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PROCEDE DE FABRICATION D'UN TUBE CATHODIQUE.
L'invention concerne un procédé de fabrication d'un tube cathodique à écran luminescent, ainsi qu'un tube cathodique fabriqué par ce procédé,
Dans les tubes cathodiques comportant un écran luminescent sur lequel un pinceau électronique mobile trace des images, il est murant de recouvrir cet écran, sur la face opposée au spectateur, d'une couche métallique. Cette couche doit évidemment être suffisamment mince pour permettre le passage des électrons, car ceux-ci doivent tracer l'image sur l'écran, qui, vu à partir de la cathode, se trouve derrière la couche métallique.
Cette couche métallique'.doit assurer plusieurs fonctions. C'est ainsi qu'elle doit empêcher les ions, qui se produisent inévitablement malgré une évacuation rigoureuse, de toucher l'écran luminescent et d'y provoquer des phénomènes désagréables. De plus, elle fait office de réflecteur pour la lumière qui est rayonnée par l'écran vers le coté opposé au spectateur.
En ce qui concerne cette dernière particularité, la couche métallique doit être aussi lisse que possible du côté tourné vers les spectateur. Il est très difficile d'obtenir une telle surface lisse, car l'écran luminescent présente naturellement une structure granuleuse. On a déjà proposé plusieurs procédés pour obtenir, malgré la surface rugueuse de l'écran un surface lisse de la couche métallique. Un procédé donnant d'excellents rédultats et donc fréquemment utilisé, consiste à fermer la surface de l'éeran avant l'application de la couche métallique, par une couche intermédiaire, quin ne comporte pas d'irrégularités..De préférence, on utilise pour cette couche intermédiaire une substance formant une pellicule, par exemple de la nitrocellulose.
Toutefois, on a aussi proposé d'autres substances, par exemple du trioxyde de bore. Comme, en général, cette couche intermédiaire cause des difficultés pendant le fonctionnement du tube, on a proposé-de vaporisér et/ou de brûler la couche intermédiaire après l'application de la couche métallique, dans une atmosphère contenant de l'oxygène, par exem-
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ple 1 'air. Il se forme alors des produits gazeux, qui s'échappent tant par les côtés latéraux de l'écran que par les petites ouvertures que -comporte toujours la couche métallique.
Pendant l'application de la matière de la couche intermédiaire, une partie de cette matière parvient presque toujours sur la paroi latérale du tube cathodique. Par "paroi latérale" il y a lieu d'entendre ici la partie de la paroi du tube qui se raccorde au support de l'écran luminescent et qui ne fait pas office de fenêtre pour l'observation de l'image. C'est en particulier'le cas lorsqu'on applique la couche intermédiaire par décantation d'une solution flottant sur un liquide, par exemple de l'eau, cett e solution étant la matière de 'la couche intermédiaire, par exemple de la nitrocellulose dans du butyl-acétateo Pendant la décantation, la solution flottante lèche la surface à recouvrir et y laisse subsister une mince couche de la matière de'la couche intermédiaire.
En même temps, - des parties'de la paroi latérale se recouvrent évidemment aussi d'une mince couche de la matière de la couche intermédiaire.
Or, la formation d'une telle couche intermédiaire sur la paroi latérale d'un tube cathodique présente un grand inconvénient. En effet, lors de l'application de la couche métallique sur l'écran luminescent une partie de la paroi latérale se recouvre souvent ; aussi, de métal. Dans certains cas, ceci est même désirable et ce recouvrement est intentionnellement favorisé. En effet, lorsque la paroi latérale est en -erre, ou en une autre matière non conductrice, par exemple dn quartz, il est désirable de recouvrir cette paroi d'une couche conductrice pour blinder l'intérieur du tube contre les¯influences électriques extérieures, ainsi que pour éviter la charge électrique de la paroi non conductrice..
Or, pendant le chauffage servant à enlever la couche intermédiaire de l'écran luminescent, la matière de la couche intermédiaire se trouvant sur la paroi latérale du tube, se vaporise ou brûle. Toutefois, contrairement à la couche métallique qui se trouve sur l'écran, la couche métallique recouvrant la paroi latérale s'écaille facilement. On pourrait éviter cet écaillement, qui est nettement dû à la mtière de la couche intermédiaire parvenue sur la paroi latérale, en enlevant cette matière avant l'application du métal. Cet enlèvemeht qui ne peut s'effectuer en général que par brossage, présente de nombreuses difficultés.
En effet, lorsque le tube cathodique a une forme spéciale, par exemple comme c'est d'usage actuellement, la forme d'une pyramide à fenêtre d'image rectangulaire, toutes les parties de la paroi latérale du tube ne sont pas facilement accessibles. De ce fait, le brossage demande une habileté particulière de l'ouvrier et/ou des outils spéciaux.
L'invention permet d'éviter l'écaillement du métal sur ; paroi latérale du tube cathodique sans llihterwention d'un procédé nécessitant le brossage de ladite paroi.
Le procédé conforme à l'invention, pour fabriquer des tubes cathodiques dont l'écran luminescent est recouvert, sur la face opposée au spectateur, d'une couche métallique avec interposition drune couche intermédiaire qui doit être enlevée par chauffage après l'application de la couche métallique, est caractérisé en ce qu'au moins la partie de la paroi latérale où se fixe la matière de la couche intermédiaire momentanée, est recouverte,avant l'application de la couche intermédiaire, d'une couche à structure en forme de labyrinthe.
Par "couche à structure en forme de labyrinthe" il y a lieu d'entendre une configuration de cette couche comportant des ouvertures qui communiquent en grande partie entre elles. La couche peut être par exemple en une matière granuleuse. Entre les grains se trouvent évidemment des ouvertures qui communiquent entre elles.
La nature de la matière de la couche intermédiaire a peu d'importance, la seule condition'essentielle est qu'elle assure une structure en forme de labyrinthe. On peut donc utiliser des substances qui au point de vue vide, ne suscitent pas de difficultés. Des matières pulvérulentes
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appropriées sont:, par exemple, l'alundum, le sable, ou le sulfure de zinc.
Dans de nombreux cas, il est avantageux d'utiliser la même substance lumi- nescente que celle dont est composé l'écranluminescent. Ceci assure en outre l'avantage que lorsqu'une partie de cette poudre parvient accidentel- lement sur l'écran luminescent, il n'en résulte pas de suites fâcheuses.
La poudre esten effet la même que celle de l'écran, elle est donc excitée par les électrons et émet le même rayonnement. Pour des raisons qui seront expliquées par la suite, il n'est pas nécessaire que les gradiss de la matière luminescente de la couche appliquée sur la paroi latérale, soient aussi rapprochés que ceux de l'écran luminescent. Donc, pour une surface déterminée de la paroi latérale, on peut utiliser moins de poudre que pour une même surface de l'écran luminescent.
La Demanderesse a constaté que la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention supprime l'écaillement'de métal sur la paroi laté- rale du tube cathodique. L'effet de la couche à structure en forme de labyrinthe peut probablement s'expliquer comme suit :
Lorsqu'on n'utilise pas une couche à structure en forme de labyrinthe, la paroi latérale du tube est recouverte directement par la matière de la couche'intermédiaire momentanée. Lorsqu'on appliquer ensuite la couche métallique sur l'écran luminescent, et que l'on recouvre ainsi de métal la couche intermédiaire de la paroi latérale, la matière de la couche intermédiaire est enfermée entre la paroi du tube et la couche métallique.
Pendant le chauffage, nécessaire à l'enlèvement de la couche intermédiaire de l'écran luminescent, la matière de la couche intermé- diaire de la paroi latérale brûle et/ou se vaporise. Les gaz qui en ré- sultent doivent percer la couche métallique à l'endroit où ils sont for- més. Là où la couche métallique est rigoureusement fermée, ce percement est impossible. Il en résulte qu'en ces endroits, les gaz écartent la cou- che métallique de la paroi.
Lorsque, conformément à l'invention, on uti- lise sous la couche intermédiaire de la paroi latérale une couche à struc- ture en forme de labyrinthe', pendant la vaporisation, la matière de la cou- che intermédiaire à l'occasion de se diriger à travers les ouvertures pré- vues dans le labyrinthe, vers les Endroits où la couche métallique laisse passer les gaz tout comme c'est le cas pour les gaz qui sont formés par la vaporisation de la matière de la couche intermédiaire appliquée sur l'écran luminescent. On obtient donc, sur la paroi latérale du tube, une couche métallique lisse, cohérente et adhérente.
Comme il a déjà été mentionné, on peut utiliser pour la couche appliquée sur la paroi latérale, des matières pulvérulentes. Celles-ci peu- vent être appliquées sur la paroi de verre d'une façon très simple, par exemple, par pulvérisation. Parfois, il sera nécessaire de recouvrir la paroi de verre d'un liant pour faire adhérer la poudre. Si l'écran lumi- nescent est formé par sédimentation, la paroi latérale est généralement recouverte d'une quantité suffisante du liant utilisé pour fixer la matiez re luminescente de l'écran. Si l'écran luminescent est'appliqué sans l'inter- vention d'un liant ou. que la quantité de liant parvenant sur la-paroi laterale n'est pas suffisamment grande, on peut prévoir- un liant additionnel en rinçant la paroi latérale avec une solution diluée de liant.
A cet effet, on utilisera, par exemple, une solutionne silicate de potassium.
On peut aussi mélanger la poudre de la couche à appliquer sur la paroi latérale, abec un liant approprié, ou bien englober cette poudre dans un tel liant.
De préférence, la couche métallique de l'écran luminescent est appliquée par vaporisation d'une certaine quantité de métal et cette vaporisation provoque en même temps la formation de la couche métallique sur la paroi latérale du tube. Toutefois, le procédé conforme à l'invention n'est nullement lié à la vaporisation d'un métal.
La fabrication d'un tube cathodique demande évidemment plus de stades que ceux décrits. Ces stades, par exemple le soufflage de l'ampoule, la fabrication du système d'électrodes, le scellement du système d'é-
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lectrodes dans le tube, la fermeture' et le pompage du tube, ainsi que l'application du pied et des broches, n'ont aucune importance pour la compréhension de l'invention. Ces parties du processus de fabrication de tubes cathodiques auxquels on applique le procédé conforme à l'invention ; peuvent donc être réalisées suivant les procédés connus et utilisés jus- qu'à présent.