquelles débouchent les canaux d'amenée et d'évacuation 9 pour le li- quide réfrigérant. La descente du poinçon 5 avec la plaque 7 (fig. 2) donne lieu, d'une part à l'extrusion d'un appendice boudiné 10 à travers l'orifice 4 de la filière 2 et, d'autre part, à la formation de la paroi 11 du corps creux à exécuter, paroi qui demeure dans la chambre de compression.
En raison de la différence de diamètre entre la plaque 7 et le poinçon 5, il s'établit entre ce dernier et la paroi résiduelle 11 un intervalle 12, qui permet de retirer le poinçon 5 sans difficulté après le matriçage, cependant que la pla- que 7 demeure dans la pièce matricée en tant que plaque perdue.
Dans la variante selon la fig. 3, le poinçon 5 est précédé non pas d'une plaque 7, mais d'une calotte en tôle 13, dont le bord 14 recouvre l'arête antérieure du poinçon. L'épaisseur du bord 14 détermine l'intervalle de jeu 12 entre la paroi 11 et le poinçon 5. Finalement, dans la fig. 4, on dispose devant le poinçon 5 un disque de tôle 15 dont le bord dépassant 16 se retrousse vers l'arrière par-dessus du bord antérieur du poinçon à la ma- nière d'une calotte, comme représenté dans la fig. 5.