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NOUVEAU TYPE DE CHERCHEUR DE LIGNES POUR LA COMMUTATION TELEPHONIQUE.
L'invention se rapporte aux systèmes de communication et, plus spécialement, aux ohercheurs de lignes employés dans les sy- stèmes téléphoniques.
Dams les systèmes de téléphonie qui sont en service, l'in- tercommunication entre deux lignes d'abonnés, au moyen d'une série de lignes auxiliaires, exige l'installation dans les bureaux centraux téléphoniques, d'un matériel considérable de commutation mécanique.
Le nombre de lignes auxiliaires à prévoir pour réaliser ltintercommu.- nication de deux abonnés quelconques est généralement considérable.
Enfin, les systèmes de signalisation nécessaires aux sélections et à l'appel sont aussi très compliqués.
On a déjà proposé de remplacer la commutation mécanique par la commutation électronique, mais, d'une façon incomplète qui exige encore l'intervention de la @ pour l'inter- @
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connexion. Les commutateurs électroniques qui ont déjà été proposée étaient destinés simplement à remplacer un certain nombre des oom- mutateurs mécaniques du système. De plus, les signalisations d' appel ainsi que toutes les autres signalisations continuaiont à être faites par des circuits analogues à ceux des systèmes téléphoniques ordinaires.
Un système plus simple est décrit dans notre brevet inti- tulé : "Perfectionnements aux systèmes électriques de communications déposé le 11 Septembre 1947 sous le N 475.935. Ce système réalise un type de bureau central dans lequel plusieurs voies ou lignes sent reliées individuellement à un distributeur commun dont le rôle est de les balayer de telle sorte que chacune d'entre elles soit à une position déterminée (dans le temps) du cycle de balayage. Le distri- buteur de balayage est* d'autre part, capable de produire, en réponse aux signaux de l'une quelconque des voies, un décalage dans le temps qui sera exactement égal à celui qui existe entre les deux voies à relier, de telle sorte que les signaux arrivant de la première voie peuvent être redistribués sur la seconde.
Dans un bureau oentral de ce système, chacune des lignes qui peuvent écouler une communication est située à un emplacement fixe sur le cycle de balayage d'un distributeur et tous les signaux provenant de toutes les lignes en fonctionnement sont transmis en parallèle - avec un décalage convenable dans le temps - sur un tronc commun d'interconnexion où ils se mélangent, mais de telle sorte que l'ensemble étant réappliqué au distributeur, la sélection relative à l'une ou l'autre des lignes sortantes pourra 8tre faite.
L'un des objets de (prlaésente invention est de réaliser un type de chercheur de lignes pour bureau central téléphonique qui soit conforme aux principes énoncés plus haut et qui puisse servir à choisir une ligne particulière à l'exclusion des autres.
Un autre objet de l'invention est de réaliser un sélecteur de voies capable de choisir une voie particulière parmi plusieurs voies d'impulsions, à l'exclusion des autres voies.
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Un autre objet de l'invention est d'empêcher les chercheurs de lignes de rester couplés avec celui d'entre eux qui a trouvé une ligne ou une voie prédéterminée.
Un autre objet de l'invention est de fournir les moyens de maintenit effectivement la sensibilité d'un chercheur de lignes vis-à-vis de la ligne ou de la voie dont il a fait la sélection tan- dis que sa sensibilité sera réduite vis-à-vis des autres lignes ou des autres voies.
Un autre objet de l'invention est de fournir un moyen de contrôle corrélatif de la sélection d'un abonné appelé afin d'éviter que la ligne de cet abonné soit saisie comme appelante par un autre chercheur quand l'abonné appelé décrochera.
Un autre objet de l'invention est de fournir dans un bu- reau central téléphonique du type à impulsions un dispositif pour synchroniser un circuit de jonction sélective de façon à pouvoir sélectionner une voie appelante prédéterminée ou empêcher les autres circuits de jonction sélective de sélectionner la même voie ou dans ces deux buts à la fois. Les jonctions sélectives sont également empêchées de sélectionner une voie appelée lorsqu'une communication a été établie sur une telle voie.
Dans un système téléphonique du type considéré, les ceu- rants de signalisation ou de conversation des diverses lignes ou des diverses voies sont remplaoés, au bureau central, par une série d' impulsions extrêmement brèves dont les amplitudes correspondent à celles des courants à l'instant de l'impulsion, ces impulsions doivent se succéder avec une rapidité suffisante pour que leur enve- loppe permette de reconstituer le signal. De cette manière, s'il est alloué à chaque ligne une position déterminée dans le temps, tous les courants de signalisation ou de conversation, traduits en impul- sions distribuées dans le temps par un distributeur rotatif, pour- ront 8tre acheminés sur une voie commune.
Le distributeur chronométrique peut être constitué par un tube à rayons cathodiques dont le faisceau balayera les lignes en
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succession régulière et "répondra" s'il trouve un signal sur une ligne qu'il balaie pour accrocher la ligne appelante sur une voie d'entrée où les signaux seront décalés dans le temps avant d'être réappliqués sur la voie commune de laquelle les voies individuelles de sortie seront séparées par une nouvelle sélection dans le temps et raccordées à un filtre passe-bas capable de reconstituer l'enve- loppe audible.
La voie commune où se fera cette seconde sélection dans le temps peut être un second distributeur électronique rotatif eu même le premier distributeur lui-même.
Les signaux reçus à l'entrée doivent servir à faire fonc- tionner les dispositifs de décalage dans le temps de façon à ce que le décalage obtenu soit égal à celui qui représente, dans la rota- tion du distributeur, l'écart entre la position de la ligne appelante et la position de la ligne appelée.
Le décalage dans le temps peut être produit, soit par une ligne spéciale de décalage de type quelconque; soit par un circuit qui, après avoir emmagasiné l'énergie, la restituera, après un in- tervalle de temps égal au décalage désiré.
Ayant réalisé de cette façon l'interconnexion d'une ligne avec une autre ligne quelconque quelconque!du système, tous les signaux de conversation devront traverser le même dispositif de décalage entre les deux lignes inter- connectées.
Enfin, puisque le cycle de balayage couvre toutes les lignes raccordées au distributeur, on peut réaliser autant de commu- nications simultanées qu'il y aura de voies spéciales indépendantes de décalage dans le temps affectées au bureau.
Selon les principes de l'invention, les moyens qui sont prévus peur réaliser l'interconnexion de deux lignes sont tels que, une fois engagées, elles ne peuvent pas être prises par un autre abonné qui voudrait les atteindre. De plus, le système fournit les moyens de maintenir la sensibilité vis-à-vis de la ligne appelante, tout en empêchant la connexion d'autres lignes sur celle-ci.
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Après avoir ainsi exposé dans leurs grandes lignes cer- tains objets ou certaines caractéristiques de l'invention, celle-ci sera mieux comprise, ainsi que ses objets et ses caractéristiques, grâce à la description d'une réalisation préférée qui va être faite à l'aide des dessins suivants :
La figure 1, qui est un diagramme-bloc montrant la dispo- sition générale des circuits ;
Les figures 2 et 3, qui sont des vues du tube distributeur employé dans le système ;
Les figures 4 à 8, qui sent des schémas électriques des circuits d'un bureau oentral conforme à l'invention ;
La figure 4 représente l'équipement commun,
La figure 5 montre l'appareillage de conformation des impulsions,
La figure 6 est le circuit de chercheur de lignes,
La figure 7 est le circuit d'enregistreur,
La figure e est le circuit de sélection,
L'assemblage des figures 4 à 8 doit se faire en conformité avec le diagramme-bloc de la figure 1, il est également indiqué par la figure 9 ;
La figure 10 fournit un certain nombre de courbes pour expliquer le fonctionnement de diverses parties du système:; Enfin, la figure 11 représente, en coupe, un type de ligne de retardement qui peut convenir pour réaliser les circuits de la figure 8.
Dans un système téléphonique établi selon les principes énoncés plus haut, on peut subdiviser les circuits en trois parties ainsi que le représente la figure 1. D'abord, toutes les lignes des abonnés, au nombre de vingt par exemple, numérotées de 1 à 20. Cha- aune de ces lignes possède l'équipement terminal usuel 21 chez 1' abonné. La seconde partie du système sera l'équipement commun dé- signé sous le numéro 22. La troisième partie du système est consti- tuée par un groupe de circuits auxiliaires dont l'un est nécessaire
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pour établir chaque communication.
Chacun des circuits auxiliaires peut, à son tour, être subdivisé en plusieurs circuits représentés par des numéros de référence spéciaux sur la figure 1, à savoir : lecircuit de cher- cheur de lignes 23, le circuit de conformation des impulsions de numérotation 24, le circuit d'enregistrement des impulsions de nu- mérotation 25 et le circuit de sélection des lignes 26. Les fils de liaison entre les circuits 23 à 26 sont numérotés de 27 à 38. pour la simplicité de la description, en ne traitera que de la communication dans un seul sens.
Comme on le voit sur la figure 1, toutes les lignes d' abonnés aboutissent à l'équipement commun, 22, auquel est dévolue une fonction de balayage, de préférence au moyen d'un tube à vide dont le faisceau électronique tourne de façon régulière.
Quand une des lignes d'abonnés est marquée d'un potentiel qui indique que cet abonné est appelant, l'équipement commun 22 applique aux fils 27 et 28 des signaux qui peuvent agir sur tous les circuits auxiliaires en parallèle, et, l'on supposera, par exemple, que c'est le premier de oes circuits qui va opérer. Le chercheur de lignes 23 de ce circuit auxiliaire va chercher la ligne appelante et transférera ensuite les signaux, par le fil 33, au circuit de conformation des impulsions de numérotation 24.
Quand l'abonné numérote, le circuit 24 produit des impul- sions de numérotation qui sont comptées et emmagasinées dans le circuit d'enregistrement 25, lequel sert ensuite à commander le circuit de sélecteur 26, qui comporte une ligne de décalage dans le temps ou d'autres organes convenant à ce but.
Les signaux de conversation traversent l'équipement commun zz, puis arrivent, par le fil 28, au circuit de chercheur de lignes 23, dont ils sortent, par le fil 33, pour traverser le circuit de sélection 26 duquel ils ressortent par le fil 36 pour retourner à l'équipement commun 22 d'où; enfin, ils sont appliqués à la ligne sortante.
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La partie de la figure 1 qui a été encadrée par un trait interrompu et qui contient le circuit de chercheur de lignes 23, le circuit de conformation des impulsion* de numérotage 24, le circuit d'enregistreur 25 et le circuit de sélection 26, peut être considérée comme une unité jouant le rôle d'une "jonction" entre les deux abonnés en communication.
Pour certaines applications du système, une fréquence de synchronisation peut être envoyée de l'équipement commun 22, par le fil 29, au circuit de sélection 26 ainsi qu'au circuit de chercheur de lignes 23.
Les trois fils 27, 28, 29 (sortant de l'équipement commun) ainsi que les deux fils 36 et 37 (entrant à l'équipement commun) se multiplient sur tous les circuits auxiliaires, comme on le voit sur la figure 1.
Le rôle de distribution rotative que doit jouer l'équipement commun 22 peut être assuré par un tube à faisceau cathodique, comme on le voit dans les figures 2 et 3.
Le tube distributeur 39 comporte une cathode 40, la grille habituelle 41, l'électrode 42 jouant à la fois le rôle de concentra. tion et d'anode, les plaques de déviation horizontale 43 et les pla- ques de déviationsverticale 44. Du courant déphasé provenant d'une source convenable est fourni aux plaques de déviation par les con- ducteurs 45, 46, 47 et 48 et le faisceau électronique est entraîné dans un mouvement de rotation circulaire.
La cible électronique du tube 39 est partagée en vingt cibles particulières 49 à 68, dont chacune est couplée avec l'une des lignes d'abonné 1 à 20. Les cibles 49 à 68 sont constituées par des éléments qui émettent un rayonnement secondaire et qui sont as- seciées avec une anode commune 69 de façon à constituer des dynodes ayant une sortie commune. Un masque où écran 70 peut être placé devant les cibles, avec des ouvertures convenables pour que le fais- ceau électronique ne vienne frapper chaque dynode que lorsqu'il est bien aligné sur celle-ci et que la dynode soit ainsi à l'abri de
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l'action de l'émission secondaire des autres dynodes.
La sortie du tube 39 se fait par l'anode 69 et le fil 71, ensuite par les circuits qui seront décrits plus loin et qui, par les fils 27 et 28, aboutissent au circuit de chercheur de lignes.
Les courants provenant du circuit de sélection 26 sont appliqués par le fil 36 à la grille 41 du tube 39 et servent à modu- ler le faisceau électronique en conformité de l'énergie du signal sélectionné.
Ainsi, en se reportant à la figure 1, on voit que l'énergie sortant du tube 39 par le conducteur 71 peut être réappliquée après un délai de temps convenable (produit dans le bloc 26, comme il sera expliqué par la suite) par le conducteur 36 à la grille 41 du tube 39 pour réaliser la voie de communication entre les deux lignes à raccorder.
L'équipement commun 22 est représenté par la figure 4. On a supposé, pour les besoins de l'explication, que la fréquence de 10.000 périodes par seconde a été choisie pour définir le balayage du distributeur rotatif, Cette fréquence est assez élevée pour que toutes les fréquences vocales utiles à la transmission de la parole soient reproduites avec fidélité.
La fréquence de base est dérivée d'un mattre oscillateur 72 à 200 kilocycles et, de préférence, stabilisée par un cristal. Il était préférable d'utiliser un mattre oscillateur à haute fréquence parce que la stabilité est alors beaucoup plus facile à réaliser.
De plus, pour certaines variantes de l'invention, la fréquence de 200 kilooyoles peut être utilisée directement pour certaines comman- des. La fréquence sinusotdale engendrée dans le maître oscillateur 72 est réduite à la fréquence de base de 10 kilocycles au moyen d'un diviseur de fréquences 73.
Les courants sortant du diviseur de fréquences 73, conve- nablement déphasés de 90. par un déphaseur 74, sont appliqués res- pectivement aux jeux de plaques de déviation verticale et de dévia- tion horizontale, 43 et 44, du tube distributeur 39. Le faisceau
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électronique de ce tube tournera à 10.000 tours par seconde et chacune des dynodes 49 à 68 sera balayée une fois tous les dix millièmes de seconde.
Les lignes d'abonné, 1 à 20, sont reliées aux dyaodes. On a représenté sur la figure 4 les liaisons des lignes 1, 5 et 20 sur les dynodes 49, 53 et 68. La ligne 5 est représentée, en outre, avec l'appareil d'abonné 21, de type conventionnel. Le microphone 75 est relié en série avec le cadran numéroteur 76 et le crochet commutateur 77.
Le récepteur 78 est mis en pont permanent sur la ligne dans un but de simplification, qui permet de ne pas représenter les organes de sonnerie en supposant, par exemple, que l'abonné appelé pourra être alerté par une tonalité spéciale envoyée dans le récep- teur 78.
Au repos, le contact du crochet commutateur 77 est norma- lement ouvert. Quand l'abonné fait un appel, il décroche et le contact 77 se ferme complétant ainsi un circuit qui emprunte la boucle du poste de l'abonné, le filtre-passe-bas 79 et la batterie se 80 dont le pôle négatif (trouve ainsi appliqué à la dynode 53.
Normalement, toutes les électrodes des dynodes 49 à 68 sont au même potentiel que l'anode commune 69 et aucun courant ne les traverse. Le potentiel négatif appliqué à la dynode 53 aura pour conséquence une émission secondaire par cette dynode lorsque le faisceau du tube électronique 39 la balayera, c'est-à-dire qu'il se produira à ce moment une impulsion négative sur le fil de sortie 71.
Les impulsions ne sont, de préférence, modulées par les signaux qu'à une profondeur de 25 à 50 p.0/0 de sorte qu'il reste toujours une amplitude suffisante pour fournir l'énergie qui est nécessaire à l'établissement et au maintien des connexions. Ceci doit être vrai quels que soient les signaux de modulation.
Les impulsions négatives résultant du potentiel trouvé sur la dynode 53 sont fournies à la grille du tube inverseur 81.
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Le circuit d'anode du tube 81 est couplé à la grille du tube de crête 82 qui, en supprimant le seuil de ces impulsions les amène à un niveau prédéterminé pour que seules soient transmises les par ties modulées. Ainsi, à la sortie du tube 82, les courants de con- versation pourront être effectivement modulés à 100 p 0/0.
Les impulsions ainsi traitées sont ensuite appliquées au tube à sortie cathodique 83 et, par la sortie de ce tube, à teus les circuits de jonction par le fil 28.
Sur le tube inverseur 81, une seconde sortie est ménagée du cêté cathodique, et les impulsions sortant de ce coté sont appli- quées à un tube écréteur 84 qui coupe les crêtes impulsions en les amenant à un niveau constant, après avoir éliminé les effets de me- dulation. Le circuit d'anode 84 est couplé à la grille d'un tube cathodyne 85, qui applique à son tour les impulsions 86 au fil 27 par lequel elles vont atteindre la grille du tube 88 qui est la perte électronique du chercheur de lignes 23 (voir la figure 6).
Comme tous les chercheurs de lignes de tous les circuits de jonction sont en parallèle, les impulsions 86 sont appliquées en même temps à toutes les grilles de tous les tubes 88.
L'impulsion 86 sortant du tube 85 traverse une résistance 87 et on donnera plus spécialement le nom d'impulsion 89 à l'impul- sion sortant de la résistance 87. Les impulsions appliquées aux grilles des tubes 88 sont donc, plus exactement, des impulsions 89.
Dans les conditions présentement supposées, c'est-à-dire si aucun des tubes 88 des chercheurs de lignes n'est traversé par du courant de grille, l'impulsion 89 sera à peu près aussi forte que l'impul- sion 86 mais si les conditions supposées viennent à se modifier , l'impulsion 89 deviendra beaucoup plus faible que l'impulsion 86, comme il sera expliqué plus loin.
En l'absence de tout signal sur la cathode, d'un tube 88, l'impulsion 89 appliquée à la grille de ce tube est insuffisante pour faire passer du courant de plaque parce que la polarisation de la grille de ce tube est très.inférieure à la valeur de,coupure.
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Dans le chercheur de lignea 23 (voir figure 6) se trouve un oscillateur 90 qui fournit une fréquence un peu inférieure à celle qui est délivrée par le diviseur de fréquences 73 de la figure 4.
Cet oscillateur peut, par exemple, fonctionner à un cinquantième de 1 p.0/0 au-dessous de la fréquence du diviseur. L'énergie sortant de l'oscillateur 90 est appliquée à un amplificateur écréteur 91 qui sert à produire des impulsions rectangulaires 90a. Ces impulsions 90a sont modifiées en passant dans un réseau constitué par un conden- sateur 92 et une résistance 93 et elles prennent la forme 94 sous laquelle elles sont appliquées à la grille de commande du tube écré- tour 95. Les impulsions 96 qui sortent du tube 95 correspondent au flanc avant des impulsions 90a et à la partie positive des impulsions 94.
Elles sont appliquées au tube à sortie oathodique 97, duquel sortent des impulsions 98 appliquées à leur tour à la cathode du tube 88 et tendent à rendre cette cathode plus négative, c'est-à-dire à rendre le tube 88 plus conducteur.
Cependant, le tube 88 ne fonctionne pas tant que l'arrivée des impulsions 98 ne coïncide pas dans le temps avec celle des impul- sions 89 qui sont appliquées à sa grille par le fil 27. La grille du tube 88 est, en effet, polarisée négativement assez fortement par la batterie 99 et il faut l'action combinée simultanée des deux im- pulsions 89 et 98 pour le faire fonctionner.
Comme l'oscillateur 90 débite à une fréquence un peu diffé- rente de celle du diviseur 73, il arrivera un moment où les impul- sions 98 commenceront à coïncider dans le temps avec les impulsions 89 arrivant par la ligne appelante. A ce moment, l'effet de polari- sation du tube 88 sera surmonté et il se produira des impulsions 100 dans le fil de sortie 32 du tube.
Ces impulsions 100 traversent le condensateur 101 et agissent en 102 sur un amplificateur à maxima nets et sur un circuit correcteur de phase, dont le rôle combiné est d'accrocher l'oscillateur 90 sur les impulsions 89, de sorte qu'à partir de ce moment sont débit sera synchrone de celui du diviseur 73 et que les impulsions 98 coïncideront régulièrement dans le temps
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aveo les impulsions 89 envoyées par la ligne appelante.
Aussitôt que l'oscillateur 90 est accroché et que des impulsions 100 passent régulièrement sur le fil 32, ces impulsions 100 ze trouvent aussi appliquées au redresseur 103 et derrière celui- ci à travers le réseau 104 à la grille de commande du tube 105 qui, en fonctionnant, augmentera la tension positive sur la grille écran du tube 95, augmentant ainsi l'amplitude du débit de ce tube, c'est- à-dire l'amplitude des Impulsions 96 et 98.
La valeur de la résistance 87 (voir figure 4) et les carac- téristiques du tube 88 sont telles que la variation totale de sa tension de grille par rapport à celle de la cathode ne peut pas dé- passer une petite amplitude fixée à l'avance, quelles que soient les amplitudes des impulsions 98 et 86 appliquées respectivement à la cathode et à la grille (à travers la résistance 87). Cependant, le changement survenu dans la polarisation du tube 95 a augmenté l'ampli- tude des impulsions 98. Ainsi, si la somme des amplitudes des impul- sions 98 et 89 doit demeurer à peu près constante, il est clair que le amplitude des impulsions 89 devra diminuer.
L'objet de cette diminution de l'amplitude des impulsions 89 est de prévenir le fonctionnement des tubes 88 dans les autres chercheurs de lignes associés en parallèle avec celui qui vient de fonctionner, ceci sera mieux expliqué plus loin quand on examinera la figure 10.
La diminution de l'amplitude de l'impulsion 89 ne diminue pas, cependant, le débit du tube 88 de la jonction engagée puisque la différence de tension totale entre grille et cathode reste inchan- gée. Ainsi, les impulsions 100 restent à peu près d'amplitude com- stante.
Les impulsions 100 sortant du tube 88 par le fil 32 sont aussi appliquées, par le circuit de couplage 106, à un tube 107 qui va commander la suppression de la polarisation du tube d'entrée 108.
Ce tube 108 est normalement polarisé de sorte que les impulsions qui lui arrivent par le fil 28 (en provenance du tube à sortie cathodique
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83 du circuit d'équipement commun) ne peuvent pas le traverser, ce-. pendant, lorsque le tube 107 fonctionne grâce à la prise d'une ligne appelante comme en vient de le décrire, sa polarisation de grille se trouve supprimée et il devient conducteur pendant les intervalles de temps qui correspondent à l'ouverture de la voie de la ligne appe- lante. En conséquence, le tube 108 laissera passer, pendant ces intervalles, sur son fil de sortie 33, des impulsions qui pourront être des Impulsions combinées de cadran et de conversation 109, vers l'équipement de conformation des impulsions 24 et vers l'équipement de sélection des lignes appelées 25.
Cependant, vers l'équipement 25, l'énergie ne passera pas encore, tant que la sélection de la ligne appelée n'aura pas été faite. Ceci sera expliqué plus loin.
Le chercheur de lignes 23 ayant maintenant rempli son rôle. les impulsions 109 venant de la ligne appelante pendant les inter- valles de temps où cette ligne est ouverte seront appliquées par la ligne 33 au réseau intégrant 110 du conformateur d'impulsions (fig.
5). Ce réseau peut être précédé (ou ne pas l'être) d'un circuit étalant les impulsions et analogue à un volt-mètre de pointe.
Le réseau intégrant 110 fonctionne comme un filtre passe- bas qui laisse passer les impulsions de cadran, mais arrête les sig- naux de communication à plus haute fréquence. A la sortie du réseau 110, les impulsions sont amplifiées par le tube 111, puis traversent le transformateur 112 et sont appliquées à la grille de commande du tube écréteur 113 et également à la grille de commande d'un autre tube 114.
Le tube 113 écrète les impulsions de cadran qui lui arri- vent pour les transformer en impulsions rectangulaires 115, lesquellet à leur tour, sont modifiées à leur sortie du tube 113 par un réseau 116 et appliquées à la grille de commande du tube porte électronique 117.
Le tube 117 est polarisé de façon à supprimer toute la partie négative de l'impulsion qui lui arrive (la partie qui corres- pond au flanc avant de l'impulsion rectangulaire 115) et pour ne
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laisser passer que la partie positive de cette impulsion, laquelle correspond au flanc arrière de l'impulsion rectangulaire 115. Nor- malement, le tube 117 se trouve au voisinage de la coupure à cause de la chute de tension dans la résistance 118 qui est reliée à sa grille écran. La résistance 118 est dans le circuit de plaque d'un tube conducteur 119 faisant partie d'un circuit Eccles-Jordan et travaillant en conjonction avec le tube 114. Les constantes de temps de ce circuit sont telles que le flanc avant de la première impul- sion de numérotation fait fonctionner le tube 114 et, en conséquence, coupe le tube 119.
Le filtre passe-bas 120 qui est alors dans le circuit de grille du tube 119 maintient cette situation jusqu'à ce que la dernière impulsion de numérotation soit passée, et, peu après, le circuit Ecoles-Jordan revient à son état normal et la porte élec- tronique 117 redevient insensible.
Grâce à ce circuit spécial de blocage, les effets transi- toires avant et après les impulsions de numérotation ne peuvent pas affecter l'enregistreur.
Le tube 117, quand il fonctionne, débite sur le fil 35 vers les circuits d'enregistreur (circuits 25 de la figure 1). On voit sur la figure 7 que les impulsions envoyées à l'enregistreur par le fil 35 traversent les résistances 121 et 122 avant d'être appliquées aux grilles des tubes du premier étage de l'enregistreur.
Les circuits de l'enregistreur comportent une série de tubes dont quelques-uns seulement, 123, 124, 125 et 126 sont repré- sentés en détail sur la figure 7. Ces tubes sont associés deux à deux pour constituer des compteurs binaires fonctionnant selon le principe de circuits à relaxation. Les deux groupes 123-124 et 125- 126 sont représentés en détail, les blocs 127, 128 et 129 sont des circuits à relaxation similaires. On doit prévoir un nombre suffi- sant de circuits à relaxation pour pouvoir compter tous les numéros d'appel qui seront transmis. Dans l'hypothèse du bureau à vingt lignes où l'on s'est placé, les cinq circuits à relaxation de la figure 7 doivent suffire.
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Au repos, les tubes-de droite de chaque groupe, tels que 124 et 126 sont conducteurs et polarisent les tubes de gauche 123 et 125 à la tension de coupure du courant plaque.
Les tensions créées dans les circuits d'enregistreur sont appliquées aux fils de sortie 130 à 139 et, par ceux-ci, aux cir- cuits de sélection de la figure e pour y polariser, comme il sera expliqué plus loin, les pertes électroniques des circuits de retar- dement jusqu'à leur tension de coupure du courant plaque ou bien les pertes électroniques sans retardement pour les rendre conductrices.
Les impulsions négatives arrivant à l'enregistreur par le fil 35 sont appliquées au premier groupe binaire comprenant les tubes 123 et 124, qui est supposé au repos, c'est-à-dire avec le tube 124 conducteur et le tube 123 polarisé à la coupure du courant plaque. La tension de sortie est donc appliquée sur le fil de sor- tie 130 qui, dans le circuit de sélection de la figure 8, maintien- dra la porte électronique sans retardement en fonctionnement et la tension existe aussi sur le fil 131 par lequel la porte électronique de retardement sera bloquée oomme on l'expliquera plus loin.
La première impulsion arrivant par le fil 35 passe par la résistance 121 et agit sur la grille du tube 124 qui est polarisée à la coupure du courant plaque, mais le tube 123 est conducteur et le fonctionnement du tube 123 appliquera aux fils 130 et 131 une tension de commande qui bloquera dans le circuit de sélection la porte électronique sans retardement 142 et ouvrira la porte électron que de retardement 143.
La sortie du tube 124 est reliée par le fil 140 au second groupe de tubes compteurs binaires de l'enregistreur, comprenant les tubes 125 et 126. Dans ce groupe de tubes, la conduction sera trans- férée du tube 126 au tube 125 ou inversement, chaque fois que le groupe 123-124 revient à sa condition normale, c'est-à-dire chaque fois que le tube 124 devient conducteur. Il est donc clair que le groupe 125-126 change sa condition à l'arrivée de chaque seconde Impulsion dans le groupe 123-124, tandis que le groupe 123-124 change
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'sa condition à l'arrivée de n'importe quelle impulsion.
Le troisième groupe 127 de deux tubes est commandé de façon analogue par le fil 141 et ce groupe 127 ohangera sa condition chaque fois que le groupe 125-126 revient à sa condition normale, c'est-à-dire chaque fois que 126 devient conducteur. Le groupe 127 change donc sa condition une fois toutes les deux opérations du groupe 125-126.
Le quatrième groupe 128 de deux tubes changera de m8me sa condition chaque fois que le troisième groupe 127 revient à sa con- dition normale et le cinquième groupe 129 est commandé encore de la même façon par la sortie du quatrième groupe 128.
En se reportant maintenant plus spécialement à la figure 8, le fonctionnement des tubes de l'enregistreur en vue de commander le délai de retardement sera complètement expliqué, pour bien sai- sir le mécanisme de ces opérations, il faut savoir que les cadrans numéroteurs 76 des postes d'abonnés (fig. 4) sont des cadrans à vingt troue et que le nombre d'impulsions émises par ces cadrans quand on les arme sur le numéro d'une des vingt lignes, correspond à la diffé- rence entre le numéro de la ligne appelante et le numéro de la ligne appelée.
Il faut maintenant produire le déplacement dans le temps de l'énergie de la communication, déplaoement qui doit correspondre à la différence des instants de balayage de la ligne appelante et de la ligne appelée dans le tube à faisceau cathodique 39. Les impulsions émises par l'abonné demandeur vont opérer dans l'enregi- streur de la figure 7, comme on l'a déjà dit.
Chacun des cinq circuits d'enregistreur donne accès respec- tivement à cinq portes électroniques sans retardement 142 à 146, ainsi qu'à cinq portes électroniques de retardement 148 à 152 dont les retardements sont différents : 5 micro-secondes pour le 148, 10 microsecondes pour le 149, 20 microsecondes pour le 150, 40 micro- secondes pour le 151 et 80 microsecondes pour le 152. Ces chiffres seront suffisants dans l'hypothèse d'un bureau à vingt lignes.
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Chacune des sortiez à retardement oomporte une ligne de retardement suivie d'une porte électronique. Deux de ces portes électroniques seulement, 153 et 154, ont été dessinées sur la figure 8 (les autres seraient à dessiner de façon similaire).
Au repos, avant l'arrivée de toute impulsion, les polari- sations sont telles que les sorties sans retardement 142 à 146 sont toutes ouvertes de sorte que toute impulsion 109 venant du chercheur de lignes de la figure 6 par le fil 33 passe sans retardement à travers les cinq tubes 142 à 146 en série et, de là, par le fil 155, sera appliquée au tube de sortie 156. Si l'on suppose pour le mo- ment que le tube 156 ne soit pas bloqué, son circuit de plaque déli- vrera alors une impulsion 157 qui, par le fil 36, atteindrait l'éleo- trode de commande du tube 39 (figure 4) et retomberait sur la ligne appelante.
Quand le premier tube de l'enregistreur fonctionne, pour la première fois, le potentiel de commande est transféré du fil 130 au fil 131, ce qui rend conducteur le tube 153 tandis que le tube 142 est polarisé à la coupure. Ainsi, la première impulsion enre- gistrée a introduit un délai de 5 microsecondes et l'énergie arrivant par le fil 33 passe maintenant par la voie à retardement 148, puis par les quatres voies sans retardement 143 à 146, en série.
La seconde impulsion transfère le potentiel de commande du fil 131 sur le fil 130, ce qui rend à nouveau conducteur le tube 142, tandis que le tube 153 de la voie à retardement 148 sera bloqué. En même temps, comme on l'a expliqué plus haut, le second circuit d'en- registreur a fonctionné et a transféré le potentiel de commande du fil 132 au fil 133, ce qui bloque le tube 143 et ouvre le tube 154 de la seconde voie à retardement 149 laquelle introduit un retard de 10 microsecondes entre la ligne 33 et la ligne 155, l'énergie passant par 142, 149, 144, 145 et 146.
La troisième impulsion n'affectera par le second circuit d' enregistreur, mais opérera à nouveau le premier circuit d'enregistreur de sorte que le passage de l'énergie entre le fil 33 et le fil 155
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s'effectuera par 148, 149, 144, 145 et 146, avec au total un retard de 5 microsecondes en 148 plus 10 microsecondes en 149, soit de 15 microsecondes,
La quatrième impulsion remettra au repos le premier ainsi que le second circuit d'enregistreur, mais actionnera par contre le troisième circuit 127 de l'enregistreur, ce qui créera un délai de 20 microsecondes en 150 pour le passage de l'énergie du fil 33 au fil 155.
La tinqueme impulsion ajoutera cinq microsecondes aux 20 microsecondes précédentes. L'impulsion suivante remplacera les 5 microsecondes (prises e 148) par 10 microsecondes (prises en 149) et le délai de passage de l'énergie sera alors de 30 microsecondes.
L'impulsion suivante ajoutera 5 microsecondes (prises en 148) aux 30 microsecondes précédentes. L'impulsion suivante rendra les éléments de retard 148, 149 et 150 ineffectifs et les remplacera par l'élé- ment 151 valant à lui seul 40 microsecondes, et ainsi de suite... chaque impulsion nouvelle introduisant 5 microsecondes de délai sup- plémentaire par des additions ou des mutations convenables des élé- ments de retard 148 à 152. Il est clair qu'avec ces cinq éléments de retard, il est possible de réaliser toutes les valeurs qui corres- pondent à tous les décalages d'une ligne par rapport aux dix-neuf autres dans le bureau à vingt lignes.
Si le bureau devait avoir plus de vingt lignes, il est évi- dent que des groupes additionnels de deux tubes pourraient être ajoutés à l'enregistreur ainsi que d'autres portes électroniques sans retard, d'autres portes électroniques de retard et des éléments de retard au circuit de sélection.
Après la numérotation, l'énergie en provenance du poste de l'abonné demandeur sera transmise, comme il a été expliqué, sous forme d'impulsions dans le circuit d'équipement commun, puis passera dans le circuit de jonction par le fil 33, les éléments de retard, le fil;155 et sera appliqué à la grille du tube 156 (figure 8) .
L'impulsion de sortie 157 du tube 156 passe par le fil 36 qui l'amène
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à l'électrode de commande du tube 39 (figure 4). La modulation vo- cale des impulsions 157 arrivant par le fil 36 engendrera des varia- tions du courant électronique du tube 39 chaque fois que le faisceau électronique sera aligné sur la cible particulière de la ligne appe- lée.
Ces variations seront transmises sur la ligne appelée à travers le filtre passe-bas 79 de cette ligne et atteindront le récepteur téléphonique 78. peur effectuer l'appel, une fréquence spéciale peut être transmise et actionner chez l'abonné demandé un récepteur d'appel accordé sur cette fréquence ou bien, si le récepteur 78 est en déri- vitien permanente, il peut suffire de siffler chez l'abonné demandeur du de faire tout autre bruit conventionnel que le récepteur 78 du demandé pourrait reproduire aveo une intensité suffisante pour alerter cet abonné.
On a supposé dans ce qui précède que le tube 156 était con- ducteur. Mais ce tube est normalement polarisé à la polarisation de coupure du courant de plaque afin que les impulsions de numérotation qui arrivent dans le circuit 23 ne puissent pas affecter d'autres lignes. La polarisation de coupure du tube 156 est commandée par un circuit comprenant les tubes 158 et 159 (figure 5). Le tube 158 est normalement conducteur et la grille du tube 156 est alors polarisée par le fil 38 à la tension de coupure du courant de plaque.
Les deux tubes 158 et 159 sont commandés par le tube 119 de la façon suivante, On rappelle que le tube 119 (figure 5) se pola- rise à tension de coupure du courant plaque au commencement de toute série d'impulsions de numérotation.
A ce moment le tube 119 envoie au condensateur 160, et par suite à la grille du tube 158, une impulsion positive inefficace.
Mais aussitôt que l'émission de la série d'impulsions de numérotation est terminée, le tube 119 redevient conducteur et envoie une impul- sion négative qui coupe le fonctionnement du tube 158 et rend conduc- teur le tube 159, et, par suite, le tube 156. Cela permet alors à l'énergie appliquée à ce tube par le fil 155 de passer et de sortir
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par le fil 36 vers la ligne de l'abonné appelé.
pour empêcher la ligne appelée d'être saisie par les cher- cheurs de lignes¯des autres jonctions lorsque l'abomé appelé dé- croche, une fraction de l'impulsion 157 est dérivée tu fil 36 par le fil 37 et amenée à travers une résistance 161 (voir fig.4) propre à chaque jonction à un conformateur d'impulsions d'occupation 162 dont la sortie est appliquée à la grille d'une porte électronique d'occupation 163 qui fait partie de l'équipement commun, Cela limite la valeur maximum possible de l'impulsion positive 89 sortant du tube 85 lorsque l'abonné appelé décrochera. La valeur ainsi réduite de l'impulsion positive 89 sera insuffisante pour actionntr la porte électronique 88 d'un chercheur de lignée.
Quand la conversation est terminée et que l'abonne deman- deur raccroche, les circuits d'enregistreur de la figure 7 ainsi que les tubes de commande de sortie 158 et 159 de la figure 5 doivent être remis en position de repos. Ceci est effectué par les tubes 164, 165 et 166 de la figure 7. Quand le chercheur de lignes 23 avait été engagé, le tube 105 de la figure 6 avait reçu une tension de coupure et, par suite, la tension de grille appliquée par le fil 31 au tube 164 avait diminué. Ceci avait fait fonctionner le cir- cuit Eccles-Jerdan composé des tubes 164 et 165 et la conduction avait été transférée du tube 164 au tube 165.
Une impulsion négative avait alors été envoyée par le fil 167 et le condensateur 168 au tube 166, mais comme ce tube 166 était polarisé à la tension de cou- pure du courant plaque, cette impulsion négative était restée sans effet. Au contraire, quand l'abonné demandeur raccroche et que le chercheur de lignes relâche, le tube 105 de la figure 6 redevient conducteur, la polarisation appliquée par le fil 31 au tube 164 s' élève et le circuit Eccles-Jordan 164-165 revient à son état normal, ce qui envoie une impulsion positive au tube 166 laquelle passe à travers ce tube et diminue le potentiel de la résistance 169, ce qui suffit à ramener au repos tous les circuits d'enregistreur ainsi que les deux tubes 158 et 159.
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pour éviter les réactions nuisibles entre les divers cir- cuits de l'enregistreur ainsi qutavec les tubes 158 et 159, il est nécessaire que la résistance 169 soit assez faible, Il faut, par suite, que le tube 164 puisse débiter un courant assez intense et on le constituera par un groupe de plusieurs tubes en parallèle. pour mieux expliquer le fonctionnement du système, on va maintenant suivre complètement un appel de la ligne 1 peur la ligne 5. Quand l'abonné appelant décroche son récepteur, le crochet com- mutateur 77 (figure 4) remonte et un potentiel négatif est appliqué à la dynode 49. Quand le faisceau électronique du tube 39 traversera cette dunode, une émissiez secondaire se produira et se traduira par une impulsion dans l'anode commune 69.
Cette impulsion traverse en- suite le tube inverseur 81, l'amplificateur écréteur 84, le tube cathodyne 85, la résistance 87, et, par le fil 27, arrive à la porte électronique 88 du chercheur de lignes (fig.6). Le tube 88 laisse alors passer les impulsions 100 qui servent à accrocher l'oscillateur 90 sur la ligne appelante. Les impulsions 96 tirées de cet oscilla- teur (conformées pour devenir des impulsions 98), sont alors sya- chrones des impulsions 89 (celles que le fil 27 apporte au tube 88).
A cause de cette coïncidence, seules les impulsions 89 qui correspon- dent à la voie particulière de la ligne appelante peuvent traverser le tube 88 et engendrer des impulsions 100. Les autres impulsions 89 qui proviendraient d'autres lignes appelantes ou appelées sont supprimées du fonctionnement du tube 88. Les impulsions 100 sortant du tube 88 servent à commander le tube 107 lequel rend la porte élec- tronique d'entrée 108 conductrice aux instants convenables. Les im- pulsions 109 qui sortent du tube 108 par le fil 33 sont donc le ré- sultat d'une sélection parmi toutes les impulsions envoyées par 1' anode commune 69.
L'abonné appelant numér6te alors le chiffre 5, ce qui pro- duira un train de quatre réductions de la polarisation de la dynode 49. Les impulsions sortant du tube distributeur 39 par le fil 71 subiront donc, au cours du balayage de la dynode 49, quatre réduc-
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tiens d'amplitudes successives. Ces impulsions sont transmises par le fil 71 au circuit de plaque du tube inverseur 81, au tube de crête 82, au tube cathodyne 83 et au fil 28 par lequel elles atteig. nent la grille de commande du tube d'entrée 108 du chercheur de lig- nes (fig.6). Par suite de l'effet du tube écréteur 82, les quatre réductions d'amplitude dans la série apparaîtront comme quatre inter- ruptions complètes de cette série.
Les quatre ouvertures de ligne par le cadran numéroteur de l'abonné demandeur seront donc repro- duites à la sortie du tube 108, laquelle s'effectue par le fil 33 sous forme d'impulsions 109. Les impulsions 109 traversent le ré- seau intégrant 110 (fig. 5) par lequel les interruptions d'ouverture sont transformées en signaux de numérotation, lesquels sont amplifiés dans le tube 111, traversent le transformateur 112, le tube écréteur 113 (qui leur donne la forme rectangulaire 115). Leur forme est encore modifiée par le réseau 116, puis elles atteignent la porte électronique des impulsions de numérotation 117, traversent ce tube 117 et par le fil 35 vont agir sur le circuit de l'enregistreur.
En même temps, les signaux de numérotation traversent le réseau intégrant 120 (fig. 5) pour exciter la détente du mécanisme de déverrouillage du tube 117. Ce mécanisme comporte les tubes 114 et 119, le premier conducteur et le second polarisé à coupure lorsque les signaux arrivent. L'action de ce mécanisme augmente la polari- sation positive sur le tube 117 de telle sorte que les impulsions 115 pourront facilement traverser ce tube.
Les impulsions 115 qui ont traversé le tube 117 commande- ront, dans le cas particulier envisagé, le fonctionnement des trois premiers circuits de l'enregistreur, le troisième seul de ces air- cuits restant en position "engagée", tandis que le premier et le second après avoir été engagés momentanément seront revenus au repos.
Ceci introduit dans le circuit (voir fig. 7 et 8) l'élément de retard 150 dont la valeur est de 20 microsecondes et correspond au décalage dans le temps des positions du faisceau électronique du tube 39 entre les cibles 49 et 53 respectivement associées aux lignes des
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abonnés 1 et 5.
Simultanément l'accroissement de la tension de plaque du tube 119 provoque une impulsion positive dans le condensateur 160 vers les portes de commande électroniques 158 et 159, mais cette impulsion n'exerce aucune action, laissant le tube 158 conducteur et maintenant le tube 156 verrouillé pendant le temps de la numéro- tation.
Aussitôt que la numérotation est terminée, le potentiel positif est retiré de la grille du tube 114 et la porte électronique constituée par les deux tubes 114-119 revient à sa position de repos, dans laquelle le tube 119 est conducteur, ceci a pour effet de faire baisser la tension sur la grille écran du tube 117 qui ne laissera plus passer aucun signal vers l'enregistreur. En même temps, la diminution de la tension de plaque du tube 119 provoque une impul- sion négative dans le condensateur 160 vers la porte électronique constituée par les deux tubes 157 et 159, laquelle se met en position de travail car le tube 159 devient conducteur. Ceci, par le fil 38, ouvre la porte électronique 156 (porte électronique de sortie du sélecteur de la fig.8).
Les impulsions des signaux de conversation 109, arrivant par le fil 33 sont appliquées à travers le circuit de retardement du sélecteur et le fil 155 au tube 156, qui les laisse passer sur le fil 36 pour aller commander le grille 35 du tube 39 et moduler en amplitude le faisceau électronique de ce tube. Cette modulation qui concorde avec les signaux de conversation envoyés par la ligne 1 a lieu chaque fois que le faisceau électronique est dirigé sur la cible 53 de la ligne 5. Le filtre passe-bas 79 qui est sur la ligne 5 restitue les courants de conversation qui vont au récepteur 78 de l'abonné 5.
Quand la conversation est terminée et que l'abonné deman- deur raccroche son récepteur, la boucle de ligne est ouverte et le potentiel négatif cesse d'être appliqué à l'électrode 49. Quand le faisceau électronique passera désormais sur la cible 49 il n'y aura
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pas d'impulsion envoyée sur le fil 71 et la liaison avec le chercheur de lignes sera interrompue. En même temps, le tube 105 du chercheur de lignes ne débitera plus et la commande de l'accrochage de l'os- cillateur 90 ne fonctionnera plus. Le chercheur de lignes est donc libéré et prêt à servir d'autres appels.
Le potentiel existant à ce moment sur le tube 105.est ap- pliqué par le fil 31 aux tubes 164 et 165 du circuit de libération de l'enregistreur. Le groupe de ces deux tubes reprend sa condition de repos dans laquelle le tube 164 est conducteur, ce qui provoque une impulsion positive dans le condensateur 168 vers le tube 166.
Celui-ci fonctionne et applique un potentiel de retour au repos à la résistance commune 169 par laquelle passent tous les circuits de 1' enregistreur, lesquels reviennent tous au repos, de sorte que les portes électroniques sans retardement sont désormais seules ouvertes dans le sélecteur. La porte électronique 158-159 de la figure 5 est également remise au repos (tube 158 conducteur).
Ainsi, tous les circuits de la jonction engagée ont été remis au repos.
On a déjà signalé le rôle joué par le tube 105 du circuit de chercheur de lignes (fig.6) pour réduire en amplitude les impul- sions provenant de la ligne saisie (la ligne 1 dans l'exemple qui précède) afin que les autres chercheurs de lignes ne puissent pas saisir cette ligne en double, Il est clair d'après la description qui précède que, lorsque deux abonnés, ou un nombre supérieur d'abon- nés, ont des communications en même temps, il passe un certain nombre d'impulsions diversement décalées dans le temps dans les cir- cuits de l'équipement commun de la figure 4. Toutes ces impulsions sortent par le fil 28 (fil de sortie du tube 83) et sont appliquées en parallèle à toutes les jonctions du bureau.
Quand une jonction a été engagée, il est cependant nécessaire que les impulsions desti- nées à cette jonction deviennent inefficaces pour les autres jonc- tions. Les courbes de la figure 10 permettront de mieux comprendre le mécanisme de cette opération.
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Les impulsions venant de l'anode 69 du tube s9 sont appli- quées à la grille du tube 81 qui possède deux sorties distinctes : une sortie de plaque et une sortie de cathode. Sur la sortie de plaque, les impulsions (qui varient en amplitude selon le signal in- stantané) sont représentées par la courbe 10A, elles sont traitées par le tube 82 qui coupe le seuil au niveau 170, et ne laisse passer que la partie modulée en amplitude 171 qui va vers le tube cathodyne 83. On a déjà signalé que l'énergie ne doit pas être modulée, de préférence, à plus de 25 p. 0/0 de telle sorte que les variations causées par la modulation n'intéressent qu'une faible partie de 1' énergie totale des impulsions.
Les impulsions qui passent par la sortie de plaque du tube 81 sont celles qui seront utilisées pour la conversation entre les deux abonnés, mais ce ne sont pas celles dont l'étude nous intéresse le plus en ce moment.
Les impulsions sortant par la cathode du tube el offrent un intérêt majeur. Elles sont écrétées par le tube 84 et envoyées dans le tube cathodyne 85 duquel elles sortent en série d'impulsions d'égale amplitude ses représentées par la courbe 10B de la figure 10.
Les impulsions 86 traversent la résistance 87, à la sortie de laquel devenues impulsions 89, elles sont appliquées en parallèle à toutes les grilles des portes électroniques 88 des chercheurs de lignes (figure 6).
Dans le chercheur de lignes, l'oscillateur 90 produit une onde 172 représentée par la courbe 10C de la figure 10 et dont la période est légèrement plus longue que l'intervalle de temps qui sépare deux impulsions 89 consécutives. L'onde alternative 172 est doublement écrétée aux deux niveaux 173 et 174 (fig.10 ) puis con- formées par des réseaux convenables pour produire des impulsions rec- tangulaires 96 dont le flanc avant coïncide avec l'instant où l'onde 172 croissante passait par la valeur zéro. Ces impulsions (qui sont sensiblement plus larges que les impulsions 89) traversent un tube cathodyne 97, à la sortie duquel elles sont devenues des impulsions 98 qui sont appliquées à la cathode de la porte électronique 88 du
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chercheur de lignes.
Comme les fréquences des impulsions 89 et 98 sont légère- ment différentes, la phase des impulsions 89 sera constamment vari- able par rapport à celle des impulsions 98 et il arrivera un moment où ces deux phases coïncideront comme on le voit sur la courbe 10-D de la figure 10. Quand cela se produira, la porte électronique 88 sera actionnée et les impulsions pourront sortir par le circuit de plaque de ce tube 88, traverser l'amplificateur à maxima nets 102 et accrocher l'oscillateur 90. La correction de phase introduite par l'amplificateur 102 est telle que l'onde sinusoïdale 172 engendrée par l'oscillateur 90 traverse le zéro en croissant un peu avant 1' instant de l'arrivée de chaque impulsion 89.
Les impulsions 98 se- ront alors engendrées en relation de phase constante aveo les impul- sions 89, comme le représente la courbe 10E de la figure 10 dans sa première onde de gauche.
Une fois ces impulsions synchronisées, la porte électronique 105 se ferme, ce qui augmente la valeur de la tension de polarisation de la grille écran du tube 95, de telle sorte que l'amplitude des impulsions 98 va augmenter. Les impulsions 98 passent ainsi de 1' amplitude de "recherche" à l'amplitude qu'elles conserveront tant que le chercheur de lignes restera "engagé". La courbe 10E de la figure 10 représente le résultat de cet accroissement d'amplitude (voir la deuxième onde à partir de la gauche) de l'impulsion 98 qui est de réduire la hauteur effective de l'impulsion 89.
Ainsi, à partir de ce moment, les impulsions 89 qui sont appliquées en parallèle sur toutes les grilles des portes électro- niques 88 de tous les chercheurs de lignes deviendront très faibles, comme le représente la troisième onde à partir de la gauche sur la courbe 10E. Même, si dans un de ces chercheurs, il y avait une coîn- cidence entre l'impulsion 89 ainsi réduite et une impulsion 98 de "recherche", la porte électronique 88 de ce chercheur de lignes ne s'ouvrirait pas comme on peut le voir par l'examen de la figure 10E (quatrième onde à partir de la gauche).
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quand l'abonné appelé a répondu, la boucle de sa ligne se ferme et le potentiel négatif de la batterie 80 est appliqué 4 la dynode 53 (on rappelle qu'il s'agit de l'abonné N 5).
Si des pré- cautions spéciales n'étaient pas prises, cela entratnerait la mise en action d'un autre chercheur de lignes qui viendrait saisir en double cet abonné, pour éviter cette éventualité, on a prévu, dans le système, le conformateur d'occupation le± et la porte électronique d'occupation 163 qui fonctionnent de la manière suivante:
Lorsque la numérotation est terminée, la porte électronique de sortie du sélecteur (tube 156 de la fig.8) laisse passer les im- pulsions de conversation 157 qui sortent de ce tube par le fil 36 pour aller exciter la grille 35 du tube distributeur 39. Une partie de l'énergie de ces impulsions 157 est dérivée par le fil 37 et la résistance 161 (fig.4) vers le conformateur d'impulsions d'occupation 162 qui fait partie de l'équipement commun.
Là, elles sont ampli- fiées, éorétées et reformées sous forme de fortes impulsions rectan- gulaires d'amplitude constante, (Il est nécessaire, à cet effet, que le niveau d'écrétage du tube 82 soit tel que la modulation vocale ne réduise jamais les impulsions 171 au-dessous d'un certain minimum) Les impulsions reformées par le conformateur 162 sont appliquées à la grille de la porte électronique d'occupation 163 et rendent ce tube fortement conducteur.
Le fonctionnement du tube 163 a pour effet de limiter l'amplitude des impulsions 89 et de ramener cette amplitude à une valeur insuffisante à faire saisir la ligne appelée par un second chercheur de lignes, cependant, cette limite doit rester assez haute pour maintenir en prise un chercheur de lignes qui aurait déjà saisi la ligne appelée, sinon le fait de numéroter vers une ligne déjà occupée aurait pour conséquence de couper la communication de cette ligne.
On examinera maintenant la figure 11 où se trouve repré- sentée une ligne de retardement pour les cas où un retardement un peu important est nécessaire, Pour les très courts délais de retard de 5, de 10 ou de 20 microsecondes (cas des postes électroniques 148,
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149 et 150) on peut se servir de lignes artificielles de la forme classique. Pour des délais de retardement plus élevés, il est pré- férable de constituer des lignes acoustiques, une telle ligne peut, par exemple, être constituée par un récipient tubulaire 175 rempli de mercure 176 et dont la longueuersera égale à V/D, V étant la vitesse du son dans le liquide et D le délai de retardement proposé.
A 1' entrée de la ligne se trouve un cristal , par exemple un cristal de quartz 177, monté dans un anneau 178 avec une électrode 179 à la- quelle aboutit le fil 180 amenant le signal électrique. La sortie est identique.
Il est évident, d'après la description qui précède, que le système qui fait l'objet de l'invention est pourvu de tous les moyens nécessaires pour assurer l'établissement d'une communication entre un abonné demandeur et un abonné demandé sans que les deux lignes Intéressées puissent bloquer d'autres chercheurs de lignes que celui qui sert à les relier. De plus, il est clair que la varia- tien de sensibilité qui est produite au moment de la synchronisation de l'oscillateur du chercheur de lignes peut avoir d'autres applica- tions que celle qui a été faite à cet appareil et au système de télé- phonie.
Egalement, les principes de fonctionnement de la porte élec- tronique d'occupation peuvent trouver leur application dans d'autres circuits,
Il doit être bien entendu que la réalistion préférée dé- crite dans le présent brevet est donnée seulement à titre d'exemple et ne constitue pas une limitation de l'invention.