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PERFECTIONNEMENTS AUX SYSTEMES DE SYNCHRONISATION APPLICABLES AU MATERIEL DE
LIAISON SECRETE A IMPULSIONS
On connaît le système de transmission de messages de télégraphie, de télétype ou de téléphonie. dit à impulsions codées,, dans lequel le signal transmis se compose d'une suite dimpulsions d'amplitude 0 à 1 (Q et 1 dési- gnant conventionnellement deux amplitudes quelconques constantes). Un tel système pose le problème de synchronisation entre l'émetteur et le récepteur, problème qui peut être résolu en soi de différentes manières et qui a regu des solutions appropriées dans les réalisations connues du système en question.
On connaît d'autre part du brevet belge de la Demanderesse du 26
Janvier 1953 pour "PROCEDE ET DISPOSITIF DE CHIFFRAGE DE CERTAINS TYPES DE
LIAISONSPAR IMPULSIONS" un système permettant de chiffrer les messages trans- mis par impulsions codées, en transmettant notamment entre l'émetteur et le récepteur une suite dimpulsions dont l'ordre d'amplitudes est essentiellement- changé par rapport au signal clair.
Cette disposition permettant le secret de message présente l'in- convénient de perturber les signaux de synchronisation de façon telle que les moyens de synchronisation à la réception ne peuvent plus apérer rapide- ment, de sorte que le temps nécessaire pour l'établissement du synchronisme occupe une partie trop importante du temps total d'exploitation de la liaison.
@ La présente invention., système J.P. VASSEUR, vise un système de synchronisation incorporé dans le dispositif de transmission chiffrée ci-des- sus et évitant l'inconvénient exposée par la réduction du temps d'établisse- ment du synchronisme à une valeur négligeable en ce qui concerne la qualité des conditions d'esploitation.
Les figures 1 et 2 représentent respectivement les schémas d'un ' émetteur et d'un récepteur de liaison chiffrée à impulsions codées, incorporant les perfectionnements apportés par l'invention.
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Afin de mieux comprendre l'invention, on décrira d'abord , en se référant à ces figures, les principes du système connu, faisant abstraction des éléments nouveaux apportés par l'invention.
Un émetteur du système multiplex à impulsions codées comprend un échantillonneur 1 prélevant N échantillons par seconde sur chacune des n voies incidentes, puis un codeur 2 délivrant pour chaque impulsion incidente un groupe de p impulsions d'amplitude 0 ou 1, ce groupe caractérisant l'amplitude de l'impulsion incidente suivant un code convenu.
La synchronisation est effectuée en donnant un caractère particulier à l'une des impulsions transmises ; on supposera que le signal de synchronisation est obtenu en transmettant à la place de la dernière impulsion de code de la dernière voie un signal engendré localement en 4 et composé d'une suite déterminée de r impulsions de fréquence de récurrence N, par exemple une suite d'impulsions d'amplitude égale alternativement à 0 et 1 (dans ce cas r = 2). Ce signal est inséré d'une façon quelconque dans la suite. d'impulsions transmises, par exemple dans l'élément 3 comprenant en série un interrupteur électronique supprimant la dernière impulsion de la dernière voie puis un additionneur qui insère à la place les impulsions engendrées en 4. Le signal ainsi obtenu module l'émetteur radio 6.
Par ailleurs un oscillateur pilote 8 à la fréquence Nnp et un diviseur de fréquence 7 fournissent les différentes impulsions de commandé nécessaires, à fréquence N pour l'échantillonneur 1 et à fréquence Nn pour le codeur 2.
Les éléments 1 et 2 n'ont pas besoin d'être décrits en soi, étant entièrement connus par exemple de la description donnée dans "Bell System Technical Journal, 1948, pp. 1 à 44. Les éléments 6 et 8 représentent des dispositifs classiques dont le shcéma peut être quelconque.
Le diviseur de fréquence 7 peut être constitué par exemple suivant le brevet de la Demanderesse du ler Mars 1952 pour "PERFECTIONNEMENTS AUX SYSTEMES DE DEMUL- TIPLICATION DE FREQUENCE". Le générateur de signal de synchronisation 4 pourra être constitué par exemple suivant le principe de la figure 1 du brevet du 31 janvier 1952 cité au début indiquant un montage à r étages attaqués par les impulsions à fréquence N; comme,dans le cas particulier retenu pour fixer les idées, il doit délivrer une suite de deux impulsions 0 et 1 se répétant indéfiniment à fréquence de répétition des impulsions N, il sera formé de deux étages et sera attaqué par les impulsions à fréquence de répétition N/2 prises sur le diviseur 7.
Le récepteur comprend une partie haute fréquence 10 d'où sort après démodulation la suite d'impulsions transmises. Ce signal traverse le décodeur 11 et le distributeur 12, qui sont également bien connus en soi et décrits dans l'article cité. Un oscillateur 13 commande un diviseur de fréquence 7' qui peut être monté suivant le même schéma que le diviseur 7 et qui fournit les différents tops de commande nécessaires, ayant les fréquences de répétition Nn, N et N r '
La fréquence de l'oscillateur 13 est maintenue égale à la fréquence de récurrence des impulsions au moyen par exemple d'un comparateur de phase et d'une lampe à réactance.
Un tel système de correction automatique de fréquence est largement connu et n'a pas besoin d'une description ultérieure plus détaillée.
La synchronisation entre l'émetteur et le récepteur peut être assurée par le dispositif suivant :
Entre l'oscillateur 13 et le diviseur 7' est interposé un interrupteur électronique 14 normalement fermé; il est entendu que ce terme désigne un dispositif quelconque connu, à tube à vide ou à cristal redresseur par exemple, qui transmet au fil de sortie le signal appliqué au fil d'entrée sauf quand on applique une tension au fil de commande.
D'autre part, les impulsions à fréquence N prises sur le diviseur
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7' sont amenées, en même temps que les impulsions sorties du bloc haute fréquence 10, au détecteur de synchronisme 16 dont la sortie est reliée au fil de commande de l'interrupteur 14.
Le détecteur de synchronisme fonctionne de la façon suivante
Les impulsions sorties de 10 contiennent le train des impulsions de synchronisation à fréquence le répétition N se succèdant suivant un ordre défini par le générateur 4,, par exemple égales alternativement à 0 et 1. Le détecteur de synchronisme observe si par exemple 6 impulsions à fréquence N venues de 10 sont bien conformes à cet ordre donné, c'est-à-dire si elles sont bien alternativement égales à 0 et à 1 dans l'exemple choisi. Si ce n' est pas le cas,il envoie sur l'interrupteur 14 une impulsion de commande qui bloque cet interrupteur pour la durée d'une période d'oscillation du générateur 13, en interrompant le passage de l'excitation vers le diviseur 7'.
Si au contraire le synchronisme est établi, il n'y a aucun effet sur l'interrupteur 14, et le détecteur de Synchronisme recommence l'observation par séries de 6 impulsions à fréquence N.
Ce montage est nécessaire parce que, si la fréquence de l'oscil= lateur 13 est rendue égale à celle des impulsions de signal Nnp, la synchro- nisation n'est pas encore établie correctement ; la fréquence N obtenue'dans le diviseur 7' peut en effet avoir n p phases possibles, dont une seule correspond à celle de 19émetteur. Si donc le synchronisme n'est pas assuré, ce qui est constaté par le détecteur de synchronisme par l'observation d'une série de 6 impulsions, l'excitation du diviseur de fréquence glisse pendant une période de répétition d'impulsions, et la différence de phase diminue de 360/np degrés.
Ce glissement se répète autant de fois qu'il est nécessaire pour ramener la différence de phase à zéro; le synchronisme est alors rétabli, et il n'y a plus aucune action sur l'interrupteur 14 qui reste fermé.
Le système défini ci-dessus peut être rendu secret par l'insertion, d'une part, d'un chiffreur 5 entre les blocs 3 et 6 de l'émetteur, d'autre part d'undéchiffreur 5' identique au chiffreur, inséré entre les blocs 10 et 11 du récepteur. La constitution de ce chiffreur ou déchiffreur a été décrite en détail dans le brevet de la Demanderesse du 31 Janvier 1952 cité au début. Il suffira simplement de retenir ici que le chiffrage aboutit à des permutations entre les impulsions de différentes voies et au changement de certaines amplitudes 0 en 1 et réciproquement.
D'autre part le signal de synchronisme est formé par la répétition périodique d'une suite quelconque de r impulsions dont la fréquence de récurrence est N.
(Dans l'exemple pris pour fixer les idées r-2, et la suite choisie est CI).
Ce signal est engendré en 4 dans l'émetteur par un organe générateur de signaux décrit dans le brevet cité. Il résulte de tous ces moyens de chiffrage un allongement considérable de la période du signal chiffré par rapport à celle du signal clair (on entend par période du signal l'intervalle, mesuré en nombre d'impulsions, entre les signaux du même rang appartenant à la mêre voie se retrouvant périodiquement dans le train d'impulsions constituant le signal, cette période est définie par exemple par la période de répétition d'une impulsion qui serait émise chaque fois que toutes les impulsions de commande sortant du diviseur coïncident). Par exemple, pour fixer les idées, si le nombre de voies n=16 ou si le nombre d'impulsions de code par signal de voie p=7,
la période du signal clair est 16x7=112. En admettant que le chiffrage multiplie cette période par un chiffre représentant le produit de 4 nombres premiers entre eux tel que 1x11x13x15 = 19305, la période du signal chiffré est de 19305 x 112=2162160 impulsions. Les tops de commande des différents étages du chiffreur et du déchiffreur sont pris sur les diviseurs de fréquence 7 ou 7' par les connexions 27, 28, ....
30, que l'on retrouvera sur les schémas du brevet français précité. Ces tops, si l'on se tient à 1' exemple numérique ci-dessus, auront les fréquences de récurrence
EMI3.1
ân2 Bm2- 1m2 1l!m 9 Il, 13, 15
Cependant, l'introduction du chiffrage présente, en ce qui concerne le fonctionnement du dispositif de synchronisation décrit plus haut,
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l'inconvénient que le temps écoulé depuis le commencement de l'émission jusqu'à l'établissement du synchronisme, peut être très long. En effet, tant que le synchronisme n'est pas établi, les tops de commande de déchif- freur 5' n'auront pas une phase correcte., si bien que le déchiffrage ne s' effectuera pas correctement et que l'on ne retrouvera pas le signal de synchronisme dans le train d'impulsions sortant du déchiffreur.
Le synchro- nisme sera établi quand un top se répétant à la périodicité du signal sera en phase à l'émetteur et au récepteur, par exemple quand la coïncidence de tous les tops de commande se fera au même instant à l'émetteur et au-récep- teur. Ce'Ci peut nécessiter que le mécanisme de glissement fasse un nombre d'essais égal au nombre d'impulsions de la période du signal chiffré, Pour montrer l'inconvénient que cela entraîne, on prendra un exemple numérique en supposant que la période du signal est 2.162.160 impulsions,
que le nombre d'échantillons est N=8000 par seconde et que le détecteur de synchronisme observe des séries de 6 impulsions à fréquence'Ne Dans ce cas chaque obser- vation demande 1/1330 de seconde et est suivi d'un glissement d'une impul- sion de signal., ceci jusqu'au syn-hronisme. Dans le plus mauvais cas le glissement de 2.162.160 impulsions demanderait donc 2. 162.160 =1620 s ec, soit 27 minutes. Un tell délai avant l'établisse- 1330 ment de la liaison est évidemment inadmissible et risquerait de rendre le système chiffré proposé inapplicable en pratique.
La présente invention indique les moyens pour éviter cet incon- vénient, Ces moyens sont - à l'émission, l'installation d'un dispositif de transmission d'un top spé- cial dit de pré-synchronisme dont la période de répétition est égale à cel- le du signal chiffré, et modulant l'émetteur d'une façon différente de celle utilisée par la liaison, - à la réception., une connexion à travers un interrupteur électronique nor- malement ouvert entre un circuit dans lequel les tops de pré-synchronisme sont séparés des signaux de messages et le circuit de remise à zéro du di- viseur de fréquence ; outre le détecteur de synchronisme est modifié de façon à reconnaître le groupe de signaux de synchronisation engendré en 4.
Tant que le synchronisme n'est pas établi, le détecteur de synchronisme ferme périodiquement l'interrupteur précité de sorte que le signal de pré- synchronisme peut agir sur le diviseur.
Les moyers introduits par l'invention sont ceux indiqués en gros traits sur les figures 1 et 2. Sur la figure 1, on trouve une connexion en- tre le diviseur de fréquence 7 et le bloc haute fréquence 6, à travers un dispositif à retard 9 dont le but sera précisé plus tard; cette connexion conduit vers l'émetteur 6 les tops pris sur le diviseur de fréquence et ayant une période de répétion égale à celle du signal chiffré; à savoir un top toutes les 2.162.160 impulsions de signal dans l'exemple numérique choisi.
L'envoi de ces tops vers le dispositif 9 pourra à titre d'exemple non limita- tif se faire aux moments où tous les tops de commande des éléments 1,2,4 et 5 existent simultanément., ces moments ayant précisément la périodicité dési- rée. Ces tops modulent l'émetteur d'une façon différente de celle utilisée pour la liaison., par exemple soit en modulation d'amplitude si la liaison se fait en modulation de fréquence ou inversement, soit avec une variation d' amplitude ou de fréquence différente de celle utilisée pour la liaison., ou encore ce top est transmis sur la voie de service ou sur une liaison séparée.
A la réception, ces tops sont séparés dans la partie haute fré- quence 10 et appliqués au circuit de remise à zéro du diviseur 7', à travers un interrupteur électronique 15 normalement ouvert et contrôlé par un signal envoyé par la connexion en gros trait venant du détecteur de synchronisme 16. Le diviseur est conventionnellement dit au zéro dans l'état où il émet le top de pré-synchronisme.
Le fonctionnement du détecteur de synchronisme 16 est alors le
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suivant
Il observe des groupes d'impulsions à la fréquence de récurren- ce N tirés du signal sortant du déchiffreur 5'. Si ces groupes d'impulsions ont l'aspect des groupes d'impulsions de synchronisation, le détecteur de synchronisme reste sans action sur les interrupteurs 14 et 15 qui sont alors respectivement fermé et ouvert. Dans ce cas le synchronisme est établi.
Sinon le détecteur de synchronisme commence par fermer l'inter- rupteur 15 pendant un temps tel qu'un top de pré-synchronisme vienne remettre le diviseur 7' au zéro puis il laisse l'interrupteur 15 ouvert et agit sur l'interrupteur 14, ce qui assure le mécanisme normal de la recherche,
On conçoit facilement que¯si le top de pré-synchronisme était des au moment précis où tous les tops de commande fournis par le diviseur 7 sort en coïncidence, c'est-à-dre si le dispositif 9 n'existait pas, les tops four- nis par le diviseur 7' à la réception seraient au même moment mis en coïnci- dence avec ceux de l'émission par la remise à zéro du diviseur 7' à travers l'interrupteur 15 à l'état de fermeture.
Le déchiffrage par le dispositif 3' serait donc immédiatement correct, et le synchronisme s'établirait immédiate- ment sans que le dispositif de recherche 14-16 ait à intervenir, après quoi l'interrupteur 15 s'ouvrirait en interrompant l'action des tops de pré-syn- chronisme sur le diviseur 7e, qui n'en aurait plus besoin, le synchronisme se maintenant indéfiniment. Dans ce cas, le temps d'établissement du synchro- nisme serait donc, tout au plus, égal à la période d'attente du premier top de pré-synchronisme à l'émission, c'est-à-dire à la période du signal chiffré.
Cette période, exprimée en unités de temps se calcule facilement en reprenant par exemple les chiffres déjà considérés : N =8000 impulsions par seconde, n=16, p=7; il en résulte qu'en une seconde on a Nnp=896.000 impulsions. La période du signal chiffre est donc 2,162,160 = 2,4 secondes; c'est le temps maximum d'établissement du synchro- 896. 000 nisme, alors que, sans tops de pré-synchronisme, ce temps était, avec les mê- mes chiffres, de 27 minutes. On. mesure par la comparaison de ces résultats le progrès réalisé par l'invention.
Cependant, pour accroître le secret de la communication, il est avantageux, suivant l'invention, d'émettre les tops de prè-synchronisme non pas aux moments précis de coïncidence de tous les tops de commande à l'émis- sion, mais un peu avant ceux-ci, l'intervalle ménagé pouvant être compris par exemple dans les limites de 50 à 500 impulsions de signal, et de préfé- rence variable au hasard d'un top à l'autreo
Les moyens de réalisation de cette idée de l'invention correspon- dent au dispositif 9 intercalé sur la liaison entre 7 et 6 et donnant aux tops de pré-synchronisme un retard égal à la période du signal chiffré diminuée de l'intervalle désiré de l'ordre de quelques centaines d'impulsions de signal.
Ce dispositif peut être constitué par une simple ligne à retard, ou de préfé- rence par un circuit utilisant un basculateur monostable dont une des tensions d'alimentation sera rendue fluctuante, ce qui crée une certaine indétermina- tion du retard introduit.
Dans ce cas après la remise à zéro du diviseur 7' par le top de pré-synchronisme le mécanisme de recherche doit encore glisser d'un certain nombre d'impulsions avant de trouver le synchronisme. Mais le nombre d'essais à faire est maintenant réduit à quelques centaines, ce qui ne prend qu'une fraction négligeable de seconde.
Un exemple de réalisation du détecteur de synchronisme est repré- senté sur la figure 3. Les impulsions arrivant du déchiffreur sont appliquées en 40 à un interrupteur 20 qui ne laisse passer que N impulsions par seconde.
Cet interrupteur est commandé par des tops à la fréquence N amenés par le fil 45 du diviseur 7'. Les tops sélectionnés sortant de l'interrupteur 20 sont appliqués à un identificateur de groupes d'impulsions 21 déjà décrit dans le brevet cité du 31 Janvier 1952. Cet identificateur a le même nombre r d'étages (donc 2 étages dans l'exemple choisi)que le générateur de signaux de synchro-
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nisation 4 et est commandé en 46 par des tops à la fréquence N/r = N/2 provenant du diviseur.
Quand le groupe d'impulsions présenté à l'identification est le groupe caractéristique du synchronisme, l'identificateur émet un top par exemple négatif, sinon il n'émet rien.
Les tops négatifs ainsi obtenus sont appliqués en parallèle à deux circuits identiques comprenant un condensateur 22 ou 48, une diode 23 ou 31, shuntée par une résistance 24 ou 32, dont la cathode est à la masse et l'anode reliée au condensateur 22 ou 48, une seconde diode 25 ou 33 dont la cathode est reliée à l'anode de la diode précédente et l'anode au point de jonction d'une résistance 47 ou 35 et d'une capacité 26 ou 34; 1' autre extrémité de la capacité va à la masse et celle de la résistance à une tension positive.
La constante de tempe R35 C34 est notablement plus grande que celle de R47 C26.
La tension recueillie sur l'anode de la diode 33 sert directement à commander l'interrupteur 15 qui a été représenté à titre d'exemple par une pentode 36 recevant la tension de blocage sur sa grille de commande et les tops de pré-synchronisme sur sa grille d'arrêt.
D'autre part une triode 18 et un transformateur 49 sont montés pour réaliser un oscillateur à blocage bien connu. Le retour de l'enroulement de grille est relié à l'anode de la diode 25 et on prélevé sur un enroulement tertiaire des tops négatifs commandant l'interrupteur 14 par le fil 41.
Le fonctionnement de ce montage est le suivant
Tant que le synchronisme est assuré il sort des tops négatifs de l'identificateur 21. L'ensemble du condensateur 22 et de la diode 23 constituer un montage de reconstitution de la composante continue tel que la tension sur l'anode de la diode 23 soit toujours nulle entre les tops ou négative pendant les tops. Le condensateur 26 va donc être chargé négativement par la diode 25 et positivement par la résistance 47.
Comme la résistance directe de la diode 25 est très faible et que la sortie de l'identificateur 21 peut toujours se faire à basse impédance (par exemple avec un "cathode follower"), il suffira d'un seul top négatif pour charger le condensateur 26 à une tension négative à peu près égale à la tension de crête de ces tops, On peut alors toujours choisir la résistance 47 assez grande pour que le condensateur 26 ne perde qu'une faible partie de sa charge négative, par exemple le dixième, avant l'arrivée du top d'identification suivant qui va lui redonner une charge négative élevée.
Donc tant que l'identificateur produit régulièrement, ou à peu près régulièrement, des tops négatifs, le condensateur 26 est chargé négativement, ce qui bloque la triode 18 de sorte qu'aucune impulsion n'apparaît sur le fil 41.
De même le condensateur 34 est chargé négativement par un seul ou par quelques tops d'identification, mais la résistance 35 est choisi assez grande pour qu'il perde une faible partie de sa charge pendant l'intervalle séparant deux tops de pré-synchronisme.
Donc tant que le synchronisme est assuré le condensateur 34 est chargé négativement et l'interrupteur 15 est bloqué.
A la mise en marche de la liaison, les condensateurs 26 et 34 ne sont pas chargés. Le premier top de pré-synchronisnme va traverser l'interrupteur 15 et mettre le diviseur au zéro. La triode de l'oscillateur à blocage 18 ne va.( pas être polarisée de façon permanente et cet oscillateur va délivrer dans le fil 41 des tops négatifs de la durée d'une impulsion de signal. Ces tops vont bloquer l'interrupteur 14 et assurer le fonctionnement du mécanisme de recherche. Celui-ci se poursuivra jusqu'à établissement du synchronisme et de la charge négative des deux condensateurs 26 et 34.
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Il est nécessaire que le top de pré-synchronisme soit placé de façon telle que la durée de la recherche soit bien inférieure à celle séparant deux tops de pré-synchronisme pour que le mécanisme précédent fonctionne bien.
Sinon en effet le second top de pré-syncronisme viendrait remet- tre le diviseur à zéro et détruire le travail de la recherche de sorte que le synchronisme ne s'établirait jamais.
On peut bien entendu toujours réaliser ceci en n'émettant pas tous les tops de pré-synchronisme mais seulement un sur q, par exemple en in- tercalant un diviseur par g entre 9 et 6 dans l'émetteur. Il revient d'ailleurs au même d'intercaler ce diviseur entre 10 et 15 dans le récepteur.
La figure 4 montre un exemple de réalisation du circuit 9 permet- tant d'obtenir un retard fluctuant entre deux limites. Deux triodes 50 et 51 sont montées pour réaliser un basculateur à un état stable. Les tops positifs à la fréquence de pré-synchronisme venant du diviseur sont appliqués en 62 à la grille de la triode 50. La g ille de la triode 51 est couplée par un condensateur 64 à la plaque de la triode 50 et par une résistance 65 à l'ano- de d'une diode 56 et à la cathode d'une diode 57.Ces deux diodes sont shun- tées par de grandes résistances et par ailleurs la cathode de la diode 56 et l'anode de la diode 57 sont reliées à des points à potentiel constants sur une chaine de division constituée par les 3 résistances 53 - 54 - 55.
D'autre part on dispose un certain nombre de transformateurs basse fréquence 66 dont les secondaires sont tous en série et dont les pri- maires sont attaqués par de oscillateurs basse fréquence 67.
Une extrémité de la série des secondaires est à la masse et l'au- tre est reliée au point 52 à travers un condensateur 61.
Enfin un petit condensateur 59 est relié d'un côté à la plaque de la triode 51 et de l'autre à une résistance 58, dont l'autre extrémité est à la masse,, et à la cathode d'une diode 60 sur l'anode de laquelle on prélève la sortie.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant
En l'absence d'excitation la triode 50 est bloquée et la triode 51 est conductrice. Quand on applique une impulsion positive en 62 le système bascule puis revient à l'état initial. On recueille donc sur la plaque de la triode 51 une impulsion positive dont la largeur dépend de la constante de temps R65 C64 et du potentiel du point 52.Ce potentiel peut varier seulement entre ceux de l'anode de la diode 57 et de la cathode de la diode 56. Il varie- ra effectivement entre ces limites grâce aux oscillateurs 67. Comme les oscil- làteurs 67 n'ont aucune relation de phase entre eux ni avec les impulsions sortant du diviseur, le potentiel du point 52 aura une valeur à peu près choi- sie au hasard chaque fois qu'une impulsion se présentera en 62.
Il en résulte que cette impulsion produira sur la plaque de la triode 51 une impulsion dont la largeur variera à peu près au hasard entre deux limites. La constante de temps R65 C64 et les potentiels de l'anode de 57 et de la cathode de 56 sort choisis tels que la largeur de cette dernière impulsion varie entre T - t1- et T - t2' T représentant l'intervalle entre les impulsions de commande appli- quées en 62, t1 et t représentant la durée de quelques dizaines et quelques centaines d'impulsions de signal,
Il ne reste plus alors qu'à différencier l'onde carrée prélevée sur la plaque de 51 au moyen de la résistance 58 et du condensateur 59 et à isoler l'impulsion provenant de son front arrière avec la diode 60 pour obte- nir en 63 un top qui se produit un peu avant que le diviseur ne soit au zéro et à un instant fluctuant au hasard. Ce dernier top est transmis comme top de pré-synchronisme par le fil 63.
Il est bien évident que ce montage n'est donné qu'à titre d'exem- ple et qu'il existe un grand nombre de fagons équivalentes de monter un dis-
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